Point de vue

Le chébilibilic

En marge de l’interview d’Hassen Chébili
lundi 28 décembre 2009 à 12:18, par bombix, Mercure Galant

L’interview d’Hassen Chébili suscite plusieurs réflexions. On peut en retenir deux principales. L’une concerne la question de la place des français issus de « la diversité », comme on dit aujourd’hui, dans le personnel politique, et singulièrement local ; l’autre l’espace politique qui existe « au centre ».
Il est assez intéressant d’observer le parcours d’Hassen. Il nous dit qu’il a voulu faire de la politique pour servir et pas pour se servir. C’est très louable de sa part, d’autant qu’on a plutôt l’impression de l’inverse chez la plupart de ses collègues. Il nous dit aussi qu’il a des amitiés à gauche, chez les socialistes, mais que « la politique menée en direction des jeunes ne lui convenait pas, parce qu’elle n’était pas assez ambitieuse. »
Le problème, c’est qu’il ne nous entretient pas de la politique « ambitieuse » décidée par la municipalité Lepeltier en direction des quartiers, et des jeunes en particulier. Les intentions, c’est bien. Les actions concrètes, c’est mieux. Faire appel au sens des responsabilités, fort bien. Mais dans le système actuel, à supposer que « chacun prenne ses responsabilités », travaille et fasse fructifier ses talents, est-il bien certain, Hassen Chébili, qu’il y aurait pour autant une place pour tous au soleil ? Il n’est pas sans savoir que les choses sont quand même un peu plus compliquées quand on se prénomme Rachid ou Mouloud, et que l’on est issu des quartiers.
La société française a évolué certes. Mais les données du problème restent inchangées. Une bonne partie du prolétariat appartient désormais aux populations issues de l’immigration. Immigration de travail — et pas immigration de confort, comme la propagande droite et de droite extrême voudrait le faire croire. Or il est bien rare qu’on fasse fortune quand on tire sa subsistance en vendant sa peau sur le marché du travail. D’autant que la crise économique n’arrange rien et que le chômage ronge, avec les plaies qui l’accompagnent.

Le chébilibilic

Ce qui est très positif chez Hassen, c’est qu’on sent bien qu’il veut sortir du discours victimaire et tirer un trait sur l’éternelle stigmatisation qui ne font pas avancer les choses. Et l’on doit bien reconnaître que la gauche, celle des bobos en particulier, s’en est souvent tenue uniquement à cela.
Mais on a envie de lui dire que les insuffisances d’une certaine gauche n’assurent en rien que le camp d’en face fera mieux malgré les bonnes intentions affichées. La droite libérale, qui se structure autour de la seule valeur qui compte à ses yeux, la réussite par l’argent, n’est pas intrinsèquement raciste. L’argent passe les frontières, les races et les cultures. On ne sait pas assez que le discours sur la tolérance au XVIIIème siècle s’est surtout fondé sur les nécessités du commerce.
Cependant la politique, malgré tout ce qu’on peut dire ou lire, ce n’est pas seulement la gestion et la création de conditions favorables à l’économie. La politique concerne les passions des hommes, structure leurs représentations immémoriales, parle aux gloires imaginaires. La crispation identitaire [1] fait pendant — sur le terrain de l’idéologie — à la dissolution réelle des États-nations dans des nouvelles entités politiques nécessaires au fonctionnement du nouveau capitalisme mondialisé. Le Français devient d’autant plus franchouillard qu’il se sent peser moins à l’échelle d’une Europe qui commande désormais la politique de son pays — dans une économie globalisée.

Sarkozy qui a du flair politique le sait bien. Le débat sur l’identité nationale n’a pas d’autre but que de fouetter ces passions tristes à des fins électoralistes. On ne peut donc pas dire « Vive l’Europe et le marché » et « non au débat sur l’identité nationale », puisqu’au fond, l’un ne va pas sans l’autre.
Hassen voudrait se tenir au centre. Quel centre ? Celui des valeurs humanistes ? L’humanisme, qui déclare la personne humaine valeur essentielle de l’action politique, pourrait bien n’être qu’un cache-misère. Words, words, words ... comme disait Shakespeare.

