Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner la gauche"

jeudi 12 mars 2009 à 00:05, par Charles-Henry Sadien

C’est le 12 mars qu’est sorti le premier livre de Yann Galut, Demain sera un autre jour. Dans cet ouvrage, le vice-président du Conseil Général du Cher revient sur son parcours politique, tente de se définir politiquement, propose une réflexion sur la gauche d’aujourd’hui et de demain en dressant un bilan tant local que national de la situation. Rencontre.

Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner la gauche"

L’agitateur : Pourquoi avoir fait ce livre, alors que les municipales sont derrière nous et qu’il n’y a pas dans l’immédiat d’élections majeures ?

Yann Galut : J’ai eu la chance d’avoir été élu député très jeune en 1997. J’ai vécu un mandat passionnant, notamment en ayant beaucoup travaillé sur le phénomène de la mondialisation. Puis, j’ai été battu et j’ai connu une traversée du désert de six années. Fin 2007, je voulais arrêter électoralement la politique. Il a fallu toute la force de persuasion d’Alain Rafesthain et de Jean-Pierre Saulnier pour que je reparte aux élections cantonales. Cela fut très dur. J’y suis allé la peur au ventre et j’ai fini par l’emporter, mettant fin à un cycle de défaites. Peu de temps après mon élection à la vice-présidence du Conseil Général, je suis tombé malade. Pendant ma convalescence, j’ai lu beaucoup d’ouvrages sur l’état de la gauche, j’ai alimenté mon blog et j’ai commencé à écrire. J’ai ressenti le besoin de prendre du recul, faire le bilan pour pouvoir repartir. Je voulais exprimer quelque chose, à la fois sur Bourges mais aussi sur l’analyse de la gauche. D’où je viens ? Quelle est ma gauche ? En résumé, la genèse du livre, c’est « où j’en suis ? »

L’agitateur : Justement, vos détracteurs vous reprochent votre manque de cohérence dans votre positionnement. Comment peut-on appartenir à l’aile gauche du PS, voter non au traité pour la constitution Européenne et voter pour Ségolène Royal qui soutenait le « oui » et qui veut travailler avec le Modem ?

Yann Galut : Je me sens plus à gauche que Ségolène Royal et Martine Aubry. Pour les présidentielles, il n’y avait pas de candidat de l’aile gauche du PS. On parlait de Strauss Khan, de Fabius et de Royal. Ségolène me paraissait être celle qui, au niveau du discours et de la forme, apportait le plus face aux « éléphants ». Mon choix s’est donc porté sur elle. Beaucoup de membres de l’aile gauche ont fait ce choix. Aujourd’hui, j’appartiens au courant « Espoir à gauche » de Vincent Peillon (clan Royal) et je me sens proche de Benoît Hamon (clan Aubry). Je ne fais pas partie d’une écurie présidentielle. Sur le fond, il n’y a aucune différence entre Ségolène Royal et Martine Aubry. Elles ont le même parcours, la même idéologie, la même analyse. Seulement, elles sont concurrentes et cherchent donc à se différencier. Je suis inquiet pour 2012.

L’agitateur : Comment définissez-vous votre gauche ?

Yann Galut : Ma gauche met en avant le rôle régulateur et protecteur de l’Etat, l’utilisation de l’impôt comme outil de juste répartition des richesses, la justice sociale, la reconnaissance de l’utilité des services publics. Ma gauche met en avant la volonté de régulation au niveau international. Si l’on avait appliqué la taxe Tobin, il n’y aurait jamais eu de crise financière, ou du moins, ses effets auraient été beaucoup moins douloureux. Engageons le dialogue collectivement sur la défaite pour imaginer une méthode qui nous permette de ne pas refaire les mêmes erreurs, notamment en partant trop tard. Attention ! Au niveau local, la faute n’incombe pas à Irène ! La trame de ce livre, c’est de savoir quel est l’avenir de la gauche. J’ai voulu contribuer au débat. Ma gauche n’est pas révolutionnaire. Mais elle n’est pas sociale-libérale.

L’agitateur : Vous écrivez que si c’était à refaire, vous ne voteriez pas non au traité européen. Vous seriez prêt à renier vos convictions pour contribuer à la paix au PS ? [1]

Yann Galut : Non, je n’ai pas écrit cela. Ou alors cela a mal été compris. J’ai voulu dire qu’en votant non, je pensais que cela allait débloquer les choses pour une autre Europe. Or, le non de gauche n’a pas trouvé de traduction politique. Une partie de la gauche est tombée dans la radicalité, l’autre a rejoint la direction du PS.

L’agitateur : L’Europe est-elle toujours un sujet de fracture à l’intérieur du PS ?

Yann Galut : C’est ce qui a entraîné la défaite de 2007. Aujourd’hui, il y a des tenants du oui dans toutes les motions. Par exemple, Hamon, tenant du non, est avec Aubry, tenante du oui. L’effet de cette coupure est en train de s’estomper. Tout le monde est d’accord pour dire que l’on ne peut redéfinir le rôle de l’Europe que sur les bases de la fiscalité, du dialogue social, de la participation citoyenne.

L’agitateur : l’analyse de la défaite est-elle un tabou au PS, tant au niveau national que local ? A Bourges, on a l’impression qu’il y a une espèce d’omerta.

Yann Galut : L’objet de ce livre est bien de briser ce tabou. Au niveau local, et au niveau national. Le PS s’est laissé impressionner par une droite qui martelait inlassablement le même discours sur notre soit-disant archaïsme. Or, la crise aujourd’hui nous donne raison. Obama est plus à gauche que nous. Il fait tout le contraire de ce que prônait Nicolas Sarkozy il y a deux ans. Obama a gagné parce qu’il tenait un discours de gauche. Il ne faut pas avoir peur d’être de gauche, de défendre la taxe Tobin, etc...

L’agitateur : Vous ne craignez pas que votre analyse sur les élections « imperdables » à Bourges soient interprétée comme l’expression de votre rivalité avec Irène Félix ?

Yann Galut : Je veux avoir un débat. Mais je ne veux pas que la gauche se déchire et qu’on attaque Irène Félix. Le but, c’est de mener une réflexion sur la défaite. Le fait de lancer cela à cinq ans des prochaines échéances municipales écarte tout esprit électoraliste. Mener cette réflexion avant aurait été prématuré car il était nécessaire de prendre du temps pour bien analyser la situation. Irène Félix n’est pas mon adversaire. Nous n’avons pas les mêmes méthodes de travail, nous n’avons pas les mêmes analyses mais nous sommes complémentaires. Je connaissais bien la façon de faire d’Irène Félix au PS, mais pas au Conseil Général. La vraie surprise que j’ai eu, c’est qu’après un an de débats au Conseil Général, je peux affirmer que sur le fond des sujets abordés, je n’ai jamais eu un seul désaccord avec elle. Et c’est pareil pour elle par rapport à moi. Il se peut qu’un jour nous soyons tous les deux en concurrence. Mais nous saurons trouver l’intérêt général pour faire gagner notre camp. Je n’ai aucun adversaire à gauche.

