Numérique : polémique à haut débit
En 2009, environ 17% des habitants du Cher ne peuvent bénéficier d’une connexion ADSL haut débit à 2 Mb/s. A l’heure où l’on parle de très haut débit et de société du numérique, cela fait un peu tâche. C’est pourquoi le Conseil général du Cher lance un plan afin de permettre à l’ensemble des habitants du département d’accéder au haut débit internet et à la téléphonie sur IP. Alors que l’on pourrait s’attendre à ce qu’un tel sujet fasse l’unanimité, ce n’est pas le cas. Philippe Bensac, maire-adjoint NTIC à la mairie de Bourges, conteste ce plan.
Le constat en 2009
Dans le Cher, 25000 lignes téléphoniques sur environ 152000 ne permettent pas d’accéder à l’ADSL haut débit. Ce taux de 17% de non éligibilité à l’ADSL 2Mb/s n’est pas spécialement surprenant. La surprise se situe plutôt dans le détail des communes qui connaissent ce phénomène de zone blanche haut débit. Quand on regarde la répartition de ces 25000 lignes, on s’attend à ce que les zones rurales soient les plus touchées par l’absence d’une couverture ADSL digne de ce nom. C’est effectivement le cas. Pourtant, il s’avère que les villes de Bourges, Vierzon et Saint-Doulchard sont également extrêmement touchées par le phénomène : 13% des lignes sont inéligibles à l’ADSL haut débit à Bourges, elles sont 10,5% à Vierzon et...24,6% à Saint-Doulchard. Ces trois villes représentent 27% des lignes du Cher non éligibles au haut débit. Incroyable mais vrai. Pourtant, techniquement, cela s’explique facilement puisqu’un éloignement trop important par rapport au DSLAM suffit à dégrader de façon importante le débit sur les lignes ADSL.
Le plan du Conseil général du Cher
Le Conseil général du Cher a donc mis en oeuvre une délégation de service public (DSP) pour combler ces lacunes. L’objectif est d’offrir la possibilité d’accéder à un internet haut débit à la quasi totalité des habitants du Cher d’ici 2011. Pour cela, la société LD Collectivités, filiale de SFR/Neuf Telecom, a été retenue pour une durée de 15 ans. Elle sera chargée de mettre en place l’infrastructure nécessaire à la résorption de ces zones blanches haut débit. Le choix technique s’est porté sur la technologie radio WifiMax [1] préférée à l’accès par satellite jugé par les techniciens du Conseil général comme moins fiable, moins performant et pas ou peu évolutif. Une part limitée (250 lignes maximum) se fera tout de même par ce biais du satellite, faute d’autre solution. La technologie WifiMax [2], exploitable librement sans licence, utilise une fréquence de 5,4 GHz et peut couvrir une distance allant jusqu’à 6km en assurant un débit supérieur à 2 Mb/s.
Le coût, le financement
L’investissement global pour la société privée est estimé à 9,248 M€ couvert à 70% par une subvention de 6,45M€. Sur ces 15 années, LD Collectivités devrait réaliser un chiffre d’affaires de 14,3 M€ pour un résultat cumulé estimé à 1,47 M€. La subvention de 6.45M€ devrait être financée à 38% par le département du Cher, à 20% par les communes, à 10% par la convention Région-département et à 32% par le contrat de projet État-Région et des fonds européens. Il est prévu que la participation des communes soit calculée selon leurs ressources et non selon leurs difficultés d’accès à internet...d’où problème puisque pour l’instant les communes de Bourges et des alentours n’ont pas donné leur accord. Nous avons interrogé Irène Félix [3] sur le financement de ce plan concernant la participation des communes. Pour elle, « un élément du débat est de savoir si les communes participent ou si elles font participer les intercommunalités. Ce ne semble pas possible (sous réserve de vérification) en l’état pour Bourges Plus sauf à voter une nouvelle compétence ce qui prend un temps certain. Donc je pense que les choses vont progressivement se débloquer ». Sur le suivi du chiffre d’affaires de la DSP, Irène Félix affirme qu’« il est évidemment prévu par la convention. C’est le cas pour toutes les DSP. Je note à ce propos que de façon très étonnante, plusieurs compte-rendus de délégation de service publics présentés au Conseil Municipal de Bourges vendredi dernier n’avait pas fait l’objet de certification des comptes...ce qui est extrêmement problématique, comme je l’ai fait remarquer au Maire ».
Est-ce bien raisonnable ?
La question que l’on se pose spontanément à la lecture du plan proposé par le Conseil général est bien celle de l’accès au service public pour tous : est-ce qu’il est normal qu’un Conseil général ou une toute autre collectivité locale soit obligé de subventionner des entreprises privées afin d’assurer ce que l’on devrait désormais inclure dans le service public c’est à dire un accès décent au numérique sur l’ensemble du territoire ? La réponse est évidemment, non. Pourtant, il n’y a, a priori, pas d’autre choix, sous peine d’exclure pour encore longtemps une bonne partie de la population française des joies du numérique comme le souligne Irène Félix, « je ne suis pas technicienne TIC, je suis élue : et comme élue, je sais qu’il est temps que les différences d’accès à internet soient réduites, parce que c’est mauvais pour le territoire et particulièrement le territoire rural. En conséquence de quoi, et avec un plan de financement acceptable (y compris dans le plan de l’État), le Conseil général a décidé de faire ce que les entreprises n’ont pas été contraintes de faire par l’État qui a donc par deux fois mal joué son rôle ».
Autre question, ce plan n’arrive-t-il pas un peu tard alors que le très haut débit risque d’arriver un peu partout dans les années qui viennent ? A cette objection, Irène Félix répond et passe même à l’offensive :« la question concernant le trop tard ou pas trop tard est à poser à ceux qui n’ont pas de possibilités de se connecter aujourd’hui dans de bonnes conditions ; à mon avis, il ne trouveront pas cela trop tard. Si l’on attend toujours la technologie d’après ... on ne fait jamais rien. C’est tout de même le cas jusqu’ici à Bourges où la solution très haut débit pour les entreprises a été mise en place par le Conseil général parce rien n’avait été fait, contrairement à d’autres agglomérations. Depuis que je suis élue à Bourges, c’est à dire depuis 1989, j’entends parler de câblage/pas câblage de la ville, avec des technologies successives : cela fait 20 ans. On en est toujours là ».
On pourrait également ajouter que le déploiement du très haut débit se fera inévitablement en fonction de critères de rentabilité à partir desquels, les communes déjà exclus du haut débit actuellement seront naturellement écartées.
Polémique pour les TIC
Suite à la présentation de ce plan, Philippe Bensac (UMP), maire adjoint NTIC de Bourges s’est fendu d’un billet sur son blog accusant Irène Félix qui a présenté ce plan "d’incompétence ou de mauvaise foi". M. Bensac conteste à la fois la technologie utilisée et le coût qu’il considère comme une gabegie. Au niveau technologique, l’offre satellite ou fibre optique a ses faveurs. Philippe Bensac semble faire abstraction des coûts de déploiements jusqu’à la prise de l’abonné qui seraient forcément prohibitifs pour un département comme le Cher. Quant au coût du plan du Conseil Général du Cher, l’adjoint au maire NTIC de la ville de Bourges semble oublier son propre plan de 80000 Euros pour la mise en place d’un réseau wifi à bourges, qui ramené au nombre d’utilisateurs, risque de s’avérer aussi coûteux pour un besoin bien moins évident. Comme si la première attaque ne suffisait pas, le Frédéric Lefèvre local va encore plus loin quand il dénonce, dans un second billet titré Chantage et prise d’otages, le Conseil Général qui selon lui « tente d’imposer un plan NTIC obsolète en terme de technologie, de débit, de montage et de financement aux résidents du grand Bourges ». Face à ces critiques, la réaction d’Irène Félix est mesurée : « Je ne lis pas le blog de Philippe Bensac. Mais finalement, vous m’avez conduit à le lire. Il ne s’y connaît manifestement pas plus que les autres (analysez, il y a des âneries, notamment sur la délégation de service public) mais il gueule très fort. En fait, tout est dans la signature : “Philippe Bensac, candidat aux élections régionales à une place éligible”. C’est tout un programme ! »
Espérons que les 25000 foyers privés de haut débit dans le Cher ne feront pas les frais plus longtemps de l’attentisme qui règne généralement dans la région et qu’une polémique politique ne prendra pas plus longtemps les habitants en otages. Car peut-être qu’en la matière, un acte vaut mieux qu’une promesse.
