L’OREI à Noirlac et Tom de Pékin au Transpalette

De l’art ou du cochon ?

dimanche 19 avril 2009 à 19:03, par Bénédicte Sainte Thérèse de Lisieux

Comme un carambolage dont on ne pourrait jamais déterminer le point de départ… Soit : cette semaine la PQR (la NR du 16 avril) titre à propos d’une « Matinale sonore » à Noirlac : « de l’art ou du cochon ? ». Soit : cette semaine, l’invitation de Tom de Pékin au Transpalette d’Emmetrop qui remue le landernau bien pensant en présentant deux pongistes asiatiques se branlant la queue toutes couilles dehors.

De l'art ou du cochon ?

Alors on se demande bien pourquoi cette drôle d’interrogation (Art ou Cochon ?) qui se retrouve attribuée à Noirlac, puisqu’il s’agit en l’occurrence d’une opération culturelle de l’OREI (Organisation des Recherches sur les Environnements Invisibles) où l’on voit des chercheurs (?) stéthoscope sur la tronche auscultant pieusement les pierres, histoire de retrouver des bruits fossiles.

Tout le monde y croit et pour faire vrai, on voit même le dirlo de Noirlac équipé d’une oreillette tel un docteur Knock qui joue le jeu. Peut-être bien qu’on pourrait entendre les derniers restes des hurlements orgasmiques des moines poussés lors d’orgies dantesques voici quelque cinq cents ans ?

Hé bah non, le journaliste de la NR nous parle très sérieusement des « vestiges sonores qui ont emprunté les failles de l’espace-temps »… On nous renvoie à des chercheurs américains qui seraient parvenus à entendre des « sons antérieurs à Edison » (incroyabale, non ?). On nous balade avec une poterie antique : « lorsqu’elle a été façonnée, le stylet a pu jouer le rôle de microphone… » et puis c’est la conclusion, grandiose, je cite : « Hallucinant. Et révolutionnaire, si l’on parvenait à entendre les bruits d’Athènes au IVe siècle avant J.C. Mais en attendant, écoutons Noirlac ! »

Voilà, c’est tout. On a bien compris, c’est très sérieux, c’est pas une secte d’allumés financés par le Conseil Général, c’est une véritable équipe de chercheurs et faut pas plaisanter avec cette nouvelle science qu’ils appellent la « Paléophonie ». D’ailleurs, c’est très sérieux car le but – dit-on officiellement - c’est d’attirer le « grand public » à Noirlac ; A cet égard, on peut être sûr que le légendaire sens de l’ouverture des berrichons saura reconnaître la validité du projet quelque peu onéreux. Alors pourquoi ce titre ? Pourquoi cette interrogation : ART ou Cochon ? car personne n’évoque les couinements potentiels de tous les moines libertins passés par Noirlac ?

Heureusement, pour la validité et le sérieux de notre presse locale, la réponse nous parvient quelques jours plus tard : le génial Tom de Pékin débarque à Bourges au Transpalette d’Emmetrop pour une belle exposition faite de dessins pornographiques à colorier par les visiteurs (les crayons de couleurs sont fournis).

L’invitation – en illustration de cet article – est superbe : deux pongistes, Pine, le premier, joue en double avec Pong, son ami. Et alors ? me direz-vous… bah faut y regarder de plus près parce qu’avec un réel talent, Tom de Pékin nous présente ces deux jeunes et sémillants asiatiques se branlant consciencieusement la queue turgescente avec, et c’est un exploit, chaque paire de couilles ressorties de leur short bien serré autour de leur petit cul.

Au dos de l’invitation, c’est encore plus hilarant : on nous invite au vernissage (lundi prochain à 18h) avec une séance de coloriage à partir de 19h. On imagine avec délice les familles recomposées amenant leurs gamins et gamines pour s’exercer au remplissage coloré des bites, couilles et chattes qui ne manquent pas dans l’exposition du Transpalette.

Tom de Pékin s’y montre très imaginatif quoiqu’un peu académique, du moins si l’on considère que les parties fines à trois, les doubles pénétrations, les branlettes réciproques, les bites éjaculant dans un grand feu d’artifice, les glands défonçant de gentils petits trous du cul sont des pratiques largement rebattus par la filmographie porno… que tous nos enfants connaissent désormais parfaitement grâce au câble.

Alors, hein ? N’est-ce point une belle réponse à ce titre quelque peu incongru posé sur Noirlac ? Car si la question « de l’Art ou du Cochon ? » devait être posée, le bon sens nous guide évidemment plus vers le Transpalette d’Emmetrop que vers le cloître des moines à grosse queue du sud du département.

Évidemment, si l’auscultation des pierres a conforté nos élus dans leur bienveillante indifférence, tel n’a pas été le cas pour Tom de Pékin. Avec deux pongistes toutes bites dehors, croyez-moi, ça les a réveillés nos élus ! Pensez donc : deux jeunes asiatiques dans la force de l’âge, ça vous réveillerait n’importe quel adjoint ou vice-président à la culture, plus aptes à comprendre les histoires de cul plutôt que les méandres de ce qu’on appelle « l’art contemporain ».

