Un TGV en 2040 ?

dimanche 19 octobre 2008 à 16:17, par bombix


Le projet de loi dit Grenelle de l’Environnement devait être examiné cet automne par l’Assemblée Nationale. Texte important qui statue sur la programmation ou non d’une ligne grande vitesse Paris-Lyon via Clermont-Ferrand et Bourges.
Voici le texte de l’amendement numéro 2062 présenté par le gouvernement, et adopté en première séance le jeudi 16 octobre 2008.

« III. – La poursuite du développement du réseau de lignes ferrées à grande vitesse aura pour objectifs d’améliorer les liaisons des capitales régionales avec la région parisienne, de permettre des liaisons rapides entre elles grâce à des lignes transversales et des lignes d’interconnexion en Ile-de-France, de favoriser l’intégration de la France dans l’espace européen grâce à la connexion du réseau de lignes à grande vitesse français avec les réseaux des pays limitrophes.

« Le transport ferroviaire régional, élément structurant pour les déplacements interrégionaux, interurbains et périurbains, contribuera à diffuser à l’effet de la grande vitesse au profit de l’ensemble du territoire.

« Parallèlement, la qualité de la desserte des agglomérations qui resteraient à l’écart du réseau à grande vitesse sera améliorée en termes de vitesse, de fiabilité et de confort. À cette fin, pourront notamment être prévus des aménagements portant sur les infrastructures existantes, ainsi que la construction de compléments d’infrastructures nouvelles, en particulier à la traversée des aires urbaines saturées. La desserte de la Normandie sera améliorée dans ce cadre. Le cas échéant, il pourra être recouru à des contrats de service public financés par un système de péréquation.

« L’État contribuera, à hauteur de seize milliards d’euros, au financement d’un programme d’investissements permettant de lancer la réalisation de deux mille kilomètres de lignes ferroviaires nouvelles à grande vitesse d’ici 2020.

«  Ce programme de lignes à grande vitesse pourra porter sur :

«  - la ligne sud-Europe-Atlantique constituée d’un tronçon central Tours-Bordeaux et des trois branches Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Hendaye et Poitiers-Limoges,

«  - la ligne Bretagne-Pays-de-la-Loire,

« - l’arc méditerranéen avec le contournement de Nîmes et de Montpellier, la ligne Montpellier-Perpignan et la ligne Provence-Alpes-Côte d’Azur,

« - la desserte de l’est de la France, avec l’achèvement de la ligne Paris-Strasbourg et des trois branches de la ligne Rhin-Rhône,

«  - l’interconnexion sud des lignes à grande vitesse en Ile-de-France.

«  Il fera l’objet d’une concertation avec les collectivités territoriales, en particulier les régions, à engager avant fin 2009. Cette concertation portera sur les priorités, les alternatives à grande vitesse, les tracés et les clefs de financement des projets. Elle tiendra notamment compte de leurs impacts sur l’environnement, en particulier sur la biodiversité, et des priorités établies au niveau européen dans le cadre des réseaux transeuropéens.

« Un programme supplémentaire de deux mille cinq cent kilomètres sera en outre défini incluant la ligne Paris-Clermont-Ferrand-Lyon, dont les études sont déjà engagées en vue d’un débat public. Dans ce cadre sera mise à l’étude la ligne Paris-Amiens-Calais, ainsi qu’un barreau est-ouest.

«  Par ailleurs, le projet Lyon-Turin fait l’objet d’un traité international. »

Rien de nouveau donc. Le TGV Paris-Clermont-Lyon est « à l’étude ». Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat n’a donné aucune date indicative. À la question posée par André Chassaigne : « Quand ? » Bussereau a répondu : « Un schéma de l’ensemble de ces projets emblématiques sera proposé dans quelques mois. »

Bref, au printemps nous avons attendu le mois de juin. Au mois de juin nous avons attendu l’automne. Et à l’automne, nous attendrons encore quelques mois.
Une chose est certaine. Comme le reconnaissait Philippe Bensac sur son blog, le TGV Paris-Lyon via Clermont ne sera pas programmé dans la première phase de la loi du Grenelle de l’environnement, en dépit d’un « puissant et efficace lobbying ». Pas de projet de TGV avant 2020. Et il est tout à fait raisonnable de remettre à 2035 voire à 2040 l’idée d’une ligne grande vitesse passant par Bourges. Si elle voit le jour. Voilà donc « le projet majeur » de la campagne Lepeltier à l’eau, comme l’Agitateur l’annonçait dès le printemps 2008.
Le même Bensac affirmait péremptoirement sur son blog :« Le Grenelle de l’environnement étalonnera, par conséquent, le pouvoir et le rayonnement des élus Berrichons de progrès en cette fin d’année 2008. »
Eh bien voilà qui est « étalonné ». Pour s’en convaincre, il suffit d’ailleurs de lirele compte-rendu de la séance à l’Assemblée Nationale :

— M. Yves Fromion : « Et il n’y a pas qu’Orléans : une autre ville la vaut bien, pour avoir été longtemps capitale de la France : Bourges... »(Sourires sur les bancs du groupe UMP.) (souligné par nous)

Ils se paient carrément sa tête, les petits copains de Fromion, députés de l’UMP à l’Assemblée.