Comment proposez-vous de procéder pour éviter les unions de façade ?

Yann Galut : C’est plus de deux ans avant qu’il faut travailler collectivement pour porter la contradiction à la droite et plancher sur un projet alternatif pour Bourges. Un programme et une campagne ne doivent pas se construire seulement six mois à l’avance pour se résumer dans un tract de quatre pages. Pourquoi ne pas faire des primaires à gauche suffisamment tôt ? C’est valable aussi pour les Présidentielles. Il faudrait des primaires au début de l’année 2010.

L’agitateur : qu’est-ce qu’il manque à la gauche berruyère pour remporter ces élections municipales ?

Yann Galut : Dans une ville comme Bourges il faut ouvrir. Il faut rassembler à gauche, mais aussi s’ouvrir à la société civile, s’ouvrir à toute la population. Le taux d’abstention à ces élections était phénoménal. Nous n’avons pas donné envie aux berruyers de voter pour nous alors même qu’ils n’avaient pas l’intention de voter pour Serge Lepeltier. L’abstention a clairement permis à Serge Lepeltier d’être réélu « par défaut ». Je me souviens que Jacques Rimbault avait un lien très fort avec la ville. Des personnalités comme Jean-Pierre Saulnier et Marguerite Renaudat ont aussi ce lien, contrairement à Serge Lepeltier qui se sert de la ville.

L’agitateur : la question de la gauche « anti parti socialiste », risque de se poser à nouveau. Comment comptez vous construire un pont avec cette deuxième gauche ?

Yann Galut : Je ne sais pas si l’on va pouvoir contrer cela. Il faut avoir une explication publique. Est-ce que la solution c’est de continuer à faire élire Serge Lepeltier ? C’est à nous d’être plus forts, plus convainquants et plus ouverts à une liste de gauche radicale. Je suis ouvert au dialogue avec les tenants de cette liste. Mais si le dialogue n’aboutit à rien, il faudra clairement expliquer aux gens de gauche qu’ils prennent le risque de faire élire la droite en votant pour cette gauche-là. Il faut que l’on arrive au second tour. Pour cela, il faut convaincre les abstentionnistes et réunir les autres listes.

L’agitateur : Est-ce que cela sera suffisant pour battre Serge Lepeltier aux prochaines élections municipales ?

Yann Galut : Est-ce que Serge Lepeltier se présentera dans cinq ans ? Le peu d’intérêt qu’il porte à la ville me fait douter de cela. Tout me porte à croire qu’il n’aura pas un meilleur bilan. Bourges est un pis-aller pour lui. Bourges mérite un maire à temps plein. Pas d’un maire qui arrive à Bourges le vendredi matin pour repartir le lundi midi ! Aujourd’hui, il faut le dire : Bourges n’a pas de maire. J’en veux beaucoup à Serge Lepeltier de voir comment il se sert de la ville comme tremplin pour ses ambitions personnelles. On ne peut pas être élu pour six ans et deux mois après tout faire pour aller voir ailleurs. Et puis, il y a aussi la dimension de l’agglo. On ne peut pas partager agglo et municipalité. C’est une escroquerie intellectuelle. Il faut battre Serge Lepeltier en étant meilleur que lui. Mais attention : dans mon livre, je ne présente pas un projet pour Bourges, je propose une méthode pour gagner, qui est aussi valable au plan national. Ma vision pour Bourges, ce doit être une vision partagée. Bien entendu, j’ai déjà des idées en construction dans mon esprit.

L’agitateur : Lorsque l’on lit ce livre, on ne peut s’empêcher de penser que vous avez des ambitions municipales... Vous êtes déjà candidat pour 2014 ?

Yann Galut : Bourges, c’est ma ville. Je veux peser dans le débat des prochaines municipales. Je veux contribuer à définir à gauche une procédure pour désigner celui ou celle qui sera à même de gagner. Etre candidat est une question qui ne se posera qu’en fin de processus. Aujourd’hui, je ne peux pas déterminer si je serai candidat à la candidature. Même si je vois bien le travail formidable qui est accompli avec le Conseil Général , je ne peux que constater à quel point Bourges doit être une locomotive pour le Cher. Oui, je pèserai, avec Irène, mais aussi en essayant de faire émerger une nouvelle génération avec Pierre Dedet ou Mustapha Mousalli. Je ne sais pas à quel niveau, mais oui : je vais m’investir dans la préparation des municipales de Bourges.

L’agitateur : y aura-t-il une suite à cet ouvrage ?

Yann Galut : Oui, dans les trois ans qui viennent. Est-ce que ce sera sous la forme d’un livre ? Est-ce que cela prendra la forme d’un livre de Yann Galut ou d’un livre collectif, je ne sais pas. Mais il y aura quelque chose. Ce livre, n’est qu’un commencement.


Demain sera un autre jour, Yann Galut. Editions Avaricum Média. 200 pages - Format 14x21 - 15 euros. Débats sur le livre : www.yann-galut.com
Les éditions Avaricum Média sont une association loi 1901 pour l’édition d’ouvrages, d’essais, de documents, de livres dans divers domaines dont l’économie, la culture, la politique, le social, l’humanitaire ; organisation de conférences et de colloques ; apport d’une réflexion générale dans le débat public à travers tout type de média dont internet, ainsi que toutes autres actions à caractère culturel. Son Président est M. Régis Mautré.

[1Page 41-42 : « ... je considère que la réforme constitutionnelle inscrit dans le marbre le caractère libéral de la politique économique européenne ce qui n’est pas le rôle d’une constitution. Je décide donc de m’affranchir des règles du PS. Aujourd’hui, je n’aurais pas la même attitude. Avec le recul, je me rends compte que la division du PS sur cette constitution, en 2005, porte en lui les germes de notre défaite en 2007. De plus, contrairement à ce que je pensais, le front de gauche antilibérale qui est né à cette occasion n’a débouché sur aucune perspective politique. »

commentaires
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - Lucas - 29 mars 2009 à 19:51

Je viens de terminer le livre de Yann Galut.En l’achetant, je n’avais aucun à priori, voulant juste connaitre sa position par rapport aux dernieres municipales.
En fait, j’ai été surpris de la richesse des sujets abordés notamment sur la crise mondiale. Sur Bourges, je trouve son analyse assez juste même si je pense qu’une partie des communistes n’a pas joué le jeu.pour l’avenir, j’espère que mr galut et mme Felix trouveront une solution sinon la droite aura à nouveau un boulevard...


#22625
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - Solferoni - 29 mars 2009 à  21:18

C’est assez drôle de voir comment certains continuent de colporter cette antienne "des communistes qui n’ont pas joué le jeu". On se demande si ce n’est pas une manière de discréditer l’union de la gauche qui a prévalu à l’époque. Car rien dans les faits et dans les actes ne justifie cette assertion ; ou alors, il faut des preuves.