Et c’est bien le bas du verso de l’invitation de Tom de Pékin qu’a foutu le feu au cul, heu pardon, je voulais dire : le feu aux poudres. Car on y lit en tout petit – mais c’est écrit quand même – que la branlette en double de ces deux adolescents s’effectue avec le soutien de « la DRAC, la Région Centre, le Conseil Général du Cher , la Ville de Bourges et Radio Résonance ».

Comme prévu, la panique masturbatoire est partie de certains édiles et élus refoulés : et si des enfants allaient jusqu’à s’initier à l’art contemporain en allant au Transpalette durant le Printemps de Bourges ? C’est effectivement plus que probable durant cette période de vacances d’autant que l’association Emmetrop est largement soutenue et recommandée par la Préfecture et l’Education Nationale. Tom de Pékin le sait bien d’ailleurs : le Transpalette est situé au cœur de la Friche Emmetrop qui rassemble le Fédération des Œuvres Laïques (FOL), les Milles Univers (qui travaillent régulièrement avec les écoles), l’Ecole du cirque…

Et alors ? En quoi cette exposition et cet exercice de coloriage de bites, chattes et couilles relèverait-elle d’un quelconque délit ? Une incitation à la débauche, genre prévention hypocrite que l’on peut lire avant chaque film de cul de Canal plus : « Toutes personnes montrant à un mineur un film pornographique… ». Prions les Dieux du Cul pour espérer qu’aucun élu jaloux, qu’aucun laïc coincé, qu’aucune institutrice frigide n’aille faire un foin du diable pour embêter cette belle exposition relevant de la plus grande pédagogie.

Car disons le franchement : il est grand temps que les berruyers acceptent toutes les richesses que recèle le CUL ! Finissons-en avec tous nos doutes, toutes nos peurs concernant la pornographie et les enfants : rien n’est plus structurant, rien n’est plus rassurant qu’une bonne leçon de cul pour tous nos enfants, surtout ceux en bas âge ! Et rendons grâce à ce Tom de Pékin pour avoir osé hisser l’Art Contemporain à la hauteur de la Cochonnerie, histoire de répondre à la question vraiment réactionnaire posée maladroitement aux responsables de Noirlac : « de l’art ou… du cochon ? ».

« PINE ! PONG ! » - exposition de tom de Pékin, du lundi 20 au dimanche 26 avril. Vernissage lundi 20 avril à 18H et séance de coloriage à partir de 19H. Conférence de Vincent Simon, éducation populaire : dimanche 26 avril 15h. Le Transpalette – Emmetrop : 26, route de la Chapelle – 18000 Bourges. Tél : 02.48.50.38.61 mail : transpalette@wanadoo.fr et www.emmetrop.fr.fm
avec le soutien de DRAC, la région Centre, le Conseil général du Cher , la Ville de Bourges et Radio Résonance.
 
« Chantiers de l’OREI »
Abbaye de Noirlac. Dans le cadre des « Matinales » de Noirlac.
avec le soutien de DRAC, la région Centre, le Conseil Général du Cher, etc…

commentaires
De l’art ou du cochon ? - Vieux athées de Trouy ouest - 30 mai 2009 à 14:47

De l’art ou du cochon ? Et si c’était tout simplment de la merde ?


#23252
De l’art ou du cochon ? - 21 avril 2009 à 09:09

si cette expo n’est pas visible pour les enfants, pourqui est-elle subventionnée par l’argent du contribuable ?


#22916
De l’art ou du cochon ? - 20 avril 2009 à 17:27

Où l’on apprend que Tom de Pékin serait un artiste résolument queer ...


Voir en ligne : Tom de Pékin, l’impertinent humour queer de l’art
#22906
De l’art ou du cochon ? - bombix - 20 avril 2009 à 12:39

Finissons-en avec tous nos doutes, toutes nos peurs concernant la pornographie et les enfants : rien n’est plus structurant, rien n’est plus rassurant qu’une bonne leçon de cul pour tous nos enfants, surtout ceux en bas âge !

Les enfants sans défense

« L’industrie pornographique multiplie ses couvertures de magazines, ses annonces dans les journaux gratuits, ses adresses Internet et ses numéros de téléphone. On estime à 200 millions d’euros (près d’un milliard et demi de francs) le chiffre d’affaires annuel de ce commerce pour la France. »

Voilà sans doute le fin mot de l’affaire. Il y a beaucoup d’argent à faire avec la pornographie. Le sexe n’échappe pas à la marchandisation du monde ; mais les marchands de sexe ne vont pas jusqu’à dire que le porno est "structurant". Il faut une jeune femme « branchée » pour faire ce genre d’affirmation, car, naturellement, la honte suprême, c’est d’être réactionnaire...
En attendant, elle ne nous fait pas la démonstration que le porno, plongé du désir dans les eaux glacées du calcul égoïste, s’y réchauffe beaucoup.


#22901
De l’art ou du cochon ? - Jean-Michel Pinon - 20 avril 2009 à  13:13

Finissons-en avec tous nos doutes, toutes nos peurs concernant la pornographie et les enfants : rien n’est plus structurant, rien n’est plus rassurant qu’une bonne leçon de cul pour tous nos enfants, surtout ceux en bas âge !

