TGV : Serge « ne comprend pas »

dimanche 18 mai 2008 à 10:55, par bombix
TGV : Serge « ne comprend pas »
TGV Brive-Lille. Photo Patrick Landeau

Sortant enfin de son silence, le maire de Bourges s’exprime dans le Berry Républicain [1] sur l’affaire TGV. Après la publication du projet de loi faisant suite au Grenelle de l’environnement, qui « oublie » l’axe Paris-Clermont-Ferrand — et donc Bourges — quelles sont les explications fournies par l’ancien ministre de l’écologie concernant l’abandon de « l’élément majeur » de son programme électoral pour être reconduit premier magistrat de la préfecture du Cher ?
« Pour moi, c’est quelque chose de troublant. Ce projet de loi ne prend pas en compte une donnée essentielle du réseau TGV : la saturation de l’axe Paris-Lyon. Ce n’est pas moi qui le dis, mais la SNCF ». Le seul problème, c’est que la politique du gouvernement se décide à Matignon, voire à l’Elysée, et pas dans les bureaux de la direction de la SNCF. On sait que RFF et la SNCF n’ont pas la même analyse de la question : la première parce qu’elle est endettée par la précédente vague de constructions de LGV, la seconde parce qu’elle tire bénéfice des TGV qui sont le moteur économique de son développement. On eût aimé que le journaliste qui interrogeait Serge Lepeltier l’interpellât sur cet aspect de la question. Rien non plus dans cet article sur le mauvais état des lignes classiques, qui justifie sans doute aussi la prudence du gouvernement dans ce dossier. Aucune question du journaliste.

Au final, on n’apprend rien de cette intervention, sinon que Lepeltier « ne comprend pas ». « D’une façon plus générale, je ne comprends pas que le projet de TGV Centre n’ait pas été retenu étant donné l’implication de Dominique Bussereau, le ministre des Transports, et de Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration. »

Il y a des façons de parler qui perpétuent le silence au lieu de le rompre. Pour Lepeltier, outre de réaffirmer que le combat continue — «  Je m’inscris dans une action collective pour qu’un TGV desserve Bourges d’ici quinze ou vingt ans »—, il s’agit surtout de nuancer ses engagements dans ce dossier pendant la campagne des municipales : « En même temps, durant la campagne, je n’ai jamais dit que ce serait facile d’obtenir ce TGV. » Gros mensonge. Et encore une fois son interlocuteur ne le contredit pas ; tracts de Bourges notre force et dossier de presse font pourtant foi sur cette question...

Et maintenant ? « Je le dis très clairement : ma solidarité personnelle et ma loyauté politique avec le gouvernement dépendent de ce dossier. »

Ouh là ! Sarkozy et Fillon tremblent !

[1édition du samedi 17 mai 2008

commentaires
TGV : Serge « ne comprend pas » - Eulalie - 25 mai 2008 à 13:46

D’autant que dans ces questions réponses du compte-rendu du débat de la commission sur les TGV, avant le Grenelle, parus au JO, Monsieur Bussereau, même s’ils ont tous une langue diplomatique, ne me paraît pas très chaud pour le fameux axe. Je ne lis pas l’investissement que Monsieur Lepeltier déclare sur Monsieur Bussereau. Giscard, oui, mais Bussereau bof...

13ème législature
Question N° : 125 de M. Giscard d’Estaing Louis ( Union pour un Mouvement Populaire - Puy-de-Dôme ) QOSD
Ministère interrogé : Transports
Ministère attributaire : Transports
Question publiée au JO le : 22/01/2008 page : 409
Réponse publiée au JO le : 23/01/2008 page : 366

Rubrique : transports ferroviaires
Tête d’analyse : TGV
Analyse : réseau. développement
Texte de la QUESTION : M. Louis Giscard d’Estaing interroge M. le secrétaire d’État chargé des transports sur la création d’une ligne grande vitesse Paris-Clermont-Ferrand. Il lui demande de bien vouloir préciser les conditions dans lesquelles une telle ligne desservant Clermont-Ferrand via Orléans et Bourges pourrait être programmée, dans une perspective d’aménagement du territoire qui respecte l’esprit du Grenelle de l’environnement.
Texte de la REPONSE :

