CULTURE EN QUESTIONS

"Il faut dire qu’on était punks..."

interview de Frédérique Marciniak et Erik Noulette (partie 1)
samedi 8 novembre 2008 à 14:24, par Mercure Galant

Frédérique Marciniak et Erik Noulette sont deux des responsables et membres fondateurs d’Emmetrop qui ont bien voulu retracer pour l’Agitateur l’histoire de l’association en dressant un tableau de son développement et de ses activités depuis sa création. Cette rétrospective ayant nécessité une longue interview, nous avons choisi de vous livrer celle-ci dans son intégralité mais découpée en quatre parties distinctes. Avis donc à celui ou celle qui prendra le risque de lire ce qui suit : il ou elle va plonger dans ce qui constitue près d’un quart de siècle de culture "underground" dans la bonne ville de Bourges !

Les années "ludiques"

"Il faut dire qu'on était punks..."

L’Agitateur : Avant tout, parlons de votre parcours personnel. Pourriez-vous vous présenter et nous expliquer ce qui vous a amené à Bourges. Etes vous nés ici ?

Erik Noulette : Non, je ne suis pas né à Bourges. J’y suis arrivé en 1981, pour entrer à l’école des Beaux-Arts en 1982. Je venais du nord de la France et j’avais commencé mes études d’Art en Belgique à l’Académie royale des Beaux-Arts de Tournai. J’ai donc poursuivi en passant les concours d’entrée sur une école nationale.

L’Agitateur : Pourquoi avoir choisi cette voie ?

Erik Noulette : J’ai commencé tôt car, tout de suite après la seconde, j’ai fait mes humanités artistiques en Belgique qui correspondait à l’époque à un bac A7. Tout ce cursus de la seconde à la terminale se déroulait déjà dans une école d’Arts. J’avais eu des pratiques artistiques et sportives avant, enfant et adolescent. C’était déjà inscrit en moi.

L’Agitateur : L’arrivée sur Bourges fut donc un saut dans l’inconnu ?

Erik Noulette : Totalement l’inconnu ! C’était la première école où j’ai passé le concours mais j’aurais pu être à Marseille, Avignon… j’avais fait une liste d’écoles d’Arts et je m’étais inscrit à quatre concours, mais le premier fut le bon.

L’Agitateur : Et pour ce qui concerne Frédérique ?

Frédérique Marciniak : Moi aussi je viens du Nord de la France, du Pas de Calais exactement. La région minière à côté de Lens. Pourquoi je suis arrivée ici ? Parce qu’on était une bande, on sortait ensemble…

L’Agitateur : Etes-vous de la même promotion de l’école des Beaux-Arts ?

Frédérique Marciniak : Non pas du tout, j’ai suivi un cursus normal jusqu’à la terminale. Et puis s’est posé la question de "quoi faire après ?" Il faut rappeler que le Nord Pas de Calais des années 80 subissait une forte crise économique et structurelle, avec les entreprises qui fermaient… J’avais quand même une vision assez « No Future »…

Erik Noulette : Il faut dire qu’on était punks à l’époque. (rires)

Frédérique Marciniak : Oui, il y avait urgence à bouger… et on est arrivés à cinq du Nord jusqu’ ici.

L’Agitateur : Vous étiez donc tout un groupe à suivre Erik pour son entrée à l’école des Beaux-Arts…

Erik Noulette : Oui, un groupe d’amis. De l’équipe de départ on reste trois, avec Elisabeth [1]que j’ai connue à Tournai.

Frédérique Marciniak : On n’avait pas vraiment l’intention de rester sur Bourges et même plutôt le souhait de descendre plus au sud.

L’Agitateur : Vous n’aviez pas encore l’idée de créer quelque chose à ce moment là ?

Erik Noulette : Non, pas au départ, en 82. On était étudiants, on assimilait l’enseignement… Mais on a quand même monté Emmetrop en 84. C’est arrivé dans notre parcours d’étudiants.