Croyez vous qu’aucune force politique ait le pouvoir de faire ou de ne pas faire voter les électeurs ? Dès lors où les communistes étaient sur la liste d’Irène Félix, comment imaginer que leurs électeurs n’aient pas voté pour eux ? Mieux : comment expliquer que les trois candidats aux cantonales sur Bourges (deux communistes et un socialiste), aient fait plus que la gauche unie conduite par Irène Félix ? Les trois candidats (Bedin, Guérineau, Galut) étaient en plus sur la liste. Etonnant non ?

Par contre, personne ne s’interroge sur ce qui a pu faire perdre l’élection de Bedin à 21 voix face à FTR. Où est la faille ? Tout le monde a-t-il joué le jeu à droite comme à gauche ?

#22626 | Répond au message #22625
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - monique - 29 mars 2009 à  22:02

Également, je viens de terminer le livre de MR GALUT, j’ai trouvé que son analyse est pertinente et démontre une certaine maturité de ce dernier. Bourges a voté sur un slogan et sur une tête d’affiche par défaut, en effet la gauche unie n’avait pas un leader charismatique pour s’opposer à la droite, mais pour 2014 je pense que si la gauche ne se déchire pas en interne vous avez un leader qui vient de murire. Bravo Mr Saulnier et Rafestein d’avoir repêchés ce nouveau leader de la gauche.

#22627 | Répond au message #22625
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner Yann Galut" - Fan de - 30 mars 2009 à  21:17

Moi aussi je viens de finir le livre de Mr GALUT, et je dois dire que déjà que je le trouvais brillant, intelligent, fiable et bien sûr...très séduisant, là je dois dire qu’en toute sincérité quel talent ! S’il ne finit pas maire de Bourges, au moins il devrait pouvoir rentrer à l’Académie française !

#22634 | Répond au message #22627
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner Yann Galut" - bombix - 31 mars 2009 à  00:05

S’il ne finit pas maire de Bourges, au moins il devrait pouvoir rentrer à l’Académie française !

Ou à l’Institut, comme historien des idées politiques et économiques ? ; voir par exemple ce morceau de bravoure : "Même si, au vu de la crise actuelle, Nicolas Sarkozy n’hésite pas à modifier une fois de plus son discours, pour
l’UMP, être moderne, c’est accepter l’ultra libéralisme,
prôner la dérégulation totale, imposer la société de marché.
Bref, en appeler à une doctrine politique dont les fondements remontent au moins au XVIIIe siècle et qui prennent
surtout leur envol au XIXe siècle, sous les plumes des anglais
David Ricardo et Adam Smith, ou encore du français Jean-Baptiste Say. Certes, au XXe siècle, les ramifications de leurs
théories économiques libérales trouvent principalement leur
prolongement chez Friedrich August von Hayek ou encore
chez Milton Friedman, catégoriquement opposés à toute
forme d’étatisme et de socialisme, mais il n’en demeure pas
moins que la modernité économique dont se revendiquent
les politiques de droite commence historiquement à dater.
" (p. 61)

On pourrait demander à YG si sa propre doctrine politique ne remonte pas elle aussi au XVIIIème siècle. Et si non, d’où vient-elle ? En tous cas, dans la bouillie qu’il nous propose pour critiquer l’UMP, tout est mélangé : le libéralisme économique, politique, culturel. Les libéraux classiques et les néo-libéraux. Peut-on rappeler à M. Galut qu’il se trouve même des libéraux modernes pour critiquer le capitalisme, au moins dans la forme qu’il a pris depuis une trentaine d’années ? (*)

Par exemple : « Le capitalisme est un système d’exploitation du travail fondé sur la propriété privée des moyens de production en vue du profit maximuim pour les détenteurs du capital aux dépens des salariés ; cela n’est pas discutable , ni par les capitalistes qui s’emploient en permanence à faire baisser le coût du travail pour accroître le retour sur investissement (rentabilité) , ni par les salariés qui doivent en permanence lorsque les conditions ne leur sont plus favorables (ex : chomage) se battrent pour leurs salaires,leurs conditions de travail et leurs droits sociaux. La lutte de classe n’est donc pas un fantasme marxiste, comme l’expérience des conflits sociaux nous l’apprend tous les jours. Mais le capitalisme est aussi lié à un système de distribution concurrentiel de marché qui oblige les entreprises à tenir compte de la demande solvable et donc à améliorer leurs produits et services et à baisser leurs prix pour accroître cette demande et surtout accroître leur part de marché vis-à-vis de leurs concurrents. En cela on peut dire que le capitalisme n’est pas par nature libéral et que spontanément une entreprise capitaliste tend à neutraliser ou à détourner la concurrence pour gagner une position de monopole qui lui permette de maximiser ses profits , mais il doit être forcé de l’être dès lors que la concurrence lui est imposée politiquement au nom du libéralisme du marché qui, en tant que tel, est donc favorable aux consommateurs (la concurrence fait baisser les prix et oblige à l’amélioration, voire à l’innovation des produits et des services) . Or chaque les membre d’une société, voire du monde dans le cadre de la mondialisation des marchés, est peu ou prou un consommateur potentiel. La concurrence est donc au service de la liberté de choix de ce dernier en cela elle est indissociable d’une économie qui laisse le choix aux acteurs (et en premier lieu les consommateurs) de l’économie de négocier les transactions selon leurs désirs et leurs moyens ; la concurrence relève donc d’une logique libérale économique globale, mais aussi politique dès lors qu’elle exige la mise en place d’un droit de la concurrence pour faire pièce au risque monopoliste permanent qui relève de la logique d’intérêt de chaque entreprise.

Cependant cette tension entre monopolisme capitalisme spontané antilibéral que j’appelle "ultra-capitalisme sauvage" (et non pas ultra-libéralisme) et le libéralisme économique régulé socialement et politiquement dans le cadre du marché concurrentiel ne règle pas pour autant la question de l’exploitation du travail salarié ; or nous savons que le libéralisme ne se limite pas à l’économie mais s’affirme d’abord comme une philosophie globale de la vie sociale qui accorde à tous les mêmes droits contre les puissants, l’état tout d’abord, mais aussi ceux qui dispose du pouvoir économique (la capital) ; la vraie question et la plus difficile est donc d’articuler le libéralisme politique et le libéralisme économique pour réguler le capitalisme de telle sorte que celui-ci n’impose pas la liberté des uns, les détenteurs des capitaux, minoritaires, , aux dépens de la liberté de la grande majorité des autres, les salariés, producteurs et consommateurs. » (souligné par moi) (**)

On est bien loin avec ce « monopolisme capitalisme spontané antilibéral » ou « ultra-capitalisme sauvage » de la conception libérale des classiques du XVIIIème siècle, surtout si on ajoute les conséquences du monétarisme qui est l’origine directe de la crise actuelle.

Bref, sur ces questions comme sur celle de l’état (voir mon article), M. Galut pourrait encore "approfondir sa réflexion" ...