PERSPECTIVES D’UNE LIGNE TGV
PARIS - CLERMONT-FERRAND
M. le président. La parole est à M. Louis Giscard d’Estaing, pour exposer sa question, n° 125, relative aux perspectives d’une ligne TGV Paris - Clermont-Ferrand.
M. Louis Giscard d’Estaing. Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État chargé des transports, la question de l’accessibilité des territoires du grand Centre de la France est un sujet majeur pour toutes les régions concernées. Le désenclavement autoroutier du Massif central, décidé par le Président de la République en 1975 - dont nous pouvons tous souligner aujourd’hui la remarquable vision prospective - vient de connaître une spectaculaire conclusion avec l’inauguration du dernier tronçon de la totalité du tracé Clermont-Ferrand-Bordeaux, qui marque l’achèvement de la croix autoroutière nord-sud et est-ouest au coeur de l’Auvergne. Désormais se trouve posée la question de l’accessibilité ferroviaire par les lignes à grande vitesse.
Les territoires desservis par les lignes à grande vitesse bénéficient de nombreux avantages, qui ne se démentent pas : la récente mise en service de la ligne TGV Est le confirme. Aujourd’hui, ces raccordements s’avèrent même cruciaux en termes d’attractivité. Or la carte des lignes TGV montre que le centre de la France est dépourvu pour l’essentiel de toute interconnexion directe avec le réseau de l’Île-de-France.
Nous connaissons l’importance que le Président de la République et le Gouvernement accordent aux enjeux majeurs liés à l’aménagement du territoire et au développement durable, tels qu’ils ont été définis lors du Grenelle de l’environnement. C’est la raison pour laquelle, j’ai sollicité, avec d’autres élus, le Premier Ministre et vous-même d’examiner le projet de construction d’une nouvelle ligne TGV Paris-Lyon passant par l’ouest, via Orléans, Bourges et Clermont-Ferrand, en vue d’une décision du Gouvernement lors d’un prochain comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires. J’associe tout naturellement à cette démarche les grands élus concernés par cette perspective, en particulier le député-maire d’Orléans, Serge Grouard, le maire de Bourges, Serge Lepeltier, les sénateurs Éric Doligé et Rémy Pointereau ainsi que les élus régionaux d’Auvergne, parmi lesquels figurent votre collègue Brice Hortefeux et notre collègue Jean Proriol ainsi que, en ma qualité de vice-président de Clermont-communauté, l’ensemble des élus de l’agglomération clermontoise. J’ai aussi le plaisir d’y associer les élus du Massif Central, tel Pierre Morel-A-L’Huissier, député de Lozère, ici présent.
La construction d’une nouvelle ligne à grande vitesse apparaît nécessaire afin d’opérer le doublement de l’actuelle liaison TGV à destination de Lyon, qui sera saturée d’ici à une quinzaine d’années, ce qui rejoint la question de Georges Fenech. En outre, le tracé évoqué, longeant l’axe de l’autoroute A 71, représente une formidable opportunité d’aménagement du territoire. En effet, ni le sud de la région Centre ni même la région Auvergne ne sont à ce jour reliés aux principales villes françaises et européennes par le TGV. Vous le savez, l’implantation de grands groupes internationaux dépend largement des infrastructures existantes, tout particulièrement dans le domaine des transports. La situation que connaissent ces territoires appelle donc une réaction rapide et de grande ampleur. Aussi vous serais-je reconnaissant, monsieur le secrétaire d’État, de bien vouloir préciser les conditions dans lesquelles une telle ligne TGV pourrait faire l’objet d’une étude stratégique par RFF, à quelle échéance elle pourrait être validée par un comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires et quel calendrier est envisageable pour sa réalisation effective, très attendue, comme vous le savez.
M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État chargé des transports.
M. Dominique Bussereau, secrétaire d’État chargé des transports. Monsieur Giscard d’Estaing, vous êtes depuis longtemps un fervent défenseur d’une meilleure desserte de l’agglomération clermontoise, du Puy-de-Dôme et, au-delà, de tout le Massif central, y compris de ses franges, en Midi-Pyrénées ou en Languedoc-Roussillon, monsieur Morel-A-L’Huissier.
Dans la trame de desserte actuelle, Clermont-Ferrand est relié à Paris par huit trains par jour, des rames Téoz circulant sur des lignes classiques électrifiées, pour un temps de parcours de trois heures, dans le meilleur des cas. Les aménagements partiels de lignes permettant aux trains d’atteindre 300 kilomètres par heure devraient toutefois contribuer à réduire le meilleur temps de parcours à deux heures quarante-cinq minutes. Il n’en reste pas moins, comme vous l’avez souligné à juste titre, qu’entre la ligne Sud-Ouest, vers Bordeaux, Toulouse et l’Espagne, et la ligne à grande vitesse Sud-Est vers Lyon, la première en France, il existe une immense portion de notre territoire qui n’est pas desservie par le réseau à grande vitesse.
Nous comptons ainsi travailler sur une nouvelle liaison, projet auquel vous êtes associés de très près, vous et tous les élus que vous avez cités. Il s’agit d’abord de doubler la ligne Paris-Lyon, très fragilisée par l’intensité du trafic, qui fait que le moindre incident est répercuté en chaîne - cette nuit encore, cela a été le cas ; en l’état actuel de la signalisation, douze trains circulent chaque heure, soit un train toutes les cinq minutes. Il est possible d’améliorer les choses mais, du fait de la densité du trafic vers le Sud, les Alpes, la Suisse et l’Italie, la ligne est au bord de la saturation. Il s’agit ensuite, avec une nouvelle ligne, située plus à l’ouest, de desservir l’Auvergne et le Massif central. Partant de la gare de Paris-Austerlitz - actuellement sous-utilisée, eu égard à ses potentialités et à la qualité de son emplacement, au coeur de la capitale -, elle passerait par Orléans, le Berry, puis s’incurverait vers l’est pour rejoindre l’agglomération clermontoise et, pour finir, Lyon. Avec les nouvelles rames automotrices à grande vitesse à motorisation répartie mises au point par Alstom, les TGV pourront rouler à une vitesse commerciale de 350 ou 360 kilomètres par heure contre 320 kilomètres par heure actuellement sur la ligne Paris-Est et 300 kilomètres par heure sur les autres lignes. Paris pourrait ainsi être relié à Lyon en deux heures, comme c’est le cas pour la ligne actuelle. Cela permettrait de desservir l’agglomération clermontoise et d’essaimer sur tout le Massif central, le Cantal, la Lozère, l’Aveyron, ouvrant de larges possibilités pour améliorer la desserte de ces territoires.
J’ai demandé à Réseau Ferré de France une étude ; elle sera rendue au printemps. Il reviendra ensuite au Gouvernement de prendre une décision. Elle interviendrait peut-être, si telle est la volonté du Premier ministre, dans le cadre d’un comité interministériel pour l’aménagement et la compétitivité des territoires faisant suite au Grenelle de l’environnement.
Comme vous, monsieur Giscard d’Estaing, je crois beaucoup à cet excellent projet qui est tout à la fois fédérateur, intéressant au plan économique pour le transport ferroviaire en France et très important, en termes d’aménagement du territoire, pour le Centre, le Limousin et l’Auvergne, ainsi que pour les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Je vous encourage donc à continuer à militer en sa faveur, avec le talent qui vous caractérise.
M. le président. La parole est à M. Louis Giscard d’Estaing.
M. Louis Giscard d’Estaing. Je vous remercie, monsieur le secrétaire d’État, d’avoir insisté sur le fait que ce projet répondait à une double problématique : l’aménagement du territoire et la desserte d’un espace actuellement vierge de toute ligne à grande vitesse.
Certes, nous apprécions les efforts consentis par la SNCF afin d’améliorer la desserte Paris-Clermont-Ferrand avec les trains Téoz. Néanmoins, le temps de trajet n’est jamais inférieur à trois heures dix, dans le meilleur des cas. Les quelques travaux programmés permettraient certes de descendre en dessous de trois heures, mais cela resterait une durée inadaptée en comparaison avec les grandes agglomérations raccordées au réseau TGV.
Il serait important que le Gouvernement, éclairé par l’étude de RFF, soit en mesure de prendre une décision le plus rapidement possible. Ce serait, vous vous en doutez, une nouvelle déterminante pour nous tous.

UMP 13 REP_PUB Auvergne O


#12760
TGV : Serge « ne comprend pas » - bombix - 23 mai 2008 à 21:14

Sur le site auvergnat, une carte qui matérialise les projets TGV. Où l’on voit clairement ... que rien n’est clair, même dans la tête de ceux qui soutiennent les projets de LGV pour le grand Centre.
En effet, nous sommes concernés par le fuseau pour le doublement Ouest de la LGV Paris-Lyon. Or, il y a une différence de taille entre imaginer une ligne passant par Clermont-Ferrand, et en imaginer une autre passant par Nevers, doublant le Lyon-Nantes. On est donc obligé d’en imaginer deux. C’est en concordance avec les déclarations de Jean-Louis Borloo (cf. article paru dans le Figaro du 13.02.2008.)
Avec une ligne se pose nécessairement le problème du financement. Que dire avec deux ? Que dire si l’on ajoute que la région Centre sera sollicitée également pour la ligne Tours-Bordeaux ? De toute évidence, tout cela était très flou pendant la campagne électorale des municipales, tout comme cela demeure très flou aujourd’hui. Avec cette différence de taille : le gouvernement s’est exprimé aujourd’hui, et ni la ligne Paris Lyon via Clermont, ni la ligne Lyon-Nantes via Bourges ne sont programmées...

« Jean-Louis BORLOO. Le « Grenelle » avance. Après sept années d’enlisement, nous lançons l’appel d’offres pour la ligne Tours-Bordeaux. Cela représente un investissement de 7 milliards d’euros que nous engageons avec les régions Centre, Aquitaine, Poitou-Charentes et Midi-Pyrénées. C’est une avancée considérable pour aller ensuite vers Toulouse et Narbonne. De même, on prolonge les lignes entre Le Mans et Rennes, Baudrecourt et Strasbourg, ainsi que le contournement de Nîmes et Montpellier. Mais ce n’est qu’un début, nous lançons les études pour les lignes transversales : entre Nantes et Lyon en passant par Nevers, entre Toulouse et Narbonne, Nîmes et Perpignan. Ces lignes seront complétées par une radiale vers Clermont-Ferrand. Nous re­lions ainsi la France, l’Espagne et l’Italie et organisons la grande traversée est-ouest par le sud. Sans oublier le centre de la France. »

Le Figaro, 13 février 2008

Remarquez qu’au mois de février, Borloo disait "Nous lançons des études" et concernant Paris-Clermont "complétées par une radiale vers Clermont-Ferrand." Rien de très précis donc. La formulation (complétées par ...) même laisse à penser que l’idée Paris-Lyon via Clermont était encore plus lointaine que le doublement du Lyon-Nantes. Rien en tous cas dans toutes les pièces du dossier réunies ne justifie les promesses de Lepeltier pendant la campagne électorale 2008.


#12744
TGV : Serge « ne comprend pas » - Eulalie - 24 mai 2008 à  11:07

Il était peut-être pété le jour où Borloo a dit ça.

