Entre guillemets...
On pourrait parler de "retournement de veste", de "petits cadeaux", "d’art", de débat "démocratique", d’ "attaque". Les guillemets sont une maladie dont on n’est pas près de guérir. Il n’est pas encore venu le jour où l’on devra parler de "liberté" sur le net. Pourtant, le net est peut-être en train de "mourir" sous les assauts législatifs de tous les gouvernements "démocratiques" du monde entier et singulièrement sous les assauts certainement bienveillants du gouvernement français et de son leader UMP, le très "démocrate" et "républicain" Nicolas Sarkozy. Les "analphabètes" numériques sont au pouvoir, les "e-gnorants" décident et parlent les plus fort. Il est peut-être temps d’arrêter les guillemets et de rentrer dans le lard. C’est ce que semble penser la ligue Odébi...
Bourges
Le Berry Ripoublicain exhume un excellent reportage de France 3 Centre et nous rappelle qu’il n’y a pas si longtemps que cela, Serge Lepeltier s’opposait à Hervé Novelli et rappelait à mots couverts, les positions ultra-libérales et le passé d’extrême droite (Fédération des Etudiants Nationalistes, Occident, Ordre Nouveau, Front National, Parti des Forces Nouvelles..) du candidat UMP au régionales 2010. Depuis, Serge Lepeltier et ses amis ont retourné leur veste et soutiennent Hervé Novelli. C’est ce qui s’appelle avoir des convictions certainement...
Petits cadeaux entre amis (suite) : après l’épée, le goupillon !
Alors que la municipalité de Bourges vient de fermer l’école de la République J-J Rousseau, elle vient d’attribuer plus de 100.000 euros aux écoles maternelles catholiques. Révélé par l’opposition "A Gauche Bourges !"
Quand l’art unissait l’Italie fasciste et la France, c’est le titre d’un article du journal Le Monde qui met en avant une exposition organisée par l’école nationale supérieure d’art de Bourges à la galerie La Box et intitulée "Les Artistes italiens au service de la propagande fasciste". Ou quand l’art met en lumière l’histoire de France...
Politique
Ce soir, je ne regarderai pas Nicolas Sarkozy.
La vidéomania politique gagne tout le monde. L’Orange Berruyère, nous explique qu’il ne regardera pas le Sarko-show sur TF1. On en est bien content pour lui. Passons sur l’analyse politique, mais était-ce bien nécessaire de mettre ça sur Dailymotion ? A moins de vouloir participer au concours de la vidéo politique la plus ridicule entamée par les candidats UMP de la liste à Novelli, pas sûr... En tout cas, c’est le champion du contre-jour !
Sarkozy sur TF1 par la presse étrangère
Décidément un excellent journal, le Figaro ! N’ayant pas les c... pour dire ce qu’ils pensent de la prestation de Sarko 1er sur TF1, les journalistes font parler leurs confrères étrangers : "Il écoute les doléances de ses sujets qui souffrent, comme le bon roi à leur chevet", "Qu’un chef d’État puisse parler pendant tout ce temps sans contradiction et répondre à des questions choisies, je vois mal cela dans un autre pays démocratique", etc... Pas courageux dans tous les sens du terme, puisqu’ils se sont contentés de copier-coller une dépêche AFP
Interdiction de la burqa et du niqab : Les masques tombent…
Relevé sur le site La Sociale. Il faut lire tout l’article, qui se termine par cette sentence : « Cette mission parlementaire, commencée par une tartufferie, celle de n’inviter que, ou presque, des partisans de l’interdiction législative et liberticide ; va se terminer par une farce : renforcer les religions et les atteintes à la laïcité par un financement public accru des cultes. »
Oui vous avez bien lu. Pour le détail, lire le billet de C. Kintzler
Ou quand l’UMP et le PCF se retrouvent pour saboter la loi de 1905. Pas mal, quand même ...
Société
Bistrots du coin et cafés du village se cherchent un avenir
Dans un coin pourriDu pauvre ParisSur un’ placeL’est un vieux bistrotTenu pas un grosDégueulasse[...]Tu trouveras làLa fin’ fleur de la PopulaceTous les marmiteuxLes calamiteuxDe la place
Brassens nous parlait d’un temps que les moins de vingt ans ne pourront bientôt plus comprendre. Le bistrot [1], exception culturelle française, disparaît. Culpabilisation (et répression) des pochetrons, baisse du pouvoir d’achat, obsession hygiéniste ... tout concourt à la disparition du petit troquet du coin de la rue. Des sénateurs, émus, ont organisé un colloque pour faire le point sur une situation plus que critique ; une sorte de Grenelle des limonadiers. Constat : « Les copains qui remettent 3 ou 4 tournées les uns après les autres, ça n’existe plus. » Restent les Mac Do et twitter. Réjouissons-nous.