Et la nôtre, accessoirement.

commentaires
Le TGV Paris- ?-Lyon vu d’ailleurs... - Mister K - 16 décembre 2008 à 18:24

Un petit article d’un site de la région de Saint-Etienne qui décrit clairement les 3 scénarios envisagés pour le doublement de la LGV Paris-Lyon avec schéma à l’appuie. On s’aperçoit qu’aucun élu de la région de Bourges n’est dans la boucle de la réunion évoquée...


Voir en ligne : Union autour du projet de doublement ouest de la LGV Paris/Lyon
#15634
Un TGV en 2040 ? - Alain Cordelier - 8 novembre 2008 à 23:43

L’opération "le TGV à Bourges" de Lepeltier pour se maintenir à la mairie lors des dernières élections municipales apparaît aujourd’hui pour ce qu’elle était : une petite manoeuvre démagogique et politicienne. Comment croire une seconde que le doublement de la LGV Paris-Lyon-Marseille passerait par Bourges et serait lancée durant ce mandat municipal ?
Lepeltier et Bensac ont pris les berruyer et tous les berrichons pour des gogos.
La programmation d’un barreau LGV Poitiers-Limoges dans le projet de relatif au "Grenelle de l’environnement" est par contre lourde de conséquences pour la Creuse, l’Indre, Bourges et tout l’Ouest du Cher.
Et dire aussi que ce pauvre Pointereau n’a rien compris !


#14647
Un TGV en 2040 ? - Militari - 9 novembre 2008 à  15:19

Il ne faut pas laisser croire que c’est la perspective d’une LGV passant par Bourges qui a conduit à la réélection de Lepeltier. Non, les berruyers n’ont surtout pas vu d’alternative claire, structurée, concrète et "charismatique" pour faire pièce au sortant, qui, pourtant, abordait le délicat virage de tout troisième mandat. Il n’en demeure pas moins que cette illusion de la ligne LGV passant par Bourges est une usine à gaz comme seul sait les monter P. Bensac dont le sérieux n’est plus à démontrer. Donc, passons sur cette aimable plaisanterie. Quant à Pointereau, une seule direction le guide : la sienne. l’UMP s’en méfie à juste raison : candidat contre FTR aux cantonales en 1994, contre Lepeltier aux sénatoriales, soutien de Jean Rousseau à Vierzon en 2008, il a le profil du notable divers droite qui ajuste au mieux ses rares convictions politiques au sens du vent qui souffle....On va bientôt le voir protester contre la privatisation de La Poste, contre le disparition des sous-préfectures du département, cependant qu’il aura voté tout cela au Sénat....

#14659 | Répond au message #14647
Un TGV en 2040 ? - bombix - 9 novembre 2008 à  19:08

Il ne faut pas laisser croire que c’est la perspective d’une LGV passant par Bourges qui a conduit à la réélection de Lepeltier. Non, les berruyers n’ont surtout pas vu d’alternative claire, structurée, concrète et "charismatique" pour faire pièce au sortant

Vous seriez bien aimable de rappeler le contexte : 1) une élection qui s’est jouée à quelques voix 2) une très forte abstention qui a désservi essentiellement la candidate de "La gauche Unie" ; le projet TGV, pour le candidat Lepeltier au bilan bien mince, a été une aubaine pour doper un programme fort maigre, et lui a permis de relancer sa campagne. Il a été annoncé comme "le projet majeur" de l’ancien ministre de l’environnement. On peut donc dire que s’il ne lui a pas permis de gagner, il lui a surtout permis de ne pas perdre. En face, I. Félix était à la tête d’une union hétéroclite qui ne l’a pas soutenue. Vous parlez d’un déficit de "charisme" ; c’est un mot à la mode qui a l’avantage de prendre appui sur le ressenti variable, tout subjectif, des uns et des autres. Ce qui n’est pas "subjectif" en revanche, c’est la sortie de Guérineau quelques jours après la défaite. Outre l’inélégance du procédé, on aura noté le cri du coeur du communiste qui ne pardonnait pas à la candidate socialiste d’avoir pris la tête de l’union de la gauche à Bourges. Regardez les résultats des bureaux de votes. C’est Bourges nord, fief communiste, qui ne s’est pas déplacé, en raison d’une campagne bien "light" dans ces quartiers.

