Bel appel à sortir du marais croupi de la pensée pré-mâchée prête à être vendue contre son poids en voix anxieuses.
J’ai envie d’y ajouter une critique de la "politique de l’emploi" (qui existe déjà en filigrane de votre article me semble-t-il) qui ne peut se penser que comme : il y a ceux qui travaillent et donc on de la chance (ou pas car ils en chient) et à ceux qui n’en ont pas, on ne peut rien souhaiter si ce n’est d’en trouver un.
Jamais de réflexion sur une société qui préfère voir ses membres occuper une activité nuisible que de ne rien faire. Plutôt la nuisance que l’oisiveté, plutôt des missiles aux dictateurs, plutôt des publicitaires qui font en sorte de doper une consommation inutile et de découpler la consommation nécessaire de tout calcul rationnel au profit de l’image, plutôt des "journalistes" et des "chroniqueurs" pipôle qui couronnent l’égotisme et la vanité, des "consultants" qui surfacturent des prestations creuses réchauffées pour des entrepreneurs crédules et dont la chute sera un jour légitimé par un darwinisme imbécile ...
Ainsi conçu, le travail n’a plus de fonction sociale, c’est un instrument de guerre pour mériter ou escroquer une part du gâteaux.
Du coup, à quoi bon s’étonner que les candidats du Cher (comme d’ailleurs) végètent dans la médiocrité qui leur évitera de prendre des coups, d’ être mis au banc des diners mondains et des carnets d’adresse lucratifs, ou de faire peur à des électeurs qui craignent pour leurs acquis ("les cons, s’ils savaient ...").
Mieux que tout le monde, ils ont compris ce qui pourraient être le slogan de cette société : "si tu veux être des nôtres, tâche donc un peu de te rendre inutile, bon sang !"