#12750 | Répond au message #12744
Les élus auvergnats se mobilisent - 23 mai 2008 à 18:32

De leur côté, les élus auvergnats se mobilisent et ne baissent pas les bras. René Souchon, Président de la Région Auvergne, vient de lancer une campagne "Demain le TGV" sur le site http://www.faisonsbougerleslignes.com/


Voir en ligne : http://www.faisonsbougerleslignes.com/
#12743
Serge ne comprend pas - Eulalie - 25 mai 2008 à  17:11

Comme ça ne marche pas "passer l’intro" de ce site-petition, , autant peut-être revenir aux origines de la pétition : Aaltro,association dont Monsieur Souchon est Président.

L’axe Paris Clermont y est évoqué. Il y a vraiment de quoi s’y perdre. En décembre 2007, iI est dit que : "A ce stade du débat, il est clair qu’il est trop tôt pour le fixer. Néanmoins, l’Etat semble avoir balisé en partie la branche nord Paris (Austerlitz)-Orléans-Bourges puis Clermont-Ferrand."

Dire qu’il faut aller chez les Auvergnats et les Parisiens pour essayer de comprendre ce qui ne passe pas ici !Mais , ça reste quand même un sacré noeud ferroviaire et politique.

Nous aurons peut-être le compte-rendu du demêlé de cette affaire au cours d’un Conseil Municipal extraordinaire demandé par Monsieur Bedin au Maire de Bourges qui y donnera suite ?
Pour un conseil municipal extraordinaire

#12763 | Répond au message #12743
Les élus auvergnats se mobilisent - Eulalie - 25 mai 2008 à  18:29

J’ai rien dit, nous aussi on a notre association LGV , avec Hortefeux (auvergnat) comme Président d’Honneur...Quel honneur... (et personne ne demissionnait)

Bourges-TGV.com

#12764 | Répond au message #12743
Les élus auvergnats se mobilisent - bombix - 25 mai 2008 à  19:16

Ouais. Avec un super site. Facturé 1100 euros HT. Ce qui fait quand même cher la page web. Grande annonce dans la presse avec forums citoyens et tout le tintoin. S’il y a vingt interventions, c’est bien le bout du monde (Une petite journée sur l’Agitateur ...) Le super webmaster n’est même pas capable de recadrer les jpeg des articles. Ça déborde de partout. Amateurisme total. Et bien sûr les articles sont au format image, ce qui fait qu’il est impossible de faire fonctionner un moteur de recherche sur des mots clés, intérêt principal d’une documentation électronique.

Enfin ... documentation. Disons petit dossier de presse. On voit surtout la tête de Bensac qui nous vend son projet. Il l’a vendu à Bourges, à n’en pas douter. Et Lepeltier l’a vendu à ses électeurs. A Paris, c’est une autre affaire. Plusieurs questions se posent après une courte visite sur ce méga site pro. Pourquoi la carte proposée est très précise, à la différence de la carte de nos amis auvergnats ? D’ou vient cette précision ? Info, ou intox ? Autre question. On annonce l’étude de faisabilité de RFF pour fin mai. Elle est sortie cette étude, on peut la consulter bientôt sur le super site super pro de Bourges TGV ? Ou bien elle est partie définitivement aux oubliettes ?

Enfin, j’ai quand même trouvé dans un article un bémol de RFF sur L’ARGUMENT de Lepeltier selon qui c’est la saturation du Paris Lyon qui conditionnait tout. Mezzo voce, paraît que c’est pas si évident que ça ... Lorsqu’on arrive à faire taire quelques instants les grandes gueules, c’est toujours mezzo voce qu’on apprend les choses les plus intéressantes.

#12765 | Répond au message #12764
Les élus auvergnats se mobilisent - Eulalie - 25 mai 2008 à  19:49

Je ne sais pas pour l’etude de faisabilité de RFF pour fin mai, mais je sais juste que Serge va se rendre en Auvergne prochainement par l’Autoroute ducoup. Vont-ils parler du TGV ?
Libre radical et Auvergnat

#12766 | Répond au message #12765
En 2006, Jean-Claude Sandrier était lucide - bombix - 19 mai 2008 à 15:36

Publiée sur le site Bourges-TGV, les réflexions de JC Sandrier en juin 2006 sur l’hypothèse de nouvelles infrastructures TGV en Région Centre apparaissent rétrospectivement d’une redoutable lucidité

JC Sandrier écrivait :

Tout le débat réside donc aujourd’hui dans les modalités et le calendrier les plus efficaces pour réaliser ce projet, le devoir des élus et des responsables économiques et sociaux étant de contribuer à le crédibiliser et à le faire avancer en toute lucidité et en dehors de tout esprit polémique et sans démagogie.

Réclamer en l’etat actuel des choses, une voire deux lignes à grande vitesse, à travers le massif central me paraît être suceptible de retarder l’indispensable connection de nos liaisons ferroviaires avec les lignes TGV existantes.

Et Sandrier d’énumérer les obstacles

1. Le coût.

Le montant très important des travaux que cela implique, est manifestement le premier de ces obstacles quand on sait par exemple que les 300 km de la ligne du TGV-Est Européen ont coûté 3,35 milliards d’euros (hors matériels roulants), payés en partie par l’Union Européenne, l’Allemagne et le Luxembourg directement intéressés par cette nouvelle infrastructure. La réalisation des deux lignes à grand vitesse que vous proposez, reviendrait par conséquent à un peu plus du double de cette somme, ce qui représenterait un investissement de plus de 7 milliards d’euros pour desservir un bassin de clientèle manifestement bien plus réduit.

2. La redondance de tracés concurrents

Le deuxième obstacle réside dans l’existence de deux lignes TGV Nord-Sud, une à l’est et une à l’ouest de notre région, ce qui ne facilite encore moins l’aboutissement d’une ou deux lignes nouvelles et alternatives tout comme le fait que le précédent gouvernement ait lancé un débat public en faveur de la réalisation d’un tronçon de LGV reliant le TGV Aquitaine et Limoges à partir de Poitiers.

3. L’existence de projets engagés concurrents, et les coût afférents.

Le troisième obstacle tient au nombre de lignes à grande vitesse élaboré dont la réalisation est dejà programmée au schéma directeur de des lignes à grande vitesse élaboré par l’Etat. Outre le tronçon d’une centaine de kilomètres d’un montant supérieur au milliard d’euros, entre Limoges et Poitiers, ce schéma prévoit déjà et en priorité l’achèvement de la LGV Paris-Bordeaux et son prolongement vers Bayonne, la réalisation du TGV Rhin-Rhône vers la Suisse et le Sud de l’Allemagne, celle du TGV Lyon-Turin par un grand tunnel sous les Alpes, ainsi que les prolongements des LGV Atlantique vers l’Ouest et la Méditerranée vers l’Espagne et vers Nice et l’Italie.

Ce programme représente déjà à lui seul plus de 35 milliards d’euros (hors matériels roulants), alors que les comptes de RFF et de la SNCF sont encore globalement lestés par une dette ferroviaire sensiblement équivalente à ces 35 milliards d’euros, résultant en majeure partie de la réalisation des Lignes à Grandes Vitesse construites pendant les vingt dernières années du XXème siècle.

4. L’illusion d’un engagement privé.

Le recours aux investisseurs privés qui est désormais permis pour la réalisation d’infrastructures ferroviaires et qui le sera peut être à l’horizon de 2017 (et non 2012) pour la circulation des trains nationaux de voyageurs, ne peut que générer des illusions en ce qui concerne les projets de LGV les plus pertinents et les plus lointains. Il ne fait guère de doute que ces investisseurs choisiront d’investir d’abord et avant tout sur les premiers projets programmés et surtout sur ceux qui leur paraîtront les plus financièrement et rapidement rentables.

