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Agir pour imposer d’autres choix sociaux

jeudi 9 mai 2002 à 21:59, par Communiqué de presse

Communiqué de l’Union syndicale-G10 Solidaires

Agir pour imposer d'autres choix sociauxBattre Le Pen dans les urnes, comme il l’a été pendant 15 jours dans la rue, et faire en sorte que son score soit le plus faible possible au 2e tour répondait à une urgence démocratique légitime.

A ce titre, l’Union syndicale-G10 Solidaires ne peut que se féliciter des résultats du second tour des élections présidentielles, tout en soulignant qu’en aucun cas, J.Chirac ne peut assimiler son score à un plébiscite de son programme.

Le nombre de voix obtenues par J.M. Le Pen témoigne à l’évidence que les idées de l’extrême-droite restent largement minoritaires dans notre pays, mais c’est encore trop ! Il nous faut poursuivre le travail d’explication pour montrer que son programme ne peut rien apporter de bon au monde du travail, et aux plus démunis.

Nous devons être encore plus présents sur le terrain pour que l’extrême droite ne puisse plus apparaître comme un recours possible pour toutes celles et ceux qui sont confrontés quotidiennement à une véritable souffrance sociale, source de toutes les exaspérations. Les résultats du 1er tour ont montré le fossé existant entre les partis politiques traditionnels et une grande partie du monde du travail.

Il convient de montrer aux salariés, aux chômeurs que la désespérance sociale qui s’est traduite à travers ces scrutins peut et doit se transformer en mobilisation pour imposer d’autres choix sociaux et montrer l’existence d’alternatives.

Ce qu’il nous faut imposer aujourd’hui, c’est un coup d’arrêt aux politiques libérales - porteuses d’insécurité sociale et économique - qui se sont succédées depuis plusieurs décennies. Cela suppose de s’opposer dès à présent au programme social et économique de la Droite et de J.Chirac, qui reprend à son compte bon nombre des propositions antisociales du medef et annonce déjà des attaques en règle contre la retraite et les services publics.

Cela implique également de peser sur les partis de la Gauche traditionnelle pour que ceux-ci prennent enfin des orientations qui refusent clairement l’accompagnement social-libéral de la mondialisation libérale et financière.

C’est pourquoi, plus que jamais, l’Union syndicale-G10 Solidaires continuera à faire entendre haut et fort ses analyses et les revendications qu’elle porte depuis plusieurs années. En particulier, nous exigeons :
l’interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des bénéfices, l’augmentation importante des minima sociaux et du Smic, l’arrêt du démantèlement des services publics et le renforcement des moyens donnés pour l’éducation, la culture, la santé, la justice, les transports, la taxation des transactions financières,
la défense des retraites par répartition, une politique offensive pour l’éradication de la pauvreté et de la précarité, le refus des discriminations et une véritable égalité des droits.

Toutes ces questions doivent faire l’objet d’un large débat citoyen. Aujourd’hui, il est de la responsabilité du mouvement syndical et des diverses composantes des mouvements sociaux d’initier une dynamique apte à peser sur les débats de la campagne pour les élections législatives et à imposer une authentique alternative et un projet de société vraimentsolidaire.

Aujourd’hui, il s’agit de travailler à reconstruire l’espoir.