Les enfants sans défense

« L’industrie pornographique multiplie ses couvertures de magazines, ses annonces dans les journaux gratuits, ses adresses Internet et ses numéros de téléphone. On estime à 200 millions d’euros (près d’un milliard et demi de francs) le chiffre d’affaires annuel de ce commerce pour la France. »

Voilà sans doute le fin mot de l’affaire. Il y a beaucoup d’argent à faire avec la pornographie. Le sexe n’échappe pas à la marchandisation du monde ; mais les marchands de sexe ne vont pas jusqu’à dire que le porno est "structurant". Il faut une jeune femme « branchée » pour faire ce genre d’affirmation, car, naturellement, la honte suprême, c’est d’être réactionnaire...
En attendant, elle ne nous fait pas la démonstration que le porno, plongé du désir dans les eaux glacées du calcul égoïste, s’y réchauffe beaucoup.

Je pense qu’il faut dans cette affirmation que le porno serait "structurant" pour les enfants, y déceler une forme de second degré de type "Orelsan".

#22902 | Répond au message #22901
De l’art ou du cochon ? - bombix - 20 avril 2009 à  13:59

Hum ... j’ai beau relire, je ne vois pas de second degré. J’ai lu l’article comme une mise en dérision de nos décideurs politiques qui s’apercoivent soudain qu’on fait l’apologie de la pornographie à Emmetrop (quelle découverte !), et qui les appelle à se décoincer (étant entendu que, si l’on n’aime pas le porno, on est "coincé", "peine à jouir", "frigide" et autres joyeusetés) ... puis ça se termine par un appel à quitter nos peurs concernant la « pornographie et les enfants » (je cite texto), qui ne peuvent que tirer profit "d’une bonne leçon de cul". D’où j’en déduis qu’on pose une certaine équivalence entre la sexualité et pornographie, et par voie de conséquence, qu’émettre des réserves vis à vis de celle-ci, c’est refouler celle-là. Je dis simplement que ce discours(*) fait bien les affaires de l’industrie porno, et pose des questions éthiques, dans la mesure où la cause des enfants me semble un peu escamotée.
Mais l’auteur va peut-être pouvoir nous éclairer.

(*) sophistique en plusieurs points : 1) car reconnaître la sexualité, même des enfants (car les enfants ont une sexualité !) ce n’est pas légitimer la pornographie industrielle 2) car c’est oublier le mode d’appréhension du monde propre aux enfants et leur imposer des images et des scènes qu’ils ne sont pas en capacité de mettre à distance. Ce qui n’est rien d’autre que de leur faire subir une violence symbolique tout à fait destructrice, et en rien "structurante" de leur personnalité ou de leur vie érotique.

#22904 | Répond au message #22902
De l’art ou du cochon ? - jmp - 20 avril 2009 à  17:48

dans les échange téléphoniques que j’ai eu, l’explication de l’article est beaucoup plus simple que cela. c’est parti de l’indignation en haut lieu de quelques grands manitous de la politique du style "mais comment ! emmetrop avec son agrément de l’éducation national ! Et cette invitation avec l’inscription de notre partenariat qui signifie que l’on cautionne cela ! c’est un scandale ! Je vais déposer plainte pour incitation à la pornographie infantile !" L’auteur se gausse surtout de l’art contemporain avec un grand A majuscule où on fait avaler n’importe quoi au petit milieu cultureux de Bourges avec n’importe quelle justification fumeuse (d’où la chronique sur deux expos, celle de noirlac et celle d’Emmetrop) qu’il faut avaler sans broncher sous peine d’être un "coincé du cul réactionnaire" etc...

Bon, c’est marrant de voir que des élus se rendent compte en ce moment de ce qu’ils sponsorisent, entre Orelsan et son rap de puceau débile et la provocation éculée de l’expo de Tom de Pekin, sous couvert de liberté d’expression de diversité et d’Art avec un grand A !!!

Donc, je confirme c’est bien du second degrés, au moins autant que le Sale pute et le suce ma bite pour la saint Valentin d’orelsan !

A force de défendre la logique du second degrès pour raconter n’importe quoi, on en vient à dire des trucs style le cul c’est structurant pour les enfant !

démonstration par l’absurde de l’argument des positions de Gitton, Galut et compagnie qui, voulant se donner le beau rôle par pur démagogie, en viennent à justifier le n’importe quoi.

mais bénédicte dira peut-être deux mots là-dessus ?

#22907 | Répond au message #22904
De l’art ou du cochon ? - bombix - 20 avril 2009 à  21:28

Donc, je confirme c’est bien du second degrés, au moins autant que le Sale pute et le suce ma bite pour la saint Valentin d’orelsan !

