EDITORIAL SEPTEMBRE 2001

On remet ça ?

samedi 1er septembre 2001 à 00:00, par Charles-Henry Sadien

Comme les écoliers, collégiens et lycéens, L’Agitateur fait sa rentrée. Depuis la création du site en septembre 1997, la trêve estivale est à chaque fois pour nous l’occasion de modifier l’architecture du site, de corriger les bugs et de tester la compatibilité avec les différents navigateurs disponibles sur le marché. Autant vous dire que si le site paraît "en sommeil" durant cette période, ce n’est absolument pas le cas dans la réalité pour ce qui est du "travail de l’ombre".

On remet ça ?

Cette année est donc l’occasion de la mise en ligne de notre nouveau site qui comprend une nouvelle interface graphique réalisée par Miska mais aussi une nouvelle organisation.

Depuis plusieurs mois, Mister K planche en effet sur un nouveau système de mise en ligne des informations avec deux objectifs principaux : une plus grande réactivité qui donnera la possibilité pour chaque rédacteur de mettre en ligne lui même ses articles et illustrations sans passer par le webmaster, mais surtout, une ouverture plus large sur l’extérieur afin de transformer les lecteurs passifs que vous êtes, en véritables acteurs à la fois médiateurs d’informations et producteurs de libre expression.

C’est en fonction de ce "cahier des charges" que nous avons pris la décision d’utiliser le système de publication SPIP déjà utilisé notamment par Le Monde Diplomatique http://www.monde-diplomatique.fr, et programmé à partir du code source de l’excellent site L’uZine http://www.uzine.net.

Particulièrement bien adapté aux sites web de type magazine comme L’Agitateur, le système de publication SPIP dispose d’une grande souplesse d’utilisation grâce à sa licence GPL http://www.april.org/gnu/gpl_french.htm, qui permet de modifier et d’adapter le programme à nos besoins.

Concrètement, cela devrait changer beaucoup de choses au niveau fonctionnel.

Tout d’abord, la logique de mise en ligne hebdomadaire et mensuelle devrait disparaître à court terme. Le fait que chaque rédacteur de L’Agitateur puisse mettre en ligne ses articles lui-même sans passer par le webmaster, donnera la possibilité d’actualiser le site quotidiennement voire plusieurs fois par jour en fonction des événements.

Ensuite, dès le mois de janvier (en principe), chaque internaute pourra mettre en ligne ses propres articles pour participer à la réalisation du journal. Il bénéficiera du statut de rédacteur, et, en s’identifiant avec un pseudonyme et un mot de passe, pourra participer au forum interne de L’Agitateur pour débattre de la politique rédactionnelle du journal, consulter et donner son avis sur les articles à paraître des autres rédacteurs, suggérer des améliorations et de nouvelles orientations...

En outre, un système de mise en ligne de brèves nous permettra de vous tenir au courant « en temps réel » de l’actualité berruyère. Des brèves qui seront complétées ensuite par la mise en ligne d’articles plus détaillés.
Une fois les petits problèmes techniques réglés et le site rodé, nous n’aurons plus qu’à nous concentrer sur le contenu du magazine qui devrait logiquement être beaucoup plus fourni en articles.

Si L’Agitateur a énormément évolué techniquement ; son contenu a également changé au fil du temps sans que son esprit originel ne soit jamais remis en cause. Cette année, nous vous proposons une nouvelle rubrique « Société », qui aura pour vocation d’apporter notre grain de sel aux grands sujet qui font bavasser les grands médias nationaux. Quant à la rubrique « Cultures », elle sera également agrémentée de pages multimédia.

Plus que jamais, L’Agitateur entend demeurer un support de libertés en redonnant la parole à ceux qui ne l’ont pas. Dans le contexte difficile d’une ville de Bourges dirigée par la droite extrême, cela n’entre bien entendu pas dans le domaine des choses naturelles et aisées. Mais depuis 1997, nous sommes toujours parvenus à tenir le coup. Avec des hauts et des bas, certes, mais sans jamais renier nos principes ou nous compromettre avec les notables peu fréquentables qui essayent de tout contrôler dans la ville. Le temps est notre allié. Certains sont tombés ou ont abdiqués. Pas nous.