Ce petit commentaire pour alimenter "la démocratie participative" tant vantée pendant la campagne des présidentielles par YG, mais qu’il se garde bien de pratiquer en répondant aux critiques argumentées que l’on oppose à ses thèses et propositions ... ;-)

(*) Cette forme est-elle métamorphose ou accomplissement ? La question est débattue par les auteurs marxistes (eh oui, il en reste !) qui pensent au contraire que le capitalisme qui s’épanouit sous nos yeux est un "capitalisme pur", et non un capitalisme perverti. S’ils ont raison, le projet d’articuler libéralisme politique et libéralisme économique de façon à respecter "la liberté de tous" est au mieux un voeu pieux, au pire une supercherie et une mystification. Voir par exemple le dernier livre de Denis Collin, Le cauchemar de Marx.

(**) Extrait d’un article de Sylvain Reboul, sur Le rasoir philosophique L’auteur défend un libéralisme — machine "à produire de la richesse" comme dirait M. Rocard — qui rompt avec "l’ultra-capitalisme-sauvage" qui est le modèle qui au fond inspire Sarkozy.

#22635 | Répond au message #22634
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner Yann Galut" - 31 mars 2009 à  06:53

le projet d’articuler libéralisme politique et libéralisme économique de façon à respecter "la liberté de tous" est au mieux un voeu pieux, au pire une supercherie et une mystification.

La construction européenne en la démonstration par l’exemple.

#22636 | Répond au message #22635
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner Yann Galut" : que Bombix se taise - Bixboum - 31 mars 2009 à  21:11

Bombix tu fais mal à la tête avec tes analyses, tu dois surement être le seul à te comprendre. Ne cherche pas à me répondre, cela ne menera à rien je le sais, mais à force de te lire je tiens à te dire que tu m’apparais comme un anti-Galut confirmé puisque tu ne cherches uniquement que le moyen de rabaisser son oeuve et ses actions depuis que je consulte l’agitateur. Etre objectif et pas partisan, tel est ton dilemme.

#22638 | Répond au message #22635
Bixboum président de fan club... - Mister K - 31 mars 2009 à  21:50

que Bombix se taise

Déjà, Bixboum, tu commences très mal. Ici, tout le monde peut s’exprimer et personne n’a d’ordres à donner à quiconque.

Bombix tu fais mal à la tête avec tes analyses

C’est bon signe, c’est signe que tu en as une...

Ne cherche pas à me répondre

Décidément, t’es caporal pour donner des ordres comme ça ?

tu ne cherches uniquement que le moyen de rabaisser son oeuve et ses actions depuis que je consulte l’agitateur.

L’oeuvre de Galut, enfin son bouquin, est quand même critiquable et pas si génial que le fan club de Galut veut bien le dire (pour moi, son bouquin est plutôt très moyen à part la partie sur la critique du bilan et de l’action de Lepeltier). Vous êtes certainement un partisan de Galut, mais il faut admettre qu’il puisse être critiqué. Et puis, à la limite, c’est pour son bien...Etre entouré de courtisans n’est pas spécialement utile, bien au contraire...moi, je dis ça, je ne dis rien.

Etre objectif et pas partisan, tel est ton dilemme.

Je crois que, sans aucun doute, on peut te retourner le compliment.Cela fait un peu école maternelle, mais finalement, ça correspond bien à l’image du PS du moment (enfin, j’ai peur que ce soit un peu plus qu’une image).

Aller, pour la route, une petite citation qui réjouira certainement JMP : "Ils nous donnent des idoles nous voulons des héros" (Expérience). Je crois qu’au PS, il y a beaucoup trop d’idoles et pas assez de héros. Ne faites pas de Galut une idole.

#22639 | Répond au message #22638
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner Yann Galut" : que Bombix se taise - Jean-Baptiste Friedman alias Adam von Hayek - 1er avril 2009 à  08:02

Continue bombix, il semble que tu appuies là où ça fait mal !

PS : S’il y a d’autres extraits dans le genre à nous communiquer, n’hésite pas à nous les envoyer

#22643 | Répond au message #22638
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - Sainte-Beuve - 24 mars 2009 à 22:49

J’ai lu le livre. Outre la cohérence qui lie ses propos et ses idées du début à la fin de l’ouvrage - que ses analyses touchent au local, au national ou à l’international -, je crois que le livre de maître Galut a un mérite principal : il cherche à comprendre les lois qui régissent aujourd’hui notre société. Une quête sans prétention au demeurant, sans volonté d’endoctrinement, au titre d’une nouvelle raison. Il ne regarde pas non plus les nombreuses questions abordées comme épuisées. Tout juste révèle-t-il des convictions, que d’aucuns peuvent trouver idéalistes plus que matérialistes. N’empêche, ses engagements dépassent le strict cadre de la posture : SOS Racisme, Sans-papiers de Saint-Bernard, Tibet, taxe Tobin, École de l’Internet, comité de refus ADN... Il semble que pour Yann Galut il n’est pas vain de s’interroger sur une définition de la gauche, à condition de ne pas croire à la fin de l’histoire. À condition d’ancrer cette définition dans des projets collectifs, fédérateurs et partagés.


#22573
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire monter la sauce." - julien BERNICHON - 13 mars 2009 à 16:33

Petite analyse textuelle de l’article qui me laisse perplexe à un certain moment :

D’un point de vue national, sur les relations Aubry et Royal, Y. Galut dit :

"Sur le fond, il n’y a aucune différence entre Ségolène Royal et Martine Aubry. Elles ont le même parcours, la même idéologie, la même analyse. Seulement, elles sont concurrentes et cherchent donc à se différencier. Je suis inquiet pour 2012. »

Cette dernière phrase est laissée en suspend. Mais on a bien compris qu’il craint une guerre d’égo. (si j’ai bien compris sa crainte)

« D’un point de vue local, il dit à propos de ses relations avec I. félix :

"Nous n’avons pas les mêmes méthodes de travail, nous n’avons pas les mêmes analyses mais nous sommes complémentaires. Je connaissais bien la façon de faire d’Irène Félix au PS, mais pas au Conseil Général. La vraie surprise que j’ai eu, c’est qu’après un an de débats au Conseil Général, je peux affirmer que sur le fond des sujets abordés, je n’ai jamais eu un seul désaccord avec elle. Et c’est pareil pour elle par rapport à moi. [ C’est là où je ne comprends pas le lien logique avec la phrase suivante] Il se peut qu’un jour nous soyons tous les deux en concurrence. Mais nous saurons trouver l’intérêt général pour faire gagner notre camp. Je n’ai aucun adversaire à gauche. »

On comprend à la lecture de l’article que Yann Galut ne partage pas les méthodes et les analyses d’Irène Félix au sein du parti socialiste. Mais au niveau local, sur le fond, il n’y a aucune différence entre royal et Aubry,… euh...non ! entre lui et Félix. Permettez-moi de dire, à mon tour, à propos de l’élection municipale, (qui je crois est une élection locale, ah ce fameux local là où tous les socialistes sont heureux et se retrouvent !) : Je suis inquiet pour 2O14.
« je n’ai aucun adversaire » ça veut dire quoi, aucun qui vaille ? aucun à ma taille ? L’emploi de la négation est comme la tautologie, la pensée devient sibylline.