L’histoire est ironique. Si les communistes berruyers ne réussissent pas à s’imposer aux prochaines municipales, ils seront obligés de soutenir Yann Galut. Pour n’avoir pas soutenu l’aile gauche du PS, ils iront aux affaires avec son aile droite, tentée par des accords avec le centre de Bayrou. Enfin, « ils iront aux affaires » si et seulement si la combinaison gagne les élections ! Ce qui n’est pas joué d’avance. Autant les divisions à gauche entre communistes et socialistes, qu’au sein du PS lui-même, mises sur la place publique (cf. les derniers billets de Galut et de Félix) ne laissent augurer aucune dynamique pour arracher cette ville à une droite peu imaginative, mais dont le leader, Serge Lepeltier, a suffisamment d’intelligence politique pour tirer parti des divisions de ses adversaires. Sa force, c’est la faiblesse intrinsèque de ceux qui s’opposent à lui. Associée à une gestion "père de famille" sans ambition mais sans grand risque non plus, il semble pour l’instant contenter les berruyers. Jusqu’à quand ?

Quant au TGV, si peu de berruyers ont une chance un jour de le voir en gare de Bourges, il n’a toutefois pas encore produit tout l’effet politique qu’on en peut attendre. Il pourrait à nouveau être mobilisé pour la campagne des régionales - Lepeltier soutenant qu’il est le seul à même de pousser et soutenir le projet. Les dernières attaques de Bensac vis à vis de Bodin préparent d’ores et déjà le terrain. Encore une fois, c’est plutôt habile. C’est de ce Bodin dont viendrait tout le mal ! Ce qui permet de mettre en selle not’ bon maire pourtant déjà overbooké pour un nouveau mandat ...

Concernant le TGV proprement dit, nous avons à l’Agitateur, travaillé à démonter l’arnaque de Serge Lepeltier sur ce dossier. L’opposition jusqu’à maintenant n’a pas pipé mot. Elle est trop occupée par ses querelles intestines. La lutte des places l’occupe tout entière.

#14662 | Répond au message #14659
Un TGV en 2040 ? - Militari - 10 novembre 2008 à  07:16

Vous seriez bien aimable de rappeler le contexte : 1) une élection qui s’est jouée à quelques voix 2) une très forte abstention qui a désservi essentiellement la candidate de "La gauche Unie"

Rappelons également que la vague électorale défavorable à l’UMP qui a déferlé sur les moyennes et grandes villes (même à Vierzon et à Dieppe avec une pcf qui n’existe plus nationalement) a contourné cette bonne ville de Bourges, c’est tout de même dommage et appelle une réflexion sérieuse...

En face, I. Félix était à la tête d’une union hétéroclite qui ne l’a pas soutenue. Vous parlez d’un déficit de "charisme" ; c’est un mot à la mode qui a l’avantage de prendre appui sur le ressenti variable, tout subjectif, des uns et des autres

Union hétéroclite des plus orthodoxe que l’on a croisée dans quasiment toutes les villes de France en 2008 : alliance PS, PCF, MRC, PRG, Verts et même parfois LO, bref une configuration qui a permis de gagner dans de très nombreuses villes et jamais à l’origine d’une défaite, sauf à Bourges, dites-vous ?.....Quant au charisme, c’est une manière d’être aux côtés de son prochain, de s’adresser à lui, de donner à voir sa personnalité....

Outre l’inélégance du procédé, on aura noté le cri du coeur du communiste qui ne pardonnait pas à la candidate socialiste d’avoir pris la tête de l’union de la gauche à Bourges. Regardez les résultats des bureaux de votes. C’est Bourges nord, fief communiste, qui ne s’est pas déplacé, en raison d’une campagne bien "light" dans ces quartiers.

S’il est vrai que JM Guérineau a été plutôt maladroit, le fond du problème comme dirait G. Greene, n’en existait pas moins et tout le monde le sait bien. D’ailleurs, I. Félix ne sera pas la prochaine candidate pour le PS aux prochaines municipales. Quant à Bourges Nord, l’abstention y est toujours plus forte qu’ailleurs (cf les législatives 2007 pourtant avec la candidature de JC Sandrier...).

L’histoire est ironique. Si les communistes berruyers ne réussissent pas à s’imposer aux prochaines municipales, ils seront obligés de soutenir Yann Galut. Pour n’avoir pas soutenu l’aile gauche du PS, ils iront aux affaires avec son aile droite, tentée par des accords avec le centre de Bayrou.