Est-ce que le Chébilibilic peut tenir dans la main ? ironise l’ami Mercure. La droite, qu’elle se nomme droite du centre ou autrement, a besoin des Hassen Chébili. Elle ne pense pas « à rien ». Elle a besoin de cautions. En langage vulgaire, on pourrait dire que « l’arabe de service » lui est nécessaire. Hassen Chébili a lui aussi besoin de la droite. Pour avancer ? Comme le chébilibilic ? Mais au prix de quels reniements ? C’est la question qu’il faut poser.
On sent quelques hésitations. Tiendra-t-il dans la main ? N’est-il pas un peu anguille ? Le centre n’est pas plus un espace politique que l’abstention n’est une position politique. To be, or not to be ...

Le dessin de Mercure Galant fait allusion au Schmilblick. Le Schmilblick est un objet imaginaire créé par Pierre Dac dans les années 1950. Guy Lux et Jacques Antoine, en 1969, le recyclent dans le cadre d’un jeu télévisé, Le Schmilblick (parfois orthographié « Schmilblik » ou « Schmilblic »), dont le principe est de deviner le nom d’un objet en connaissant quelques-unes de ses caractéristiques. Coluche enfin, dans un sketch très connu, caricature l’émission de Guy Lux. Y apparaît un personnage devenu désormais célèbre : Papy Mougeot ...

[1Un récent article du Monde rappelait que la notion même d’identité nationale n’apparaît pas avant les années 80. « C’est aux Etats-Unis, dans les années 1960, que des sociologues comme Erving Goffman ont commencé à appliquer la notion d’identité à des groupes, explique Anne-Marie Thiesse. Les premiers à se l’approprier furent les femmes et les Noirs, c’est-à-dire des groupes victimes de discriminations pour lesquels l’affirmation d’une identité était une façon de retourner le « stigmate » qui les différenciait en en faisant un élément de fierté. »
L’historienne insiste sur l’importance du sentiment de vulnérabilité qui est à l’origine des revendications identitaires : « C’est quand il se sent menacé qu’un groupe éprouve la nécessité de radicaliser sa différence par rapport aux autres, explique-t-elle. Ce n’est pas un hasard si l’expression « identité nationale » est apparue dans les années 1980, quand la France perdait son leadership et se sentait, du coup, plus vulnérable. » L’époque où le Front national s’est installé dans le paysage politique, et où l’immigration est devenue un sujet porteur en période électorale. » Thomas Wieder, Le Monde, Aux racines de l’identité nationale, 07.11.2009

commentaires
Le chébilibilic - babacoul - 4 février 2010 à 02:17

il ne brule pas les ailes hassen chébili...il a grandi à la chancellerie, la vie n’était pas facile, qu’est ce qu’il aurait à perdre. je suis assez d’accord que de parler de différence c’est stigmatiser la différence.


#25646
Le chébilibilic - L’Orange Berruyère - 29 décembre 2009 à 12:43

Bon ok, ne soyons pas dupe, on sait bien que les origines/couleurs sont utilisées comme des arguments politiques par l’ensemble des partis politiques. Mais allons jusqu’au bout et reconnaissons que les hommes politiques eux même, comme Hassen Chébili, n’hésitent pas un seul instant à mettre en avant leurs "origines". Lisez le blog d’Hassen et venez me dire que l’utilisation constante de ses "jeux de mots" ne sont pas un moyen, pour lui, de mettre en avant, et donc d’utiliser, sa "diversité" ?

Au risque d’être polémique, je pense qu’Hassen Chébili participe volontairement à sa propre stigmatisation.
Pis, je pense que les auteurs de cet article ne font pas mieux. Pour moi, le simple fait de poser la question "Ce type est-il un alibi ?", c’est déjà de la stigmatisation. C’est voir dans Hassen Chébili sa couleur de peau et émettre la supposition que celle-ci a une influence.