Je vous avouerai que je ne vois pas bien comment les compagnies aériennes qui ont déjà beaucoup à faire dans le domaine du fonctionnement et du renouvellement de leur flotte d’avions, pourraient avoir l’intention d’investir dans le transport ferroviaire à grande vitesse. Elles évoluent dans un contexte économique totalement concurrentiel et libéralisé depuis avril 1997 qui ne les a d’ailleurs pas incitées à s’intéresser d’une quelconque manière au financement du transport ferroviaire.

La solution du TGV pendulaire

C’est donc pour toutes ces raisons qu’avec de nombreux élus des régions Ile de France, Centre, Limousin et Midi-Pyrénées, j’ai été amené à m’intéresser à la mise en service d’un TGV pendulaire entre Paris, Orléans, Limoges et Toulouse. Contrairement à ce qui vous a été dit, cette technologie qui est tout à fait au point et performante, fonctionne parfaitement en Italie. Elle présente l’avantage de moderniser la voie et l’alimentation électrique de l’infrastructure existante qui peut alors aussi servir à l’amélioration de dessertes régionales et de la circulation des trains de fret.

Pour des montants dix à douze fois moins élevés que la construction d’une infrastructure LGV neuve, le système pendulaire permettrait de gagner plus d’une heure sur le trajet Paris-Toulouse et de connecter d’ici trois à quatre ans, notre ligne au réseaux à grande vitesse national et européen. Ce serait un vrai facteur de développement économique et social pour le Cher.

Les élus de l’UMP ont toujours cherché à torpiller ce projet intelligent et novateur pour des raisons qui échappent à toute logique. Certains d’entre eux tentent aujourd’hui de faire oublier leurs responsabilités dans les retards qu’ils lui ont déjà fait subir en faisant croire qu’il est possible d’obtenir demain de l’Etat la réalisation d’un projet de TGV dix fois plus cher que celui qu’ils se sont toujours acharnés à faire échouer.

— — —

On est loin alors de la lucidité nécessaire pour faire avancer un projet en dehors de tout esprit polémique et sans démagogie ...

Le Grenelle de l’Environnement, « qui n’a servi à rien », selon les termes mêmes de Lepeltier dans la NR du 19 mai 2008, a servi au moins à relancer l’illusion et à nourrir la démagogie le temps d’une campagne électorale.

On voit aujourd’hui le résultat.


#12653
En 2006, Jean-Claude Sandrier était lucide - B. Javerliat - 19 mai 2008 à  16:29

On voit aujourd’hui le résultat.

Ben... ça a permis à Bensac de monter dans le wagon municipal !

#12654 | Répond au message #12653
En 2006, Jean-Claude Sandrier était lucide - Jean-Michel Pinon - 19 mai 2008 à  21:23

L’analyse de Jean-Claude Sandrier contraste de manière éclatante avec le discours rassurant mais sans fondement de Serge lepeltier qui a fait la politique de la méthode Coué avant les élections. Sur ce coup là, il est évident que le pragmatisme était du côté du député communiste et que l’esbrouffe était du côté de l’équipe qui a remporté les élections municipales en mars dernier.

#12660 | Répond au message #12653
TGV : la presse fait silence sur le bon sens, et préfère servir la soupe aux petits princes locaux - bombix - 20 mai 2008 à  06:04

A noter que nulle part dans la presse locale, ces données d’analyse qui respirent le bon sens, faites par un responsable élu, ne sont mentionnées. Le Berry Républicain, comme la Nouvelle République servent la soupe à Lepeltier et jamais n’apportent un éclairage différentiel qui pourrait aider les lecteurs à comprendre comment on en arrive à une telle situation. Beau cas de maljournalisme ! Dans un autre registre, Le Berry, toujours lui, préfère interroger Gitton concernant le conflit social à la MCB, plutôt que les grévistes ! Réponse de Monsieur Culture : « Roussillon a rempli les caisses, c’est tout ce qui m’intéresse ! » Je propose donc qu’on transforme la MCB en annexe de Dysneyland, les caisses seront plus remplies encore, et Monsieur Culture sera content. On a changé de sujet, sans en changer. Là encore, le Berry Républicain, en donnant la parole au seul réprésentant de la mairie (qui reconnaît d’ailleurs avoir peu affaire avec la MCB qui est une association), fait du maljournalisme. Ecoeurant !

#12663 | Répond au message #12660
En 2006, Jean-Claude Sandrier était lucide - cyrilchp - 20 mai 2008 à  08:19

JC Sandrier fait partie d’une minorité d’hommes politique honnêtes et réfléchis...
Les lucides ne sont malheureusement pas au pouvoir, ça se saurait.....

#12664 | Répond au message #12653
En 2006, Jean-Claude Sandrier est à la remorque. - philippe BENSAC - 21 mai 2008 à  10:18

Bonjour,

Monsieur SANDRIER n’a fait que reprendre le projet de BOURGES TGV, version 1996, dont j’étais le président fondateur et qui réclamait un TGV PENDULAIRE, à l’époque uniquement pratiqué en ITALIE.

J’avais même du batailler ferme autour de la définition du PENDOLINO comme TGV, en rappelant notamment la définition technique, à savoir un train capable de circuler à une moyenne horaire supérieure ou égale à 250 km/h.

Lorsqu’il a répondu à ma sollicitation, ses arguments consistaient à défendre en 2006 une technologie maintenant dépassée et inconséquente pour l’intérêt public.

Monsieur SANDRIER est au moins à la remorque, voire "has been" (dépassé ; obsolète...).

Philippe BENSAC

#12691 | Répond au message #12653
En 2006, Jean-Claude Sandrier est à la remorque. - Jean-Michel Pinon - 21 mai 2008 à  10:24

n’empêche que ses arguments me paraissent solides et qu’en cas d’échec pour l’obtention d’un tgv nouvelle génération, ce pendulaire pourrait permettre de limiter les dégats et d’éviter que Bourges se retrouve coupée du monde.

#12692 | Répond au message #12691
En 2006, Jean-Claude Sandrier est à la remorque. - bombix - 21 mai 2008 à  10:40

Bonjour Philippe Bensac

Vous répondez sur la "solution" Sandrier. Pourriez vous répondre d’abord sur les arguments du financement, de la redondance de projets concurrents, sur la concurrence de projets déjà engagés. Par méthode, si tous ces problèmes sont résolus, on peut envisager de défendre le projet tel que vous le défendez. Dans le cas contraire, les propositions de JC Sandrier ne respirent-elles pas le bon sens ?

Cordial.

#12693 | Répond au message #12691
En 2006, Jean-Claude Sandrier est à la remorque. - 21 mai 2008 à  17:52

M.Bensac pourrait avoir l’occasion de présenter ses propositions car M.Bedin, Conseiller municipal d’opposition a écrit à Lepeltier pour demander la tenue d’un Conseil extraordinaire. Il a mis le courrier sur son blog.

#12708 | Répond au message #12693
En 2006, Jean-Claude Sandrier est à la remorque. - Nessus - 21 mai 2008 à  18:38

Quelles propositions de M. Bensac ? Qui est M. Bensac ? On attend de le voir à l’oeuvre lors d’une élection uninominale et pas caché, comme à son habitude, derrière un chef de file.....Heureusement que l’UMP, prudente et sagace, a d’avance écarté cette hypothèse, préjugeant les résultats....Les vieux briscards savent combien les berruyers exècrent les donneurs de leçons, sans jamais mettre les mains dans le cambouis.....

