Espérances et réalités 2009
Edito-pastiche rédigé en l’honneur d’un billet de Philippe Bensac, maire adjoint de Bourges délégué aux nouvelles technologies de l’information et de la communication : Espérances et réalités 2009.
Pendant que les "racailles sarkozystes" de l’ultra droite jouent aux apprentis dictateurs, que leurs penseurs réactionnaires débordent de haine, que leurs organes de presse officielle "subventionnée" tentent des commentaires élogieux dans le seul but de flatter encore plus le pouvoir et qualifient de "terroristes" les opposants pour effrayer une population déjà étouffée, martyrisée, soumise au côté obscur du harcèlement mental Etatique, il est plus que jamais nécessaire et urgent de résister à ce libéralisme nihiliste.
La société occidentale fondée sur les idées humanistes des lumières françaises doit mieux se défendre en 2009 contre l’entreprise de destruction de ces valeurs historiques par le pouvoir en place et demeurer vigilante face aux risques externes de la pensée unique.
En particulier, le peuple Français, qui a su en son temps se libérer de la monarchie puis du nazisme, doit être prêt à assumer son rôle mondial de détonateur d’opinion sans chercher un quelconque maître pour le guider.
Notre espérance dans ce contexte réside essentiellement dans la poursuite de la lutte contre le glissement vers une nouvelle forme de régime : la démocratie totalitariste. C’est à dire la dictature voulue démocratiquement par les urnes.
Lutte pour les libertés publiques et contre la privatisation de la justice. Une justice impartiale et indépendante est la seule échappatoire possible à l’arbitraire, à la dérive mafieuse et affairiste de la société dans laquelle nous vivons.
Lutte contre la corruption, le copinage et le fait du prince.
Lutte pour que le droit de circulation et l’ouverture des frontières concernent les personnes et ne se limitent pas aux biens et aux capitaux.
Lutte pour que les pays riches ne restent pas enfermés dans leur tour d’ivoire et n’assoient pas leur prospérité sur le dos des pays pauvres.
Lutte pour une vraie mondialisation : nous sommes tous des terriens. La guerre économique que nous nous livrons ne peut aboutir qu’à un nivellement par le bas de nos conditions de vie et de nos libertés face à l’émergence de pays comme la Chine qui fondent leur développement sur l’esclavage moderne, la tyrannie et le mépris des droits de l’Homme.
Lutte pour que l’impôt retrouve sa vraie fonction de redistribution sociale et que chaque individu soit fier d’être en mesure de donner toujours plus à la collectivité. C’est le seul moyen efficace de venir à bout de la fraude fiscale, de la fuite des capitaux, des cadeaux démagogiques aux entreprises et aux stars du show business.
Lutte pour que les collectivités – Europe, Etat, Conseils Régionaux, Départements, Municipalités - n’échappent pas au contrôle et au veto du peuple une fois les élections passées.
Lutte contre le droit de propriété, puisque nous ne sommes que des locataires sur cette planète : personne ne peut se prévaloir d’être propriétaire de l’air, de la terre et de n’importe quelle ressource terrestre car il n’en est que le consommateur et non pas le créateur. L’égalité commence par là.
Toutefois, les réalités forment encore bien des troubles à cet esprit libérateur.
Poujadisme sarkozyste, égoïsmes locaux sans aucune vision globale, sectarisme libéral aboutissant à une déshumanisation de la société, irresponsabilité chronique des politiques qui donnent des milliards à des voyous de la finance au lieu de sauver les vraies victimes du capitalisme, criminalisation des opposants au régime, endormissement et manipulation du peuple donnant la majorité aux courants minoritaires, répression aveugle, peopolisation de nos dirigeants, bref risque important de sclérose avant disparition. Voilà ce que nous estimons constituer la dure réalité de notre corps social politique et économique.
Reste la sexualité et l’amour pluriel dans ce monde trop coincé.
Alors, pour cette année 2009 qui s’annonce tendue, nous souhaitons à toutes et à tous de donner et de recevoir le maximum de foutre possible au sein de l’Amicale des Partouzeurs du Cher dont la devise est : « il vaut mieux être un gros cochon qu’un vrai taré ».