En s’éloignant du cadre local, je dirai que, pour moi, lorsqu’un parti politique agite une diversité comme un stigmate, repérer et disserter cette manoeuvre, c’est participer à la stigmatisation. Utiliser "l’arabe de service" pour des fins électorales n’est pas, à mon sens, plus répréhensible que le fait de remarquer qu’il est "l’arabe de service". Dans les deux cas, c’est sa "différence" qui est au centre du jeu, donc une stigmatisation.

C’est exactement la même chose que de se demander si une femme politique a obtenu un poste parce qu’elle est compétente ou si c’est à cause de la parité : c’est malsain.
Tant qu’on continuera de s’interroger sur le rôle que peut jouer la « différence », on continuera de montrer du doigt cette "différence".

Sans rancune.

L’Orange Berruyère (en trêve hivernale).


#25181
Le chébilibilic - bombix - 29 décembre 2009 à  14:13

les auteurs de cet article ne font pas mieux. Pour moi, le simple fait de poser la question "Ce type est-il un alibi ?", c’est déjà de la stigmatisation. C’est voir dans Hassen Chébili sa couleur de peau et émettre la supposition que celle-ci a une influence

Vous noterez, d’abord, que nous n’avons pas parlé de "couleur de peau" ; en revanche, il est vrai qu’en abordant le "cas" Chebili, on ne peut guère mettre entre parenthèse la question de ses origines. Parce qu’il fait de la politique, et que, précisément, sur le terrain politique, la question des origines compte. Ce n’est pas nous qui l’avons inventée. La situation est comme ça. Vous avez peut-être entendu qu’un certain Besson, anciennement socialiste, ministre de la fermeture, a lancé un grand débat aux relents lepenistes sur la question de "l’identité nationale" ?
Donc maintenant qu’est-ce qu’il faut faire avec ça ? Faire comme si on vivait chez les bisounours et supposer que tout ce qui est affirmé dans les principes — par exemple dans la déclarations des droits de l’homme et du citoyen — est ce qui est vécu dans la réalité, ou prendre en compte la réalité, et bien reconnaître que des principes au réel, des droits reconnus au réel vécu, il y a parfois un abîme ? L’honnêteté me semble être dans la deuxième attitude. Malgré les droits, il y a de la discrimination. Comment se positionnent ceux qui, issus de ces communautés, prétendent faire de la politique ? Comment sont-ils utilisés ? Comment eux-mêmes instrumentalisent-ils leur différence et leur image ? Au service de quoi ? Voilà les questions et voilà pourquoi nous les avons rapidement posées. Hassen semble plutôt fier de ses origines, et il a bien raison. Hassen ne se reconnaît pas dans le discours victimaire, et il a toujours raison. Hassen a des convictions politiques, disons libérales-sociales, et c’est son droit le plus strict. C’est notre droit d’interroger ces convictions, en nous plaçant sur le terrain des conséquences supposées - vis à vis des populations les plus exposées en particulier. Ça s’appelle le débat politique. Nous avons cru déceler une certaine hésitation dans ses dernières prises de positions. Ces hésitations - qui ont peut-être un rapport avec l’histoire et l’origine de celui qui hésite, allez savoir ! — sont plutôt à son honneur, car au moins elles témoignent qu’il s’interroge. Nous posons des questions. Elles peuvent recouper celles que peut être lui même est en train de se poser. Ou pas. Cela ne nous importe peu. Nous ne sondons pas les coeurs ni les reins. Nous restons sur le terrain politique - public, ou les gens communiquent et posent des actes — mais doivent aussi les assumer.

Sans rancune également.

#25183 | Répond au message #25181
Le chébilibilic - berry15 - 29 décembre 2009 à 06:15

Porteur d eau ......
Ce conseiller municipale de Bourges n est ni plus ni moins que le porteur d eau d une majorité municipale , qui ce sert de cette personne dans les quartiers dit difficile....un intermédiaire quoi.Mais attention au risque de ce brisées les ailes , il faut voir ce que cela a donné l été dernier pour des histoires de parkings , de stationnement il a fallut beaucoup de démarche pour régler les problèmes ...et du courage .L opposition municipale brille par son absence sur ces quartiers,la nature a horreur du vide, la présence de d Hassen Chébili en fait un porte parole , enfin du moins pour le moment.