L’Agitateur : Qu’est-ce qui a déclenché cette initiative ? L’envie de proposer un autre type de spectacles ?

Erik Noulette : Au début nous étions une trentaine d’étudiants ne voulant pas rester enfermés dans l’école d’Arts. On souhaitait se confronter à l’espace social et à l’espace urbain mais on ne savait pas ce qu’on voulait faire. La première chose, ce fut un fanzine. Trois éditions parues sous le titre de « Grafos Oï Oï », bien punk, assez « no future », assez noir…

Frédérique Marciniak : C’est-à-dire qu’il y avait une envie de la part de beaucoup d’étudiants de l’école d’Arts de montrer pour chacun son travail personnel car il n’y avait pas possibilité de le faire à l’époque.

Erik Noulette : Après les choses se sont enclenchées. Dès le début de l’année 83, on a eu de gros liens avec la scène alternative parisienne…

L’Agitateur : Vous aviez noué des contacts ?

Frédérique Marciniak : On s’est retrouvé dans cette scène. On allait beaucoup aux concerts. C’était évidemment ailleurs qu’à Bourges que ça se passait…

Erik Noulette : On allait essentiellement à Paris. On n’a d’ailleurs pas honte de dire qu’on vient des milieux autonomes, alternatifs, squatteurs…

L’Agitateur : Comment évoluèrent les choses alors ?

Erik Noulette : Au début, nous sommes partis de rien. C’est simple, quand on a commencé à organiser des concerts avec Les Bérus, Ausweiss, les Brigades, les fleurons de la scène alternative, on attendait la période de nos bourses d’étudiants afin de pouvoir payer les régies d’avance et combler les déficits.

L’Agitateur : Est-ce que dès cette époque vous avez été amenés à solliciter les élus ?

Erik Noulette : Pas pour la création mais pour d’autres choses. On s’était vite fait repérés comme étant un groupe issu principalement de l’école d’Arts. On a plutôt travaillé sur l’espace urbain avec des commandes à trois francs six sous. Par exemple, on a réalisé des décors ou des interventions pour la vieille ville en fête. On faisait du décor urbain ou du décor de scène… D’ailleurs pour tous nos premiers concerts nous avons réalisé les décors de scène. On avait que quatre concerts par an alors on les bichonnait et on terminait par des fêtes monstrueuses ! (rires)

Frédérique Marciniak : Oui, en fait on a plutôt commencé par organiser des expositions et des finissages. La musique a commencé à apparaître à cette occasion, en lien avec les arts plastiques...

Erik Noulette : C’est vrai. Ce lien avec les arts plastiques a toujours été présent de par notre formation. On a donc commencé par de l’édition graphique, puis du décor urbain pour la vieille ville en fête… Avec nous, la mairie avait trouvé des équipes pas chères, très motivées et qui faisaient un peu mieux que les services techniques. (rires) Puis nous avons monté des expositions au château d’eau (qui était beaucoup plus accessible qu’aujourd’hui), au musée de l’école : une exposition qui s’appelait « liquidation totale » sous forme d’un supermarché de l’art bien avant que ça se généralise.

Frédérique Marciniak : On avait déjà trouvé des espaces comme des gymnases ou des vieux garages désaffectés que l’on voulait bien nous prêter le temps des expositions.

Erik Noulette : Et donc on s’est mis à faire des concerts sur les derniers jours d’exposition. On est entrés en lien avec la scène alternative et on a reçu les Bérurier noir , notre premier gros concert à la salle Germinal en 1985. C’était un concert réunissant les Washington Dead Cats, Ausweiss et Bérurier noir ! Donc après un an d’exploration graphique, urbaine…

L’Agitateur : Et cela sans aide ni financement particulier ?

Erik Noulette : Non rien n’était structuré dans ce milieu, il n’y avait pas de formation de managers. C’était des budgets sur la table. Les groupes prenaient ce qui restait pour payer les déplacements. Les sonorisateurs qui venaient de Paris étaient payés au lance-pierres, mais on arrivait à mettre en place une économie minimale tout en répondant à une réalité de la scène en termes de créativité.