Pas convaincu. Quand on fait dans le second degré, on met des indicateurs pour que le récepteur du message comprenne bien qu’on est dans le second degré. Car pourquoi faire du second degré si celui à qui l’on parle ne s’en aperçoit pas ? C’est assez facile à l’oral, car on ne parle pas seulement avec ses mots, mais avec son corps, les expressions de son visage, ses mimiques etc. A l’écrit, les choses sont déjà plus délicates. La difficulté supplémentaire, c’est que le second degré suppose des références communes. Il n’y a pas de second degré sans connivence. De sorte que plus le public est large et divers (on est sur internet), plus la compréhension du second degré risque d’échouer ... Par ailleurs, tout texte peut être, en droit, pris au premier degré et au second degré ; s’il est pris au premier degré, il est ce qu’il est, il dit ce qu’il dit, en dehors des intentions supposées de son auteur.
Comme je ne perçois aucun indicateur qui m’incline à penser qu’il s’agit de second degré, comme toi-même tu indiques que c’est une conversation téléphonique qui te permet d’attribuer le sens que tu donnes à ce texte, et comme il y a un commentaire (le 22894) qui penche plutôt vers une compréhension de l’article au 1er degré, si ce texte est effectivement du second degré (on attend confirmation), il est au mieux ... maladroit.

#22910 | Répond au message #22907
De l’art ou du cochon ? - Jean-Michel Pinon - 20 avril 2009 à  21:50

Oh, là, là, je vais prendre un Efferalgan !...

#22911 | Répond au message #22910
De l’art ou du cochon ? - bombix - 20 avril 2009 à  22:01

Ah bon ? ;-)

#22912 | Répond au message #22911
De l’art ou du cochon ? - bombix - 21 avril 2009 à  11:20

A force de défendre la logique du second degrès pour raconter n’importe quoi, on en vient à dire des trucs style le cul c’est structurant pour les enfant ! démonstration par l’absurde de l’argument des positions de Gitton, Galut et compagnie qui, voulant se donner le beau rôle par pur démagogie, en viennent à justifier le n’importe quoi.

Tu peux ajouter à la liste Yannick Bedin :
« Ce soir, je vais à l’inauguration de l’expo Pine Pong à l’Antre peaux, heureux que les ligues de vertu n’aient pas pignon sur rue. »

On attend des précisions sur les dites ligues de vertu, et leurs pouvoirs, en particulier à Bourges. On pourra en donner de notre côté sur les rois du porno qui font leur beurre avec l’industrie du sexe — sans exploitation aucune de leur personnel, il va sans dire, surtout dans le tiers monde — , qui délocalisent en Thaïlande, qui se servent très bien d’internet, et qui surtout mettent fort opportunément à profit le terrorisme intellectuel post soixante huitard qui associe "pudeur" et "peine à jouir", "décence" et "idéologie réactionnaire".

Dédicace spéciale à Philippe Gitton :

degaulle.jpg
#22917 | Répond au message #22907
De l’art ou du cochon ? - jmp - 21 avril 2009 à  12:45

En tout cas, Irène Félix a décidé de profiter de ce grand cirque médiatique du pdB pour se barrer de Bourges en vacances. Quand je vois un démago comme P. Gitton,ou Daniel colling se faire les chevaliers blancs de la liberté d’expression alors qu’ils paieraient pour voir disparaitre l’agitateur (leur manoeuvres sont min ables !), il y a de quoi péter un cable. Bande de tocards, tous confondus !

en tout cas, Bombix, tu disait que l’on verrait qui aurait des couilles et qui n’en aurait pas. Eh bien on voit. Et à ma grande surprise, c’est bien irène Félix qui est sévèrement burnée !!!!!!!

#22918 | Répond au message #22917
De l’art ou du cochon ? - 21 avril 2009 à  12:54

alors qu’ils paieraient pour voir disparaitre l’agitateur (leur manoeuvres sont min ables !)

De quoi s’agit-il ?

#22919 | Répond au message #22918
De l’art ou du cochon ? - jmp - 21 avril 2009 à  13:13

On attend des précisions sur les dites ligues de vertu, et leurs pouvoirs, en particulier à Bourges. On pourra en donner de notre côté sur les rois du porno qui font leur beurre avec l’industrie du sexe — sans exploitation aucune de leur personnel, il va sans dire, surtout dans le tiers monde — , qui délocalisent en Thaïlande, qui se servent très bien d’internet, et qui surtout mettent fort opportunément à profit le terrorisme intellectuel post soixante huitard qui associe "pudeur" et "peine à jouir", "décence" et "idéologie réactionnaire".

Bah, je pense que l’agitateur doit faire partie de ces "ligues de vertue". Vive la pornographie, et l’Art Con temporain ! Vive la pédo-pornographie subventionnée par la ville, le Conseil Général, la Région, la DRAC etc... Ben ils nous font chier les coincés du culs réactionnaires qui ne comprennent rien à l’art, les "anti pédophiles primaires" etc...

Bon, cette expo c’est juste une petite provoc’ à deux balles mais quand on réfléchit sur le fonds on se rend compte que ceux qui cautionnent çà sont aussi cons que ceux qui hurlent au scandale.

#22920 | Répond au message #22917
De l’art ou du cochon ? - bombix - 21 avril 2009 à  13:38

Bon, cette expo c’est juste une petite provoc’ à deux balles mais quand on réfléchit sur le fonds on se rend compte que ceux qui cautionnent çà sont aussi cons que ceux qui hurlent au scandale.

