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Wi-Fi gratuit ou pas ? - Eulalie - 7 janvier 2011 à 17:37

"Ça va la santé ?
Bien sûr, si la mairie a décidé d’installer des bornes Wifi sans nous consulter, c’est qu’elle
avait toutes les garanties sur leur innocuité. Malheureusement elle a oublié de les publier.
C’est à nous, habitants, de nous renseigner et de vous informer.
« La pollution électromagnétique est constituée par les champs électriques et magnétiques qui
sont présents dans notre environnement et qui ne sont pas d’origine naturelle. »7 C’est-à-dire
l’ensemble de nos appareils électriques et des outils de communication sans fil : hifi, portable,
Wifi, téléphone sans fil, four à micro-ondes, ampoules de basse consommation, etc. Tout ce
qui communique sans fil fonctionne via des ondes hertziennes.
Le Wifi utilise des micro-ondes de 2,4 GHz, les fréquences qui mettent en mouvement les
molécules d’eau (qui les réchauffent dans les fours à micro-ondes). Nos corps étant composés
à 80 % d’eau, comment réagissent-ils dans ce bain constant de micro-ondes ? Comment un
environnement saturé de champs électromagnétiques influe-t-il sur la communication
intercellulaire, basée sur la circulation de signaux électriques ? La Ville de Grenoble n’a pas
jugé utile de répondre à ces questions dans sa large communication sur ses bornes Wifi.
Les drogués high tech diront qu’il n’existe pas de preuves de la nocivité des communications
sans fil. La vérité, c’est qu’aucune étude scientifique n’a été consacrée aux effets sanitaires du
Wifi, ce qui n’empêche pas son déploiement à grande échelle. « "Nous savons peu de chose
sur le Wifi, les fréquences actuellement utilisées et celles qui le seront demain. Nous n’avons
pas eu le temps de les étudier", concède Paolo Vecchia, du département technologie et santé
de l’Institut national de la santé à Rome. »8
Au fond, la recommandation des promoteurs de cette technologie, c’est d’attendre la
catastrophe pour protester.
Comme le souligne le chercheur Jean-Luc Guilmot, dans sa préface à l’ouvrage du Dr. Pilette
Antennes de téléphonie mobile, technologies sans fil et santé9 : « Réalise-t-on assez que
l’insistance sur la preuve absolue – que la plupart des gens considèrent en première analyse
comme raisonnable – est un stratagème couramment utilisé par quantité de lobbies pour
exiger l’impossible ? […] Réalise-t-on que lorsque les représentants de l’industrie demandent
la preuve absolue du pouvoir cancérigène des rayonnements non-ionisants, ils savent qu’il est
hautement probable que leur demande n’aboutisse jamais ? Peut-on d’ailleurs faire une égale
confiance à des recherches financées par l’industrie, par des pouvoirs publics ou par des
organisations caritatives ? […] réalise-t-on suffisamment les moyens déployés par des
lobbies pour retarder le plus longtemps possible la divulgation des faits sanitaires néfastes
évidents ? […] On l’a vu avec l’amiante, le tabac ou le changement climatique, l’entretien
d’une certaine confusion scientifique répond à des justifications économiques et fait souvent
partie intégrante de stratégies industrielles. »
Le Dr. Henry Lai en sait quelque chose, qui travaillait pour Wireless Technology Research
(une société américaine regroupant des entreprises de téléphonie mobile), avant d’être censuré
pour cause de résultats inquiétants. 10 Un exemple parmi des dizaines. Les précédents de
l’amiante et du tabac l’ont montré : moins que le "consensus scientifique", c’est la pression
politique qui fait plier les lobbies. Il se trouvera toujours un Claude Allègre pour vous
expliquer que le réchauffement climatique ne doit rien à l’activité industrielle.
Quant aux effets des nuisances électromagnétiques, voici quelques exemples :
 Les micro-ondes rendent perméable la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau
des substances nocives, comme l’ont notamment montré les études de Pierre Aubineau du
CNRS. Une propriété bien connue des expérimentateurs de médicaments, qui utilisent des
micro-ondes pour faire passer des molécules dans le cerveau des animaux de laboratoire (mais
nous ne sommes pas des cobayes).
 De nombreux travaux, dont ceux de Henry Lai, ont mis en évidence les effets des microondes
sur la biochimie cérébrale, les neurotransmetteurs (l’acétylcholine notamment) et leurs
récepteurs, suspectés de causer des troubles de la cognition, du sommeil et de l’humeur11.
 Leur pratique a conduit des médecins allemands à lancer en 2002 "l’Appel de Fribourg",
pour dénoncer l’augmentation de maladies graves et chroniques chez leurs patients exposés
aux appareils sans fil : « Nous ne pouvons plus accepter l’hypothèse d’une coïncidence ou de
l’effet du hasard ».
 Dernier en date, le rapport BioInitiative rédigé en 2007 par 15 chercheurs internationaux
résume 2000 études. Conclusions : l’utilisation des technologies sans fil entraine « des effets
sur l’ADN (génotoxicité affectant directement l’intégrité du génome humain), la
communication intercellulaire, la réparation cellulaire, et la cicatrisation des tissus,
l’évolution des cancers, et sur la protection contre les maladies cancéreuses ou
neurodégénératives. Ont également été observés : des effets neurologiques, notamment sur la
structure et les troubles du sommeil, la mémoire, et les fonctions cognitives ; la dépression ;
des pathologies cardiaques, la perméabilité pathologique de la barrière hématoencéphalique
 ; et les perturbations du fonctionnement normal des mécanismes d’immunité, de
fertilité et de reproduction. »
Les études montrent que les enfants sont plus vulnérables en raison de leurs crânes plus
minces et de leurs cerveaux en pleine croissance. Sans compter qu’ils seront exposés plus
longtemps aux rayonnements électromagnétiques.13 Qu’en pensent les parents qui promènent
leurs enfants au Jardin des Plantes et qui les mettent en garderie au Jardin de Ville ?
Savent-ils que, comme les allergiques, les personnes dites "électro-sensibles" sont de plus en
plus nombreuses sous l’effet de la prolifération des champs électromagnétiques ? Même
l’Organisation mondiale de la santé concède : « Si certains rapportent des symptômes bénins
et réagissent en évitant autant qu’ils le peuvent ces champs, d’autres sont si gravement
affectés qu’ils cessent de travailler et modifient totalement leur mode de vie. […] Parmi les
symptômes les plus fréquemment présentés, on peut mentionner des symptômes
dermatologiques (rougeurs, picotements et sensations de brûlure), des symptômes
neurasthéniques et végétatifs (fatigue, lassitude, difficultés de concentration, étourdissements,
nausées, palpitations cardiaques et troubles digestifs). »14
La Suède et l’Angleterre reconnaissent le syndrome d’ "hypersensibilité électromagnétique"
et réservent aux malheureux qui en souffrent des logements spéciaux pour les protéger des
rayonnements. Parents grenoblois, avez-vous prévu les maisons-bulles pour protéger vos
enfants du Wifi municipal ?
"

PMO

Les cancers, gratuits ou payants ?


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