[1] Norme IEEE 802.11a
[2] A ne pas confondre, comme le fait Philippe Bensac, avec WiMax
[3] Vice-présidente du Conseil général du Cher, Conseillère Municipal de Bourges, PS
Si je puis ajouter quelques remarques :
1/ Faire la différence entre des paroles et des actes
Le Conseil Général a décidé de lancer un projet concret, avec des objectifs, des engagements financiers et un planning.
Dans ce domaine, les affirmations gratuites, qui ne s’appuient ni sur des études, ni sur des projets concrets, me semblent dangeureuses.
Quelques rappels sur les précédents en matière de TIC :
* Plan gouvernemental WIFI : le comité interministériel pour la société de l’information du 11 juillet 2006 avait engagé un plan de couverture des zones blanches du haut débit à l’échelle nationale. Ce plan a été présenté a l’ensemble des communes à l’automne 2006. Dans le Cher, 11 collectivités (10 mairies et une CdC) ont fait acte de candidature auprès de la préfecture en novembre 2006. A ce jour, ces demandes n’ont toujours pas reçu de réponses : ces annonces n’ont été suivies d’aucune action concrète, et donc d’aucun résultat.
* Projet Wimax : le 25 juillet 2006, l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) attribuait des licences Wimax à 2 sociétés privées : HDDR et Maxtel. Ces sociétés s’étaient engagées à couvrir l’ensemble des zones blanches de la région Centre avant juillet 2008. Fin 2008, ces sociétés annonçaient publiquement qu’en absence de subvention publique, elles renonçaient à réaliser leur déploiement. A ce jour, aucune station Wimax n’est donc déployée dans le département du Cher.
La crédibilité des acteurs gouvernementaux et des opérateurs privés sur le sujet de la couverture haut débit est donc faible...
Par comparaison, les projets de couverture haut débit qui ont abouti ont tous été menés par des collectivités locales (voir à ce sujet notamment le site de l’avicca : www.avicca.org).
Concernant le très haut débit jusqu’à l’abonné, et donc le déploiement massif de fibre optique, il faut rappeler que les seules expériences de déploiement de fibre optique sur le territoire du Cher sont à l’actif du Conseil Général (réseau Oleop sur Bourges, Vierzon, St Amand et St Florent). Les avantages et les contraintes, notamment économiques, de la fibre optique sont donc parfaitement connus.
2/ Ne pas déformer la réalité technique
Concernant les performances comparées du satellite et de la radio, tous les acteurs du domaine des TIC s’accordent sur le fait que le satellite est moins performant que la radio...
Concernant la technologie majoritaire du projet Internet pour tous, il s’agit du WifiMax et non pas du Wimax (nombreuses différences techniques et réglementaires entre les 2 technologies !).
Le projet Internet pour tous ne comprend aucun déploiement de cuivre (mais par contre 120 km de fibre optique) et aucun versement de subvention à France Télécom / Orange...
3/ Privatisation et service public : d’accord avec Bombix pour l’histoire : la privatisation de France Télécom s’est faite sous la responsabilité du PS. Cela impose justement d’en tirer les conséquences par rapport à d’autres secteurs : énergie, Poste, ... C’est pour ça qu’on se bat.
Je suis prête à un vrai débat sur les contours du secteur marchand et ce que nous faisons, dans les collectivités de gauche, à ce sujet.
Petite précision qui me semble nécessaire pour clarifier ce débat... Doit-on attribuer ce message anonyme à Irène Félix ?
Bon alors d’accord... je réponds moi-même à la question. ;-)
Enfin, on se soucie des habitants du Cher qui ne sont toujours pas elligible à l’adsl dans les zones rurales en 2009...
Ce n’est pas trop tôt... Mais mieux vaut tard que jamais.
Car ras le bol du bas débit, car à l’heure actuelle, sans ce haut débit, je défie quiconque d’ utiliser le net sans avoir les nerfs à fleur de peau... ne serai ce que pour déclarer ses impots, par exemple...
Il faut que les politiques se bougent un peu, car à force, si l’adsl ne vient pas aux habitants des campagnes, ce sont eux qui viendront à l’adsl... Effectivement, moi-même je suis prêt à déménager et me rapprocher de la ville, car je le répète, sans le haut débit, à ce jour, rien n’est possible sur internet.
Un autre exemple... Lorsque mes enfants me demandent d’aller sur le net pour rechercher des infos concernant leurs devoirs d’école (souvent demandés par leur instituteur...) nous sommes incapables de le faire, ce qui pénalise leur scolarité !!!
Alors vivement le haut débit dans les campagnes, et à bas le bas débit ( et qu’on ne me parle pas de satellite, c’est une arnaque de première, car pas de téléphonie IP, un quota de téléchargment TRES limité, et un prix encore au-dessus de la moyenne et j’en passe...)
Car ras le bol du bas débit, car à l’heure actuelle, sans ce haut débit, je défie quiconque d’ utiliser le net sans avoir les nerfs à fleur de peau... ne serai ce que pour déclarer ses impots, par exemple...
Par quel moyen accédez-vous à internet ? Par RTC avec un modem 56ko ? Vous n’avez pas accès à l’ADSL 256 ko ?
Article intéressant. Quel est le problème au fond ? Il me semble qu’il y a plusieurs problèmes.
– Un problème technique : la technologie adsl, qui est, il faudrait peut-être le faire remarquer, une technologie assez merveilleuse, marque ses limites. Technologie merveilleuse, parce qu’elle a permis d’exploiter l’ancien réseau filiaire du téléphone pour faire passer de l’information numérique à haut débit. C’est à dire que sur un réseau qui n’était prévu à l’origine que pour faire passer de la voix, sous forme d’un signal électrique analogique, on a été capable de faire passer des octets à très fort débit.
Rappelons quand même qu’à l’origine, l’idée d’exploiter le réseau du téléphone, c’est à dire l’existant, pour faire dialoguer entre eux les ordinateurs, a relevé d’une certaine forme de bricolage. Si on appelle bricolage trouver une solution technique avec les moyens du bord. Mais ce qui est devenu un « bricolage de très haute volée », l’adsl, est aussi limité, car avec la distance entre le central et l’utilisateur, le signal est très atténué. Résultat : l’adsl fonctionne très bien dans les zones urbaines denses, rencontre des problèmes dans les zones urbaines étalées, et des problèmes insurmontables dans les zones rurales.
– Un problème politique. Un problème technique devient un problème politique quand une technique n’est pas une simple possibilité offerte à ceux — qui en ont le désir — d’accéder au confort que procure cette technique, mais quand la technique est devenue un besoin. L’accès confortable au numérique est devenu, qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, un besoin pour tous. C’est dire que si l’on est privé de cette technique, on est objectivement lésé : en terme d’accès à l’information, en terme de possibilité de communiquer, etc.