Non l’histoire n’est pas ironique, elle a été impitoyable à celle qui s’est crue arrivée...I. Félix a fait acte de candidature en solo, de manière autoritaire, poussant JC Sandrier vers la sortie, à la grande joie de S. Lepeltier et de N. Sansu. Quant à Y. Galut, présenté comme ailier droit su PS du Cher, cela en fait rire plus d’un : il est certain qu’il est le seul à être en mesure de rassembler et de gagner même si rien n’est fait évidemment...Il demeure qu’une nouvelle manière de faire au coeur de la gauche berruyère sera nécessaire et il est certain que ce ne seront pas les défaits d’hier qui en seront le moteur....

#14668 | Répond au message #14662
Un TGV en 2040 ? - Jean-Michel Pinon - 10 novembre 2008 à  07:44

Non l’histoire n’est pas ironique, elle a été impitoyable à celle qui s’est crue arrivée...I. Félix a fait acte de candidature en solo, de manière autoritaire, poussant JC Sandrier vers la sortie, à la grande joie de S. Lepeltier et de N. Sansu. Quant à Y. Galut, présenté comme ailier droit su PS du Cher, cela en fait rire plus d’un : il est certain qu’il est le seul à être en mesure de rassembler et de gagner même si rien n’est fait évidemment...Il demeure qu’une nouvelle manière de faire au coeur de la gauche berruyère sera nécessaire et il est certain que ce ne seront pas les défaits d’hier qui en seront le moteur....

c’est vrai que c’est un peu compliqué. Au niveau national, Y Galut apporte son soutient à une motion qui est d’inspiration sociale-démocrate, alors qu’au niveau local, dans ses actes et notamment dans ses prises de position au Conseil Général à son poste de vice-président délégué à la culture et à l’éducation, il a des positions indiscutablement plus à gauche que celles de Mme Félix. Ce qui vaut d’ailleurs à Y. Galut d’avoir une pression énorme en se battant contre ses propres amis socialistes qui, au niveau de la culture et de l’éducation (au minimum), partagent exactement la même vision des choses que la mairie de Bourges UMP, comme on a pu le constater dans l’interview accordée par Irène Félix à l’agitateur.

#14669 | Répond au message #14668
Un TGV en 2040 ? - bombix - 10 novembre 2008 à  08:46

alors qu’au niveau local, dans ses actes et notamment dans ses prises de position au Conseil Général à son poste de vice-président délégué à la culture et à l’éducation, il a des positions indiscutablement plus à gauche que celles de Mme Félix.

Dans ses actes ou dans ses déclarations ? Peux-tu nous donner quelques exemples d’actes concrets qui traduisent ces engagements ? Je dis ça sans arrière-pensée, je serais vraiment ravi d’en prendre connaissance. En attendant, quand on lui pose des questions sur son blog concernant par exemple les arbitrages nécessaires dans les subventions à accorder aux associations petites ou grosses, en concurrence avec les grosses structures dévoreuses de fonds publics, on ne voit apparaître aucune réponse. C’est d’ailleurs l’une des caractéristiques de la démocratie participative à la Y. Galut : il ne répond pas aux messages des forums, qu’il publie toujours avec un grand retard. I. Félix au moins répond et engage le dialogue.

#14671 | Répond au message #14669
Un TGV en 2040 ? - Jean-Michel Pinon - 10 novembre 2008 à  13:29

Dans ses actes ou dans ses déclarations ? Peux-tu nous donner quelques exemples d’actes concrets qui traduisent ces engagements ? Je dis ça sans arrière-pensée, je serais vraiment ravi d’en prendre connaissance.

On sait déjà qu’il va maintenir des aides qui étaient censée être exceptionnelles et non reconductibles versées l’année dernière ou il y a deux ans pour pallier au désengagement de l’Etat et de la ville de Bourges (El Qantara en fait partie, mais ce n’est pas la seule structure car beaucoup d’associations - et même des associations et structures dont on pouvait penser qu’elles étaient "intouchables" (ex : FOL et assos annexes), sont en grandes difficultés.

Pour le reste, on verra ce qu’il en est justement de ce côté là lors de la présentation du budget du Conseil Général dans le domaine de la culture et de l’éducation, même si je crois savoir déjà qu’il y a quelques "résistances" fortes et démagogiques à l’intérieur même de la majorité pour défendre la hausse du budget de "grosses structures dévoreuses de fonds publics". Cela serait absolument scandaleux, compte tenu de la situation actuelle (pourtant, certains ne devraient pas se gêner : Etat, Ville de Bourges et même le Conseil Régional semblent aller dans ce sens ! De qui se moque-t-on ????).