Ça fait du monde ! Les « gros bataillons », aurait dit Voltaire. ;-)
(« Vous avez quitté, monsieur, des Welches pour des Welches. Vous trouverez partout des barbares têtus. Le nombre des sages sera toujours petit. Il est vrai qu’il est augmenté ; mais ce n’est rien en comparaison des sots ; et, par malheur, on dit que Dieu est toujours pour les gros bataillons. Il faut que les honnêtes gens se tiennent serrés et couverts. » Voltaire, à M. l’Abbé Le Riche, 6 février 1770 )

#22923 | Répond au message #22920
De l’art ou du cochon ? - 21 avril 2009 à  15:29

bref, à vous lire on est forcément dans l’un des deux camps ! personnellemnt, je ne me trouve pas "coincé du cul réactionnaire" mais franchement, comment ne pas être insensible à cette expo (qui peut faire franchement rire) mais qui fait la promotion de la pornographie sous couvert d’intellect, de raisonnement et autres propos pseudo-cul-turels… ?
je pense simplement qu’il y a bien d’autres créneaux à subventionner, à promouvoir. Quand on voit le gouffre culturel de Bourges ou, toujours les mêmes engrangent, quoiqu’ils fassent…Oui à la liberté d’expression, mais arrêtez de nous faire croire que celles et ceux qui doutent sont incultes, bêtes et coincés. Oui à un vrai débat, qu’on nous éclaire.
Quant au fait que cette expo soit visible par des enfants, ’il faut se demander de quelle manière elle est abordée, par qui, et pourquoi ? Oui les enfants ont une sexualité, mais ce n’est pas la même que celle de adultes. Alors comment croire que ce soit tous public ? combien d’enseignants sont invités à faire visiter cette expo ? si celà est de l’art, alors les classes peuvent venir voir l’ expo, non ?
Moi je ne sais pas, je doute et me questionne, je ne me révolte pas ! j’attends des réponses : je me demande seulement si tout cela n’est pas fait uniquement pour faire parler d’emetrop, qui semble se spécialiser dans ce genre artistique mais pourquoi ? dans quel but ?

#22925 | Répond au message #22920
De l’art ou du cochon ? - bombix - 21 avril 2009 à  17:16

bref, à vous lire on est forcément dans l’un des deux camps !

Pas du tout ! Heureusement.

mais arrêtez de nous faire croire que celles et ceux qui doutent sont incultes, bêtes et coincés.

Ce serait assez illogique puisque nous même avons développé une attitude critique, donc qui doute a priori ...

#22927 | Répond au message #22925
De l’art ou du cochon ? - 21 avril 2009 à  18:38

Ce "2 Gaules" : est-ce une "oeuvre" de tom de Pékin ? Si oui, dans ce cas, cela nous ramène au CM2 quand on riait avec les vannes sur le nom du Général. "2 gaules"... "Il a la gaule".. "J’ai la gaule"... Enfin, tout ça me rappelle l’époque disparue des concours de "celui qui pisserait le plus loin". Mais puisqu’on est dans le sujet de Tom de Pékin, il est bien normal de parler aussi des "concours de branlette" de la même époque, bien peu pédagogiques car le gagnant était celui qui éjaculait le premier. Et quelle victoire !!! Les gagnants étaient souvent des éjaculateurs précoces, maladie masculine aujourd’hui reconnue par tous psychologues ou sexologues compétnts. Ah, quelle belle époque disparue : c’était le temps béni où les garçons se contre-foutaient du plaisir féminin. Aucun sentiment de culpabilité ! Aucune exigence de notre temps contemporain : les filles n’avaient rien à dire là dessus et "l’affaire" (c’est comme ça qu’on disait) ne durait jamais plus de 3 minutes. Et encore, on imagine bien qu’avec les gagnants de nos concours, ça se limitait à quelques secondes. Les filles repartaient contentes ou en tous cas, elles semblaient contentes car à cette époque, impossible de parler de la jouissance féminine. Je répète : quel temps béni ! Aucune question, aucun soupçon, aucune critique : l’HOMME repartait le coeur léger et les couilles vidées en quelques secondes ! Aujourd’hui, c’est tout le contraire : les jeunes sont abreuvés de pornographie et contemplent des hommes avec d’énormes pénis qui sont comme des mitraillettes, c’est-à-dire à plusieurs coups et "l’affaire" semble occuper des temps dignes des jeux olympiques. De "l’autre côté", le "continent noir" s’est réveillé et les jeunes filles de 2009 connaissent enfin leur corps : rares sont celles qui ignorent leur "droit de jouir". Alors, on imagine la difficulté dans laquelle se retrouvent les jeunes garçons. Les questions doivent fleurir : comment "faire l’amour" pendant 2 heures ? Comment allonger leur organe pour atteindre ce qu’ils croient être la normalité (le chanteur populaire Orelsan parle de son "21 cm") ? Comment éjaculer à l’infini, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois... telle une fontaine de sperme ? Comment faire hurler de plaisir sa compagne ? Comment être certain que ces cris féminins ne sont pas que des simulations ? Et inutile d’évoquer les gagnants des concours de branlette ! Aujourd’hui, soit ces gagnants sont relégués au rang des derniers des derniers , soit ils se perçoivent comme handicapés et de "champions de la branlette", ils se retrouvent dans un cabinet de psy...Et comment ne pas insister sur la fameuse question de la DIMENSION du pénis masculin...quand on regarde les dessins de Tom de Pékin qui nous présentent des bites tout aussi massives et longues que celles des films pornographiques ? D’ailleurs, arrêtons de mélanger la fausse nostalgie et les vérités sur le "désordre sexuel" d’aujourd’hui qui efface déjà le temps du "désordre amoureux". C’est évident que ce vieux temps de la certitude du mâle reposait sur l’oppression des femmes : négation totale de la jouissance féminine, négation de la jouissance clitoridienne, sans parler de la négation de l’homosexualité... C’est tout aussi évident que l’argument sur la "pornographie structurante pour les enfants" développé par Bénédicte n’était que la pâle caricature des sophismes ignobles avancés par les vrais pédophiles confondant leurs désirs d’adultes et ceux des enfants.... Bref, tout ce long détour pour regretter que Tom de Pékin n’ait pas échappé aux lieux communs de l’industrie pornographique qu’il dénonce tout autant que l’esthétique porno des pratiques sportives tellement refoulées dans nos démocraties capitalistes qui n’ont rien à envier d’ailleurs aux républiques populaires et socialistes telle que la Chine (sans contrepèterie). En outre, sans vouloir taquiner une certaine esthétique homo de plus en plus dominante, on peut aussi s’interroger sur d’autres lieux communs dont la proximité à la plus crasse des industries pornographiques est plus que troublante sinon disqualifiante : méme révérance pour les "gros et immenses pénis", même fascination pour les grands body buildés, même fantasme d’une Humanité lisse et bronzée, toujours jeune, toujours disponible, toujours plus concurrente, toujours plus sportive... Il en va jusqu’au processus du coloriage apparenté au même esprit kitch... qui va jusqu’à aduler les Chantal Goya ou autres Dalida. Le coloriage, c’est évidemment l’enfance ; c’est surtout l’art du pauvre d’esprit, l’art du pauvre tout court...Enfin, pour terminer, je reste interdit et certainement dépassé devant ma difficulté à comprendre la notion de "queer" à laquelle se rattache Tom de Pékin. "Queer", c’est un mouvement artistique ? J’ose l’espérer car cela permettrait de raccrocher les productions de Tom de Pékin à la sphère de l’art puisque, au passage, je rappelle quand même que cette exposition a lieu dans le site Référent et Modèle de l’Art Contemporain à Bourges. Ultime question : dans un précédent message, vous affirmez que la pornographie est habituelle dans les propositions de l’association emmetrop ; pourriez-vous préciser ce que vous aves souhaité dire par là ? Merci d’avance !