Que les politiques prennent en main ce problème, rien que de très normal donc. Irène Félix donne une indication intéressante en disant que depuis 1989, on attend toujours la prochaine technologie pour lancer un plan d’accès au numérique. C’est une caractéristique des TIC d’être toujours entre deux révolutions, avec une rapidité d’obsolescence des équipements proprement époustouflante. On ne rappellera pas la fameuse loi de Moore, qui ne vaut pas que pour les microprocesseurs. Cette caractéristique a permis de bâtir des empires industriels en un temps record. Elle a signifié pour les entreprises et les particuliers un effort financier proprement incroyable. Je pense même que si on avait su le coût réel de l’informatisation, et si on l’avait comparé avec les services rendus, il n’aurait pas été très rationnel de se lancer dans l’aventure. Dans ces conditions, que les responsables politiques qui ont en charge la gestion des collectivités territoriales prennent le temps de réfléchir et ne se lancent pas à l’aveugle dans un plan déjà obsolète au moment où il est mis en oeuvre me semble relever de la sagesse même. En même temps, un jour, il faut se décider. Je crois qu’en l’espèce, c’est la nécessité qui commande. Ici, le CG se décide parce qu’il est nécessaire, sous peine de léser nombre de nos concitoyens, de réduire la fracture numérique. On ne peut pas toujours attendre la prochaine révolution numérique. Ou alors on se condamne à l’impuissance et à l’inaction. Il faut répéter qu’il s’agit ici de déterminer le moment opportun, qui n’est pas strictement une affaire de science, qui ne se calcule pas comme la courbure d’une voie ferrée, mais que est une affaire de décision. Il y a ce qu’on sait, et il y a ce qu’on décide. Il y a la théorie, et il y a la pratique. Ce n’est seulement qu’après, après la décision, qu’on saura si la décision était la bonne. Et c’est dans la pratique qu’on pourra faire cette évaluation. Que la décision soit éclairée par le savoir des techniciens et des ingénieurs, nul n’en doute. Il reste que la décision en tant que telle est l’affaire du politique, pas l’affaire du technicien.
Où l’on repère déjà une certaine forme de paralogisme dans l’argumentaire de Bensac. C’est au nom de la technique, du savoir technique, qu’il condamne une décision politique. Quand on connaît les compétences du monsieur dans le domaine concerné, on sourit déjà. Qui fait la leçon doit avoir la maîtrise de ce qu’il enseigne. Vu le nombre de bourdes énoncées par l’adjoint au maire chargé des nouvelles technologies dans un domaine qu’il est censé connaître un tout petit peu, on reste (très) songeur. Paille et poutre. Ce qui ne semble pas gêner le personnage. Pas grand chose le gêne, il faut le dire. Bensac fait partie de ces gens qui osent tout. Il peut faire la leçon aux historiens dans un domaine où il ne connaît strictement rien. Avec de telles dispositions, il peut faire la leçon à n’importe qui dans n’importe quel domaine. Il suffit, comme le souligne I. Félix de gueuler, si possible le plus fort. Le débat politique conçu comme une foire d’empoigne : ce n’est pas pour rien qu’on l’a comparé à Frédéric Lefebvre. Sait-il au moins que pour la plupart des français, ce n’est pas un compliment ?
Cet aspect mis à part, l’argument qu’il présente n’est pas sans valeur. En gros, et pour résumer, faut-il s’en tenir aux techniques existantes, ou faut-il anticiper et choisir tout de suite les techniques qui seront les standards de demain ? On aurait envie de répondre, quand on a un peu l’expérience de ces technologies, qu’il y a toujours intérêt de choisir la technologie qui résistera la mieux à l’épreuve du temps, au moment où on en fait le choix. En théorie, Bensac devrait avoir raison. Mais il n’y a pas que la théorie. Car il s’agit rien de moins que de réimplanter tout un réseau matériel. C’est de la pure démagogie que de parler comme si le paramètre coût n’existait pas. Le choix de la fibre optique a un coût prohibitif. C’est un élément qu’on ne peut pas ne pas prendre en compte. Et si on le prend en compte, l’une et l’autre des solutions sont défendables. La solution Félix, prudente, mais qui risque de vite atteindre ses limites. La solution Bensac, ambitieuse, mais (très) coûteuse. On peut en parler posément, sans invective. Dommage que celui qui a défendu en paroles, mais en paroles seulement, l’idée du « transpolitique » laisse perdre l’occasion, chaque fois qu’elle se présente, de la mettre en oeuvre.
– Et encore un problème politique, mais à un autre niveau. Ce qui amène à poser le problème à nouveau sous son aspect politique, mais à une plus large échelle. Mister K écrit fort justement : « La question que l’on se pose spontanément à la lecture du plan proposé par le Conseil général est bien celle de l’accès au service public pour tous : est-ce qu’il est normal qu’un Conseil général ou une toute autre collectivité locale soit obligé de subventionner des entreprises privées afin d’assurer ce que l’on devrait désormais inclure dans le service public c’est à dire un accès décent au numérique sur l’ensemble du territoire ? La réponse est évidemment, non. »
Il devrait exister dans un état républicain digne de ce nom des domaines qui relèvent de la compétence de l’Etat, de sa gestion, des domaines qui demeurent sous la prérogative de la puissance publique. Les télécommunications en font partie. Ici, renvoyons M. Bensac et Mme Félix dos à dos, puisque, dans le domaine des télécommunications, c’est au nom de la logique libérale que l’Etat a été dépossédé de ses prérogatives. Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Un temps où il existait un ministère des Postes et des télécommunications. Qui a privatisé France Telecom ? Mais aussi, qui a payé le réseau français des télécommunications, sinon l’ensemble des français ? Qui les en a dépossédés ? L’UMP et le PS dans ces domaines ont fait ou auraient fait à peu près la même politique, parce qu’il se soumettent à la même logique.
Le résultat, c’est que les nouveaux équipements doivent être payés par les particuliers, soit à titre privé, soit comme contribuables. Et pour enrichir des opérateurs privés. Pour prendre une image, c’est un peu comme si on avait obligé les français à vendre leur maison, et à se transformer en locataires. Puis, le toit présentant des fuites, on leur demande de mettre la main à la poche pour changer la couverture. Que le contribuable paie pour des infrastructures qui sont la propriété de la communauté toute entière, rien que de très normal. Il faut bien trouver l’argent quelque part. Ce qui n’est pas normal, c’est que les investissements soient publics, et les bénéfices privés.
Et encore une fois, on ne voit pas que les organisations politiques auxquelles appartiennent et Bensac et Félix aient une divergence sensible sur le sujet.
– Reste la petite politique.
Les polémiques stériles, l’esbroufe, les passe d’armes ridicules. La politique à la Bensac quoi. Le politicien comme VRP chic. Première remarque : ça doit être payant en terme de résultats et de carrière, puisque sur le même billet, on apprend qu’il est candidat à l’éligibilité régionale. A défaut d’être séduisant et efficace, P. Bensac n’est pas sans une certaine logique, terriblement déprimante il faut le dire. Deuxième remarque : Frédéric Lefebvre est porte parole de l’UMP. Il ne faut pas l’oublier. Quand Bensac est grossier et raconte des sottises, pratique la politique à son niveau zéro ou proche du zéro, c’est toute l’équipe de la municipalité de Bourges qu’il représente, comme Lefebvre représente Sarkozy. Libre à chacun de penser qu’il y a une différence entre le représentant et le représenté. Pourtant, aucun indice ne permet de faire cette différence.
A propos des choix techniques
Pour tout projet informatique lancé, plusieurs paramètres entrent en compte. En général, pour simplifier, le paramètre numéro un, c’est le coût et quand il y a lieu et qu’il est calculable, le ROI (retour sur investissement). A partir de cela, on cadre le besoin...autant dire que la plupart du temps, les ambitions sont nettement revues à la baisse. Les autres paramètres sont la pérennité de la solution technique et son évolutivité.
Mais comme le souligne bombix, dans des domaines qui évoluent très vite, on est obligé de se baser sur des connaissances et des capacités techniques à un instant T, en résumé sur un état de l’art qui évolue extrêmement rapidement. Dans l’état de l’art, il y a le passé, le présent et l’avenir. Dans l’avenir, se trouve toutes les techniques qui n’ont pas encore fait leurs preuves : beaucoup de techniques restent des techniques d’avenir et ne passent jamais au stade de techniques éprouvées. Les raisons sont, bien souvent, d’ordre commercial : les techniques éprouvées sont celles qui ont trouvé des débouchés suffisants...et dès lors, c’est souvent l’effet boule de neige qui fonctionne. Rappelez-vous, fin des années 90, deux techniques d’accès à haut débit internet étaient concurrentes : la câble et l’adsl. L’ADSL a gagné par KO, tout simplement parce que l’ADSL pouvaient être bien plus rentable rapidement et que la base de clients potentiels était bien plus importante que celle du câble.