#14675 | Répond au message #14671
Un TGV en 2040 ? - bombix - 10 novembre 2008 à  08:32

Quant à Y. Galut, présenté comme ailier droit su PS du Cher, cela en fait rire plus d’un

Personnellement, cela ne me fait ni rire ni pleurer. C’est de l’ordre de la constatation. Il suffit de jeter un oeil sur le programme de Ségolène Royal et de prendre en considération ses stratégies d’alliances. Yann a certainement un potentiel et des compétences, mais la ligne politique qu’il a adoptée pose problème à quiconque est soucieux d’une politique véritablement ancrée à gauche. Mélenchon a très bien expliqué pourquoi il quittait un PS qui a Epinay s’était défini par son alliance à gauche, en particulier avec les communistes. En choisissant l’alliance à droite avec le centre, on ne parle plus du même parti politique, dont il ne reste que le nom. Stat rosa pristina nomine, nomina nuda tenemus(*). Vous pouvez être d’accord avec ce mouvement et soutenir la politique qu’il propose. Mais il faut prendre acte aussi des ruptures qui sont en train de s’opérer, et ne pas faire comme si tout était comme avant. Il me semble qu’à tenir ce double discours, nombre de militants et de responsables PS vont perdre toute crédibilité. Le discours politique supporte l’ambiguïté, mais jusqu’à un certain point seulement.

il est certain qu’il est le seul à être en mesure de rassembler et de gagner

C’est beau la foi. En tous cas, on se rend compte que les militants du PS se souviennent toujours que l’Agitateur existe quand il s’agit de faire passer tel petit message ou d’assurer tel notable de son soutien. Congrès du PS du Cher oblige, il était obligatoire de voir quelques scuds voler. En revanche, sur les questions politiques touchant l’avenir de la ville et ses habitants, ils restent la plupart du temps bien muets. Ça aussi, c’est une façon de faire de la politique qui lasse à la fin.

(*) Hexamètre latin qui termine "Le nom de la rose" de Umberto Ecco tiré du De contemptu mundi de Bernard de Morlaix (XIIème siècle) proposition de traduction : "La rose qui n’est plus demeure par son nom ; des choses du passé évanouies, nous ne conservons que de purs noms". Commentaire de Umberto Ecco :« Depuis la publication du "Nom de la Rose", j’ai reçu nombre de lettres de lecteurs qui veulent connaître la signification de l’hexamètre final, et pourquoi cet hexamètre a inspiré le titre du libre. Je réponds que le vers provient de "De contemptu mundi" de Bernard de Morlay, un Bénédictin du douzième siècle, dont le poème est une variation sur le thème "ubi sunt" (par après il y a le plus famillier poème de Villon "Mais où sont les neiges d’antan"). Mais les topos habituels (le "grand" hier, les cités autrefois réputées, les belles princesses : tout disparaît dans le néant), Benard ajoute que toute ces choses disparues laissent (seulement ou au moins) des noms purs derrière eux. Je me souviens qu’Abelard utilisait l’exemple de la phrase "Nulla rosa" pour montrer que le langage peut parler à la fois du non-existant et du détruit. Ceci dit, je laisse le lecteur à ses propres conclusions. »
Ceci dit pour le fun, sinon la politique, c’est bien ennuyeux.

#14670 | Répond au message #14668
Un TGV en 2040 ? - B. Javerliat - 10 novembre 2008 à  10:49

Mélenchon a très bien expliqué pourquoi il quittait un PS qui a Epinay s’était défini par son alliance à gauche, en particulier avec les communistes.

C’est, à mes yeux, bien là le problème : l’aile gauche du PS, qui s’est en partie exclue du PS la semaine dernière ne nous propose que le remake du « Programme Commun » issu d’Epinay. Sauf qu’à l’époque, le PC avait un réel poids électoral, et que depuis il y a eu la chute du mur de Berlin. La décision de JL Mélenchon, dont j’apprécie grandement les positions et les analyses, est sur ce point incompréhensible et à mon humble avis sans issue. Le PC ne représente plus rien électoralement parlant.

Il suffit de jeter un oeil sur le programme de Ségolène Royal et de prendre en considération ses stratégies d’alliances.

Vous faites sans doute allusion au MoDem de F. Bayrou. Rejeter par principe toute discussion avec F. Bayrou est politiquement improductif. F. Bayrou, dont j’apprécie aussi les positions et les analyses, à eu l’audace d’arracher le Centre à la Droite conservatrice pour l’ancrer clairement sur des valeurs républicaines d’égalité et de justice sociales. Déclarer doctement « le Modem, c’est la droite » c’est faire preuve au mieux d’une forte méconnaissance de ce qui se dit au MoDem, au pire d’une mauvaise foi partisane.