#25169
Le chébilibilic - Marie - 29 décembre 2009 à  13:51

Je pense que vous vous trompez, en effet l’opposition est tres présente dans les quartiers nord notamment avec Mustapha MOUSALLi, qui habite à bourges nord, qui est actif dans le quartier et qui est porte parole du PS.

#25182 | Répond au message #25169
Le chébilibilic - Don Diego De La Vega - 29 décembre 2009 à  14:21

c’est vrai que Hassan CHEBILI, pour la municipalité, représente les quartiers Nord et la diversité, mais j’ai constaté que dans le quartier peu de personnes le connaisse à l’inverse, c’est vrai, de Mustapha MOUSALLI qui lui est connu et reconnu d’une très grande majorité "toutes origines" confondues. Dans l’opposition il y a aussi un jeune du PS, proche de Mustapha Mousalli et Yann GALUT, qui est originaire de Bourges Nord et qui est assez actif, son nom de famille est DARNAULT (je ne me rappel plus de son prénom).

Ceci dit, il n’est rien à reprocher à Hassan CHEBILI, à sa volonté d’aider et à son honnêteté envers ses concitoyens, cependant beaucoup se pose la question : pourquoi a t-il rejoint la municipalité de droite qui a une politique social et jeunesse désastreuse et surtout sur les quartiers Nord.

#25184 | Répond au message #25182
Pub mensongère - Mister K - 29 décembre 2009 à  14:58

Typique du message propagandiste avec vente liée : si vous achetez du Mustapha Moussali, vous avez une bonne dose de Yann Galut en prime. Faudrait arrêter de nous prendre pour des cons, hein !

Sinon, Hassen Chebili est tellement connu aux Gib’ et à la Chancel’, qu’il se prénomme désormais Hassan. Merci Don Diego. En fait, Mustapha Moussalli et Hassen Chebili sont des inconnus pour la majorité des habitants des Gib’ et de la Chancel’ et c’est bien normal. Faut arrêter de dire des conneries. Déjà que beaucoup de gens ne connaissent pas le nom du maire...

#25186 | Répond au message #25184
Pub mensongère - Don Diego De La Vega - 29 décembre 2009 à  19:57

vous stigmatisez l’intelligence de nos concitoyens en affirmant qu’ils ne connaissent pas le nom du maire !
une minorité peut-être et surtout chez les jeunes, mais pas la majorité !

vous dîtes que Mustapha MOUSALLI n’est pas reconnu dans Bourges Nord, cela démontre bien que vous n’y habitez pas ou alors que vous ne sortez pas de chez vous, il suffirait juste d’aller faire un sondage à cap nord ou au marché du mercredi qui sont les lieux les plus fréquentés !

Il y a des gens compétents dans nos quartiers, certains se lancent en politique, d’autres créent leur entreprise... c’est comme ça ! ça ne plaît sûrement pas à tout le monde mais beaucoup on compris que leur destin est entre leur mains et qu’il ne faut rien attendre des autres.

que ce soit Mustapha ou Hassen, il n’y pas de représentant des quartiers nord et pourquoi d’ailleur ça serait un arabe ? il y a des asiatiques, des africains, des européens... un peu de tout, et d’autre part c’est ce qui fait la force d’un pays comme la France.
Bourges nord n’a pas besoin de représentant mais Bourges a besoin de la vision multiculturelle de ces habitants.

#25193 | Répond au message #25186
Pub mensongère - bombix - 29 décembre 2009 à  21:55

vous stigmatisez l’intelligence de nos concitoyens en affirmant qu’ils ne connaissent pas le nom du maire ! une minorité peut-être et surtout chez les jeunes, mais pas la majorité !