La difficulté est donc de réaliser un choix qui concilie un peu tous ces paramètres. Et ensuite, il faut essayer, dans la mesure du possible, d’y introduire une dose de prise de risque. Pourquoi ? Parce que sans cela, pas d’innovation possible.
Alors, il faut bien reconnaître que dans cette jungle qui mélange technique et commerce, les politiques ou plus généralement, les décideurs, n’ont pas la tâche facile. La plupart du temps, les choix réalisés sont des choix de suiveurs car sans risques. C’est compréhensible et bien souvent raisonnable surtout quand il s’agit de choix et d’argent publics. Mais pour que des solutions innovantes émergent, il faut qu’un certain nombre de décideurs osent prendre des risques.
Périmètre du service public
Dans ce dossier du haut débit et de l’accès au numérique en général, il est évident que l’on se retrouve face à un dossier qui devrait relever du service public. Pour remonter à longtemps, si les PTT n’avaient pas été scindés en deux (courrier d’un coté, Télécom de l’autre) et si ensuite, France Télécom n’avait pas été privatisé, il est vraisemblable que ce domaine serait rentré naturellement dans le cadre d’un service public et donc accessible à tous quelque soit son lieu d’habitation. Mais France Telecom ayant été privatisé et étant une entreprise soumise à la concurrence, il est évident que ses dirigeants font tout pour ne pas étendre leurs obligations de service public (ce qui serait effectivement injuste par rapport à ses concurrents). Alors bien sûr, l’ouverture du marché des télécoms a eu des effets bénéfiques (baisse du coût des communications fixes). Mais au final, les collectivités locales se chargent de limiter les inégalités territoriales...mais comme leurs actions ne sont pas coordonnées, elles en génèrent potentiellement d’autres. Clairement, il y a un souci à ce niveau. Peut-être que le périmètre du service public devrait parfois être revu...dans le sens de l’élargissement.
"Pour remonter à longtemps, si les PTT n’avaient pas été scindés en deux (courrier d’un coté, Télécom de l’autre) et si ensuite, France Télécom n’avait pas été privatisé"
A mon avis, la scission en 2 entités publiques à l’époque n’a rien à voir avec le sujet. Le problème survient quand une structure publique est transformée en société de droit privé comme ce fut le cas pour France Télécom en 1990. Transformation effectuée sur l’injonction d’une directive européenne. Si vous voulez savoir ce qu’il va arriver à La Poste, relisez l’histoire de France Télécom.
A mon avis, la scission en 2 entités publiques à l’époque n’a rien à voir avec le sujet.
Oui et non. En effet, ce qui a joué, c’est la transformation de France Telecom en société privée. Mais si on n’avait pas scindé au préalable les PTT en deux, il aurait été impossible de privatiser uniquement la partie Telecom...
Bombix,
deux modèles et quelques chiffres à vous mettre sous la dent.
Et de reprendre le proverbe si souvent vérifié dans vos positions : "Lorsque le sage montre la lune l’imbécile regarde le doigt".
1/“l’utilisation de réseaux électriques aériens pour déployer la fibre optique permettrait de diviser par deux le coût de déploiement.” Et les réseaux électriques présentent un maillage continu et interconnecté du territoire, desservant la totalité des immeubles et maisons individuelles. Le réseau à moyenne tension français représente 365 000 km de lignes aériennes et 230 000 km de lignes souterraines. Le réseau à basse tension compte 430 000 km en aérien et 240 000 km en souterrain.
L’utilisation de ces réseaux, tout en faisant baisser les coûts de déploiement de la fibre optique, permettrait de mutualiser un réseau qui dessert chaque foyer français. L’analyse est identique pour les réseaux d’eau, de gaz ou d’assainissement. Aux Etats-Unis, les réseaux aériens représentent 60% du déploiement des réseaux en fibre optique. Les réseaux de fibre optique du Japon et de la Corée, les deux pays les plus avancés en matière de très haut débit, sont eux aussi majoritairement déployés en aérien. Ces pays sont les plus avancés en la matière.
2/Satellite : Viveole propose la téléphonie IP en option
Publiés le lundi 12 octobre 2009 à 15h46
Le fournisseur d’accès Vivéole renforce sa gamme d’offres d’accès à Internet par satellite avec des options de téléphonie sur IP.
Vivéole répond à une demande récurrente de ses abonnés en proposant désormais la téléphonie illimitée par satellite. Pas moins de 6 forfaits de téléphonie sont disponibles pour ses clients Internet qui désirent profiter des avantages de la Voix sur IP.
Le succès de la téléphonie sur IP n’est plus à démontrer. Aujourd’hui, appeler les postes fixes en illimité sans payer les communications est devenu une habitude - voire même un standard - pour les internautes.
Après Numeo et Nordnet, Vivéole est le troisième FAI à se lancer sur le créneau de la téléphonie IP par satellite. Le principe ? Il suffit de brancher un boitier baptisé Phony box entre le modem-routeur et le combiné. Après activation du service sur l’espace client Vivéole, les communications transitent ensuite via la connexion haut-débit satellitaire.
Pour répondre aux besoins de chacun, Vivéole propose une vaste gamme de forfaits :
– A la consommation : les appels sont facturés à la minute au tarif Vivéole (abonnement de 9€/mois)
– Forfait 3h vers les fixes en France (13€/mois)
– Forfait illimité vers les fixes en France (19€/mois)
– Forfait illimité vers les fixes + 1h vers les mobiles en France (29€/mois)
– Forfait illimité vers les fixes + 2h vers les mobiles en France (39€/mois)
– Forfait illimité vers les fixes + 4h vers les mobiles en France (59€/mois)
Etant donné la latence propre à la transmission de données IP vers des satellites à des dizaines de milliers de kilomètres au dessus de nos têtes, n’y a -t-il pas un risque de conversations hachées et décalées ? "Nos services techniques ont travaillé plusieurs semaines jusqu’à trouver les paramètres permettant d’éviter toute coupure ou latence" affirme Alexandre Semenadisse, le dirigeant de Vivéole.
De manière générale, le service de téléphonie de Vivéole est calqué sur celui de Nordnet, l’autre FAI français distribuant la solution Astra2connect. Ce dernier garde néanmoins l’avantage en proposant également l’illimité vers 26 destinations à l’international pour le même tarif. Vivéole marque, par contre, un point face à Numéo (15,99€ pour la VoIP illimitée vers les fixes en France) avec un prix plus intéressant à service égal. A noter que le boitier VoIP de Vivéole est fourni gracieusement mais que des frais d’activation de 29,90€ sont facturés.
A noter que Sat2way, qui distribue les forfaits Tooway d’Eutelsat, n’a toujours pas commercialisé d’options de téléphonie ni de télévision. Malgré l’annonce d’un "bientôt"" sur son site, Sat2way ne précise pas de de date de sortie officielle. Bien que le secteur de l’Internet par satellite soit dynamique, on note tout de même que la concurrence (prix, services, débit) se tasse entre les principaux acteurs du marché. Le lancement des nouveaux satellites et des offres KA-SAT par Eutelsat (prévu en 2010) pourrait néanmoins bousculer la donne dans les zones blanches, mais aussi dans les zones grises où l’ADSL n’est disponible qu’avec un débit maximal limité à 2Mbits.
Source : Ariase
Comme d’habitude M. Bensac, vous faites du copier-coller de choses trouvées rapidement sur internet et vous avez très peu d’esprit critique sur la chose.
1/ “l’utilisation de réseaux électriques aériens pour déployer la fibre optique permettrait de diviser par deux le coût de déploiement.”
Oui, c’est ce qu’ils vont faire dans la Drôme et l’Ardèche. Coût, même divisé par deux, c’est 95M d’euros.
Ensuite, rajouter de la fibre optique sur des réseaux aériens basse et moyenne tension, je ne sais pas si c’est forcément une bonne idée en cas de tempête par exemple. Il me semble que depuis 1995, EDF a lancé un programme pour enterrer ces lignes électriques...il doit y avoir une raison tout de même, non ?