L’Agitateur : Avez-vous senti tout de suite qu’il y avait une accroche au niveau du public ? Les gens étaient-ils demandeurs ?

Frédérique Marciniak : Il faut situer cela dans son contexte. Il n’y avait pas de salle de musique actuelle dans la région, hormis le Bateau ivre à Tours. On remplissait donc les salles car les gens venaient de loin : Clermont-Ferrand, Lyon …

L’Agitateur : Comment faisiez-vous la promotion de ces concerts ?
S’agissait-il essentiellement d’auto promotion de la part des groupes ?

Erik Noulette : Oui, il y avait l’auto promotion et ça passait aussi par les labels indépendants. Les groupes venaient avec leur « sécu » et puis il y avait une vraie solidarité inter-régionale… C’était une autre époque ! (rires) Nous essayons de faire perdurer cet état d’esprit dans un contexte économique du spectacle qui n’a plus rien à voir avec ces années là. Mais il y a toujours des atypiques, des artistes qui sont séduits par nos modes de fonctionnement et qui continuent à être attachés à la structure.

L’Agitateur : Revenons au parcours de Frédérique…

Frédérique Marciniak : Donc quand je suis arrivée à Bourges, j’avais fait ma Terminale et je ne connaissais pas le monde du travail. Mon premier job ça a été les centres aérés. On a également une formation d’animateurs. Je ne venais pas d’une école d’Arts mais en même temps ça me questionnait beaucoup j’avais une attirance pour le cinéma. Je me suis inscrite dans une école de cinéma à Paris spécialisée dans le son et montage, le CLCF (conservatoire libre du cinéma français) . De retour à Bourges, s’est posée la question de savoir ce que j’allais faire… Soit je continuais dans le cinéma mais je m’éloignais de Bourges et de l’association qui avait été créée, soit je restais sur Bourges en m’investissant dans l’association. J’ai donc tranché en 1987…

La naissance d’Emmetrop

Les Psychodiscotiks - inauguration du Nadir

L’Agitateur : Et comment avez-vous procédé au choix du nom de l’association ?

Erik Noulette : Le nom ? C’est l’ouverture du dictionnaire avec un doigt. À la manière Dada . Nous sommes tombés sur le mot « emmétrope » dont la définition est la suivante : « état de l’oeil dont la vision est normale ». On s’est dit « Putain, une non-maladie ! » On a trouvé ça génial par rapport à nos positions quand même assez radicales, assez dans les marges que ce soient par nos attitudes sociales, nos looks…

Frédérique Marciniak : On était punks quand même ! On avait la crête ! (rires)

Erik Noulette : Du coup ça devenait très subversif de défendre un concept de normalité en étant hors standard, hors intégration des codes de comportements les plus basiques. Cela nous excitait vraiment !

L’Agitateur : Le nom est donc arrivé avec la structure… Rien d’autre à ajouter avant d’entrer dans le détail du fonctionnement de l’association ?

Erik Noulette : Si, à partir de 1986-87, on a commencé à ouvrir de gros squats sur Paris . C’est Frédérique en école de cinéma qui a commencé à cause de la précarité…

Frédérique Marciniak : On n’avait pas le r.m.i. alors... mais on a été les premiers à l’obtenir par la suite !(rires)

Erik Noulette : Quand j’ai obtenu mon diplôme en 1987, je me suis inscrit à Paris VIII pour passer ma maîtrise d’Arts plastiques. On a ouvert alors un méga squat dans un immeuble, porte de Montreuil. On était vingt avec chacun des appartements individuels. On gérait le squat judiciairement, politiquement, « domestiquement » et on revenait les week-ends à Bourges pour faire les concerts. On n’avait pas de locaux, pas de subventions mais toujours cette accroche avec nos potes sur Bourges et l’association qui continuait à organiser 5 ou 6 concerts par an. On a continué en gérant le squat, les luttes politiques et les sans-papiers déjà, ainsi que des familles black…

Frédérique Marciniak : On connaissait aussi très bien le milieu libertaire et nous étions militants de cet activisme…

Erik Noulette : En 1989 nous avons été expulsés de notre squat. Nous revenions de Berlin lorsque nous avons trouvé toutes nos affaires sur le trottoir…

L’Agitateur : Vous étiez partis à Berlin ?