#14672 | Répond au message #14670
[HS]Un TGV en 2040 ? - bombix - 10 novembre 2008 à  12:08

Je ne poursuivrai pas cette discussion passionnante, parce qu’elle est HS. Depuis un certain temps déjà. On aura bien l’occasion de reparler de Bayrou. ;-) Pour l’instant, et pour recentrer sur la politique locale, je constate que M. Tanton est adjoint de S. Lepeltier.

#14674 | Répond au message #14672
Un TGV en 2040 - Ernest Duchâteau - 28 décembre 2008 à  19:07

On peut raconter ce qu’on veut sur les municipales, mais en tout cas, deux choses sont certaines :

 La première, c’est que le TGV à Bourges fut le dernier argument de campagne de l’équipe à Lepeltier qui distribua un beau journal essentiellement consacré à ce sujet dans les boîtes à lettres et devant la gare de Bourges le vendredi soir avant l’élection (une douzaine de militants UMP évinçant un Jean-Pierre Saulnier qui leva le camp écoeuré). Le leurre du TGV avait pour unique objectif de détourner l’attention des berruyers des vrais enjeux de l’élection municipale en les rassurarant sur l’avenir de leur ville. Ce fut indéniablement le "petit plus" qui permis à Lepeltier de passer la barre des 50% au premier tour. La supercherie a fonctionné !

 La deuxième, c’est que quoi qu’on pense des communistes, Guérineau a fait sa "sortie" une dizaine de jours après la défaite de la liste d’Irène Félix, alors que les militants du PC avaient jusque là fait une campagne exemplaire aux côtés de la leader PS. Tout le monde les a vu en grand nombre dans les réunions, sur les marchés, etc... Comment dans ces conditions leur imputer la défaite de la gauche ?

La vérité, c’est que l’échec de sa liste tient davantage au manque de charisme de la tête de liste et à des propositions pas suffisament convaincantes, le tout dans un contexte national où la gauche l’a souvent emporté dans des conditions bien pires qu’à Bourges ! Alors les suputations sur les alliances préférentielles du PC avec l’aile droite ou l’aile gauche du PS... Toute cette bouillie politicienne n’a plus guère d’importance aujourd’hui et Bombix ferait mieux d’oublier ses vieilles dents et rancoeurs contre le PC Berruyer (qui fut dominateur dans la ville) s’il veut produire des analyses plus crédibles.

#20957 | Répond au message #14662
Le maître étalon - bombix - 21 octobre 2008 à 19:56

Sur le site de l’association Bourges-TGV, Philippe Bensac publie un communiqué de presse (non daté ...) sur lequel on peut lire
« Je considère donc qu’à ce stade, contrairement aux affirmations du Député Fromion, le travail législatif des députés du Cher ne marque strictement aucune avancée. »
_«  l’objectif est maintenant de faire figurer notre LGV dans le programme préfinancé et limité dans le temps par l’Etat et doit donc être réévalué à 2500 kilomètres avant 2020, »
Ah oui ... Et quels moyens pour remplir ces objectifs ?
Bensac poursuit :« J’espère que la lecture au Sénat et les amendements qui y seront portés par nos deux représentants permettront ce rélèvement d’objectif ».

Après les députés, les sénateurs donc. Bensac continue son étalonnage. ;-)


#14476
Un TGV en 2040 ? - Militari - 19 octobre 2008 à 18:36

Tout à fait d’accord avec vous, mais tout le monde avait compris que la France, endettée comme jamais, le déficitaire budgétaire au bord du précipice, et les collectivités locales assommées par les transferts de charges, l’Etat n’allait tout de même pas s’engager sérieusement dans un projet dont la rentabilité financière est très aléatoire, et comme la rentabilité est l’idole du moment... Seul P. Bensac a laissé croire que cela était envisageable et comme d’habitude il s’est trompé ou a trompé son monde....Et dire que le BR de ce matin annonce que Bensac souffle à Pointereau la bonne idée de prendre la tête de l’UMP, il y a tout lieu de croire que la direction de ce parti va réfléchir avant de confier la présidence départementale à celui qui a réussi à "perdre" un conseil général imprenable pour la gauche (Pointereau), qui plus est cornaqué par un professeur tournesol qui inonde la presse de propos plus farfelus les uns que les autres (Bensac)....


#14452
Un TGV en 2040 ? - 20 octobre 2008 à  04:14

Ce n’est pas forcément un projet non rentable. Depuis un certain temps déjà, RFF réfléchit par anticipation au problème de la saturation de la LGV Paris-Lyon. Une ligne Paris-Clermont-Lyon pourrait être une solution.