Satellite : Viveole propose la téléphonie IP en option Publiés le lundi 12 octobre 2009 à 15h46
J’espère qu’il ne s’agit là que d’un extrait d’un article et par d’un article tout entier ;-)
Sérieusement, il est évident que la société Viveole fait sa pub (et qui lui en voudrait ?). Et en même temps, sa contre-pub : les coûts annoncés sont plus élevés puisqu’on a l’impression que cela s’ajoute à un forfait internet (on parle d’option)....
Bon, au final M. Bensac, si vraiment vous avez une solution toute faite, meilleure que celle du Conseil Général, avec un dossier ficelé (pas des copier-coller), n’hésitez pas à nous en faire part. Là, votre réponse n’est pas très convaincante...
Pas de chance, le plan fibre est en marche à Bourges depuis 8 mois et les éléments concernant l’offre satellite IP sont proposés par VIVEOLE depuis un mois à un tarif inférieur à celui des opérateurs classiques, sachant que la filiale d’ORANGE "NORNET" propose un abonnement satellite de 8Mbits/seconde depuis 18 mois.
Mais il est vrai que vous ne gérez pas une collectivité ni une entreprise en zone rurale. Vous ne connaissez le Cher que de la Région Parisienne.
Si je résume, soit le Cher se coupe pendant 15 ans de toute évolution vers la fibre, soit Monsieur RAFESTHAIN améliore sa gestion pour dégager par l’emprunt 20 millions d’euros qui, ajoutés aux capacités ETAT/REGION (emprunt d’Etat à venir), pourra permettre une DSP à un opérateur réseau/infrastructure. Ensuite, les FAI se feront concurrence pour le grand bien de nos concitoyens...
Pas de chance, le plan fibre est en marche à Bourges depuis 8 mois et les éléments concernant l’offre satellite IP sont proposés par VIVEOLE depuis un mois à un tarif inférieur à celui des opérateurs classiques
Énorme, des choux et des carottes dans la même phrase. Incompréhensible. Pauvre M. Bensac, vous me faites un peu pitié quand même... Un élu qui se fait VRP d’une boite privée, faut le faire ! Et puis, si vos propos sont vrais (j’en ai un peu rien à taper de l’offre commercial de Viveole), c’est vrai depuis très peu de temps d’après vos propos. Ensuite, il faudrait vérifier concrètement la qualité de l’offre de service par satellite par rapport à celle d’ADSL...pour l’instant, 90% au minimum des français se trompent si l’on en croit vos propos. Entre ce que vous dites et ce que disent des techniciens, il ne faut pas m’en vouloir, je crois plutôt les techniciens...
Sinon, sur le plan fibre à Bourges, vous voulez dire quoi exactement ? Ce n’est pas très clair. Bourges n’est pas une zone rurale à elle toute de seule...et la fibre optique ne passera (j’ose espérer...) pas par le réseau électrique aérien. Du coup, qu’est-ce que vous voulez dire exactement par pas de chance ? L’argumentation n’est pas une question de chance...
Si vous voulez me faire dire que la fibre optique, c’est mieux que le Wifimax, je dis évidemment ! Si on me laisse choisir, je prends évidemment la fibre optique ! Mais,il faut quand même dire aux contribuables que ce n’est pas du tout le même coût. Et puis, la fibre optique, c’est de l’infrastructure beaucoup plus lourde, il faut le dire aussi.
Mais il est vrai que vous ne gérez pas une collectivité ni une entreprise en zone rurale. Vous ne connaissez le Cher que de la Région Parisienne.
Autre registre, l’attaque personnelle...allons-y alors !
Vous croyez que vous êtes devenu compétent depuis que vous êtes maire-adjoint de Bourges au NTIC ? C’est quoi cet argument d’autorité ? Si seulement c’était vrai, ce serait bien... Mais pour moi, vous êtes toujours aussi crétin qu’avant. Et parce que l’on habiterait en région parisienne, on ne serait pas qualifié pour analyser ce qui se passe à Bourges ? Mais franchement, vous n’avez pas d’arguments plus solides ? Dans ce cas, Sarkozy, de Neuilly, il devrait avoir du mal à gérer la France. Et certains conseillers municipaux de votre majorité ne sont pas qualifiés pour siéger, ils connaissent beaucoup moins la région que moi ! Bon, pour rétablir la vérité, je suis certainement mieux informé que la plupart des berruyers, malheureusement. Et concernant les compétences NTIC, si vous voulez jouez à celui qui à la plus grosse, vous pouvez toujours vous aligner : perso, les NTIC ce n’est pas un créneau pour me permettre de percer politiquement. Il s’agit de mon métier...Et à Paris ou à Bourges, ça ne fait pas de différence. Je dirai même qu’il y a plus de 10 ans maintenant, si j’avais pu exercer mon métier à Bourges ou sur la région, je l’aurai fait avec plaisir. Mais "grâce" à des pointures de votre trempe, Bourges et la région meurt à petit feu. "Heureusement" qu’il y a l’armée pour sauver les apparences...mais pour combien de temps ?
Si je résume, soit le Cher se coupe pendant 15 ans de toute évolution vers la fibre, soit Monsieur RAFESTHAIN améliore sa gestion pour dégager par l’emprunt 20 millions d’euros qui, ajoutés aux capacités ETAT/REGION (emprunt d’Etat à venir), pourra permettre une DSP à un opérateur réseau/infrastructure. Ensuite, les FAI se feront concurrence pour le grand bien de nos concitoyens...
C’est beau la magie et les beaux parleurs. A vu de nez, 20 millions, c’est ***au bas mot*** 2 fois moins que ce qu’il faut. A moins que l’état ne rajoute 20 millions d’Euros...ou que l’on passe au discount. Alors, monsieur Bensac, il est où votre plan fibre optique pour le Cher à 25 M d’Euros ? Moi, j’attends, je suis curieux.
Sinon, ce n’est pas parce qu’on lance du Wifimax en 2009, que l’on ne pourra pas lancer autre chose plus tard avant les 15 ans...faut pas être con non plus. Tout se renégocie. 15 ans en informatique, c’est un siècle !
Bon, en résumé, vous n’êtes vraiment pas crédible pour l’instant. Faites moi mentir, je ne demande que cela.
Euh, Vivéole, il va falloir qu’ils mettent à jour leur site ou alors M. Bensac dit n’importe quoi !
Offre 2048 kb/s (upload 128 kb/s) : 69,90 Euros. C’est ici. Et là, c’est seulement internet ! Et je parle même pas des limitations.
Pour le téléphone, il faut ajouter 13 Euros pour 3 heures de communications.
M. Bensac, soit vous donnez vos sources, soit je ne comprends pas !
Pour info, la plupart des fournisseurs classiques par ADSL fournissent internet, le téléphone en illimité (au moins en France sur le fixe) et la télévision pour 29,90 Euros. Vivéole, ils font tout ça pour moins cher ? Ok, mais M. Bensac, s’il vous plait, fournissez vos sources !
SOURCE ariase : Présentation du site Ariase
En ligne depuis octobre 2002, http://www.ariase.com est le portail web de référence dédié aux fournisseurs d’accès à Internet et aux offres haut-débit. Notre ambition est de répondre aux questions que les internautes se posent sur les opérateurs télécoms, les technologies haut-débit (ADSL, fibre optique, satellite, Wimax), et sur leur éligibilité aux différentes offres d’accès.
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>> guide d’installation imprimable de la Phony-box Vivéole
>> détail des coûts de communication
>> Destinations incluses
Merci pour ce superbe copier-coller. Pour info, avec le web, il suffit de mettre un lien vers la bonne page...ça marche très bien aussi !
Bon, et bien j’ai l’impression que le site de Vivéole est bien à jour. Et que pour avoir un équivalent ADSL 2048kb/s + le téléphone illimité + la télévision, il faut payer 69.90 Euros + 19 Euros soit la modique somme de 88,90 Euros par mois... Ailleurs (en adsl bien sûr), le coût est de 29,90 Euros par mois. Bref, la solution de remplacement mise en avant par M. Bensac est quand même très chère...
Alors évidemment, il est possible d’être en 256kb/s par Satellite à 19,90 Euros + 13 euros pour 3 heures de communication soit...32, 90 Euros ce qui est presque équivalent à l’ADSL en prix (mais tout de même au-dessus) mais avec un service bien moindre. Bref, à moins d’être coincé au modem RTC 56ko/s (ce qui peut arriver), cela n’a aucun intérêt. Et surtout, l’objectif du haut débit (autour de 2Mo/s) n’est pas atteint au final.