Quant au titre, il est une tautologie qui rend bien sûr toute interprétation fantasmatique possible.

Le livre aurait pu s’intituler :

Hier était un autre jour . Le titre aurait été plus juste pour un livre qui revient sur le parcours personnel de l’auteur, sur l’analyse de l’échec de la gauche à Bourges, et la critique des années Lepeltier.

Demain sera un jour comme les autres  : puisque personnellement ce que je vois et comprends c’est que la rivalité de Yann et d’Irène qui remontent à la nuit des temps (heureusement qu’ils ne sont pas nés le même jour, la même année, au même endroit ; vous imaginez le foutoir à la maternité !) va continuer. Je le dis avec sincérité ; je trouve que les rivalités entre Félix et Galut sont une des plaies de la gauche du Cher. Je n’arrive toujours pas à comprendre qu’une ville, un département voire un pays (et sans doute un jour une planète, un univers, car demain sera un autre jour intersidéral) puisse être l’objet d’une cristallisation à ce point carriériste. J’en arrive à penser que c’est peut-être normal, je veux dire, ce n’est peut-être pas la place de la gauche que d’être au pouvoir...

Je m’interroge sur l’article par sur le livre que je lirais ce week-end si on me l’apporte.


#22505
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire monter la sauce." - Sainte-Beuve - 13 mars 2009 à  22:43

Tautotogie : désigne en logique une proposition dont le prédicat répète le sujet - en termes identiques ou non. Exemple 1 : le vivant est ce qui vit. Exemple 2 : "le livre que je lirais ce week-end si on me l’apporte". Une chose est sûre à la lecture de Julien B. c’est que non content d’être au moins licencié en sociologie, il est aussi docteur ès "tautologie". Un titre éminent qui le pousse naturellement à une certaine condescendance, et à revendiquer qu’on lui "apporte" l’ouvrage, ce que nous comprenons aisément. Après tout il y aceux qui pensent et ceux qui portent. Un titre que l’on trouve NPA, entendez "nulle part ailleurs".

#22509 | Répond au message #22505
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire monter la sainte-beuve." - julien BERNICHON - 14 mars 2009 à  00:44

oh ! condescendant ! Vous titillez ma faille narcissique.

#22511 | Répond au message #22509
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - Serge Lepeltier - 12 mars 2009 à 16:20

De la part de Serge Lepeltier

Je n’ai naturellement pas à rentrer dans le débat ouvert par le livre de Yann Galut et votre interview parfaitement légitime. Je veux simplement m’insrire en faut sur 2 points dont l’un est parfaitement mensonger dans les propos de Yann Galut :

1° point Ma semaine s’organise en moyenne de la façon suivante : je suis à Bourges 5 jours sur 7 (Du jeudi au lundi inclus) et les 2 autres jours (mardi et mercredi) sont consacrés à mes autres fonctions (le plus souvent d’ailleurs en lien avec la défense de dossiers de Bourges). Je tape d’ailleurs ce commentaire aujourd’hui de mon bureau à la mairie et nous sommes jeudi ! De nombreuses personnes peuvent témoigner de cette organisation : chauffeurs, secrétariat mais aussi vice-présidents de l’agglo avec qui nous avons une réunion presque chaque lundi soir !! Alors pourquoi mentir ? Cela ne relève pas le débat et me semble complètement inutile sinon pour se poser en seul opposant à Lepeltier, objectif évident chez Yann galut. Les Berruyers sont d’ailleurs suffisamment grands pour juger par eux-mêmes. Je pourrais dire que présent 5 jours par semaine à Bourges, je n’y rencontre jamais Yann Galut et donc qu’il n’est pas présent à Bourges. Ceci n’aurait bien sûr aucun sens.

2° point Ma candidature à la région n’est pas le fruit d’un désintérêt pour Bourges bien au contraire. Je suis convaincu que la meilleure façon de défendre Bourges et le Cher est de jouer un rôle à la Région qui me semble la collectivité qui dans l’avenir avec l’agglo aura le plus d’influence dans le développement économique et l’attractivité des territoires. Mais autant je regrette le 1° point, autant je peux comprendre le débat politique sur ce 2° point.

Les berruyers qui me voient en permanence sur le terrain étudier et vérifier l’avancement des projets peuvent juger de mon implication toujours totale dans ma ville. J’ai confiance en eux pour faire le moment venu la part des choses comme ils ont su si bien le faire en 2008.

Merci en tous cas pour ces lieux de débat utiles à la démocratie.

Serge Lepeltier
Maire de Bourges
(Eh oui n’en déplaise à certains)


#22488
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - Mister K - 12 mars 2009 à  19:29

Tout d’abord, merci de prendre part au débat. Vous faites bien souvent l’objet de critiques dans ces pages, et c’est heureux que vous puissiez y répondre personnellement. C’est même plutôt courageux. Comme vous vous en doutez, la brosse à reluire va s’arrêter là.

Sur le sujet lui-même, de votre présence à Bourges 5 jours sur 7, je veux bien vous croire sur parole et je ne demande pas de témoins. Mais il ne faut tout de même pas prendre les gens pour des idiots : vous avez été ministre durant 14 mois, période pendant laquelle vous avez laissé votre charge de maire à un adjoint. Vous avez été député de 1993 à 1997, sénateur de 1998 à 2004, ministre de 2004 à 2005, depuis 2008 vous êtes Président du comité de bassin Loire Bretagne. Et il me semble qu’après 2005, suite à votre poste de ministre on vous a attribué un rôle à la Banque de France. Bref, depuis votre élection en 1995 comme maire de Bourges, vous n’avez quasiment jamais eu comme seule tâche, la gestion de la ville de Bourges. Alors, on pourrait dire que vos différentes fonctions ont servi à la ville de Bourges. Malheureusement, on ne peut pas dire que Bourges bénéficie d’une image de ville à la pointe de l’écologie par exemple...loin de là. Bref, forcément, même si vous avez une force de travail extraordinaire, on est obligé de penser, qu’en moyenne, vous n’avez pas consacré réellement 5 jours sur 7 à la ville de Bourges. Et si c’est le cas, ça ne se voit vraiment pas. La meilleure partie du bouquin de Y. Galut est vraiment la critique de votre action (ou inaction) à la tête de la ville de Bourges. Et franchement, vous aurez du mal à y répondre. Ensuite, même si vous êtes présent physiquement à Bourges, rien ne vous empêche de travailler sur des dossiers autres, bref, d’avoir la tête ailleurs. Conclusion, Y. Galut a peut-être tort sur la forme. Dans le fond, il a totalement raison. Vous ne vous consacrez pas pleinement à la ville de Bourges. Vous vous en servez comme tremplin.