#12710 | Répond au message #12708
Cantonale de Bourges 1 - Septembre 1988 - Igor - 21 mai 2008 à  21:21

On attend de le voir à l’oeuvre lors d’une élection uninominale et pas caché, comme à son habitude, derrière un chef de file

Cantonale de Bourges 1 - Septembre 1988

1er tour
CandidatTendancevoix%
Sandrier, Jean-Claude PCF 1385 52.88
Bensac, Philippe UDF-PR 571 21.80
Parnet, Charles PS 438 16.72
Ogny (d’), Jean FN 225 8.59
2eme tour
CandidatTendancevoix%
Sandrier, Jean-Claude PCF 1 849 69.32
Bensac, Philippe UDF-PR 818 30.67
#12712 | Répond au message #12710
Cantonale de Bourges 1 - Septembre 1988 - Nessus - 22 mai 2008 à  07:14

C’est bien ce que je disais : tout le monde, et surtout à l’UMP, a tiré les enseignements de ce type d’expérience : présenter un candidat qui sait tout sur tout, qui délivre les bon points et les mauvaises notes, qui détient la vérité, un "expert" de l’expertise. On parle beaucoup et on vide les urnes. Au moins cette fois, les berrichons auront l’occasion de vérifier l’inanité des idées et de l’action de ce type de personnage politique : la manoeuvre électoraliste du grenelle de l’environnement appliquée au Cher relève de la mascarade. Cela va faire du dégât, je vous le dis. La majorité du CG peut dormir sur ses deux oreilles, P. Bensac retourner à ses chères études....et R. Pointereau s’inquiéter pour les prochaines sénatoriales.....

#12713 | Répond au message #12712
SANDRIER A ETE BATTU 10 FOIS, MOI UNE FOIS - Philippe BENSAC - 22 mai 2008 à  12:43

Je n’ai été candidat uninominal une fois et dans un fief communiste.

J’ai pu montrer qu’un 2ème tour était possible dans ce canton.

Monsieur SANDRIER a été battu 10 fois, osez afficher les scores SVP...

L’avenir parlera et vous vous tairez.

#12715 | Répond au message #12712
SANDRIER A ETE BATTU 10 FOIS, MOI UNE FOIS - Jean-Michel Pinon - 22 mai 2008 à  13:22

Le message d’Igor visait à répondre à un message qui te repprochait d’avoir toujours évolué dans l’ombre (avec des fonctions de directeur de campagne etc...) il rétablissait la vérité en disant que tu avait déjà par le passé été en première logne en tant que candidat. L’objet n’était pas de jouer à celui qui a été plus battu que l’autre. Car à ce petit jeu, Jean-Claude Sandrier a tout de même un beau CV en tant qu’ancien maire, député reconduit plusieurs fois etc etc... bref il s’est présenté à de nombreuses élections au cours de sa carrière et il a essuyé évidemment des défaites. Cela n’a rien d’infâmant ni pour lui ni pour toi.

#12716 | Répond au message #12715
SANDRIER A ETE BATTU 10 FOIS, MOI UNE FOIS - Nessus - 22 mai 2008 à  16:14

"L’avenir parlera et vous vous tairez", ah, le véritable P. Bensac, piqué au vif, se révèle....Fief communiste, dit-il ? Mais il serait battu de la même manière dans tous les autres fiefs de droite (cantons 4 et 5). Quant aux législatives, ne les évoquons même pas.....Personne dans son propre camp n’y pense ou alors avec effroi....Chaque citoyen ressent les personnalités politiques quelle que soit leur obédience : il y cherche de la personnalité, des propositions équilibrées, un sens des réalités humaines, une certaine idée des rapports humains, un humilité certaine, le souci du dialogue et de l’écoute, bref, tout à l’opposé des certitudes assénées, des paroles en l’air, des seconds couteaux voués à l’oubli, des porte-flingues d’un jour....Croyez-vous vraiment que P. Bensac a un avenir politique ? Non, le magistère de la parole, souvent acerbe, toujours approximative, suffit à ses commanditaire qui l’y cantonnent...Pour tous, le jeune battu du canton 3, tellement plus discret et avisé, lui, est d’une tout autre envergure.....

#12720 | Répond au message #12716
SANDRIER A ETE BATTU 10 FOIS, MOI UNE FOIS - Igor - 22 mai 2008 à  22:09

Le message d’Igor visait à répondre à un message qui te repprochait d’avoir toujours évolué dans l’ombre (avec des fonctions de directeur de campagne etc...) il rétablissait la vérité en disant que tu avait déjà par le passé été en première logne en tant que candidat. L’objet n’était pas de jouer à celui qui a été plus battu que l’autre. Car à ce petit jeu, Jean-Claude Sandrier a tout de même un beau CV en tant qu’ancien maire, député reconduit plusieurs fois etc etc... bref il s’est présenté à de nombreuses élections au cours de sa carrière et il a essuyé évidemment des défaites. Cela n’a rien d’infâmant ni pour lui ni pour toi.

Merci JMP.

Pour une fois que je volais au secours de la droite :-D

Ce n’était pas innocent de ma part tout de même de signaler que M. Bensac avait perdu une élection "uninominale" face à M. Sandrier, ce dernier qu’il qualifie de "à la remorque, voire "has been" (dépassé ; obsolète...)" ;-) On attend encore les retombées des "brassements d’air" à côté des Ministres (Bussereau et Hortefeux), la mine boudeuse de M. Lepeltier vis à vis du gouvernement, les rodomondates de MM. Pointereau et comment s’appele t-il déjà - Cosyns. sans oublier M. Fromion. Des "grands élus" qui font beaucoup pour le département du Cher :-(

#12724 | Répond au message #12716
SANDRIER A ETE BATTU 10 FOIS, MOI UNE FOIS - Ladislas Jouvenel des Ursins - 23 mai 2008 à  10:15

Que n’êtes vous vous-même grands élus du Cher si vous êtes convaincus de faire bien mieux ? La critique est facile... tellement facile...

#12727 | Répond au message #12724
SANDRIER A ETE BATTU 10 FOIS, MOI UNE FOIS - Jean-Michel Pinon - 23 mai 2008 à  10:57

Que n’êtes vous vous-même grands élus du Cher si vous êtes convaincus de faire bien mieux ? La critique est facile... tellement facile...

Un peu léger comme remarque. Je vous ferai observé que M. Lepeltier a fait toute sa campagne pour expliquer qu’il n’y avait que lui, grace à ses supers relations qui était capable de raccrocher Bourges au wagon du 21è siècle. Personne n’est convaincu de faire mieux. en revanche, quand une personne se met en avant de cette façon et que son projet déraille quelque peu, il est normal d’essuyer des critiques. Sur le sujet précis du projet de TGV, je coirs qu’il ne faut pas défendre l’indéfendable et reconnaitre ses erreur. sinon, cela donne une image sectaire, méprisante et absolument rétive aux critiques (qui sont plus que légitimes) de la droite locale.

#12732 | Répond au message #12727
SANDRIER A ETE BATTU 10 FOIS, MOI UNE FOIS - Ladislas Jouvenel des Ursins - 23 mai 2008 à  13:04

Wait and see.
N’est-il pas un peu tôt pour dresser le bilan de Serge Lepeltier et du TGV ?
On verra bien, en fin de compte, s’il a fait le maximum pour Bourges ou pas.
Ma réaction était plus générale puisqu’étaient aussi attaqués, Yves Fromion, Rémy Pointeron et Louis Cosyns.

#12739 | Répond au message #12732
Où en sont les amendements ? - Militari - 9 octobre 2008 à  15:00

M. Bensac, sur son blog, fanfaronne : les amendements des parlementaires UMP sont déposés et vont permettre de faire passer le TGV centre de l’état "objet à étudier" à celui "d’objet à réaliser". Bon, mais qu’en est-il ? La commission des affaires économiques de l’AN s’est réunie en cette fin de mois de septembre. Les députés Fromion et Cosyns ont travaillé...Le rapport de la commission des affaires économiques a été mis en ligne le 3 octobre sur le site de l’AN...Quel est le résultat des courses ? Avant la réponse de sieur Bensac-je-sais-tout-et-je-n’arrive-jamais-à-rien, voici le passage concernant notre Berry :

Outre la réalisation de ces 2 000 kilomètres de lignes ferroviaires à grande vitesse, le projet de loi prévoit donc la définition, dans une perspective de long terme, d’un programme supplémentaire de 2 500 kilomètres incluant notamment la mise à l’étude d’un barreau Est-Ouest ainsi que des lignes Paris-Clermont-Ferrand et Poitiers-Limoges.