Mais de toute façon il vaut mieux imaginer qu’il faudra un certain temps avant que ne se fasse cette ligne...

#14454 | Répond au message #14452
Un TGV en 2040 ? - Militari - 20 octobre 2008 à  09:09

Certes. Mais pourquoi avoir fait croire aux berrichons que tout était dans la poche à échéance rapprochée ? Les finances sont à sec, RFF au bord de la banqueroute, la SNCF portée vers un développement à l’international et l’on nous a fait miroiter une réalisation non seulement probable et, de surcroît, à échéance d’une génération ? Je puis vous dire que le réveil va être rude pour l’UMP locale : la sanction va tomber aux prochaines cantonales, régionales et législatives...à moins que les ciseaux de la tambouille électorale ne vienne redécouper les cantons et circonscriptions....

#14456 | Répond au message #14454
Un TGV en 2040 ? - Platoon - 20 octobre 2008 à  10:20

à Militari :
votre propos "l’Etat n’allait tout de même pas s’engager sérieusement dans un projet dont la rentabilité financière est très aléatoire" me semble tout à fait gratuit et non fondé.

Le représentant de la SNCF, dans tous ses exposés que j’ai pu suivre, a insisté et répété que le projet de nouvelle ligne (LN1bis) conçu pour permettre une liaison directe Paris-Lyon en moins de 2 heures, se créait ainsi un potentiel commercial considérable avec des perspectives de rentabilité jamais atteintes, (le moteur financier du projet) , tout en permettant la desserte et le raccordement des territoires du centre de la France.
Bien entendu ce n’est pas la clientèle de Bourges, de Nevers ou de Clermont-Ferrand qui justifie un tel projet. En revanche l’occasion de profiter d’une infrastructure à laquelle nous n’aurions jamais pu justifier à nous seuls la mise en projet, est véritablement unique.

Il n’y a pas lieu de faire la fine bouche, et de tergiverser. Sans tarder rentrons dans le jeu, marquons nos souhaits et nos exigences, tout en misant sur un mode de transport rapide, économe en énergie et capable de nous rapprocher considérablement des pôles économiques internationaux.

#14457 | Répond au message #14452
Un TGV en 2040 ? - Marcheur 2418 - 20 octobre 2008 à  10:45

Ce n’est pas le moment de se tirer dans les pattes pour le Projet qui pourrait relancer Bourges, tout au moins la stabiliser (car seul une LGV pour relancer l’économie ce n’est pas suffisant).

D’accord la majorité local s’est un peu avancé sur sa réalisation rapide et a basé une grosse partie de sa campagne là dessus.
Mais l’oppostion s’est un peu tue sur le projet voir pour certain continue de parler du POLT (soit l’Y inversé depuis le Berry vers Limoges et Clermont/Lyon)sachant que Limoges semble préferer un passage par Poitiers et la LGV Sud Europe Atlantique (du reste il font une erreur car cette ligne sera vite surchargé et il seront en impasse).

Non il faut être unie et montré qu’a Bourges on veut tous la LN1bis (Paris Lyon via Orléans et Bourges)le plus rapidement possible.
Au passage sur le principal forum spécialisé sur le train, ils pensent que tout Bourges croit à la LGV pour 2040.

Il faut montrer que cette ligne désengorgera la gare de Lyon et de Montparnasse par Austerlitz, permettra une désserte d’Orly, désenclavera tout le grand centre de la France, désengorgera la LGV Paris-Lyon voir Paris-Marseille (si la LN1bis se prolonge à Roanne jusqu’a Valence via Saint-Etienne), pourrait proposer une alternative au Paris-Toulouse via Bordeaux et enfin permettre des liaisons rapides (et sans passer par Paris) pour Bordeaux-Lyon et surtout Nantes-Lyon via le Berry.

#14458 | Répond au message #14452
Un TGV en 2040 ? - Militari - 25 octobre 2008 à  18:19

Il est certain que l’on peut toujours considérer comme louables de grandes idées générales surtout lorsqu’elles sont dépourvues de concrétude. D’une certaine façon, la crise financière et économique que nous traversons constitue une véritable roue de secours pour les sieurs Bensac et Pointereau qui vont pouvoir masquer leur échec derrière ce séisme mondial. La dépêche AFP confirme que la réalisation de l’ensemble des projets est compromise ou au mieux différée....C’est dire que notre mise à l’étude qui pouvait laisser espérer une ligne à grande vitesse à l’horizon 2050 repousse sans doute au XXIIème siècle le moindre espoir.....remarquez, une élection municipale très délicate méritait bien cela : Lepeltier a bien joué à Bourges, Pointereau, comme d’habitude s’est trompé, et a perdu à Vierzon. On comprend mieux l’empressement de l’UMP et des centristes à vouloir modifier le mille-feuilles administratif et les modalités de scrutin pour les prochaines régionales et cantonales, puisque le résultat, selon tous les sondages offs commandés par l’UMP, sont catastrophiques (même la région Alsace basculerait !).... Ne pas se tirer sans les pattes ne doit pas conduire non plus à verser dans la naïveté.