Je vous concède que tout cela renvoi au problème du cumul des mandats. Que vous n’êtes pas le seul à pratiquer de la sorte et que vos adversaires politiques font strictement la même chose que vous. N’empêche que cela est critiquable. On ne vous le reprocherai pas si, malgré vos cumuls, vous aviez un bon bilan. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Vous allez me rétorquer que ce n’est pas l’avis de la majorité des berruyers...sauf que vous savez très bien que vous avez eu, encore une fois, beaucoup de chance aux dernières élections.

Alors maintenant, votre esprit est à la région centre, avec l’obstacle des primaires UMP. Si vous échouez, nul doute que vous allez encore courir un autre lièvre. Est-ce que tout ça bénéficie à Bourges ? A mon avis, non. Mais il vous reste encore 5 ans pour me faire mentir. Honnêtement, j’en serai très heureux.

#22491 | Répond au message #22488
Hallucinant, incroyable, étonnant, Serge Lepeltier réponds à Yann GALUT. - Gerald - 12 mars 2009 à  19:56

Monsieur LEPELTIER réponds à Yann GALUT, est ce la une nouvelle méthode que le maire de Bourges se sente obligé de se justifier aussi rapidement, maladroitement et légerement à Yann GALUT, n’avez vous pas un conseil en communication, si oui alors virez le.
Enfin, on a une véritable opposition au maire et il s’appelle Yann GALUT puisque aujourd’hui il vient d’être intronisé comme opposant officiel de Monsieur LEPELTIER pour la mairie de Bourges en 2014.

Une opposition visible qui inquiéte le maire de Bourges pensant de faite lancer la campagne municipale 5 ans avant la date. Vous pensez bien Monsieur le maire que cela va être long, comment allez vous mener plusieurs combats en même temps Novelli,la région, GALUT, la banque de france.... dites moi comment allez vous pouvoir diriger Bourges avec un tel programme et surtout vous venez d’annoncer officiellement que celui qui vous fait peur aujourd’hui pour 2014 est le challenger Yann GALUT, qui vous a déja battu dans une autre catégorie.

#22492 | Répond au message #22488
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - Cactus - 12 mars 2009 à  22:52

La première méthode pour faire gagner la gauche c’est de la faire exister.
Eh bien, le fait assez inédit que Serge Lepeltier prenne la plume de manière si précipitée et laisse un message sur l’agitateur (Y a t’il eu un précédent ?) a le mérite de montrer que Yann Galut incarne cette gauche qui existe.

Espérons qu’avec lui on n’en restera pas là et qu’il saura animer et conduire une équipe qui propose une réelle alternative à cette ville.
Yann Galut voulait faire de ce livre une première étape, on peut dire que jusqu’à présent il a plutôt réussi.

#22494 | Répond au message #22488
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - don diego de la vega - 13 mars 2009 à  00:55

la présence sur Bourges de Monsieur le maire Mr Lepeltier n’est pas aussi réelle que ce qu’il affirme !

personnellement, j’ai jamais vu ce Monsieur dans les quartiers Nord de la ville, même pas au marché du mercredi !
alors que Monsieur Galut y est visible régulièrement, et que ce soit rue de turly, à cap nord ou encore je me rappel pour la défense du supermarché STOCK à la chancellerie.
Pas une fois on a eu échos d’un point rencontre ou d’une permanence pour rencontrer Monsieur Lepeltier !
alors que Monsieur Galut est présent régulièrement au val d’auron et à l’aéroport, que ce soit sous la pluie, la neige ou même la chaleur, et ça je l’ai vu de mes propres yeux !

le fait que Monsieur Lepeltier réponde personnellement à Monsieur Galut, place ce dernier dans une position de rival légitime pour de prochaines échéances électorales. Je ne me rappel pas de précédent avec Madame Félix !
Espérons que les débats seront intéressants et surtout que les projets dynamiseront notre ville. Car tout le monde à pu constater que Bourges à perdu des habitants, des emplois et que les jeunes se sauvent de notre ville car il n’y se passe rien (pas d’animations, peu de poursuites d’études...)et que l’activité économique n’est pas terrible.

Si la droite a échouée alors pourquoi pas la gauche pour un autre avenir...
Autre avenir que de faire de Bourges une ville dortoir pour retraité...

#22496 | Répond au message #22488
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - 13 mars 2009 à  23:31

Finalement, si je comprends bien les réactions sur le bouquin, on a un peu le bon, la brute et le truand.
Le premier, solennel, Serge, dit "c’est pas vrai c’est qu’un menteur moi je suis toujours là. Y’a qu’à voir comment j’assure dans ma ville. D’ailleurs je vous le prouve je suis dans mon bureau, sauf le week-end où chuis à la Capitale et Ploufagran en même temps, et y’ a des témoins. Et même quand chuis pas là, et ben chuis quand même là. Et pis c’est c’ui qui dit qu’y est."
La seconde, Irène, impératrice peu indulgente, par voie de presse du haut de sa grandeur juge ce qui est convenable ou pas. Du genre "Oh mon dieu qu’il est bête celui là et pis y fait que son intéressant. Et pis moi, moi, je ne parle jamais de moi. Mon ami à moi, très intéressant, et qui s’appelle Laurent, écrit des vrais livres dans lesquels il raconte qu’il mange des carottes râpées et aime la Star Académie et ça c’est intéressant".
Le dernier, brouillon, Julien, qui s’est sans doute trompé de cour, s’exclamant "Moi aussi, moi aussi, j’ai des choses à dire. Et pis je sais lire d’abord. Et je suis encore plus à gauche. Et pis je tourne à gauche une fois, pis deux, pis trois fois et pis me voilà à droite. Na !"
Mais quelle débauche d’égotisme... Tous révèlent leur incapacité à élever le niveau. Ils se débattent dans leurs seules contradictions d’enfants gâchés de la politique. Tous prétendent pourtant parler au nom du peuple. Aucun ne s’adresse réellement à lui.
Non, décidément, les figures politiques locales ne font plus, mais alors plus du tout illusion. Oui, assurément, le livre de Galut, par son souci de partager une réflexion est loin d’être anodin, et en fait un candidat digne de ce nom.

#22510 | Répond au message #22488
Yann Galut : "Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - Mister K - 14 mars 2009 à  10:40

Oui, assurément, le livre de Galut, par son souci de partager une réflexion est loin d’être anodin, et en fait un candidat digne de ce nom.

Cette phrase est vraiment intéressante. Et ce d’autant plus qu’elle vient vraisemblablement d’un défenseur de Y. Galut si ce n’est d’un proche. Et dans ce cas là, il faut souligner le :

et en fait un candidat digne de ce nom

En décrypté, ce dont ne parle pas et n’ose pas parler Galut (mais qu’il suggère quand même très fortement en se mettant en avant), ses "amis" en parlent. Merci les "amis" de décrypter pour ceux qui n’auraient pas bien compris.