Frédérique Marciniak : Nous y sommes allés une première fois en 1985.

Erik Noulette : Oui, j’avais obtenu une bourse pour passer quatre mois aux Beaux Arts de Berlin. Notre parcours, entre le mouvement alternatif en France et ce qui se passait alors à Berlin… C’est à peine explicable ! J’avais une bourse pour aller aux Beaux-Arts de Berlin et je n’y suis allé que trois jours ! Sinon, je me suis pris Berlin en pleine figure : les expos, les fêtes, les manifs, et les squats…

Frédérique Marciniak : Et la musique ! Tout ce qui était la musique bruitiste, électro-acoustique, industrielle…

L’Agitateur : Ces séjours vous ont apparemment marqués !

Erik Noulette : Oui, c’était incroyable ! Tout ce qu’on a pu ressentir, apprendre, expérimenter à Berlin, ça fait partie du sédiment, du sens même d’Emmetrop. Cela a été aussi un apport d’un point de vue intellectuel et militant. Le dernier squat qu’on a ouvert a été influencé par cela. Il n’y avait quasiment que des artistes ou des sonorisateurs des gens, qui étaient dans le milieu de la créativité…

Frédérique Marciniak : C’était dur cette période des squats. Par exemple on n’avait pas d’eau. Il fallait aller la chercher tous les jours avec des bidons.

Erik Noulette : Oui, c’est là qu’on a mis à l’épreuve l’autogestion, comment organiser le ménage, les courses, les caisses communes, en même temps que les procès ! (rires).C’est tout le sédiment. Voilà pourquoi on est encore là 25 ans après avec Emmetrop. Toutes ces luttes des années 80 pour une musique différente, pour faire de la politique autrement, pour la récupération de l’espace urbain…mais on ne mettait pas de mots là-dessus à l’époque.

L’Agitateur : Donc au retour de Berlin, installation sur Bourges ?

Erik Noulette : Oui, ouverture d’un squat à Bourges avec le choix de squatter un bâtiment municipal parce qu’on en avait ras le bol des procès !

Frédérique Marciniak : Je n’ai pas le souvenir que ce soit du squat… Cet espace c’était la biscuiterie Dubois, place Malus…

Erik Noulette : …où résidait le collectif des musiciens de Bourges, le syndicat et le Secours Populaire…

Frédérique Marciniak : … qui nous a nourri quand même pendant quelques temps…

Erik Noulette : Quand on a su qu’un local se libérait, on l’a squatté sans demander au préalable à la Mairie.

Frédérique Marciniak : On en a juste parlé aux gens qui étaient là…

L’Agitateur : Il faut rappeler que c’était alors sous la municipalité de Jacques Rimbault.

Erik Noulette : Donc on a commencé à légaliser notre présence lieu sur la Biscuiterie Dubois. On y avait toute notre activité associative, nos ateliers d’artistes et on vivait là.

Frédérique Marciniak : On y a vécu… sans eau toujours. On allait la chercher au cimetière ! (rires)

Erik Noulette : On a passé un hiver sans chauffage et sans eau, à dix là dedans ! Tu apprends à te gérer, à gérer le collectif et en même temps tu dois aller voir la municipalité pour défendre ton projet et essayer de choper mille francs.

L’ Agitateur : La municipalité était-elle attentive alors à vos demandes ?