#22928 | Répond au message #22917
De l’art ou du cochon ? - bombix - 21 avril 2009 à  19:11

Ouch’ c’est long !
La pièce dédicacée à Philippe Gitton est bien de Tom de Pékin.

la pornographie est habituelle dans les propositions de l’association emmetrop ; pourriez-vous préciser ce que vous aves souhaité dire par là ?

C’est bien internet. On conserve toutes les traces. J’écrivais il y a deux ans :

« La multiplication des polémiques judiciaires contre des oeuvres d’art et leurs auteurs suscitent l’inquiétude d’acteurs du monde culturel réunis récemment en forum à Bordeaux. Co-directrice de l’association Emmetrop, qui gère la friche de l’Antre Peaux à Bourges, Karine Noulette a estimé qu’ "il faut donner aux artistes la possibilité d’expérimentations extrêmes." Organisatrice de soirées intitulées Yes Porno, elle affirme ne pas faire de subversion "car il n’y a pas de morale dominante." » Le Berry Républicain, lundi 30 avril 2007, p.5

Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est un peu flou tout ça. Morale ? de quoi parle-t-on ? Du sens du bien et du mal ? De la morale sexuelle ? Et puis, est-ce vraiment le problème de la morale qui est posé avec ces procès, ou le problème du droit ? Enfin, il est quand même piquant de relever la contradiction entre revendiquer "la possibilité d’expérimentations extrêmes" (on imagine vaguement ce que cela peut être à l’heure de la pornographie de supermarché) et "ne pas faire de subversion". Question : à quoi servent "les expérimentations extrêmes" s’il n’y a rien à subvertir ? Ou peut-être l’extrémisme de l’expérimentation est-il dû à l’impossibilité même de la subversion ...

Quelqu’un écrivait il y a quarante deux ans :

"La société avec sa faculté d’absorption, épuise les contenus antagoniques de l’art en les assimilant. Dans le domaine de la culture, le système totalitaire nouveau se manifeste précisément sous la forme d’un pluralisme harmonieux ; les oeuvres et les vérités les plus contradictoires coexistent paisiblement, dans l’indifférence."

Il s’appelait Herbert Marcuse (*).
L’avant-garde branchée de l’art contemporain est soluble dans le capitalisme avancé ;-)

(*) Beaucoup d’auteurs reprennent actuellement sa théorie de la "désublimation progressive"

#22929 | Répond au message #22928
De l’art ou du cochon ? - léonard - 26 avril 2009 à  12:07

Franchement, je trouve les débats sur l’art qui se tiennent dans ces colonnes, très rances. On a l’impression qu’aucun des rédacteurs de l’Agitateur n’a vu l’expo de Tom de Pékin. Elle n’est évidemment pas faite pour les enfants cela va de soi. Les amalgames que certains tentent me semblent dangereux : sexe, homosexualité, pédophilie... Mais où va-t-on ?