L

e financement des lignes TGV compliqué par la crise financière

Il y a 1 jour

PARIS (AFP) — En réduisant les vannes du crédit et en pesant sur les ressources des Etats, la crise financière pourrait compliquer la réalisation de certains grands projets d’infrastructure, comme les futures lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV).

Le futur TGV argentin, dont les travaux devaient commencer avant la fin de l’année, pourrait ainsi être retardé à cause de la crise, qui rend difficile le bouclage du tour de table financier, selon des sources argentines.

Selon la presse française, le projet subit aussi les effets de la fragilisation de la banque française Natixis, touchée par la crise et censée apporter 1,3 milliard de dollars.

En France, Réseau ferré de France (RFF) vient de reporter, pour cause de crise financière, la date limite de dépôt des offres pour la réalisation d’un nouveau système de télécommunication ferroviaire, baptisé GSM-R, un contrat d’environ 600 millions d’euros.

Du coup, le député UMP Hervé Mariton, rapporteur spécial du budget des transports, s’interroge sur les autres projets ferroviaires français.

"Si, sur un sujet comme le GSM-R qui n’est pas énorme et dont la rentabilité économique n’est pas contestée, on a déjà un report à cause de la crise, on peut se dire que c’est plus difficile pour les autres projets" ferroviaires, poursuit Hervé Mariton.

Le gouvernement veut construire 2.000 km de lignes à grande vitesse (LGV) de plus d’ici 2020, des projets qui exigent des levées de capitaux de plusieurs milliards d’euros et des engagements financiers sur au moins trente ans sans que la rentabilité en soit complètement assurée.

Et, souligne Jérôme Pouyet, professeur à l’Ecole d’économie de Paris,"si le gouvernement commence à injecter des milliards d’euros dans le système financier, il faudra les trouver quelque part, et on peut peut penser à la suspension de projets d’infrastructure", comme les LGV.

Sans que les LGV soient complètement annulées, on peut craindre qu’elles soient "au moins décalées dans le temps", ajoute l’économiste des transports.

"Une crise d’une telle nature va freiner des décisions qui impliquent des investissements financiers du contribuable ou des banques", abonde Jean-Pierre Audoux, président de la Fédération des industries ferroviaires françaises.

Chez Boygues Construction, candidat pour la construction de la future ligne Tours-Bordeaux, on souligne "les difficultés actuelles des banques à souscrire des engagements fermes pour des montants importants et des durées longues".

Les discussions avec les banques seront "plus difficiles", reconnaît Jean-Marc Delion, directeur général délégué de RFF, chargé de financer les LGV.

A cause de l’environnement financier, "bien sûr, j’ai des craintes", affirme Alain Rousset, président de la région Aquitaine, qui négocie actuellement le montage financier de Tours-Bordeaux qui doit voir le jour en 2016.

Pour lui, rien n’indique que le projet soit remis en cause. Quant à savoir s’il pourrait y avoir des retards, "cela va dépendre de la façon dont le gouvernement (peut procéder) à une sécurisation des plans de financement".

Si "l’Etat est capable de mobiliser 50 milliards pour les banques, il peut essayer de trouver quelques milliards pour sécuriser voire accélérer les projets d’infrastructure", ajoute l’élu, en référence aux sommes envisagées par le gouvernement pour recapitaliser les banques.

#14498 | Répond au message #14458
Un TGV en 2040 ? - B. Javerliat - 26 octobre 2008 à  07:07

D’une certaine façon, la crise financière et économique que nous traversons constitue une véritable roue de secours pour les sieurs Bensac et Pointereau qui vont pouvoir masquer leur échec derrière ce séisme mondial.

Faut pas pousser, quand même ! Ce "séisme mondial" n’est que la conséquence du système politico-économique défendu jusqu’à l’outrance par Bensac. Celui-ci ne peut donc pas se dédouaner en se réfugiant derrière la crise, il en est le co-auteur. Par contre, que ses amis plus haut-placés en profitent pour lui expliquer qu’il faut qu’il arrete de leur casser les bonbons avec "son" TGV, ça c’est sûr !

#14499 | Répond au message #14498