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Pas de quartiers... - Mister K - 29 décembre 2009 à 14:48

Merci Marie pour cette belle publicité pour Mustapha.

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Cependant, si je puis me permettre, si vous pouviez arrêter de parler "des quartiers nord" ou de "bourges nord", au lieu de parler des Gibjoncs ou de la Chancel’, franchement, ce serait bien. "Quartier nord" ou "Bourges nord", c’est du vocabulaire de gens qui n’habitent pas le quartier. Et même si c’est pour se faire comprendre ou par suite d’une contamination verbale, c’est pénible.
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Ensuite, je voudrais mettre en garde sur un phénomène que je perçois et qui, quelque part, m’inquiète : ce n’est pas parce qu’on est issu d’un quartier, que l’on connait bien et où l’on a toujours vécu que l’on doit se cantonner à ce seul quartier. Cette ghettoïsation politique est suspecte. Et même si c’est pour être crédible vis à vis de la population, cela ne marche pas.
Le politique issu du quartier reste, comme tous les politiques, suspect. Il a changé. Il porte un costard, vous lance des belles paroles, c’est une chose. Mais est-ce qu’il a le pouvoir de changer les choses au Gib’ et à la Chancel’ ? Non. Parce que tout simplement, il n’a qu’un pouvoir de représentation la plupart du temps, pas le vrai pouvoir, celui de changer les choses. C’est à la limite un passeur entre les habitants et les politiques. Il est traducteur. Il comprend les uns et les autres qui ne se comprennent plus depuis très longtemps. Bref, il a son utilité, il limite un peu la casse. Mais il ne fait pas de miracle et ça, la population le sait.

Si l’on voulait vraiment s’occuper des quartiers comme vous dites, on s’occuperait des gens, on ne les gèrerait pas comme une clientèle électorale, on changerait concrètement les choses. Et le problème est national, il n’est pas local et géographique, c’est un problème économique et social avant tout. Les priorités devraient être l’éducation, la formation continue tout au long de la vie, la deuxième chance. Il faudrait aussi s’occuper de l’immobilier pour éviter les ghetto physiques en plus d’être socio-économiques. Bref, s’occuper des Gib’ ou de la Chancel’, consiste à s’occuper concrètement des gens qui y vivent, ce n’est pas forcément y habiter ou y avoir habiter pour faire couleur locale.

Depuis les années 80, rien n’a vraiment changé aux Gib’ et à la Chancel’. Au mieux, on réhabilite l’immobilier. Le plan Lepeltier de réhabilitation de la Chancel’ a vidé le quartier, déplacé la population en masse, parfois pas très loin, aux Gibjoncs, parfois de l’autre coté de la ville. Mais les problèmes des gens restent. Lepeltier pourra se targuer d’avoir transformé le quartier de la Chancel’, mais pas celui d’avoir changé la vie de la majorité des gens qui, par la force des choses ont été chassés du quartier. Le fond du problème n’est pas réglé. La présence de "médiateurs" politique ne fait pas plus avancer les choses. C’est la volonté politique qui manque.




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