Si j’ai fait une erreur de compréhension ou d’analyse, n’hésitez pas, faites le moi savoir.
– Cher VRP chic, vous bossez pour Viveole maintenant ? Au cas où vous ne le sauriez pas, l’Agitateur vit sans pub et sans subventions. C’est pas pour qu’on nous place de la pub gratuite, quand même ! Mais comme nous sommes bons, et démocrates, nous ne supprimerons pas votre message.
Bon, pour le reste, présentez un dossier ficelé et chiffré ... au Conseil Général du Cher. Madame Félix vous écoutera avec attention (euh ... je m’avance un peu) Pourtant, les Conseils Généraux, vous leur menez la vie un peu dure en ce moment. Votre ami Sarkozy alourdit leurs charges, et leur coupe les vivres (cf. l’affaire de la suppression de la taxe professionnelle)
– A propos de doigt, le mien (le majeur) ne vous montre pas la lune ; il est bien raide, à la verticale.
(Pour Mister K, les copiés-collés, ou psittacisme, c’est un truc tendance chez les sarkozystes. Question de mimétisme ... ;-) )
C’est quand même bien internet ... ça garde la trace de tout. Il faut vraiment que tous les habitants du Cher en profite avec le confort maximum. Pour constater ceci par exemple : à propos de taxe professionnelle, cher Philippe Bensac, vous souteniez que le projet d’une LGV était viable, malgré le coût, grâce au retour sur investissement. Je vous cite : "Une somme investie s’amortit sur de très nombreuses années. Une LGV s’amortit sur 30 ou 40 ans. Nous ce que nous défendons, c’est que des entreprises parisiennes décentralisent leurs sièges sociaux ... Le siège social amène la taxe professionnelle de haute valeur ajoutée."
Sauf que la taxe professionnelle, hein ...
Interview Philippe Bensac, président de Bourges TGV (passage cité à 1’ 19’’)
Alors, incompétence, ou mauvaise foi ?
Mon pauvre BOMBIX, votre majeur serait coupé depuis longtemps si un scie s’approchait à chacune de vos sottises.
Quant à l’impact du TGV sur l’avenir fiscal de Bourges et du Cher, le changement de libellé de la taxation locale des entreprises ne modifie en rien la participation desdites entreprises au financement des collectivités et n’invalide donc pas la logique vertueuse que j’ai exposée.
Il sera même plus intéressant de récupérer des sièges sociaux car la nouvelle formule va davantage taxer la production de services et de prestations intellectuelles pour alléger la taxation de la production des biens.
Vos talents sont ailleurs.
Quant à l’impact du TGV sur l’avenir fiscal de Bourges et du Cher, le changement de libellé de la taxation locale des entreprises ne modifie en rien la participation desdites entreprises au financement des collectivités et n’invalide donc pas la logique vertueuse que j’ai exposée.
Comme s’il ne s’agissait que d’un « changement de libellé », et que la disparition de la TP ne s’accompagnait pas également d’une réforme territoriale d’envergure. Allez, à mon tour de faire un peu de copier-coller
« Le premier constat est que le pouvoir fiscal est diminué de 6 milliards d’euros au minimum, soit un quart du produit de la TP réellement payée par les entreprises. La base même de la ressource essentielle est donc amoindrie et ne retrouvera plus le rendement antérieur. Les développements économiques futurs ne généreront que 75 % des recettes attendues dans le cadre de la TP, avec comme conséquence un ralentissement du niveau des investissements locaux. Par ailleurs, comme les futures compensations fiscales versées par l’Etat contrebalançant les pertes de TP iront aux territoires anciennement pourvus en produits fiscaux, demain encore, il vaudra mieux avoir été riche qu’essayer de le devenir. Paradoxe : la capacité péréquatrice des dotations de l’Etat en sera encore amoindrie. »
Extrait d’un article publié dans Les Echos.fr
Votre logique vertueuse, on la connaît. Exonérer les patrons, et faire payer les ménages. Asphyxier les pauvres et donner toujours plus aux riches. Pour éclairer les lecteurs, cette petite vidéo pédagogique.
Je vous recommande en particulier de bien prêter attention aux remarques de cet affreux gauchiste : JP Fourcade ...
On l’aura compris : pour la scie promise, si elle s’approchait de vous aux conditions que vous annoncez, alors ce serait "Massacre à la tronçonneuse" ...
Démagogue, manipulateur, et très mal informé.
Démagogue en prenant l’apparente défense des "ménages" en oubliant que les ménages ont besoin du travail fourni par les entreprises, dont ils sont souvent actionnaires au demeurant.
Sacré BOMBIX resté coincé de l’autre côté d’un mur effondré sur le Marxisme de son enfance.
Manipulateur en recherchant la petite phrase d’un "has been" politique en mal de notoriété alors qu’il s’agit de remettre la France dans le chemin de la compétition mondiale. A force d’être sorti de ce chemin, les pays émergents (et c’est tant mieux qu’ils émergent) nous taillent des croupières au point qu’on leur achète les produits fabriqués à partir de nos brevets.
Mal informé, ce n’est pas 6 milliards d’allègement de charge fiscale mais 11 milliards. La compensation ancienne de l’Etat (impôt du citoyen national) pour 5 milliards se poursuivra (29 milliards versés aux collectivités en 2008 pour 24 milliards de collecte réelle de la TP auprès des entreprises), le reste en impôts locaux nouvelle norme...et quelques serrages de ceinture des collectivités dispendieuses aux budgets de fonctionnement pharaoniques (cf. Conseil Général du Cher) et aux capacités d’investissement réduites à néant au point de ne pas pouvoir se payer un plan fibre optique digne de notre époque.
http://www.gouvernement.fr/gouvernement/la-reforme-de-la-taxe-professionnelle
Heureusement que la Ville de Bourges prouve par la gestion qui en est faite qu’il existe d’autres voies que le chantage à l’affectif sur fond de précarité de certains de nos concitoyens.
BOMBIX, vous en devenez obscène !
Sacré BOMBIX resté coincé de l’autre côté d’un mur effondré sur le Marxisme de son enfance.
A propos, M. Bensac, vous n’avez pas répondu à ma question. Que pensez-vous du "protocole d’échanges, de coopération et de compréhension" signé entre le parti au pouvoir en France, l’Union pour un Mouvement Populaire, et le parti au pouvoir en République Populaire de Chine, le Parti Communiste Chinois ?
Communiste comme moi archevêque. Quand à la coopération économique avec la Chine, je préfère la méthode UMP à celle du Conseil Général du Cher qui se déplace au frais de la princesse (du contribuable).
Communiste comme moi archevêque
Dois-je comprendre que vous ne considérez plus la Chine comme une dictature communiste ? Parce que jusqu’alors, vous n’aviez pas de mots assez durs pour condamner la répression chinoise au Tibet, non ?
Quand à la coopération économique avec la Chine
Il ne s’agit pas d’un partenariat économique entre la France et la République populaire de Chine, mais d’un "Memorandum d’entente sur les échanges et la coopération entre le Parti Communiste Chinois et l’Union pour un Mouvement Populaire".
Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi un parti démocratique comme le vôtre contracte avec un parti totalitaire. Je vous saurai reconnaissant de m’expliquer.
PS : Savez-vous que trois Tibétains qui ont été exécutés pour leur participation aux manifestations de mars 2008, et ce au moment même où votre Secrétaire Général, Xavier Bertrand, et Wang Jiarui, membre du Comité Central du PCC, se serraient la main devant les photographes ?
PS 2 : comme ce memorandum n’est pas accessible sur le site de l’UMP, vous n’en n’avez peut-être pas pris connaissance. Vous pouvez cliquer ici pour rectifier cette lacune
Le 25 janvier 2008, on pouvait lire dans le Monde un papier de l’excellent Alain Supiot (*), dans lequel ce dernier éclairait le concept d’ « économie communiste de marché » ; on pourrait croire, a priori, que "communisme" et "marché" sont antinomiques. Eh bien non. C’est une véritable tératologie politique qu’il faut édifier pour comprendre comment ce monstre hybride a pu naître et peut survivre.