Tom de Pékin détourne l’imagerie sportive et maoiste ; il l’érotise et joue avec mêlant les clichés de la pornographie et de l’imagerie gay. Il joue avec les genres. Sa démarche est aussi militante comme en témoignent ses créations. Il participe à de nombreuses initiatives contre l’homophobie ( par exemple : http://www.pcf.fr/spip.php?article2772 ).

Du débat sur Orelsan à celui sur Tom de Pékin, voilà un glissement qu’on pouvait redouter... Le piège fonctionne à merveille.

#22973 | Répond au message #22917
De l’art ou du cochon ? - bombix - 26 avril 2009 à  12:39

Du débat sur Orelsan à celui sur Tom de Pékin, voilà un glissement qu’on pouvait redouter... Le piège fonctionne à merveille.

C’est vous qui glissez, là, sur la pente de la mauvaise foi.

On a l’impression qu’aucun des rédacteurs de l’Agitateur n’a vu l’expo de Tom de Pékin.

Et alors, c’est un péché ? Vers qui faut-il aller se confesser. La rédactrice de l’article l’a vu, c’est le principal.

Pour le reste, le débat portait sur l’affirmation de Bénédicte Sainte Thérèse de Lisieux (oh, comme c’est provoc’ ce pseudo !) selon laquelle « un bon spectacle de cul, c’est structurant pour les enfants » ; enfin, c’est là-dessus, personnellement, que je suis intervenu. J’ai lu ce texte au premier degré, et d’ailleurs, puisqu’elle n’est pas intervenue, je pense que mon interprétation est la bonne.

Tom de Pékin détourne l’imagerie sportive et maoiste ; il l’érotise et joue avec mêlant les clichés de la pornographie et de l’imagerie gay.

On attend la suite ...

Sa démarche est aussi militante comme en témoignent ses créations.

Prosternons-nous, alors ...

#22975 | Répond au message #22973
De l’art ou du cochon ? - Cyberkor - 29 mai 2009 à  15:10

ATTENTION ! Ne pas confondre la pornographie sexocapitaliste et la post-pornographie queer.

Des artistes comme Tom de Pékin sont les premiers à dénoncer ce que tu décries à juste titre, voilà pourquoi ils créent des représentations sexuelles qui ne sont ni commercialisables, ni rentables sur le "marché du sexe" pour reprendre l’expression de Gayle Rubin. En effet, des études (la dernière de Beatriz Preciado notamment) ont montré que la pornographie qui rapporte de l’argent est celle qui parvient à faire éjaculer les hommes, jouant avec des stimulations organiques et les phénomènes de manque. Or on ne peut pas dire que la post-pornographie de Tom de Pékin fasse éjaculer qui que ce soit, même si ces images peuvent avoir un attrait sexuel certain. Le sexe est utilisé à des fins réflexifs qui pénètrent le champs de politique grâce au vocabulaire esthétique de l’œuvre. Notamment la question de l’homophobie dans les dictatures (ici le communisme) qui paradoxalement utilisent l’homoérotisme pour valoriser la camaraderie. Réciproquement, son œuvre questionne avec impertinence les homosexuels qui, dans le passé et parfois le présent, sont pétris dans des idéologies eugénistes (hier les mouvement homosexuel du 19ème siècle qui ont inspiré Hitler, aujourd’hui les "skin head" notamment). Et puis, bien sûr, au delà du politique, chez Tom de Pékin le sexe est drôle. Son imagerie est certainement accessible à des enfants (à partir du niveau collège) qui passent la plupart de leur temps libre à dessiner des bites et des chattes dans les chiottes de l’école.

Notre société a la lourde tâche de démystifier la sexualité (arrêtons le cérémonial de l’explication plein de sérénité, soyons plus léger), surtout auprès des plus jeunes afin qu’ils ne deviennent justement pas de futur "porn-addict" chez qui l’appréhension des parents à susciter une curiosité excitée ! Notre société, si elle veut changer la misogynie, l’industrie du sexe (trafic de femmes), doit en finir avec la gêne que suscite en elle le sexe car ce comportement ne fait que renforcer le sexocentrisme qui sera excité par le malaise des représentants du pouvoir (parents, institutions, médias) et offert par le sexocapitalisme (Mc Donald du sexe). Le sexocentrisme émerge historiquement à partir de la philosophie médicale moderne du 18ème et 19ème siècle (cf. Thomas Laqueur, Robert Muchenbled et Michel Foucault) qui tendait à faire de la sexualité (notamment la sexualité féminine, cf. Marie-Hélène Bourcier sur l’hystérie) un objet de curiosité scientifique et sociale...

Premièrement : il faut changer le contenu de la pornographie qui est pensé de manière à perpétuer la consommation de sexe, notamment chez les hommes (la branlette comme consommation sexuel, la consommation sexuel comme travail sexopolitique). N’interdisons pas le porno, ne critiquons pas son existence, simplement changeons la : arrêtons de focaliser la sexualité sur les organes génitaux et l’esthétisation de l’iconographie de la sexocomplémentarité binaire/manichéenne ; c’est à dire la vérité du sexe comme relation entre un homme (consommateur)/une femme (marchandise), un pénis (acteur/spectateur)/une chatte (actrice), un excité (public)/un excitant (actrice), un pénétrant (homme)/un pénétrable (femme)... Ce que Preciado appelle, en détournant l’idéologie du capital proposé par Marx (çà devrait te plaire vu le lien que tu proposes ^^) : la "division du travail sexuel".

