Ecologie virtuelle

Bourges : le vélo à gogo ?

samedi 24 avril 2010 à 14:49, par Mister K

Quand on prend de la hauteur, que l’on grimpe au sommet de la cathédrale, par temps dégagé, on se rend bien compte que Bourges est une ville au milieu des champs. Quand on redescend sur Terre, on s’aperçoit surtout que Bourges est une ville qui a pris beaucoup de retard dans sa transformation écologique. Le « guide Bourges à vélo » en est une démonstration flagrante.

Un fascicule de 12 pages vient d’être édité à 34000 exemplaires par la ville de Bourges afin d’inciter les berruyers à utiliser la bicyclette plutôt que la voiture. On ne peut que saluer l’initiative. Mais aussi s’interroger sur le décalage entre la communication et les faits d’une part, et la communication et l’action d’autre part.

Les faits

Bourges : le vélo à gogo ?

Combien de personnes ont l’habitude de se déplacer à vélo à Bourges ? Sans prendre de risques, et à la louche, on peut dire très peu. Pire, si l’on compare le pourcentage de cyclistes par rapport à de très grandes villes comme Paris et Lyon, des zones urbaines que l’on pourrait considérer comme encore plus hostiles au vélo que Bourges [1], la comparaison est vraisemblablement défavorable à Bourges. Pourquoi cet écart ? Tous les potentiels cyclistes vous répondront : trop dangereux. L’aménagement des routes et de la circulation à Bourges n’a jamais été réalisée dans l’esprit de favoriser le vélo, du coup, les parents déconseillent voir interdisent à leurs enfants devenus adolescents de se déplacer à vélo sur les routes. Quand à ceux qui bravent le danger, ils vous parleront immanquablement de la difficulté de stationner leur vélo à Bourges. Une preuve du faible nombre de cycliste à Bourges ? Pour réaliser le fascicule « Bourges à vélo », il a semble-t-il été plus facile de créer des cyclistes virtuels que de les prendre en photo en situation réelle ! Autre élément troublant, les photos des liaisons douces réalisées par la ville de Bourges sont désertes ou presque.

Du retard à rattraper

Comme souvent, la ville de Bourges a accumulé un énorme retard et le développement réel des pistes cyclables est récent. Pourtant, à la fin des années 90, les bandes cyclables ont fleuri en nombre à Bourges, le tout financé en partie par l’union européenne. Le problème, c’est que ces bandes cyclables qui consistent en une simple délimitation d’un espace réservé théoriquement aux vélos vous obligent bien souvent à rouler dans le caniveau puisqu’ils font assez souvent moins d’un mètre de large. Autres cas, les trottoirs ont parfois été transformés en espace partagé entre vélos et piétons. Il n’était alors pas question semble-t-il de rogner sur l’espace dédié aux automobiles. Ces bandes cyclables et autres espaces partagés, réalisés à l’économie, sont donc souvent impraticables, les cyclistes qui les empruntent devant slalomer entre nids de poules, véhicules en stationnement ou piétons...tout en espérant ne pas être fauché par un véhicule trop habitué à ce que ces bandes cyclables ne soient pas utilisées.

En 2010, quand on observe la carte des pistes cyclables à Bourges, on s’aperçoit qu’une bonne partie des pistes sont en projet, que le circuit du Val d’Auron cache la misère du reste...et que l’hyper-centre est visiblement réservé aux voitures, ce qui ne devrait pas s’arranger avec le futur parking du Centre Avaricum. Quand à la cohérence de l’ensemble, elle se discute...

A noter que, dans un entretien accordé au magazine « Ville & Vélo » de Novembre / Décembre 2009 édité par le Club des villes et territoires cyclables dont il est vice-président [2], Serge Lepeltier affirme que Bourges possède 50 kilomètres de pistes cyclables... [3]. Ah bon ?

Les faits, la communication et l’action

Entre le retard pris par la ville de Bourges, la volonté d’agir qui date de quelques années seulement [4] et la communication, le décalage semble assez important. Serge Lepeltier, maire de Bourges depuis 1995 a beaucoup travaillé son image d’écologiste de droite, avec succès puisqu’il a réussit à devenir un éphémère ministre de l’écologie. Depuis, il n’a cessé d’entretenir cette image à coup de communication. Malheureusement, entre la communication et l’action, on s’aperçoit que les années passent et que l’action traîne. Le fascicule mis à la disposition des berruyers montre clairement cet écart entre l’image du maire, la réalité de la ville et le travail qu’il reste à réaliser. Alors que Bourges aurait dû prendre de l’avance dans ce domaine sur beaucoup d’autres villes grâce à un maire « écolo », la ville a fait du sur-place et en est à devoir rattraper le retard sur les pistes cyclables, sur les espaces de stationnement des vélos et sur les facilités mise en place par la ville pour louer des vélos. Bref, comme dans beaucoup de domaines, Bourges n’est pas une ville leader mais seulement suiveur en matière d’écologie. Dommage...