On croit généralement que le marché est synonyme de démocratie. Il faut se défaire de cette illusion qui soude libéralisme politique et libéralisme économique, comme si on était en présence des deux faces d’une même médaille. Libéralisme et dictature font la paire, comme il a pu se voir à un autre moment historique et sous d’autres latitudes dans le Chili de Pinochet (73-89) qui fut aussi terre d’expérimentation de l’ultra-libéralisme à la Milton Friedman et ses Chicago Boys.
On aurait tort de ne pas prendre au sérieux cette notion d’allure baroque, car elle éclaire le cours pris par la globalisation. Edifié sur la base de ce que le capitalisme et le communisme avaient en commun (l’économisme et l’universalisme abstrait), ce système hybride emprunte au marché la compétition de tous contre tous, le libre-échange et la maximisation des utilités individuelles, et au communisme la “démocratie limitée”, l’instrumentalisation du droit, l’obsession de la quantification et la déconnection totale du sort des dirigeants et des dirigés. Il offre aux classes dirigeantes la possibilité de s’enrichir de façon colossale (ce que ne permettait pas le communisme) tout en se désolidarisant du sort des classes moyennes et populaires (ce que ne permettait pas la démocratie politique ou sociale des Etats-providence).
On comprend l’intérêt pris par l’UMP de Sarkozy pour le régime chinois. Les objectifs de part et d’autre seraient au fond les mêmes ?
Quoi qu’il en soit, M. Bensac peut ironiser sur les voyages du CG du Cher en Chine, afin de botter en touche ; sarkozyste et militant UMP ses plaintes larmoyantes concernant les victimes de Pékin se révèlent pour ce qu’elles sont : des tartufferies de premier ordre.
(*) Version longue de ce texte consultable sur le site du MAUSS : L’Europe gagnée par l’économie communiste de marché. Derniers ouvrages parus : Tisser le lien social, Maison des sciences de l’homme, Homo juridicus, Seuil - Critique du droit du travail, Presses Universitaires de France.
C’est vrai que vous êtes mieux informé sur la TC qu’un universitaire qui enseigne les finances locales à la Sorbonne, et qui publie dans un journal de référence ...
On le sait, vous êtes capable de faire la leçon à tout le monde, sur les sujets que vous connaissez le moins. L’outrance et la vulgarité tenant lieu d’arguments.
Le drame, c’est qu’à tous les échelons de responsabilité, des gens de votre acabit sévissent. Nullité, vulgarité, incompétence et grande gueule. Et il n’y a pas que Lefebvre. Voir la pitoyable prestation d’Estrosi à la télé la semaine dernière. La France aura du mal à se relever de cinq ans de sarkozysme. Le sarkozysme est une plaie pour la France.
BOMBIX, vous en devenez obscène !
Et voilà, maintenant les insultes. Dites, maintenant que vous fréquentez Novelli, vous allez bientôt en venir aux barres de fer, comme les militants d’Occident, pour imposer vos conceptions ? Vous êtes sur le bon chemin on dirait.
A bout d’argument ? Ou la démonstration de votre pédanterie vide de sens ?
Je ne vous parle pas. J’écris pour les lecteurs. On ne parle pas avec un menteur, on rectifie ses bobards. Le bruit peut troubler. Question d’hygiène.
« Votre logique vertueuse, on la connaît. Exonérer les patrons, et faire payer les ménages. Asphyxier les pauvres et donner toujours plus aux riches. »
Quelques chiffres ? Allez, encore un petit copié-collé, ça vous changera de la prose avec laquelle on gave l’umpiste de base.
Relevé sur le blog de Gérard Filoche (Inspecteur du travail, écrivain, militant, membre du CN du Parti Socialiste)
« Alors que le déficit de l’état atteint 116 milliards d’euros, Sarkozy se refuse à aller chercher la moindre recette supplémentaire auprès des possédants qu’ils soient actionnaires, rentiers, financiers et directeurs de sociétés. Il refuse même un modeste amendement qui propose de reprendre aux banques une petite partie de ce qu’elles ont regagné grâce à l’état. Les prélèvements, dits « obligatoires » (notion où tout est mélangé, torchons fiscaux et serviettes cotisations sociales), sont descendu de 43,9 % en 2006 à 40, 7 % en 2010. L’impôt sur les sociétés est abaissé à 33,3 %. L’impôt sur le revenu est au plus bas également à 40 %.
Sarkozy exclut de « toucher au bouclier fiscal » d’après un principe qu’il a inventé « selon lequel on ne peut prendre à quelqu’un plus de la moitié de ce qu’il gagne » (Le Figaro, 16 oct 09). Cette maxime stupide permet ainsi à « quelqu’un » de gagner jusqu’à 600 fois le Smic ! Il y a 378 000 millionnaires en euros en France : « Pas touche » dit leur pote Sarkozy, vous avez le droit de conserver, à vous en faire péter le ventre, 500 fois le Smic, la moitié de votre million de l’année.
« Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts » jure t il sans cesse : il ment comme il respire… car il a inventé, confirmé, augmenté une impressionnante liste de 19 taxes différentes. Des taxes injustes s’appliquant indirectement à tout le monde, sans progressivité, sans justice– comme la taxe carbone par exemple. Ce que Sarkozy ne veut pas augmenter ce sont les impôts justes.
Il feint de s’attaquer aux « niches fiscales » : elles s’élèvent à 72 milliards. Mais ce qu’il vise ce ne sont pas les privilèges des yachtmans, c’est le fait que les accidentés du travail aient bénéficié de n’être pas imposé sur leurs maigres indemnités journalières en compensation de leur préjudice. Parce qu’il paraît que « tous les fruits du travail » doivent être imposé « au nom de l’équité » mais alors pourquoi ont-ils défiscalisé et soustrait à cotisations les heures supplémentaires ? Ils utilisent des arguments à géométrie variable pour masquer le fait que Sarkozy ne gouverne que pour 2 % de privilégiés.
Des députés UMP ont même songé à porter à 4 jours le “délai de carence” de non remboursement des arrêts maladie, à retirer la CRDS et la CSG des « chèques-vacances » : ils ont renoncé de justesse, pour ne pas avoir à le faire sur les stocks options et autres retraites chapeaux. Quant au « grand emprunt » c’est un cadeau aux riches auxquels on va demander de l’argent en échange des 50 % d’impôts qui ne leur sont pas prélevés pour le leur rendre à prix plus fort : ce, comme ils disent, en « endettant nos enfants » (les nôtres pas les leurs). Il donne aussi 60 milliards aux « entreprises » (à leurs dirigeants) sans effet sur l’emploi – tandis qu’il supprime 140 000 emplois publics que « nos enfants » n’auront pas. Résultat : 2000 chômeurs de plus par jour. « J’agis » comme dit le pantin Bling-bling devant ses caméras. Il joue de tous les cynismes, il feint même de se plaindre que les médias qu’il contrôle de façon quasi totalitaire le traitent mal. »
Tout est dit, non ?
80 % des 2 200 milliards de déficits cumulés (provisions retraites fonctionnaires comprises) depuis 1981 proviennent de la gestion des gouvernements de gauche.
Monsieur FILOCHE n’est ni un Sorbonnard ni un expert mais un Accusateur Public qui se prévaut de ses propres turpitudes.
Gérard Filoche est un homme tout à fait honorable ; un militant remarquable et un intellectuel brillant ; la bassesse de vos allégations ne salit que vous-même.
c cool comme boulot maire adjoint à Bourges
un peu d’agitateur le matin et l’apres midi
ils font pareil vos collegues ? peut etre sur d’autres sites ?
En plus, je bosse 12 heures par jour, 6 jours sur 7, pour nourrir ma famille. Je m’occupe de plusieurs associations, je tiens une permanence toutes les semaines aux Gibjoncs et une autre à la Mairie, je passe en moyenne 2 heures par jour en Mairie (réunions, collaboration avec la DSIT, mise en oeuvre du plan stratégique que j’ai conçu avec le Maire pour la Ville de Bourges en matière de nouvelles technologies...), et je suis attentif à la désinformation à chaque instant.
