Brèves
Cela fait maintenant 3 ans que la ville de Bourges est équipée de vidéo-surveillance. Le comité d’éthique instauré entr’autre « pour Informer les citoyens sur les conditions de fonctionnement du système », s’est réuni déjà deux fois. Le 10 novembre 2009 et le 23 juin 2010. En mars 2010, une demande auprès du (...)
L’association ATTAC, l’ARAC, la FSU, la Ligue des droits de l’Homme, le MJS, le Mouvement de la Paix, le NPA, le PCF, le PG, le PS, l’Ud-CGT, l’UJFP et Union-Solidaires appellent à un rassemblement le samedi 4 septembre 2010 à 11h au Monument de la Résistance, place du 8 mai à Bourges afin de protester (...)
On le savait depuis février 2010, mais encore fallait-il que l’Autorité de la concurrence française donne son feu vert. C’est fait depuis le 27 juillet 2010, la RATP est autorisée à racheter les réseaux de transport de Transdev et Veolia Transport dont le réseau AggloBus de Bourges fait partie. Outre (...)
Serge Lepeltier part en vacances et nous les souhaite bonnes, les nôtres de vacances. Faut quand même oser ! Aux dernières nouvelles, la moitié des Français ne part pas en vacances. Principalement pour des raisons financières, les vacances devenant une des variables d’ajustement du budget familial. (...)
A l’occasion de la discussion du projet de réforme des retraites au conseil des ministres, le Collectif de Défense des Retraites [1] appelle les citoyens et citoyennes du Cher à se rassembler le mardi 13 juillet à partir de 11h devant la Préfecture de Bourges, [2] pour demander le retrait du projet (...)
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Les aventures de Tanton et Mouloud
Suite à un article qu’il a publié sur son blog où il accusait Alain Tanton de favoriser l’implantation du groupe Carrefour dans le futur Pôle Commercial et Tertiaire de La Chancellerie, il nous a paru utile de demander des éclaircissements à Hassen Chébili. Voici ses réponses.
L’Agitateur. — Hassen Chébili, vous êtes conseiller municipal de la majorité à Bourges. Pouvez-vous résumer le parcours politique qui vous a amené à cette fonction ?
H. Chébili. [1] — J’ai toujours milité dans le milieu associatif, j’ai toujours été un farouche défenseur des quartiers, des jeunes, et déjà, sous la municipalité dirigée par Jacques Rimbault. J’ai beaucoup d’amis au Parti Socialiste avec qui je partage les grandes valeurs d’humanisme. Il y a des personnages comme Jean-Pierre Saulnier, par exemple, que j’apprécie. Mais la politique municipale envers les jeunes ne me convenait pas, je ne la trouvais pas assez ambitieuse : elle se réduisait à mettre les jeunes dans les Points Rencontre Jeunes pour qu’ils ne soient plus dans les cages d’escalier. Durant la pré-campagne des municipales de 1995, j’ai rencontré Serge Lepeltier. Nous avons souvent discuté des problèmes des quartiers Nord, c’était quelqu’un qui était très à l’écoute. A cette époque, déjà, il m’a proposé d’être sur sa liste. J’ai refusé, je ne me sentais pas encore prêt. En 2008, il m’a refait la proposition, et là, j’ai accepté.
L’Agitateur. — Votre élection date d’un peu plus d’un an. Peut-être est-ce un peu prématuré, mais quel bilan en tirez-vous ?
H. Chébili. — J’ai toujours des relations très bonnes avec Serge Lepeltier. Il accepte parfaitement la contradiction, le débat. On travaille dans de très bonnes conditions.
L’Agitateur. — Jusqu’alors, vous avez fait preuve d’une solidarité avec votre majorité parfaite lors des votes des conseils municipaux. Cependant, en novembre dernier, vous vous êtes abstenu par 3 fois. Pour quelles raisons ?
H. Chébili. — Il y a eu la décision de la vente de l’ouvrage « Jean Baffier – 1851-1920 » à la boutique du Musée du Berry. Pour moi, c’était un facho, il faut pas chercher midi à quatorze heures. Et surtout pour le pôle commercial de la Chancellerie. Durant la campagne, j’étais soutenu par Serge Lepeltier. Maintenant que ce projet est transféré à Bourges Plus, ça n’est plus pareil. Je me suis donc abstenu, même s’il ne s’agissait que de questions techniques.
L’Agitateur. — Vous êtes aussi conseiller communautaire à Bourges Plus, la communauté d’agglomération de Bourges. Lors du dernier conseil communautaire, vous vous êtes abstenu lors du vote du budget du pôle commercial et tertiaire Chancellerie. Pourquoi ?
H. Chébili. — Déjà au conseil communautaire de juillet je m’étais abstenu à propos du pôle de La Chancellerie. Il faut bien noter que je me suis abstenu, c’est à dire que je ne suis ni pour ni contre, l’abstention c’est ça. J’ai fait de même au conseil de décembre pour le vote du budget.
L’Agitateur. — Vous vous êtes abstenu sans faire de commentaire, sans justifier votre vote. Pourquoi ?