Deuxièmement : il faut que des hommes prennent en charge l’enseignement sexuel audio-visuel, autrement que comme réalisateur dictant une conduite sexuel à des actrices. Peu de pornographie concentre leur images sur le corps masculin, peu de pornographie ose rendre les hommes passifs... C’est un phénomène très intéressant à questionner. Les rôles doivent pouvoir s’interchanger : des femmes réalisatrices pourraient demander à des femmes actrices d’imaginer leurs fantasmes et de les réaliser avec un homme. Il s’agit là d’une autre vision du sexe, pourquoi ne pourrait-on pas multiplier les points de vue ? Cela contribue aussi à mettre de l’eau dans le vin du curieux qui n’attend généralement qu’une seule réponse à la question "comment çà se passe le sexe ?". L’obsession et la fièvre consommatrice serait alors changer en réflexion intellectuel : le sexe comme existentialisme (réflexion sur soi) à la place du sexe comme drogue dure (bite/piquouze inversée :la dose de sperme quotidienne) ! Ce type de démarches existe déjà, mais elles sont très rares car non rentables sur le plan commercial du marché sexuel principalement adressé aux hommes, je pense à des réalisatrices comme Catherine Breillat ou Félicitas Korn.

Troisièmement : je peux me tromper mais je crois sincèrement qu’il faut arrêter d’interdire les images à caractère sexuel au moins de 18 ans. Le porno devrait être considéré comme un 7ème art au même titre que les "block busters", ainsi il n’y aurait plus de mysticisme sexuel ! Le sexe ferait enfin parti des mœurs. Je sais que c’est une démarche complexe, car, pour l’instant, voir du sexe jeune peut être choquant (voir même traumatisant) du fait qu’il n’en a encore jamais vu. Mais il faut alors se demander pourquoi c’est choquant ? Parce que c’est obscène ? Je réponds moralisme, l’obscénité n’est qu’une notion fabriquée par la culture, en aucun cas elle n’émane naturellement. De toute manière, les enfants ont accès à la pornographie de plus en plus tôt, vous croyez que c’est dur de cliquer sur "j’ai plus de 18 ans - j’entre", vous croyez qu’il ne voit pas les rayons X des librairies ? En fait, si l’on devait définir le choquant, on pourrait dire que c’est qui n’a encore été jamais vu (une agression psychologique excitée par une "rupture cognitive", autrement appelée "l’ignoranc"e), c’est toujours comme çà. Alors peut-être que c’est le rapport à l’inédit qui est à revoir. J’ai pu constater que très jeunes les enfants ont des conceptions normatives, çà veut dire qu’il y a un gros problème éducatif, en effet cela montre que l’on éduque nos enfants (je ne parle pas seulement des parents, je vise aussi les médias) sur la base de la discrimination (le procès de l’autre dans son être ou son activité) or il faut fonder une éducation sur la prise de parole et l’écoute de l’autre. La curiosité doit servir une ouverture d’esprit et non une obsession à transgresser les tabous. Voilà d’où provient le problème de la pornographie actuelle, elle s’amuse avec "la mauvais éducation" (cf. Pedro Almodovar) et la malformation de la curiosité des hommes en devenir (qui intègre très vite le système phallocratique par la réalisation du "complexe d’œdipe"qui est sournoisement décrit par la psychanalyse comme naturelle et qu’il est en réalité une sexopolitique culturellement conçue, la première forme de trafic de femmes transmis du père au fils), donc il faut penser une réforme du rapport à l’inédit et à l’ignorance (qui doit être enseignée comme un défi de compréhension/tolérance, et non comme une part d’intimité à préserver ou à exciter) pour obtenir un autre système de pensée moins "choquable" chez les plus jeunes.

Cyberkor

#23237 | Répond au message #22901
De l’art ou du cochon ? - Erik Emmetrop - 29 mai 2009 à  15:29

MERCI de ton intervention je n’aurais fait mieux
Dur Dur l’activisme queer post porn dans le Berry
prenons contact
Erik Queer director d’Emmetrop

#23238 | Répond au message #23237
De l’art ou du cochon ? - 19 avril 2009 à 20:16

le talent de Tom de Pékin est immense : acteur, dessinateur...il sera aussi présent dans les pièces du "Cabinet foutraque" programmé à Emmetrop. Et là où son talent de graphiste est redoutable, c’est que son "style" est très proche de celui du Hergé des "Tintin" bien identifiables par les gens de "7 à 77 ans". On peut donc être sûrs que cette exposition ravira tous les enfants des écoles primaires qui sont effectivement en vacances durant l’expo ! Quant aux vieux de 77 ans, ça devrait aussi les réveiller question érection, quoi qu’avec la chimie d’aujourd’hui, on ne peut plus jurer de rien. Un comprimé, et hop là, tous les jeunes de 7 ans peuvent aller se rhabiller dans le vestiaire !


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