Rien que ça ! Oui, enfin ça les passionne pas plus que ça, hein. Vérifiez le taux d’abstention aux dernières municipales. Et pis ce n’est pas être « inintelligent » que de ne plus s’occuper de gens qui ne pensent à vous que pendant les semaines qui précèdent un scrutin local. D’autre part la désaffection vis à vis de la chose politique n’est pas un phénomène nouveau, ni inexplicable, ni réservé à certaines franges de la population

d’autres créent leur entreprise... c’est comme ça ! ça ne plaît sûrement pas à tout le monde mais beaucoup on compris que leur destin est entre leur mains et qu’il ne faut rien attendre des autres.

Il y a une différence entre ce discours et le discours du sarkozyste moyen ? Aucune différence. Comme vous êtes un thuriféraire de Yann Galut — je viens de relire les messages que vous laissez sur ces forums — je me permets de rapprocher ces remarques des réflexions de votre gourou : Demain est un autre jour, p. 86 : « Et je pense au poète et humaniste Jean Giono : “Nous cherchons de la place au soleil. C’est normal, mon garçon. Alors, fais du soleil au lieu de chercher à faire de la place.” »
Tiens, l’humanisme encore. C’est fou ce qu’il y a comme humanistes — surtout parmi ceux qui n’attendent rien des autres.
Bêtement, je croyais que la gauche prônait d’abord des valeurs de solidarité, avant d’exalter l’individu conquérant qui monte sa petite entreprise qui ne craint pas la crise. Les temps changent.
Donc, finalement, on va finir par penser que les gens qui prennent les politiciens pour des « bouffons », et se désintéressent jusqu’aux noms des élus, sont très intelligents : ils ont bien compris — en l’absence de projets politiques clairement identifiables — qu’on se paie leur tête.

Bourges nord n’a pas besoin de représentant mais Bourges a besoin de la vision multiculturelle de ces habitants.

Réservez ces envolées lyriques pour les fins de banquets du PS. Vous avez surtout besoin de leurs voix.

#25196 | Répond au message #25193
Pub mensongère - Mister K - 29 décembre 2009 à  23:00

vous stigmatisez l’intelligence de nos concitoyens en affirmant qu’ils ne connaissent pas le nom du maire ! une minorité peut-être et surtout chez les jeunes, mais pas la majorité !

Connaître le nom du maire ne nécessite pas d’intelligence, mais juste de l’intérêt. Je ne stigmatise donc rien du tout.

vous dîtes que Mustapha MOUSALLI n’est pas reconnu dans Bourges Nord, cela démontre bien que vous n’y habitez pas ou alors que vous ne sortez pas de chez vous, il suffirait juste d’aller faire un sondage à cap nord ou au marché du mercredi qui sont les lieux les plus fréquentés !

Bon, étant donné qu’il a habité à 100m de Cap Nord, c’est sûr qu’il connait quelques personnes dans le coin... ;-) Mais bon, il ne faut pas tout survendre, c’est pas la star du quartier non plus...Et comme je le redit, "Bourges Nord", c’est un terme employé que par ceux qui n’y ont jamais habité ou qui ont été contaminé par ces derniers. Pas la peine d’employer un terme que personne n’emploie dans le coin.

Il y a des gens compétents dans nos quartiers, certains se lancent en politique, d’autres créent leur entreprise... c’est comme ça ! ça ne plaît sûrement pas à tout le monde mais beaucoup on compris que leur destin est entre leur mains et qu’il ne faut rien attendre des autres.

Tout à fait, je suis d’ailleurs un de ceux-là. Enfin, je ne fais pas de politique et je ne suis pas chef d’entreprise mais je considère que je m’en suis sorti correctement. Grâce à l’école, tout simplement.

Pour le reste, relisez mes propos. Je n’habite plus aux Gibjoncs, mais j’y ai habité assez longtemps pour très bien connaître le quartier. Au delà de la propagande grossière que vous nous avez servi, vous savez pertinemment que j’ai raison. Le genre de pipeau que vous nous servez, vous le ferez avaler aux autres, pas à moi.