H. Chébili. — Parce qu’il peut encore y avoir de la part d’Alain Tanton un changement. Je pose des questions et j’attends des réponses : je dis que Champion (groupe Carrefour, ndlr) est parti de La Chancellerie en 2008, pour des raisons de difficultés financières. (…) Je me suis démené avec Philippe Bensac pour que l’épicerie ré-ouvre et que les habitants ne soient pas pénalisés, (…) et on annonce le retour d’une enseigne du groupe Carrefour. Je ne comprends pas. On m’a répondu que l’épicerie pourrait se maintenir dans le nouveau pôle. Il ne faut pas sortir de St Cyr pour comprendre que c’est absurde et que l’épicerie n’a aucune chance de survie face à un supermarché. Je ne suis pas intégré dans le projet. (…) En tant que conseiller communautaire, je n’ai pas d’informations sur le projet. (…) Il y a une méthode qui n’est pas bonne, on ne travaille pas avec les conseillers communautaires.
J’ai proposé la candidature d’un commerçant de la rue Edouard Vaillant [2] associé à une autre enseigne de super marchés, Coccimarket. Je n’ai pas d’intérêt financier avec eux, on est bien d’accord là-dessus. Simplement je trouve normal qu’on étudie la proposition du commerçant qui a bien voulu sauver l’épicerie de quartier après la fermeture de Champion. Cette proposition est sur le bureau d’Alain Tanton depuis l’été dernier.
L’Agitateur. — Vous l’avez vue, cette offre, elle vous paraît sérieuse ?
H. Chébili. — Je l’ai vue, elle est parfaitement crédible. Elle émane d’un professionnel établi depuis plusieurs années, et qui a su montrer sa capacité à ouvrir une épicerie en quelques jours à La Chancellerie. Son projet est soutenu par l’enseigne Coccimarket.
L’Agitateur. — Pourquoi cette offre est-elle refusée ?
H. Chébili. — La seule réponse, mais qu’on ne me donne pas par écrit (souligné par nous), c’est que ça serait mieux que ce commerçant prenne la gérance d’un Shoppi (supermarchés du groupe Carrefour, ndlr). Moi, je suis pour l’émancipation économique et commerciale. Il me paraît normal que ce commerçant, qui a fait l’effort de maintenir une épicerie dans le quartier, souhaite pouvoir s’implanter dans le futur centre commercial. Et ça permettrait une concurrence des enseignes et donc une concurrence sur les prix. Carrefour se barre en 2008, en disant que c’était pas rentable, et ils reviennent après ! C’est un manque de respects des clients, et c’est un manque de respect des habitants.
L’Agitateur. — Parmi les conseillers communautaires, on trouve Michel Poulet, conseiller municipal de Bourges, et par ailleurs Directeur Opérationnel de la Direction Centre Sud Ouest de Carrefour Market. Que vous inspire cette situation ?
H. Chébili. — Michel Poulet a une notoriété qui apporte des voix qui étaient les bienvenues pour Serge Lepeltier. C’est un simple conseiller municipal. Je ne pense pas qu’il fasse du lobbying ou quoi que ce soit du genre. Si c’était le cas, il aurait obtenu l’autorisation d’ouvrir un Carrefour Market du côté de Trouy, ce qui a été refusé par Bourges Plus. Michel Poulet n’est à mon sens là que pour des raisons de convictions politiques.
L’Agitateur. — Sur votre blog, on trouve des réflexions qui laissent entendre une attitude, disons, condescendante envers vous de la part des autres conseillers. Est-ce le cas, ou bien est-ce juste de l’humour ?
H. Chébili. — Ah non, c’est mon humour, ça !
L’Agitateur. — Même quand vous dites « Tanton et Mouloud », il n’y a pas de sous-entendu ?
H. Chébili. — Non je fais exprès, là. J’utilise les jeux de mots du genre « Ali-mentation », « le pouvoir d’Aïcha ». C’est de la provocation de ma part, c’est juste une façon de parler.
L’Agitateur. — Vous avez récemment adhéré au Nouveau Centre et participé à la création de la Fédération du Cher. Entamez-vous une nouvelle étape de votre carrière politique ?
H. Chébili. — Sur le plan politique, je me suis longtemps cherché. Il y a au Nouveau Centre des valeurs dans lesquelles je me retrouve, et le Sarkozysme me gêne sur bien des plans. Quand on dit que je suis un alibi sarkozyste, pas du tout. (…) Ca aurait pu être le MoDem, sauf que le MoDem a pris une tendance qui n’est pas claire : aller vers le parti Socialiste. Et ça n’est pas ma conception des choses. (…) Je suis un humaniste, je suis un libéral-social, c’est à dire que je crois à l’économie de marché, je crois à l’Europe. (…) Mais le débat sur l’identité nationale par exemple, il n’est pas bon.
L’Agitateur. — Le Nouveau Centre et le MoDem se disputent l’utilisation du nom « UDF » ; Qu’en pensez-vous ?
H. Chébili. — C’est idiot, ça, c’est bête ! (…) Moi, ce qui m’intéresse, c’est les dossiers, le terrain. (…) Faut pas qu’on se batte pour des choses comme ça. Aucun intérêt.
L’Agitateur. — Hassen Chébili, merci d’avoir accepté l’invitation de l’Agitateur. Mais peut-être souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
H. Chébili. — Très franchement, je ne suis pas un arriviste, un carriériste, je fais de la politique pour aider les gens. Je suis presque un bénévole de la politique (…) Et pour le pôle commercial de la Chancellerie, je continuerai. Ma famille habite dans le quartier, mes amis habitent dans le quartier, et ceux qui décident, c’est pas ceux qui vont faire les courses la-bas, hein ? Avant de faire de la politique, je fais la défense des habitants du quartier. Je considère que la situation n’est pas normale, alors je la dénonce.