Erik Noulette : on était considéré comme les « jeunes qui viennent des Beaux-Arts »(rires) Il y avait déjà une méfiance politique à notre égard car on était libertaires, post-anarchistes (c’est-à-dire sans la fédération) , on était pas assimilables ! Mais en même temps, on nous appelait avec un certain amusement, les « forces vives » .

L’ Agitateur : Etait-ce un regard « bienveillant » selon vous ?

Erik Noulette : Bienveillant mais sans aucune compréhension réelle de ce qui se jouait et sans soutien très marqué au départ. Pour nous le vrai déclencheur, c’est la politique de la ville en 89. Avant, on avait juste une subvention de 2000 ou 3000 francs de la part de la ville de Bourges. On était tous au rmi …

Frédérique Marciniak : La première fiche de salaire c’est 1992, je crois… Un CES (Contrat Emploi Solidarité)

Erik Noulette : On a dû monter la structure économique. J’ai suivi une formation de Directeur de structure au CFPTS à Paris pendant un an. Il fallait des bases si on voulait que nos idées perdurent. Il fallait qu’on ait une conception de l’alternative qui ne soit pas dans les marges mais qui soit sub-structurative, c’est-à-dire qui questionne la centralité sans faire l’erreur des situationnistes c’est-à-dire de croire que tu vas changer la centralité. Nous on sait qu’on ne changera pas la centralité mais on doit avoir les outils de dialogue avec la centralité.

L’ Agitateur : Que nommes tu exactement la centralité ?

Erik Noulette : Pour moi c’est le pouvoir économique, politique… On a voulu faire voisiner nos idées avec la centralité. C’était le deuxième concept, après la période plus ludique de 84-88.

L’Agitateur : D’accord, donc l’association entrevoit des perspectives. Vous êtes alors dans un projet plus ambitieux avec une finalité…

Erik Noulette : Tout à fait, à partir de 89 on se dit que ce qui va nous rendre vraiment heureux c’est de faire un lien entre nos compétences, nos appétits, nos visions artistiques et un territoire. Même si on ne se le disait pas encore comme cela.

Frédérique Marciniak : J’ai fait plein de petits boulots : prospectus dans les boîtes aux lettres en banlieue etc… Au bout d’un moment, tu te dis que tu as plutôt envie de vivre de ton travail pour l’association. Donc on s’est formés. Moi, j’ai suivi une formation de manager du monde de la musique en 1991.

(à suivre...)

À lire

Seconde partie de l’interview : Spécialistes de rien

Troisième partie de l’interview : Il nous fallait un lieu

Dernière partie de l’interview : On est là pour amener « l’ailleurs » !

Chronologie sommaire

1981-1982 :

Arrivée à l’école nationale des Beaux-Arts de Bourges de quelques membres fondateur de l’association issus du Nord de la France.

1984 :

Création de l’association Emmetrop.

Expositions dans divers lieux de la ville.

Création d’un fanzine punk : « Grafos Oï Oï ».

Liens avec la scène alternative parisienne.

1985 :

Premier gros concert à la salle Germinal réunissant les Washington Dead Cats, Ausweiss et Bérurier noir.

Bourse d’études pour un voyage à Berlin.

Découverte des squats et du milieu artistique et alternatif berlinois.

Première année pour Frédérique de l’école de cinéma du CLCF à Paris.

1986-1987 :

Installation sans autorisation préalable d’Emmetrop à la biscuiterie Dubois, place Malus.

Création du premier Off, "le ouff", pendant le printemps de Bourges.

Réalisation de décors urbains pour la "vieille ville en fête".(86)

Ouverture de squats alternatifs et artistiques à Paris.

Obtention du diplôme de l’Ecole des Beaux-Arts d’Erik à Bourges, puis Maîtrise d’Arts plastiques à Paris VIII.

[1Elisabeth Delval, responsable du service communication et PAO à Emmetrop.

commentaires
"Il faut dire qu’on était punks..." - Mercure Galant - 16 novembre 2008 à 16:09

En complément sur le mouvement punk on peut lire cet article...


#14720