#25197 | Répond au message #25193
Pub mensongère - Mercure Galant - 29 décembre 2009 à  23:18

je considère que je m’en suis sorti correctement. Grâce à l’école, tout simplement.

Il y a très longtemps que je n’avais pas entendu de tels propos... C’est désolant Mister K ! Vous n’avez pas honte de laissez croire qu’on peut encore réussir grâce à l’école de nos jours ? ;-)))

#25199 | Répond au message #25197
Pub mensongère - L’Orange Berruyere - 30 décembre 2009 à  01:11

(...)et pourquoi d’ailleur ça serait un arabe ? il y a des asiatiques, des africains, des européens... un peu de tout(...)

Merde, moi qui croyait qu’il y avait surtout une écrasante majorité de français dans nos quartiers...

#25201 | Répond au message #25193
Pas de quartiers... - Mister K - 29 décembre 2009 à  14:48

Merci Marie pour cette belle publicité pour Mustapha.

<hs>
Cependant, si je puis me permettre, si vous pouviez arrêter de parler "des quartiers nord" ou de "bourges nord", au lieu de parler des Gibjoncs ou de la Chancel’, franchement, ce serait bien. "Quartier nord" ou "Bourges nord", c’est du vocabulaire de gens qui n’habitent pas le quartier. Et même si c’est pour se faire comprendre ou par suite d’une contamination verbale, c’est pénible.
</hs>

Ensuite, je voudrais mettre en garde sur un phénomène que je perçois et qui, quelque part, m’inquiète : ce n’est pas parce qu’on est issu d’un quartier, que l’on connait bien et où l’on a toujours vécu que l’on doit se cantonner à ce seul quartier. Cette ghettoïsation politique est suspecte. Et même si c’est pour être crédible vis à vis de la population, cela ne marche pas.
Le politique issu du quartier reste, comme tous les politiques, suspect. Il a changé. Il porte un costard, vous lance des belles paroles, c’est une chose. Mais est-ce qu’il a le pouvoir de changer les choses au Gib’ et à la Chancel’ ? Non. Parce que tout simplement, il n’a qu’un pouvoir de représentation la plupart du temps, pas le vrai pouvoir, celui de changer les choses. C’est à la limite un passeur entre les habitants et les politiques. Il est traducteur. Il comprend les uns et les autres qui ne se comprennent plus depuis très longtemps. Bref, il a son utilité, il limite un peu la casse. Mais il ne fait pas de miracle et ça, la population le sait.

Si l’on voulait vraiment s’occuper des quartiers comme vous dites, on s’occuperait des gens, on ne les gèrerait pas comme une clientèle électorale, on changerait concrètement les choses. Et le problème est national, il n’est pas local et géographique, c’est un problème économique et social avant tout. Les priorités devraient être l’éducation, la formation continue tout au long de la vie, la deuxième chance. Il faudrait aussi s’occuper de l’immobilier pour éviter les ghetto physiques en plus d’être socio-économiques. Bref, s’occuper des Gib’ ou de la Chancel’, consiste à s’occuper concrètement des gens qui y vivent, ce n’est pas forcément y habiter ou y avoir habiter pour faire couleur locale.

Depuis les années 80, rien n’a vraiment changé aux Gib’ et à la Chancel’. Au mieux, on réhabilite l’immobilier. Le plan Lepeltier de réhabilitation de la Chancel’ a vidé le quartier, déplacé la population en masse, parfois pas très loin, aux Gibjoncs, parfois de l’autre coté de la ville. Mais les problèmes des gens restent. Lepeltier pourra se targuer d’avoir transformé le quartier de la Chancel’, mais pas celui d’avoir changé la vie de la majorité des gens qui, par la force des choses ont été chassés du quartier. Le fond du problème n’est pas réglé. La présence de "médiateurs" politique ne fait pas plus avancer les choses. C’est la volonté politique qui manque.

#25185 | Répond au message #25182