Vive Internet et l’outil informatique ! Plusieurs vies en une.
Vous parlez désinformation, mais vous n’avez pas l’impression de carrément générer du mensonge avec Vivéole par exemple ou aussi la fibre optique pour 20 millions d’euros seulement pour les contribuables du Cher ? Donc, votre chasse à la désinformation, c’est quand même un peu gonflé...mais bon, désormais, on vous connait. Vous osez tout, même le plus ENORME. Votre surnom de Frédéric Lefèvre local, pas de doute, vous le méritez amplement.
Nous, nôtre rôle, c’est quand même de mettre ce genre de choses en évidence. Venant de vous ou d’autres d’ailleurs, nous sommes bien d’accord.
Alors c’est pire, si vous ne désinformez pas, vous ni connaissez rien.
Pourquoi RAFESTHAIN se trompe :
parce que c’est un idéologue arc-bouté sur une planification rigide des projets (celui du WIMAX date de l’été 2008). Gérer un collectivité en 2009, c’est s’adapter en permanence aux opportunités et à l’innovation.
Il y a quelque chose que je ne comprends pas ... SI le CG subventionne l’installation, pourquoi il ne deviendrait-il pas fournisseur internet avec LDC collectivités. Créer un partenariat win-win avec un partage des résultats et des investissements financier et humain ? Cela va également créer des emplois...
Quand au chiffres d’affaire réalisé par LDC collectivités sur 15 ans, je pense que cela sera nettement supérieur à 14,5M€. Un foyer dépense 360 € par an dans les telecom, soit 5400 € en 15 ans. Si nous prenons 50% des 25000 foyers cible, cela fait 67,5 M€ de CA sur 15 ans. Une manne financière non négligeable pour la collectivité et à partager entre privé/public
Et pour aller plus loin, en tant qu’habitant, je serais prêt à investir dans ce plan numérique, ce qui pourrait me permettre de plus payer mon abonnement au bout de quelques années ... ?
Les lignes ADSL sont les routes d’accès aux espaces numériques. Refaire le bitume d’une route coute bien plus cher que de connecter tous le département en ADSL Mb/s et il n’y a jamais de polémique. De plus, si un cable a été oublié, ils n’hesitent pas à faire une tranchée dans la route pour la refaire quelques années plus tard... Le plan est nécessaire même si il est couteux et sera améliorer dans le futur. La fibre arrivera bientôt avec un cout bien diminué lorsque tous les acteurs TV, opérateur telecom, téléphonie, radio, ... demanderont une bande passante plus large pour leurs services.
bonjour mister K
Les chiffres de votre article sont très surprenant en ce qui concerne l’éligibilité sur Bourges St Doul et Vierzon, une rapide requête sur le net et on peut voire la carte de France de l’éligibilité ADSL de notre opérateur historique. Si on zoom sur le 18, on nous annonce 95% sur les villes citées plus haut. Il y a une distorsion tout de même. Pour rappel 2Mbit/s c’est du 256Ko/s, je dis ça car les offres commerciales s’expriment plus souvent en Ko ou Mo. Bref Bourges est une petite commune en superficie et je suis interpellé qu’un taux d’affaiblissement trop important puisse priver certains berruyers d’un débit de 256K.
Pour rappel 2Mbit/s c’est du 256Ko/s, je dis ça car les offres commerciales s’expriment plus souvent en Ko ou Mo.
Oui, vous avez totalement raison, j’ai commis une erreur tout le long de l’article : j’ai écris Mbit/s alors que je pensais Mbyte/s. D’ailleurs, j’aurai du écrire, pour être cohérent, Mbps. Un byte en anglais est un octet...donc, il s’agit bien en français de lignes 2Mo/s dont 17% des habitants du Cher sont privés.
Désolé pour cette grossière erreur et merci d’avoir été attentif (beaucoup plus que moi !) et surtout merci de m’avoir signalé l’erreur.
Pour Bourges, il faut tenir compte du fait qu’il n’existe que 2 centraux Perrière et Laudier, que les câblages ne vont pas en ligne droite mais suivent des chemins parfois assez détournés (rançon de l’ancienneté des réseaux), La distance à vol d’oiseau peut parfois être multipliée par 2 ou 3 voire plus avec de nombreuses armoires en coupure ce qui amène à une atténuation (baisse du signal) importante.
Il n’est donc pas surprenant que les grosses agglomérations puissent avoir les taux de "non éligibilité" les plus importants. Les lignes y sont le plus souvent anciennes, plus que dans des villages dits "reculés", mais dont la plupart des maisons sont regroupées autour du central, les fermes isolés ne représentant plus alors qu’un faible pourcentage des abonnés.
Méfions nous des chiffres publiés sur le net qui sont purement théoriques, ils sont basés sur les longueurs de lignes, et le type de câble (plus le fil est gros, moins le signal est atténué) indiqués par FT, il ne sont pas totalement représentatifs de la réalité (nombre d’armoires en coupure, qualité du câblage dans celles-ci, vétusté des cables, ...) .
En ce qui concerne l’affaire qui nous occupe, faute de combattants, le Conseil Général prend les choses en main, à minima peut être, mais au moins il tente d’atténuer les différences en tenant compte du coût. Dans mon enfance j’ai souvent entendu dire : "un tien vaut mieux que deux tu l’auras" cette maxime a disparu de la bouche de nos politiques, il me parait rassurant qu’elle revienne.
La solution de couverture Haut Débit est donnée par les Départements de la Drôme et de l’Ardèche, 96 % des foyers raccordés, 100 Mbps et sans pollution environnementale, c’est la fibre optique : le Conseil Général du Cher en a-t-il la volonté politique ? LE DOSSIER www.next-up.org/France/Fibre_optique.php
La solution de couverture Haut Débit est donnée par les Départements de la Drôme et de l’Ardèche, 96 % des foyers raccordés, 100 Mbps et sans pollution environnementale, c’est la fibre optique
Vous avez oublié un élément essentiel, le coût : 95,5 millions d’euros...15 fois plus que dans le Cher. Déjà qu’ici, on trouve que 6.5 millions d’Euros c’est du gachis, alors on ne vous parle pas de près de 100 M€... ;-)
Le Conseil Général du Cher en a-t-il la volonté politique ?
Euh, là, c’est surtout de moyens dont on a besoin ;-)
Sinon, pour info, la publicité est interdite sur l’Agitateur. Vous auriez quand même pu indiquer le site Ardèche Drôme Numérique qui est quand même plus instructif que votre plaquette publicitaire à deux balles...
Bonjour.
Le projet Drôme Ardèche Numérique est une DSP réalisée par AXIONE ETDE comme chez nos voisin du 58 (Nivertel). Un projet de ce type ne peu ce réalisée qu’avec une volonté politique, car les invéstissements sont considérable. Mais une fois lancer, TOUT les déploimments numérique en fibre optique on droit à des subventions européenne.
Techniquement le département du CHER peut etre rélier a la fibre optique.
Toute la parti EST avec une liaison avec la plaque NIVERTEL. ( Pour info, à jouet sur le bois, il y a un POP blackbone national 9C/SFR, et tout le génie civile existant le long du canal). Pour le reste, les villes de bourges vierzon et st amand montrond sont déjas sous fibre optique. Nous pourrions partire de ces villes afin d’allez dégrouper en fibre optique les autre NRA, et mm réduire les couts d’infrastructure par des liaisons via RTE. Ou bien aller chercher les NRA par des bond FH , ou un arrosage par WiMax, mais cette solution limite le débit a 2M.
Enfin bref ; une seul solution, une volonté politique avec des investissements TRES important, pour un département comme le Cher, cela me semble hélas impossible.
Par contre ARCEP a demander un projet commun de tout les operateur ADSL, afin de financer un déploimment commun des zone rural.
Un espoir sur le papier, mais impossible a réalisé, car aucune retombé économique possible pour les opérateurs.
Bref sans politique ; pas de solution.