Ces liaisons concernent ainsi des zones du territoire demeurées longtemps à l’écart du réseau de la grande vitesse ; ainsi en va-t-il, des lignes Paris-Clermont-Ferrand et Poitiers-Limoges (d’une longueur de 125 kilomètres, celle-ci permettrait une meilleure desserte de la région Limousin et mettrait Limoges à 2 heures de Paris) et d’une liaison transversale Est-Ouest, du type de celle que demandait depuis de nombreuses années l’association Altro, réclamant, alors que le réseau de la grande vitesse s’est constitué sur des radiales autour de Paris, la mise en place d’une ligne reliant l’Atlantique, le Massif Central et la vallée rhodanienne.

Encore faut-il noter que le projet de loi ne donne pas à ce programme supplémentaire portant sur 2 500 nouveaux kilomètres de lignes ferroviaires à grande vitesse le même caractère d’urgence qu’au programme précédemment analysé : il n’est question que d’« une perspective à long terme », de « mise à l’étude », le montant de la contribution de l’État au financement des investissements n’étant dès lors pas mentionné.

Les amendements ont-il été adoptés ?....

#14288 | Répond au message #12691
Où en sont les amendements ? - bombix - 9 octobre 2008 à  15:59

Ce qu’il y a d’intéressant dans le nouveau billet de Philippe Bensac, c’est qu’il reconnaît pour la première fois que l’idée d’un TGV Paris-Clermont n’est envisageable que dans le cadre du Grenelle II de l’environnement. Or le Grenelle II, ce n’est pas l’horizon 2020, mais bien plutôt 2030, 2035 ... A ce moment-là, l’impact économique pour la région d’un TGV — s’il voit le jour ! — sera quasi-nul, les grandes villes françaises s’étant déjà équipées auparavant.
Quoi qu’il en soit, et comme l’Agitateur l’avait dit dès le départ, l’annonce d’un TGV pour Bourges fut une menterie de la part de Serge Lepeltier et de son équipe, qui n’avaient aucune assurance quant à sa réalisation. Lepeltier, tremblant pour son siège, n’a pas hésité à enfourcher ce cheval de bataille et à tromper ses électeurs. Quant à l’opposition berruyère, particulièrement molle sur ce dossier, elle n’a pas profité de l’occasion pour mettre en difficulté le maire de Bourges.
Ben oui, difficile pour se petit monde de se tirer la bourre avant d’aller ensemble boire des canons à l’inauguration des chrysanthèmes ou à la nuit des entrepreneurs, en se tapant sur la panse et en rigolant bien. Adversaires sur les affiches, mais potes en privé. Ça ménage des sorties.
L’affaire TGV n’est plus en débat pour ce mandat. Le TGV, c’est plié. Le reste ce sont des effets de manche pour assurer la "communication" des petits marquis locaux, et noyer leur ridicule dans du verbiage pour PQR. Personne n’est dupe. Reste la réaction des électeurs. Continuez comme ça messieurs les politiques berruyers, et vous passerez en-dessous des 50 % de participation aux prochaines élections. Et il ne sera pas nécessaire de « peaufiner les analyses » pour comprendre pourquoi.

#14290 | Répond au message #14288
Où en est le texte TGV ? - Militari - 18 octobre 2008 à  13:27

Bonjour,
voici la partie du texte qui devrait être adopté en 1ère lecture à l’Assemblée nationale après discussion des amendements.
Chacun est donc à même d’apprécier les avancées considérables : le TGV est à nos portes !

Un programme supplémentaire de 2 500 kilomètres sera en outre défini, incluant la ligne Paris-Clermont-Ferrand-Lyon, dont les études sont déjà engagées en vue d’un débat public. Dans ce cadre, sera mise à l’étude la ligne Paris-Amiens-Calais et la ligne Toulouse–Narbonne, reliant les réseaux LGV Sud-Est et Sud-Ouest, ainsi qu’un barreau Est-Ouest.

#14441 | Répond au message #14290
TGV : Serge « ne comprend pas » - Jean-Michel Pinon - 19 mai 2008 à 10:54

Dans la mesure où M. Lepeltier n’est ni sénateur ni député, je ne vois pas vraiment ce qu’il peut faire pour remettre en cause sa "solidarité personnelle" et sa "loyauté politique avec le gouvernement". Il peut toujours s’opposer au gouvernement par voie de presse mais sa parole n’ira pas beaucoup plus loin que la presse locale (BR-NR).

De plus, cette phrase m’interpelle au plus haut point. Cela signifie qu’actuellement il est solidaire et loyal avec le gouvernement même si, personnellement il ne partage pas les idées et les actions qui sont mis en place par celui-ci. Bref, il est comme un supporter de football qui supporte son équipe favorite même s’il estime qu’elle joue mal. Il met de côté sa conscience personnelle et ses propres convictions, pour supporter son camps "par solidarité et par loyauté". C’est une forme de sectarisme qui ne dit pas son nom.


#12646
TGV : Serge « ne comprend pas » - bombix - 19 mai 2008 à  11:26

Cela signifie qu’actuellement il est solidaire et loyal avec le gouvernement même si, personnellement il ne partage pas les idées et les actions qui sont mis en place par celui-ci.

Oui, bon, là encore, attention au double discours, ou plus exactement au discours d’un côté, et aux actes de l’autre. Sur le service minimum organisé dans les écoles par les collectivités locales, véritable déclaration de guerre au droit de grève — qui est rappelons-le à Sarkozy et à Lepeltier inscrit dans la Constitution —, Lepeltier s’est montré très bon élève de Sarkozy. Pas plus d’ une ville sur dix ne se sont pliées aux injonctions caporalistes de Sarko. Bourges, oui.
Rappelons que sa conversion au "radicalisme" ne fut motivée que pour d’obscures manoeuvres politiciennes locales. Qu’importe l’écurie, pourvu qu’on conserve le pouvoir ! Sur le fond, la pensée politique est la même. Il faudra donc attendre que Lepeltier pose des actes, concernant une hypothétique "suspension de son soutien au gouvernement". Jusqu’à présent il a été un soutien loyal, et même zélé. Après tout, personne n’a oublié qu’il fut aussi premier de la classe, il y a quelques années, quant il s’est agi de déployer les premières mesures xénophobes et discriminatoires à l’encontre des travailleurs étrangers.

#12647 | Répond au message #12646
TGV : Serge « ne comprend pas » - B. Javerliat - 19 mai 2008 à 10:03

Ce "papier" dans le Berry n’est qu’un écran de fumée destiné à nous faire croire que SL s’interesse encore au TGV. Ca frise meme le publi-reportage municipal destiné à contenir la contestation jusqu’aux vacances. Apres, tout le monde aura oublié !


#12644
TGV : Serge « ne comprend pas » - Eulalie - 18 mai 2008 à 22:13

Sur le TGV en général : JDD du 23 mars 2008


#12639
TGV : Serge « ne comprend pas » - Eulalie - 25 mai 2008 à  14:33

Non, finalement le paiement des péages ferroviaires ne retomberait pas sur les voyageurs directement. Ci dessous, un rapport d’information de l’AN , enregistré le 7 mai , conclut par des propositions de vendre les gares pour que ça rapporte à RFF et qu’elle ne soit plus déficitaire et puisse entretenir et créer des lignes. Alors, qui sait, peut-être le TGV par Bourges, après la vente des gares....

