La question du plagiat sur le net a été posée par votre brève. On peut plagier des propos - et vous vous en êtes émus à propos de Thomas Darnault - mais on peut aussi, plus subtilement, plagier : le style, les concepts et même les idées... Et ça, reconnaissons-le, toute personne pratiquant l’écrit en sait quelque chose, à commencer par vous, M. Bombix. Mais revenons au cas de M. Darnault puisque c’est votre sujet. Signalons tout d’abord que les écrits sur le net regorgent de ce type de "recopiage" in extenso sans mentionner aucune source, comme si le fameux copier-coller si cher aux intégristes de la cause informatique, révélait son éventuel défaut. Il faut donc l’assumer si l’on prêche les bienfaits du clavier et de l’écriture dématérialisé et surtout : il semble un peu suspect d’accrocher ce jeune politique pour une erreur qui est largement pratiquée sur le net. Alors, pourquoi cette brève qui arrive entre les deux tours des élections régionales ? Comme l’écrit Bombix : L’occasion était trop belle de l’épingler, et nous ne nous sommes pas privés de le faire. Ceci dit, il ne convient pas de donner à cette affaire la dimension qu’elle n’a pas... Bah justement : Si ! Donnons à cette affaire la dimension qu’elle mérite. En premier lieu, j’y insiste, cette brève tombe au beau milieu d’un scrutin important où, pour une fois depuis bien longtemps, la gauche arrive en tête. Cela vous gène-t-il tant au point de vous en prendre à un jeune président du Mouvement des Jeunesses Socialistes ? En second lieu, vous publiez dans le même temps sur ce site un énième article de votre fait, à propos du fameux Bensac, incongruité de la droite locale que seule cette ville de Bourges pouvait enfanter. Sachez donc qu’en cette période, la brève bousculant Thomas Darnault est certainement le plus beau cadeau que l’Agitateur pouvait offrir à ce triste sire des NITC mariées au TGV ! Enfin, pour conclure, vous avancez deux arguments qui semblent quelque peu contradictoires avec les formes de gestion de votre site, je vous cite : Le seul bénéfice que nous retirons de notre activité, c’est un peu de reconnaissance pour le travail accompli. Ainsi donc, l’Agitateur espérerait de la reconnaissance pour "agiter le landernau politique local.. ? Mais une reconnaissance de qui ? Et comment ? Vous espérez avoir de la reconnaissance quand, à juste titre et avec talent, vous brocardez, accusez, vilipendez les élites d’une petite ville de province et ce, depuis plus d’une décennie ? Sachez au moins une chose plus que certaine : il est tout à fait illusoire d’espérer une quelconque reconnaissance pour services rendus à l’agitation. Cette cité, belle endormie sous la chape de plomb de quelques barons de l’armement, de la spéculation immobilière et de l’industrie du spectacle, rejette depuis toujours tous ceux qui osent se rebeller contre le leitmotive du site de Bourges.info du sire Narboux : "A Bourges, TOUT VA BIEN !" Ultime remarque (vous excuserez cette longue réponse), vous écrivez : Aujourd’hui c’est lui (M. Darnault) qui est un peu malmené, demain ce sera un autre. Après demain peut être nous, car nous ne sommes pas infaillibles. C’est un peu la règle du jeu. Quand vous parlez du "nous", j’imagine que vous signifiez "nous, les rédacteurs de L’Agitateur" qui, toujours selon vous, ne seraient pas infaillibles ; et par une formule de style (inversion du thème) vous en concluez que vous pourriez vous aussi être malmenés... Mais est-ce vraiment le cas ? Permettez-moi, sans vous blesser aucunement, d’en douter. Nombre de fois, et c’est bien naturel, un ou plusieurs rédacteurs de l’Agitateur ont été accrochés et - même si c’est une critique qui à juste titre vous révolte et que vous éjectez très souvent des réponses sur votre site - vous n’avez pas hésité à supprimer des réponses qui vous malmenaient trop fortement. Personne ne doit vous en vouloir car, comme vous le dites, "c’est la règle du jeu" mais pas la règle que vous citez dans votre réponse au "cas Darnault, le plagiaire". La vraie règle du jeu de votre site, c’est : "Proposez vos réponses et nous en disposerons comme nous le souhaitons, soit en la publiant, soit en la supprimant." C’est votre règle et on doit la respecter, vous ne cessez de le répéter.