Dans ces conditions, on peut se poser légitimement la question de l’intérêt d’un guide « Bourges à vélo ». L’objectif est-il de favoriser réellement l’usage du vélo ou seulement d’entretenir l’image d’écologiste du maire UMP Serge Lepeltier, le tout aux frais des contribuables berruyers ? Les berruyers vont-ils se mettre au vélo à gogo ou sont-ils pris pour des gogos par leur maire « écolo » ?

[1Et en excluant le phénomène Vélib / Vélo’V

[2Encore une casquette supplémentaire pour Serge Lepeltier

[3En comptant les bandes cyclables pourries et les trottoirs partagés très certainement...

[4Serge Lepeltier parle dans son édito du fascicule d’une mobilisation « depuis plusieurs mois »


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commentaires
Bourges : le vélo à gogo ? - XUEDOB - 4 mai 2010 à 18:10

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Bourges : le vélo à gogo ? Rien ne vaut un bon 4 x 4 - papagayo - 3 mai 2010 à 13:19

Rien ne vaut un bon 4 x 4 pour se garer à cheval sur le trottoir et sur les pistes cyclables....


Bourges : le vélo à gogo ? Rien ne vaut un bon 4 x 4 - Mercure Galant - 3 mai 2010 à  18:18

Papagayo serait-il un fan de ce titre des Tazons ? ;-)

Répondre à ce message #26774 | Répond au message #26771
Bourges : le vélo à gogo ? Rien ne vaut un bon 4 x 4 - papagayo - 4 mai 2010 à  20:22

Le lien ne marche pas pour vérifier...

Répondre à ce message #26788 | Répond au message #26774
Bourges : le vélo à gogo ? Rien ne vaut un bon 4 x 4 - Eulalie - 4 mai 2010 à  21:07

Chez moi le lien fonctionne. Sinon, ils ont un myspace. "Dans ton 4x4 urbain, tu survoles le bitume, tu fais péter tes thunes à la gueule des rupins...."

Répondre à ce message #26789 | Répond au message #26788
Bourges : le vélo à gogo ? Rien ne vaut un bon 4 x 4 - Mercure Galant - 4 mai 2010 à  21:44

Merci Eulalie. Papagayo voici en lien le myspace des Tazons . Une fois sur le site, choisissez le titre « 4X4 urbain » et vous pourrez ainsi vous faire une idée... Un dernier conseil, baissez le volume de votre ordinateur au préalable. ;-)

Répondre à ce message #26790 | Répond au message #26789
Bourges : le vélo à gogo ? Rien ne vaut un bon 4 x 4 - B. Javerliat - 5 mai 2010 à  09:25

Qu’ils ont la mine piteuse, tous ces branleurs en 4x4 !

Et si seulement ils pouvaient lâcher l’habitat urbain !

Répondre à ce message #26792 | Répond au message #26790
Bourges : le vélo à gogo ? Rien ne vaut un bon 4 x 4 - XUEDOB - 4 mai 2010 à  18:12

pour se garer à cheval !

Répondre à ce message #26784 | Répond au message #26771
Bourges : le vélo à gogo ? - 27 avril 2010 à 09:38

vous voyez le mal partout et avez besoin de lunettes puisqu’il s’agit en fait d’un vélo deux places communément appelé tandem ...

c’est vrai que page 3 ça atteint des sommets !

page 4 : je respecte les piétons et ne roule pas sur le trottoir, quand il n’y a pas de piste cyclable (hyper centre par exemple) parfois c’est plutôt salutaire !

sinon ce que l’on peut également regretter (pour en rajouter une couche) ce sont justement des espaces pour garer son vélo (page 4 toujours : je stationne mon vélo sur les endroits réservés) ...

En même temps il est bien stipulé par notre cher maire à tous : « l’équipe municipale et moi-même pour permettre à chacune et à chacun d’entre vous de faire du vélo dans les meilleures conditions. » Faites ce que je dis pas ce que je fais .... dès lors pourquoi ne pas prendre les gens pour des cons puisque cela ne s’applique pas aux plus grands de notre royaume.