No 875 Rapport d’information de M. Hervé Mariton, commission des finances, de l’economie générale et du Plan dur les péages ferroviaires.

Faut croire que ce doit être ça le développement durable...

#12762 | Répond au message #12639
TGV : Serge « ne comprend pas » - Eulalie - 27 mai 2008 à  12:04

Si si si, selon un article du Canard Enchainé du 21 mai, " Les clients sont paumés dans le maquis des tarifs TGV où se cachent des hausses sournoises" , Les hausses des prix des différentes formules TGV, c’est tout bénef pour la SNCF qui en dégage une marge de 20% . Et, puisque selon une loi de 1982 l’Etat ne peut contrôler que les pleins tarifs, qui ne concernent qu’une minorité de voyageurs), SNCF et Etat ne changent pas la donne et se partagent le gateau des prix intermédiaires. . La hausse des péages ferroviaires pour alimenter RFF qui doit rénover les voies, c’est bien le voyageur qui la paiera. (bon, c’est la même chose pour les prix, Teoz et Corail, mais c’est le TGV qui rapporte le plus, forcément : 122 euros par exemple le trajet Paris-Toulouse). Conclusion : c’est surtout les porte-feuilles des clients qui se vident à très grande vitesse.

Oui, Lepeltier et les autres, ont mené en bateau leurs électeurs pour les municipales, mais finalement, peut-être que c’est plus interessant pour tous les moutons du Berry qui ne se font pas totalement tondre. Moi, j’dis ça, j’dis rien. ;-)

#12793 | Répond au message #12762
TGV : Serge « ne comprend pas » - Eulalie - 27 mai 2008 à  12:37
#12794 | Répond au message #12793
TGV : Serge « ne comprend pas » - bombix - 27 mai 2008 à  13:19

Oui, Lepeltier et les autres, ont mené en bateau leurs électeurs pour les municipales, mais finalement, peut-être que c’est plus interessant pour tous les moutons du Berry qui ne se font pas totalement tondre.

Dans l’affaire TGV, il y a plusieurs aspects. D’abord un aspect de morale politique. Peut-on accepter sans broncher que des politiciens comme Lepeltier mentent avec cynisme pour alimenter la démagogie de leur campagne électorale ? Même si, comme le remarque à juste titre Nessus, le TGV n’a pas fait gagner Lepeltier, il a contribué à valoriser grandement une candidature qui ne s’appuyait que sur un maigre bilan ("la ville est plus jolie"), et dont le programme était quand même bien maigre. Dans une campagne un peu atone de la droite, il a même sonné comme un thème qui pouvait fédérer les énergies et redonner du tonus à un camp qui en avait bien besoin au mois de janvier-février. Même Guérineau, d’une certaine façon, confirme cette logique puisqu’il a déclaré que la gauche aurait du présenter une personnalité de stature nationale face à un ancien ministre qui pouvait à ce titre faire valoir des prérogatives spéciales. Comme il est de fait que le ministre Lepeltier n’a rien apporté à sa ville quand il était en exercice (à part un festival du film écologique bidon et traficoté), il a réussi, par le dossier TGV, a valoriser cette expérience politique pour mettre en valeur son profil au regard du poste convoité. C’est un abus de confiance net, qui ne peut pas être puni par la loi, mais qui n’en demeure pas moins fermement condamnable moralement.

Que l’opposition ne s’en saisisse pas et ne fasse pas plus de raffut reste pour moi pour l’instant un grand mystère. Ma seule explication étant pour l’instant qu’elle craint peut-être que le public confonde critique de la droite et de sa gestion du dossier TGV, et hostilité au TGV. Bensac, montant une association "transpolitique" bidon, a clairement tenté de dégager le côté partisan de la défense du projet. Or, quand on constate que sur la même page du site web de cette association, on soutient ouvertement le gouvernement dans le même texte où l’on annonce l’oubli de notre région dans le texte de loi qui suit le Grenelle de l’environnement(*), on se rend bien compte que cette association n’a rien de transpolitique. Qu’elle est un paravent qui masque l’OPA de l’UMP sur le dossier TGV.

L’ironie de l’affaire, c’est que c’est la droite sarkozyste au pouvoir qui a tout flingué. D’ou le deuxième aspect du problème. C’est Fromion qui donne ici une piste. En défendant le TGV, n’a t on pas sacrifié d’autres projets plus réalistes d’aménagement du territoire, défendus par des élus de droite et de gauche. Il y a derrière cette affaire qui mouille toute la droite du grand centre, de Hortefeux à Lepeltier en passant par Pointereau, des résonances qui vont bien au-delà du thème des promesses non-tenues. Après tout, c’est un classique de la vie politique. Non, derrière tout ça, en filigrane, il y a des gens, à droite, qui ont choisi de soutenir des options irréalistes, parce qu’elles étaient démagogiques et porteuses potentielles de succès électoraux, contre des projets qui pour être moins dans l’esbrouffe et l’épate, n’en étaient pas moins envisageables et en tous cas mieux défendables. Hortefeux, Lepeltier, Pointereau ont décidé de se servir, plutôt que de servir. Mais il ne faut pas oublier que politiciens, et même de droite, ils ont des intérêts à défendre, et par exemple ceux des acteurs et décideurs économiques de la région. Ceux-là pourraient bien, à la différence des électeurs oublieux, ne pas leur pardonner de ne pas avoir fait leur boulot, d’avoir manqué de pragmatisme, pour le coup. ;-)

D’où, dernière ironie de l’affaire. Si la gauche n’est pas très méchante, à droite, de façon feutrée mais néanmoins efficace, il pourrait y avoir de sérieux règlements de comptes. A voir. Les ennemis d’hier Lepeltier et Pointereau vont devoir faire à nouveau alliance pour défendre leurs intérêts - dans leur propre camp, et face à leurs amis d’hier !

Au final, cette affaire assez exemplaire d’une certaine façon d’envisager l’action politique, marque aussi les limites de l’union sacrée à droite derrière Sarkozy. Pour l’instant, les tensions sont internes. Mais les choses ne pourront rester en l’état. Des craquelures pourraient bientôt apparaître à la surface, avec des conséquences politiques très concrètes et assez fâcheuses pour nos hobereaux berrichons...

(*) citons ce texte pour être tout à fait précis : « Jean-Louis Borloo présente ce mercredi 30 avril le projet de loi d’orientation et de programmation du Grenelle Environnement.

Face à l’urgence d’agir contre la dégradation de l’état de notre planète, ce projet de loi propose, à travers 45 articles, des mesures notamment pour lutter contre le changement climatique, mieux protéger la biodiversité et les milieux naturels et mieux prévenir les risques pour l’environnement et la santé.

En se fondant sur le consensus social forgé par le processus du Grenelle de l’Environnement, il entend favoriser et accélérer la prise en compte de ces nouveaux défis par tous les acteurs, afin de garantir à la société et à l’économie un fonctionnement durable, et de préserver sur la durée le pouvoir d’achat des Français. »

#12795 | Répond au message #12793
TGV : Serge « ne comprend pas » - Eulalie - 27 mai 2008 à  16:37

Je suis d’accord avec à peu près tout ce que vous dites, mais comme il est rappelé souvent par Monsieur Javerliat, le site d’ A Gauche Bourges, et peut-être ailleurs, Lepeltier a été elu à 27% en réalité. Donc, même avec son mensonge qui lui redonnait du clinquant, ben, finalement, peu de gens ont pris ce train....

Par contre, je ne sais pas ce que dit Fromion, je ne vais pas sur son blog, mais j’irai un de ces jours. J’ignore quels étaient les autres projets plus réalistes d’aménagement du territoire défendus par certains de droite et de gauche.

