Le point 15 concernait les marchés publics passés sans formalité préalable, point uniquement informatif (y’aura aucune discussion là-dessus). On y lit que l’entreprise SRTC est retenue pour le "déploiement et la maintenance d’un réseau wifi municipal". Le montant du marché est 47.840 € (mini) et 106.444 € (maxi). Pourquoi mini et maxi ? Moi pas piger. Autre chose que moi pas piger : quand est-ce qu’on a discuté au conseil municipal du réseau wifi qui va être mis en place ? Je n’ai pas souvenir d’un débat quelconque là-dessus (solution retenue, coûts) ?.
Bourges à la pointe du progrès
Durant la discussion d’un point, Irène Félix fait remarquer qu’il est difficile d’avoir un avis, puisque les conventions dont il est question ne sont pas jointes au programme du conseil municipal que reçoivent les élus. Faut dire que ces conventions représentent un certain volume papier. Le maire approuve : « Vous avez raison, on va regarder ça. Ça pourrait être publié sur le site internet, ou être adressé [aux conseillers municipaux] par mail ou par cd-rom. » On progresse, à Bourges !
Plouf
C’est alors que conformément aux vœux du maire souhaitant que les conseillers municipaux de la majorité prennent la parole, Eric Meseguer lève la main - c’est rare, faut le signaler. Et... Eric Meseguer a une idée pour faire parvenir les documents aux conseillers municipaux : « Et par un système intranet ? ». Plouf. Intranet, comme son nom l’indique, c’est "intra", interne à une entreprise, un lieu. Il a pas d’bol, le maire : la seule, l’unique intervention d’un conseiller municipal de sa majorité n’est qu’une kolossale bourde.
Plouf (bis)
Va-t-on avoir plus de chance avec Roland Narboux, maire-adjoint ? On parle de la délégation de service public pour le chauffage urbain. Il y a une convention, là encore, qui n’est pas jointe pour étude par les conseillers municipaux. Roland Narboux nous dit que cette convention a 44 pages, qu’elle ne contient pas de schémas. On reparle donc du moyen de faire parvenir un tel document par internet aux conseillers municipaux. Narboux est un spécialiste, il connaît même le mot "pdf" : « 44 pages, en PDF, on doit être aux limites des possibilités du transfert, mais ça passerait quand même ». Plouf. On ne peut pas avaler avec nos bécanes 44 pages au format pdf ?
La fibre intime de Bourges
Normal que monsieur Narboux dise ça, puisque dans un point précédent, Philippe Bensac avait dit que nos installations personnelles ne doivent pas être à la bonne taille pour recevoir les gros dossiers de la ville. Mais ça va s’arranger, puisque Philippe Bensac déclara : « Nous travaillons tous les jours à ce que la ville soit fibrée. » Ah, alors...
Conseil Municipal de Bourges du 29 Janvier 2010
– 1ère partie : Prolégomènes
– 2nde partie : La politique municipale en 90 minutes chrono
– 3ème partie : Bourges, les hics du numérique