Conseil municipal 29 mars 2010 - 2
Après 2 conseils municipaux light, presque 50 points à traiter pour ce conseil de Printemps. Et sans pause... Et c’était long, long... surtout vers le début, vers le milieu et vers la fin.
Le mouvement du 23 mars
Au début du conseil, quelques points relèvent de la direction des Ressources Humaines : effectifs, emplois saisonniers. [Faut rappeler qu’un débrayage avait été organisé lors de la manif de mardi dernier. Les employés municipaux (plus d’une centaine) s’étaient rassemblés devant la mairie et avaient ensuite rejoint en cortège, la manif. Mais que faisait la police ? Bin, rien, puisque les policiers municipaux étaient eux aussi en débrayage et dans la manif...]
Irène Félix demande la parole – après s’être retournée vers Colette Cordat (Lutte Ouvrière), comme pour s’excuser d’intervenir sur son sujet favori. Elle rappellera le mouvement de grève, et exhortera « au dialogue avec les agents concernés. » Le maire dit que justement, y’a dialogue et que de nombreux agents n’ont pas compris le débrayage. Comme Villepin, le maire a des voix : il entend ceux qui débrayent, il entend ceux qui ne débrayent pas.
Colette Cordat intervient ensuite, pour dire que les formules générales employées ("avancements de grade", etc.) ne répondent pas aux problèmes des salariés. Ceux-ci réclament principalement une augmentation de leur salaire. S’adressant au maire, Colette fait une comparaison amusante.
Colette Cordat : « Lors du vote de votre propre indemnité et de l’indemnité des maires-adjoints, vous l’avez fait au taux maximum. Pour les augmentations, une charité bien ordonnée commence par vous-même ! »
Le Maire répond que c’était ainsi déjà sous la magistrature précédente.
Colette : « Donc, vous allez accorder au personnel une augmentation au taux maximum ? »
Le Maire : « ... » et on passe au vote.
Troyes-Auxerre-Bourges
Il existe un "Comité pour les liaisons routières et autoroutières reliant les autoroutes A5 et A26 de Troyes à Bourges" - pour le dire vite, apprenez : CPLRARAA5A26TB. La ville de Bourges se propose d’adhérer à ce CPLRARAA5A26TB pour une cotisation annuelle de 2.134,65€. On remarquera que le nom à rallonge de ce Comité est coordonné avec le montant bizarre de sa cotisation. C’est un Comité particulièrement efficace puisque il demande l’ouverture de cette autoroute pour 2020 (on a le temps de payer d’autres cotis !)... Pour ce sujet, ouvrez votre Berry Républicain du mardi, page 8, tout y est.
Le Printemps de Bourges
La convention est donc adoptée. Mais, malgré tout, Irène Félix trouvera que de nombreuses prestations de la convention ne sont pas chiffrées, et que c’est un peu fort que le printemps de Bourges refacture à la ville les espaces que la ville met à disposition, que le traitement des déchets soit à la charge de la ville... Aurait-elle lu préalablement l’article de l’Agitateur sur les sous de la SARL printemps de Bourges ? Faudrait que je me procure les débats des années précédentes.
Le PPRI, Plan de Prévention des Risques d’Inondations
C’est un document d’une centaine de pages, avec des cartes des zones inondables un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout - et avec les règlements d’urbanisme qui en découlent. C’est Véronique Fenoll qui le présente en long, en large. Elle a potassé, elle connait son sujet sur le bout des doigts – mais on se noie un peu dans les aléas forts, les aléas moyens, les secteurs A12, A2, B, et patati-tata.
Ce PPRI a été commencé voici quelques années. Irène Félix (qui avait tout épluché elle aussi !) demandera benoitement si on n’a pas joué un peu la montre, en autorisant des constructions qui seront impossible maintenant que le PPRI a défini les zones et les règlements. Elle parlera aussi des contours des zones du Prado qui lui semblent trop épouser les besoins d’urbanisme. Ça va mettre le maire très, très en colère : « Ce que vous venez de dire, c’est scandaleux ! » Et il expliquera les règles qu’ils ont suivies - parfois justement en suscitant des mécontements.
On finit sur le gazon maudit (encore)
Le Muséum a plusieurs herbiers. Il va y avoir un inventaire de ces herbiers. Christophe Roussat (A Gauche Bourges) propose de rajouter aux herbiers du muséum un brin de gazon synthétique (A Gauche Bourges vote systématiquement contre tout terrain en gazon synthétique).
Et après quelques autres points mineurs, ouf ! ce fut la fin de ce conseil municipal. "Malheur à l’auteur qui veut tout instruire ! Le secret d’ennuyer est celui de tout dire." écrivait Voltaire. C’est un conseil sage. J’en garde sous le coude. Rideau.