Dans le conseil d’Administration de LGV Grand-Centre-Auvergne (qu’est-ce que le Grand Centre au juste ?) il y a des politiciens de gauche. Bon, mais j’ignore total ce qu’ils font là. Je ne comprends pas. Que défendent-ils eux ? le TGV ? autre chose, tel le pendulaire ? Je ne sais pas. Mais ce que je regrette surtout pour ma part, c’est qu’ils aient accepté, ont gardé le silence face à la présidence d’Honneur du Faf zélé. Où est la morale politique ? Accepter de siéger dans une asso pour la grande vitesse du territoire avec le Ministre de l’Identité Nationale, de l’Immigration (et du développement - développement de quoi d’ailleurs ???) , même si c’était sous la casquette de prétendant éventuel à la Mairie de Clermont, ou de Conseiller Général ou Régional, je ne sais plus. Oui, la démocratie est très malade, je suis d’accord avec vous.

Pourquoi la gauche locale n’insiste pas plus sur le mensonge de Lepeltier et des autres ? Je ne sais pas non plus. Galut l’avait dénoncé en début de campagne, voir archives de son blog "passionnant", puis, récemment il a déclaré qu’il voulait rencontrer Lepeltier pour pas abandonner l’affaire. Le TGV, c’est tendance.

Cordialement, - et je ne remets nullement vos articles en question, ce n’est pas ça, c’est que moi aussi, ça m’a emmené sur quelques "découvertes". (oui, y’avait aussi Nevers qui voulait le TGV...Bref, ils se boufferaient tous le nez pour avoir un TGV dans leur ville, ou proche de leur ville, dans leur département, leur région, qui est surtout une assurance grande vitesse pour un siège d’élu plus haut gradé. et mieux rémunéré....) Cela dit, en vérité, Lepeltier le voulait-il ou non, ça, j’ai toujours pas compris. Enfin, en tous cas, maintenant, si jamais il n’en voulait pas au fond, il est obligé de dire qu’il en veut. Bien fait pour lui. Mentir sur la longue durée, c’est pas simple. Ou alors il va encore avoir un double langage absolument incompréhensible et va s’y perdre lui même.

#12800 | Répond au message #12795
TGV : Serge « ne comprend pas » - Eulalie - 27 mai 2008 à  22:25

Je m’aperçois que je n’ai pas terminé quelques phrases : " Accepter de siéger dans une asso pour la grande vitesse du territoire avec le Ministre de l’Identité Nationale, de l’Immigration, de l’Intégration, et du Développement Solidaire (ou Codéveloppement) même si...(patali patala..... , n’est-ce pas tout simplement dégueulasse ?

J’ai un peu mieux regardé le procès verbal de l’Assemblée constitutive de cette association c’est à dire "Association TGV Grand Centre Auvergne" (qui n’est pas celle de Monsieur Bensac, quoique on n’ y comprend pas grand chose, tout est un peu brouillé sur ce site effectivement, mais toujours est-il que Monsieur Bensac y est comme "Président de l’Association Bourges TGV ", et ensuite membre du CA, et d’ailleurs je ne vise pas particulièrement Monsieur Bensac, c’est juste pour être claire entre ces 2 assos, où ne sont pas les mêmes personnes, et n’ont certainement pas la même envergure). Donc, ce jour là, à la Maison du Pays de Vierzon, le 15 décembre 2007, Madame Felix, Monsieur Sandrier, Monsieur Sansu, Monsieur Rafestain, Monsieur Dumon, et d’autres élus que je ne connais pas, de droite, de gauche, des représentants d’entreprises, etc....étaient à la même table que Monsieur Hortefeux qui fait ce qu’on sait. Ensuite, il est membre du CA avec Monsieur Sandrier, Monsieur Rafestain et d’autres que je ne connais pas, puis Président d’Honneur.

Je me rappelle que ce jour là, RESF avait appelé à une manifestation. Hortefeux venait à Vierzon, , je n’avais pas compris ce qu’il venait foutre ici, , dans une Maison, ( je suis peu familière de ces "institutions" ). Et bien voilà, maintenant je sais. Il venait pour le TGV et des élus de gauche locaux étaient assis avec lui à la même table, dans le même CA, et pas dans la manifestation. C’est dommage, vraiment dommage, et pour un TGV....Mais où va se nicher l’intelligence ? .....et la solidarité...

#12803 | Répond au message #12800
Lepeltier : un plongeur qui ne se mouille pas trop - Mister K - 18 mai 2008 à 19:58

Bon, il est clair que Serge Lepeltier prend un peu les berruyers pour des cons. Enfin, il les avait pris pour des cons lors de l’élection municipale de mars 2008, et ça a fonctionné. En même temps, il faut bien admettre que le TGV n’était pas 100% de l’élection. Mais cela a pu faire la différence puisque cela s’est joué à une centaine de voix.

En même temps, il se mouille ***un peu***. Mettre sa loyauté vis à vis du gouvernement en jeu ne va pas changer grand chose vu qu’il n’est pas parlementaire (ni député, ni sénateur). A partir de là, que peut-il faire ? Dauber sur l’action gouvernementale auprès des journalistes quand il le juge nécessaire ? Bon, nul doute que ça n’irait pas loin, mais ce serait drôle. Que risquerait-il à cela ? Rien. Il est maire jusqu’en 2014, il a peu de chances de redevenir ministre, bref, plus grand chose à perdre...quand je dis qu’il se mouille un peu, ça veut dire qu’il trempe le doigt de pied. Pas terrible pour un plongeur...

Bon, au final, on peut dire que ses déclarations sont mieux que rien. En même temps, ce n’est pas beaucoup plus que rien. De toute façon, on ne peut qu’espérer que ce pas grand chose puisse porter ses fruits pour le Berry et l’Auvergne. Après tout, finalement, l’enjeu ce n’est pas Bourges mais bien tout une région.


#12636
Lepeltier : un plongeur qui ne se mouille pas trop - bombix - 18 mai 2008 à  20:36

J’ai tendance à considérer pour ma part que c’est totalement de l’esbroufe. 1) Tout d’abord, comme tu le rappelles, il n’a que son mandat de maire, et il ne vise certainement pas un portefeuille : quand on ne risque rien, facile de faire le malin. 2) Vis à vis de l’UMP locale, l’ambiance restera ce qu’elle est. Il ne boira plus de canons avec Pointereau. La belle affaire ! Quelle différence avec avant ? 3) Mais surtout et essentiellement, la bataille pour le TGV est engagée pour au moins vingt ans encore. Ça laisse 20 ans au gouvernement pour changer de position, et 20 ans à Lepeltier pour « ouvrir les hostilités » (on se demande bien sous quelle forme d’ailleurs). D’ici là ... Bref, une menace en l’air. Car sans échéances précises, une menace n’est pas une menace. C’est de la « com’ ». On aura noté un Berry Républicain on ne peut plus complaisant sur ce coup-là.

Bon, au final, on peut dire que ses déclarations sont mieux que rien. En même temps, ce n’est pas beaucoup plus que rien.

Ce n’est pas mieux que rien. Il était obligé de s’exprimer. Attendre si longtemps pour dire ... ça ! C’est vraiment se foutre de la gueule du monde. La vérité, c’est qu’il n’a rien à dire. Il y a des hommes politiques qui trouvent toujours quelque chose à NE RIEN dire, pour paraphraser Queneau...

De toute façon, on ne peut qu’espérer que ce pas grand chose puisse porter ses fruits pour le Berry et l’Auvergne.

Espérer, c’est tout ce qui reste en effet à l’électeur berruyer. Dans la boite de Pandore, après que tous les maux se furent envolés et qu’ils se répandirent sur le monde, resta enfermée l’Espérance, qui permet de les supporter...

#12638 | Répond au message #12636