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De la rumeur à la "réalité" - B. Javerliat - 24 janvier 2008 à 12:08

Pour justifier l’implantation des caméras, S. Lepeltier s’appuie sur ce qui, fautes de preuves, n’est qu’une rumeur.

Qu’est-ce qu’une rumeur ?
C’est une nouvelle d’apparence plausible, qui se répand dans le public. En ce qui nous concerne : il y aurait des problèmes d’insécurité à Bourges.

Le mode de propagation privilégié d’une rumeur est l’oralité, l’écrit permettant de contrôler la source des propos. Aucune publication, aucune statistique ne démontre une augmentation de la délinquance à Bourges.

Pour qu’une rumeur fonctionne, le climat doit-être propice a son développement. La télévision projette dans les foyers des images d’émeutes, de crimes, d’attentats aux 4 coins du monde. Même si rien de cela n’est arrivé à Bourges, le fameux « sentiment d’insécurité » est bien installé.

En l’absence de faits avérés, la rumeur ne reste qu’une rumeur. Mais il y a un autre moyen pour qu’elle devienne réalité au yeux de ceux qui la propagent : la caution d’une autorité morale.
Et c’est là que S. Lepeltier joue un jeu dangereux en affirmant malgré l’insistance de ses contradicteurs :
-  « je connais les problèmes d’insécurité qu’il y a. »
- « je vous assure que l’on a des problèmes d’insécurité. Vraiment importants. »
- « Mais vous le savez bien, on a des problèmes de drogue, de trafics importants. »


En disant cela, il valide la rumeur. Même s’il n’apporte aucune preuve, son autorité morale est suffisante aux yeux de ceux qui veulent croire la rumeur. Si le maire le dit, c’est que c’est vrai !

Dès lors, toute tentative pour contrecarrer la rumeur est vaine… même ce commentaire !




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