Une Europe fort peu démocratique
Bernard Cassen, ancien directeur du Monde diplomatique, président d’honneur d’Attac, était à Bourges mardi soir — répondant à l’invitation d’Attac 18 — pour débattre des institutions européennes, à quelques jours de nouvelles élections au Parlement Européen, pour lesquelles les sondages annoncent des chiffres records d’abstention.
Devant une salle bien remplie, Bernard Cassen a détaillé le rôle et le fonctionnement fort peu démocratique des institutions européennes ...
« Le désintérêt massif des électeurs pour le prochain scrutin européen sert les intérêts de tous les gouvernements et de tous les partis, quelles qu’en soient les couleurs. »
« 75% des lois votées par le parlement français sont la transposition législative de directives mises en oeuvre par les institutions européennes. »
L’exemple de la directive postale : directive votée par les socialistes, mais mise en oeuvre par le gouvernement Raffarin.
« Si l’Union européenne était candidate à l’Union européenne, sa candidature serait rejetée car elle ne remplit aucune des conditions minimales exigibles en terme de fonctionnement démocratique. »
De l’eurolibéralisme : « Le droit communautaire est fondé sur un principe unique : la concurrence »
« Et maintenant l’Europe sociale ! » Les partis de gauche construisent leurs campagnes sur des promesses qu’ils ne pourront pas tenir
Les principes qui guident le droit communautaire sont ceux qui sont à l’origine de la crise. De la circulation non entravée des capitaux aux délocalisations.
« Les principes du libre échange sont aussi nuisibles aux travailleurs du nord qu’aux travailleurs du sud. »
De la collusion entre « la droite » et « la gauche »
Voter quand même ?