Une modification législative passée inaperçue devrait bientôt faire parler d’elle. Initialement prévue pour la première élection des conseillers territoriaux en 2014, elle s’applique en fait dès la prochaine élection cantonale de mars prochain :
« Nul ne peut être candidat au deuxième tour s’il ne s’est présenté au premier tour et s’il n’a obtenu un nombre de suffrages égal au moins à 12,5 % du nombre des électeurs inscrits. »
Ce seuil était, jusqu’ au 18 décembre dernier, de 10% pour accéder au second tour, et tout le monde pensait qu’il en serait de même pour cette élection. Changer les règles à trois mois du scrutin relève de la magouille électorale.
En effet, il va être encore plus difficile pour les petites formations d’accéder au second tour. Car avec un taux d’abstention avoisinant les 50%, il faudra donc faire pratiquement 25 % des suffrages exprimés pour pouvoir se maintenir !
Curieusement, l’UMP et le PS ne s’en plaignent pas...
Voir en ligne :
Article L210-1 du code électoral en vigueur du 16 mars 2008 au 18 décembre 2010
Article L210-1 du code électoral en vigueur au 18 décembre 2010