#22513 | Répond au message #22510
Yann Galut : " Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - 12 mars 2009 à 10:12

Voila un bel exemple de brosse a reluire qui n’a rien a envier a la PQR. Les questions qui fachent sont bien évitées :
 Pourquoi ne pas avoir proposé une "méthode pour faire gagner la gauche" lors des dernieres municipales ?
 Pourquoi ne pas avoir ainsi critiqué Serge Lepeltier durant la campagne ?
 Pourquoi n’avoir apporté qu’un soutien de facade à I. Felix ?

La réponse est simple mais inavouable : pour pouvoir prétendre à la mairie de Bourges, il fallait d’abord se debarasser d’I. Felix, quitte a faire elire S. Lepeltier.

Decidemment, que ce soit au local ou au national, le PS n’est que magouilles et peaux de bananes


#22483
Yann Galut : " Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - Jean-Michel Pinon - 12 mars 2009 à  10:41

Aaah, toujours les même dégueulards (trois ou quatre qui sont à gauche mais qui naviguent à droite avec leurs "potes" de l’UMP et puis un ou deux autres aigris, virés de partout, même de l’agitateur) qui vomissent tout ce qu’ils peuvent, toujours sous couvert d’anonymat, parce qu’en plus, ce n’est pas le courage qui les fait respirer. Moi, quand je m’attaque à quelqu’un, je mets toujours mon nom, c’est une question de respect. Je ne procède pas par des petites attaques minables et des accusations viles. Alors bon, comme je suis bien élevé, je vais encore prendre mon temps pour répondre au message de quelqu’un qui n’a même pas le moindre respect pour moi.

Voila un bel exemple de brosse a reluire qui n’a rien a envier a la PQR. Les questions qui fachent sont bien évitées :
 Pourquoi ne pas avoir proposé une "méthode pour faire gagner la gauche" lors des dernieres municipales ?
 Pourquoi ne pas avoir ainsi critiqué Serge Lepeltier durant la campagne ?
 Pourquoi n’avoir apporté qu’un soutien de façade à I. Felix ?

Cher individu, Comme vous pouvez le constater, je pose la question dès le début de l’interview. Il n’y répond pas tout à fait. Mais je vous invite à lire le ouvrage car il rapporte une réponse. Il explique s’être mis à disposition d’Irène Félix mais celle-ci l’aurait placé en fin de liste et n’aurait pas cherché à beaucoup l’impliquer dans cette campagne. Irène Félix étant le "chef d’équipe", Y G a fait ce qu’on lui demandait, il était présent à toutes les réunions. A ma connaissance n’a pas jeté de peau de banane. Par contre, il s’en ai pris quelques unes aux cantonales (et elles ne venaient pas d’Irène Félix)...

Après, il y a mon sentiment personnel. Pour moi, Y Galut qui a deux ou trois ennemis ne voulait pas être accusés d’être parachuté puisqu’il venait de se réinstaller à Bourges. Je me souviens que déjà, pour les législatives, il m’avait dit après une interview qu’il n’estimait pas avoir la légitimité pour se présenter au municipales. il était en pleine "traversée du désert" et il a fait profil bas, a pris le temps de se "réintégrer à la ville" de rencontrer les gens etc...

Je ne pense pas que l’on puisse parler de soutien de façade. si je prend mon cas personnel, je peux dire que bien sûr, j’espérais la victoire d’Irène Félix, ne serait-ce qu’au nom de la saine alternance. Mais la campagne d’Irène Félix ne m’a pas enthousiasmé plus que celà, elle ne m’a pas donné envie d’aller crier sur tout les toits, tels un belzébite sauvage "votez Irène !". A mon avis, Y Galut, mais aussi de nombreux militants et habitants des quartiers nord étaient dans cet état d’esprit.

La prochaine fois qu’un anonyme qui me veut du bien m’insulte en affirmant que je passe de la brosse à reluire, c’est direct à la poubelle. Je n’ai pas que ça à faire de répondre aux observations malveillantes d’hurluberlus dégouliants de connerie et de haine.

#22484 | Répond au message #22483
Yann Galut : " Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - Jean-Michel Pinon - 12 mars 2009 à  10:48

Je constate que ce matin vous êtes le seul a avoir réagi (sauf une personne) sur la sortie du livre de Y Galut. En discutant de façon ridicule le prix du livre, par exemple ou en félicitant mercure galant et bombix parce qu’ils égratignent (un peu et assez justement) le vice président du CG.

#22485 | Répond au message #22483
Yann Galut : " Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - Maurice - 12 mars 2009 à  14:43

Bravo pour cet entretient, il me parait important de lancer le débat avant les prochaines éléctions municipales. Comme vous Mr JMP la campagne municipale ne m’avait pas stimulé pour crier sur les toits "Felix maire de Bourges" sans pour autant être des quartiers nord j’ai préférais rester à la maison. Je n’ai pas compri la composition de la liste de gauche, je lisais un programme vide de sens et incompréhensible. De plus j’avais la vision que l’union P.S-P.C n’était que de façade, la preuve étant que l’on rencontrait Md Felix souvent seule avec ses amis PS.
Je pense qu’aujourd’hui nous devons travailler à un engagement pour l’ensemble des berruyés du nord au sud, et arréter de nous prendre pour des cons avec LE TGV qui ne changera rien pour moi,probablement je serai déja mort avant son arrivé à bourges.
Posons nous la question du meilleur candidat contre la droite, Madame FELIX peut etre numéro 2 ou 3 mais mener la liste pour une seconde défaite est un risque qu’il ne faut pas courrir puisque le PC n’aime pas cette derniere (cf commentaire de Mr Guérineau et Bedin après la défaite).

Merci Monsieur Galut de ne pas avoir présenté un programme et que cela doit être le fruit d’une réflexion commune et partagée avec un ensemble de personne issu des partis et de la société civil.

#22487 | Répond au message #22483
Yann Galut : " Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - Mister K - 12 mars 2009 à  18:43

Voila un bel exemple de brosse a reluire qui n’a rien a envier a la PQR. Les questions qui fachent sont bien évitées :
 Pourquoi ne pas avoir proposé une "méthode pour faire gagner la gauche" lors des dernieres municipales ?
 Pourquoi ne pas avoir ainsi critiqué Serge Lepeltier durant la campagne ?
 Pourquoi n’avoir apporté qu’un soutien de facade à I. Felix ?

Ce qui est bien, c’est quand la critique est légitime et argumentée. Seulement, vos trois questions, elle sont concentrées dès la première question : pourquoi ce livre maintenant alors que les élections municipales sont derrières nous ? Yann Galut y répond habilement, et c’est normal, il sait qu’il est attendu au tournant...comme tous les hommes politiques, il sait déjouer les pièges. Et ce d’autant plus facilement que durant la rédaction de son bouquin, il y a réfléchit.Et puis, bon, vous avez sûrement remarqué que le livre à fait l’objet d’une critique par Bombix. Brosse à reluire aussi ? Ce n’est pas très sérieux. Si vous aviez déjà réalisé l’exercice, vous sauriez que les politiques sont très sensibles au reproches qu’on peut leur faire, qu’il s’en tiennent informés...et donc qu’ils ont des réponses toutes faites à des questions finalement très prévisibles.