Bourges : le vélo à gogo ? encore des gadins... - Cyrano - 27 avril 2010 à  11:13

OK, j’avoue, c’est pas gentil d’ironiser sur la politique "vélo" de la ville. Si je pose mes lunettes vari-focales, je vois très bien, comme vous dite, que c’est un tandem (certes, je vois flou, mais bon...).

Allez, soyons sympa, oublions la malencontreuse couverture avec le papa très imprudent. Concentrons-nous sur les pistes cyclables. Y’en a même qu’ont (comme sur la photo) une ligne pointillée au milieu, comme sur une vraie route ! Et pendant qu’on y est, pourquoi pas des flèches de rabattement ?... En parlant de ligne pointillée, au fait, ça sert à quoi ? pasque, si je reprends mes lunettes, j’ai pas la berlue, et je m’aperçois bel et bien que le cycliste qu’on voit plus loin, eh oui... il roule de l’autre coté de la ligne ! L’accident avec la jeune cycliste a du être évité de peu...

Bon, allez, bah, oublions ce cycliste peu respectueux des belles lignes peintes de notre maire, soyons charitables, et lisons... Ah oui, c’est vrai que les raisons de pédaler et la présentation du vélo, ça fait petit-guide-pour-enfant. On dirait que la ville de Bourges vient d’inventer la bicyclette. Mais y’a de bons conseils : par exemple, dans la rubrique "les règles de sécurité", je lis : « Je roule à droite en laissant tout de même 1 mètre sur ma droite [...] pour éviter les caniveaux mal joints ou les bouches d’égouts. » Ouf, enfin ! en-fin !... Le secret des pointillés qu’on voit sur le bord de certaines rues de Bourges est élucidé : c’est pour que les vélos se repèrent et n’y roulent pas – car si on laisse 1 mètre sur sa droite, on est bien d’accord, n’est-ce-pas ? alors on ne roule pas dans la merdique bande délimitant justement caniveaux et bouches d’égouts ? Et nous qu’on ironisait en croyant que c’était pour que les vélos y roulent. Ils sont décidemment trop forts dans notre municipalité.

Bon, stooop, j’arrête. Je ne veux pas gâcher le plaisir du maire, trop heureux de nous dire que le vélo réduit les émissions de gaz à effet de serre. Certes, c’est vrai, mais entre nous, quand on monte en vélo la rampe Marceau, il est bien difficile de na pas émettre un ou plusieurs malencontreux gaz à effet de serre-fesse.

Répondre à ce message #26741 | Répond au message #26740
Bourges : le vélo à gogo ? encore des gadins... - Eulalie - 27 avril 2010 à  13:14

Monsieur le Maire s’emmêle les pédales dans la philosophie de Villes Lentes
Ici, ce serait plutôt le label "ville lente en travaux" qui conviendrait.

A l’inverse du guide qui s’adresse aux moins de 5 ans, le plan " Rocade verte" mis en ligne par Mister K, s’adresse à des experts du développement durable et n’est pas accessible à tous : on y voit qu’une bande cyclable n’est pas une piste cyclable et inversement, qu’une rocade verte est une liaison douce ou l’inverse, que les bandes et pistes ne sont en fait pas de la rocade verte, et que ce qui est en pointillé ce n’est pas les pointillés qu’on voit sur la route près des trottoirs, ben non, c’est des travaux. Et quand je vois dans Bourges les travaux dans certaines rues et que la mode est aux trottoirs immenses (presque une place publique) et au rétrécissement de voies ( 2 bagnoles se croisant tiennent à peine, faut serrer à mort le trottoir) forcément je me demande, où on va mettre la piste cyclable, non la bande, enfin, vous voyez quoi...la liaison dure.

Répondre à ce message #26742 | Répond au message #26741
Bourges : le vélo à gogo ? gaffe aux gadins ! - Cyrano - 29 avril 2010 à  09:18

Pour illustrer les difficultés du vélo dans une ville qui ignore le vélo, voir sur dailymotion, une réjouissante vidéo du Berry Républicain, de août 2008 : "Le vélo à Bourges, en serrant les dents et les fesses". Ce n’est pas la ville d’ailleurs qui ignore le vélo (ce serait inapproprié de dire ça), ce sont les berruyères et les berruyers. Y’a du boulot pour changer les comportements ! On peut mater aussi, sur le site de Centre-France (groupe de presse dont fait partie le Berry Républicain), une vidéo datant de 2009 : "Se détendre à vélo dans Bourges".

Répondre à ce message #26749 | Répond au message #26742
Bourges : le vélo à gogo ? gaffe aux gadins ! - Eulalie - 30 avril 2010 à  20:55

ouais mais c’est pac’que les berruyers et les berruyères i’z’ont pas fait d’études cyclables,, faut l’avoir au moins bac + 5 pour comprendre ces choses là, ouh lo...

