Bernard-Henry Lévy victime ridicule d’un canular
Nombreux sont ceux qui supportent mal ce type que les médias nous présentent comme philosophe. Pour certains (qui sont de mauvaise foi et de parti pris), Bernard-Henry Lévy expose souvent à la télévision une pensée médiocre. En tous cas pas de doute, cet homme est un pipole, car une déferlante médiatique accompagne chacun de ses livres. Le Point, l’Express, Paris Match, Marianne, le Journal du dimanche, les radios et télévisions l’encensent, il réussit à être partout à la fois.
Imprudent, le bellâtre vient de se faire piéger en citant sentencieusement dans son dernier livre un auteur imaginaire pour étayer ses propres thèses.
Ou quand BHL s’envoie lui-même une tarte à la crème dans la figure. Trop drôle.
Bernard-Henry Lévy a été vertement critiqué par Raymond Aron qui s’agaçait de trouver dans "l’Idéologie française", des défauts qui l’horripilaient : "la boursouflure du style, la prétention à trancher des mérites et des démérites des vivants et des morts, l’ambition de rappeler à un peuple amnésique la part engloutie de son passé, les citations détachées de leur contexte et interprétées arbitrairement."
Pour Pierre Vidal-Naquet dans le Nouvel Observateur : "Bernard-Henri Lévy cite la ’déposition d’Himmler’ au procès de Nuremberg (du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946). Ce dut être une déposition fantomatique, car Himmler s’est suicidé après son arrestation par les troupes anglaises, le 23 mai 1945".
Plus récemment lors du récent conflit entre la Russie et la Georgie , Bernard-Henri Lévy a rendu compte en détails dans les médias d’événements dont il ne pouvait être témoin visuel, car sa voiture était arrêtée à plusieurs kilomètres de là !
Dans son dernier livre : "De la guerre en philosophie", et du haut de la chaire qu’il s’est fabriquée, Bernard-Henri Lévy déclare avec assurance que Kant, est "ce fou furieux de la pensée, cet enragé du concept" et Marx, "cet autre penseur inutile, cette autre source d’aveuglement". Et le voila qui cite l’oeuvre de Jean-Baptiste Botul qui "a montré au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay que leur héros (Kant) était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence".
Pas de chance, Jean-Baptiste Botul est un philosophe fictif, un canular de l’auteur-philosophe et journaliste au Canard Enchaîné, Frédéric Pagès ! [1] Preuve que BHL, trop occupé dans son nuage de la pensée, éprouve une difficulté surhumaine à descendre sur terre et à faire une recherche, ou une simple vérification sur Wikipedia.
Quelle rigolade ! Après avoir été entarté plusieurs fois, voilà que, grâce à Jean-Baptiste Botul, Bernard-Henri Lévy entre au Panthéon des canulars, pas comme inventeur, non, mais comme pipole ridicule ! Il rejoint la foule de ceux qui ont cru en l’existence de Jean-Sébastien Mouche, de Kozma Proutkov, d’Émile Ajar, et de tant d’autres. On ne pourra plus désormais l’écouter ni lire un de ses livres sans penser canular. Nombreux sont ceux qui trouveront ça extrêmement réjouissant !
Bon d’accord, c’est lâche de s’acharner sur ce malheureux BHL, mais après tout, "l’huître, elle aussi, a des ennemis", comme disait Kozma Proutkov.
[1] Jean-Baptiste Botul. Créé en 1995, ce canular a débuté par l’ouvrage "La vie sexuelle d’Emmanuel Kant" (écrit en réalité par Frédéric Pagès), avant de se poursuivre dans d’autres œuvres tout aussi canularesques, comme "Landru, Précurseur du Féminisme", ou "Métaphysique du mou". Un site web lui est consacré http://botul.free.fr/
Citation : "Jean-Baptiste Botul est un philosophe de tradition orale dont on ne connaît exactement ni la vie ni l’œuvre. On ne sait presque rien de lui, sinon qu’il est né le 15 août 1896 à Lairière (Aude) et qu’il est mort dans ce même village des Hautes-Corbières le 15 août 1947. "Les Amis de JBB" se proposent de retrouver ses traces, et en particulier ses écrits, entassés dans "l’armoire de Lairière". Mais leur authentification est difficile dans la mesure où Botul se définissait comme un philosophe "de tradition orale". La tâche des "Amis de Jean-Baptiste Botul" est d’autant plus ardue que le botulisme désigne aussi une grave maladie. Pour la santé de la population, il n’est évidemment question que de diffuser le botulisme au sens philosophique".
– Jean-Sébastien Mouche est un personnage imaginaire né d’un canular lancé le premier avril 1953 par le le journaliste et écrivain Robert Escarpit et le directeur de la compagnie des Bateaux Mouches parisiens.
– Kozma Proutkov est une création de Alexis Konstantinovitvch Tolstoï (pas celui de "Guerre et paix"). Il alimenta pendant longtemps une chronique composée de sentences absurdes signée Kozma Proutkov, que les contemporains prirent pour argent comptant.