Culture
Le jazzman Pat Metheny nous épate avec l’Orchestrion, un orchestre mécanique automatique à l’heure du numérique. La vidéo de l’article lié à l’article du Gardian vaut le détour (malgré la publicité du début...).
Militant politique, historien, universitaire, Howard Zinn avait entrepris d’écrire l’histoire des Etats-Unis par en bas. « Pour lui, les héros des Etats-Unis n’étaient ni les Pères fondateurs, ni les présidents, ni les juges à la Cour Suprême, ni les grands patrons, mais les paysans en révolte, les militants des droits civiques, les syndicalistes, tous ceux qui s’étaient battus, parfois victorieux, parfois non, pour l’égalité. » (Le Monde Diplomatique) Son Histoire populaire des Etats-Unis, publiée en 1980, et disponible en traduction française aux éditions Agone, a connu un succès considérable. Et mérité. C’est un grand livre, une référence irremplaçable. Howard Zinn est mort le 28 janvier 2010. Dans l’indifférence générale des merdias en France.
Gérard Filoche lui consacre un billet d’une lecture roborative.
Médias & Multimédia
MusicDNA, nouveau format de fichier audio. Music DNA permettra comme avec les CD physiques, d’avoir des "bonus" en plus de la musique. Compatible avec le mp3, il permettra d’avoir les paroles de chansons, les dates de concert de l’artiste et pleins d’autres choses totalement indispensables certainement. Ce format de fichier est présenté comme le successeur du format mp3...
Faut-il surveiller, filtrer et censurer le Net comme le fait la Chine, et comme le prônait récemment le chanteur Bono ? Les droits d’auteur sont-ils plus importants que les droits de l’homme ? Alors que vient de paraître le décret portant création de cette “Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet“, voici la chronologie des plus beaux plantages de cette longue saga de “piratages gradués“.
La ligue Odébi passe à l’attaque : c’est le titre d’un article qui indique que le temps des gentilles explications aux décideurs politiques est révolu. Le dialogue politique et démocratique n’ayant rien donné, la ligue Odébi propose un mode d’action plus musclé. Première étape, le lancement du site http://casseroles.odebi.org/. Dans le contexte actuel de Loppsi ou de ACTA, on espère que ce changement d’attitude fera réfléchir quelques politiques...
Le dernier gadget à la mode, l’imprimerie, est plus cool que l’Ipad. Et oui, un livre imprimé il y a 100 ans est encore lisible aujourd’hui...est ce que ce sera le cas d’un livre au format ebook livré avec pleins de DRM sur iPad ? Pas sûr...Un autre article du Gardian nous rapelle que Apple, l’iPad et autres gadget numériques pourraient bien devenir des éléments d’un cauchemar Orwellien.
On pourrait rire d’ACTA, encore faudrait-il savoir de quoi il s’agit. ACTA signifie Anti-Counterfeiting Trade Agreement (Accord Commercial anti-contrefaçon). Comme nous sommes en démocratie, ces négociations commerciales entre de multiples pays sont secrètes ou plutôt ne font pas l’objet de publicité. Un article d’electronlibre.info met en évidence les risques que semble faire courir ce traité pour internet. Comme l’indique un article de slate.fr, les censeurs du net s’organisent. N’ayez pas peu, tout ira bien...
[1] Une anecdote en passant : l’origine du mot bistrot est encore un mystère. Une tradition populaire lui attribue une origine russe, lors de l’arrivée des cosaques à Paris en 1814. Bystro voulant dire en russe rapide. Mais on ne trouve pas d’occurrence de l’emploi du mot avant la fin du XIXème siècle. Par ailleurs, le mot bistrot désigne d’abord le tenancier du café, avant l’établissement proprement dit. Une autre étymologie, rapprochant le bistrot de la bistrouille, mélange de café et d’alcool qu’on sert dans le nord de la France, n’est guère plus sérieuse.