Si vous aviez lu le bouquin de Galut, vous sauriez qu’il a déjà des réponses à pas mal de critiques...et que son livre ne prête pas flanc facilement à cette critique. Y. Galut est quand même le meilleur avocat de lui-même...Mais peut-être auriez-vous été meilleur que JMP ou Bombix ? Dans ce cas, n’hésitez pas. Vous pouvez nous le prouver. Vous savez, pertinemment, que ce site est collaboratif. Il ne tient qu’à vous d’y participer.

La réponse est simple mais inavouable : pour pouvoir prétendre à la mairie de Bourges, il fallait d’abord se debarasser d’I. Felix, quitte a faire elire S. Lepeltier.

Bon, déjà, vous affirmez quelque chose qu’il faudrait prouver : Y. Galut a fait élire Lepeltier. Si vous prouvez cette affirmation, alors évidemment, cela change la donne. Pour l’instant, c’est une affirmation gratuite. Ensuite, il est évident que n’ayant pas cherché à se positionner pour les municipales 2008, Y. Galut aura plus de facilité à se positionner pour les prochaines municipales en 2014 suite à l’échec d’I.Félix. On enfonce des portes ouvertes. Je ne vois pas trop où est l’inavouable. D’ailleurs, le titre un peu bateau du livre de Galut parle clairement d’avenir...il faudrait être naïf pour penser qu’il ne parle pas aussi un peu du sien.

#22490 | Répond au message #22483
Yann Galut : " Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - Alain Cordelier - 14 mars 2009 à  12:58

Très honnêtement, on ne peut reprocher ni à Y. Gallut, ni au PC d’avoir traîné les pieds au cours de la campagne municipale de la liste menée par Irène Félix.

D’ailleurs, sur les trois parties de la ville où il y avait en même temps des cantonales, ni Gallut dans le canton Aéroport-lac d’Auron, ni Guérineau Asnières-Chancellerie, ni Bedin dans le secteur Centre-Est, n’avaient le moindre intérêt à chercher des poux dans la tête d’Irène Félix. Dans leurs cantons respectifs, ils ont tous les trois mené des campagnes très en phase avec sa campagne municipale. Irène Félix a participé sans problème à plusieurs réunions publiques avec eux dans leurs cantons respectifs. Elle n’a cependant pas pu bénéficier de la dynamique de ses trois compères dont deux furent élus conseillers généraux et le troisième échoua d’un rien à 21 voix face à Thomas-Richard.

Le seul problème pour Irène Félix, c’est qu’au final, dans chacun de ces trois cantons Irène Félix fait bien moins de voix que les candidats PS et PC aux cantonales avec les mêmes électeurs. Une conclusion s’impose donc : dans chacun des trois cantons, elle a été moins bonne que ses trois colistiers qui figuraient aussi, il faut le rappeler, sur la liste des municipales.

Même si l’élection de S. Lepeltier au 1er tour doit beaucoup à l’irruption au dernier moment de la liste d’extrème gauche de Jean-Luc Julien qui a refusé toute présence sur la liste d’union de la gauche par anti-socialisme primaire, force est de constater que la mayonnnaise Félix n’a pas réussi à prendre, malgré un climat politique national des plus favorables.

Serait-ce à cause d’un défaut de charisme de la tête de liste, d’un programme trop peu audacieux ou trop peu lisible, d’une campagne mal rythmée, pas assez vigoureuse contre le bilan de S. Lepeltier ou trop peu dynamique auprès de la population (comme en témoignaient les rangs clairsemés du meeting de fin de campagne à la Chancellerie) ? Chacun peut en penser ce qu’il veut, mais les faits et les chiffres sont têtus. En réalité, il y a sans doute un peu de tout ça.

Alors maintenant que faire à gauche pour déboulonner Lepeltier ? That is the question !

Y. Galut tente avec intelligence de se replacer dans la course à la mairie en ménageant Irène Félix dans son livre. A l’instar des grands hommes (de Gaulle, Miterrand ...) il aurait eu sa traversée du désert qui lui aurait permi de réfléchir de manière aussi désinterressé à son destin qu’à l’avanir de Bourges ! Rien de moins ! Bourges tiendrais là son grand homme et la belle endormie (expression de campagne d’Irène Félix) aurait maintenant son prince charmant. On est en plein roman à l’eau de rose !

Le numéro de claquette sur le thème « j’ai toujours été pour une orientation très à gauche, c’est pour cela que j’ai soutenu Séglène Royal à la Présidentielle » c’est du grand art, chapeau l’artiste !

On fait semblant de verser une larme sur le sort de Bourges et on continue... à prendre les gens pour des idiots, le tout en plein pendant la tourmente d’une crise économique qui est la plus importante depuis longtemps et laisse sur le carreau bien des salariés ! Qu’y a-t-il de différent dans cette attitude que dans celle de S. Lepeltier qui prétend s’occuper en même temps de Bourges , du bassin de la Loire et de la Banque de France ? C’est sans doute un champion du télétravail !

Décidément, les berruyers ont encore du soucis à se faire s’ils rèvent d’une ville qui sorte du ronron et du surplace, qui renoue avec le dynamsime et aille enfin de l’avant.

#22515 | Répond au message #22490
Yann Galut : " Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - 12 mars 2009 à 09:47

Il faut donc débourser 15 euro pour découvrir la "pensée" de M. Galut. A l’ere d’internet, ne serait-il pas plus simple de mettre ce texte gratuitement en ligne ? En cette période de crise, ca permettrait meme aux plus démunis d’accéder à la "connaissance" !


#22480
Yann Galut : " Je propose une méthode pour faire gagner la gauche" - TOSELLO - 12 mars 2009 à 06:49

Pour faire gagner face à sarkosy , la gauche il n’y’a qu’une seule solution , c’est unir la masse la plus large possible sur un programme de gauche le permettant ! Hors l"unique rassembleuse depuis 2002 qui prend des coups médiocres et qui n’attaque personne à gauche , tout en recherchant une unité la plus large ; c’est SEGOLENE ROYAL et donc tous ce microcosme politico -journalistique qui nous gave et imbu comme le disait JPS , nous fait rire les cuisses...depuis 35 ans je lutte à la cgt et le rapport de force ne se découpe pas car c’est trop précieux , regardez le syndicalisme français actuel il a compris que face à la monarchie sarkosiste l’unité est un préalable incontournable si on veut gagner ! Seule me royal reste celle qui peut rassembler massivement car elle est l’unique qui a les mains blanches de non sectarisme , cannibalisme , traîtrise , arrivisme épicier et autres sucreries qui actuellement minent notre gauche ultra divisée de besancenot à bayrou , donc si vous voulez gagner modernisez vôtre logiciel ! Patrick tosello CGT 06 NICE .


#22479