Répondre à ce message #26753 | Répond au message #26749
Bourges : le vélo à gogo ? merci les experts... - Cyrano - 1er mai 2010 à  08:55

Wahouf ! bien joué Eulalie, pour avoir trouvé ce site de la société ADETEC (un bureau d’études) qui dit que « concevoir des aménagements cyclables, en ville ou à la campagne, est affaire de spécialistes. » Dans les références de cette société, on trouve la ville de Bourges. Ah ?

On trouve même aussi dans la rubrique "L’avis de nos clients", un satisfecit : « A travers une démarche de qualité, d’analyse et de réflexion critique et constructive, vous avez répondu à nos attentes. L’expertise fournie s’est avérée précieuse. Vous avez su démontrer votre efficacité et nous avez ainsi donné satisfaction.  » (Roland Narboux, Maire Adjoint, Ville de Bourges). On ne sait pas si c’est pour une étude vélo ou parking que notre Roland est tout content (la société fait aussi dans la bagnole).

On convient sans hésitation que l’expertise a du être précieuse lorsque on voit la page présentation vélo de la société Adetec : il y a un plan pour illustrer cette expertise. Allez voir, allez, ça vaut le coup de pédale. La société a eu l’idée folle, l’idée innovante de faite tenir des vélos debout, sur leurs roues, côte à côte. Je n’ose pas imaginer le temps qu’a du être pris pour cogiter ça et le cout d’une telle expertise (sans compter le logiciel de pointe qui a du être utilisé pour tracer le plan).

Répondre à ce message #26757 | Répond au message #26753
Bourges : le vélo à gogo ? Premier gadin !... - Cyrano - 27 avril 2010 à 08:07

Moi aussi, j’ai eu la plaquette dans ma boite à lettres. Pour les bourrins et bourrines qui l’ont balancée la plaquette avec les 2 kilos de pub quotidienne, on la trouve sur le site de la ville de Bourges. Ouf, Fifi-1-gigaoctets devait être occupé avec son TGV, car "Bourges à vélo" + "Plan rocade verte" en deux fichiers PDF, ça nous fait 1 mégaoctets – « Ça devrait passer, mais c’est à la limite. » (© Roland Narboux, Conseil Municipal du 29 janvier 2010).

– Alors, voyons cette plaquette… Vous me résumez ?
– La photo de couverture de la brochure nous montre une belle piste cyclable de Bourges (mister K a illustré son article avec cette photo). On y voit un papa en vélo suivi de son p’tit garçon en vélo ; et aussi une accorte cycliste à l’aisselle moite.
– Quoi ? Répétez ?!...
– Une accorte jeune fem…
– Non, avant !...
– On y voit un papa en vélo suivi de son p’tit garçon en vélo…
– Bravo ! Eh bien, compliments ! Sur un site internet qui prodigue conseils aux parents pour rouler en vélo avec leur enfants, on lit : « faites toujours passer vos enfants devant vous, c’est le seul moyen de les surveiller. » (sur tendance-sante-fr).
– Sans déc ?... mais internet, faut pas tout croire…
– Bon, alors, prenons le site de la prévention routière. Je lis, en toutes lettres : « Et n’oubliez pas : quand on circule à plusieurs, roulez les uns derrière les autres, le plus lent devant et le plus expérimenté se positionnant en dernier. »
– Ho la la ! C’est des bouffons dans la ville de Bourges ! Et ils sont carrément dangereux, là !
– Ça résume bien "Bourges à vélo" : la ville diffuse à 34.000 exemplaires une brochure avec une énorme connerie sur sa couverture. Comme le remarquait Eulalie, la façon de s’adresser à nous est débilitante (tu vois, ça c’est un vélo, fais attention quand tu tournes). Mais le premier âne venu ayant l’habitude de rouler en vélo avec son enfant remarquera qu’à Bourges, notre majorité municipale ne maitrise pas, pas du tout, son sujet.

Après le Plan Communal de Sauvegarde de 1000 pages et de je ne sais combien de mégaoctets, voici donc la ville qui se distingue à nouveau en imprimant à trente quatre milles exemplaire une bourde inexcusable.


Bourges : le vélo à gogo ? - béachel - 26 avril 2010 à 00:05

Certes Bourges à du retard, mais l’agglo ne plafonne qu’a 100.000 âmes au max. Il n’y a pas d’engorgement énorme de la circulation, par conséquent pas une très grosse volonté de la masse laborieuse de chevaucher un vélo pour aller bosser. Toutefois la situation à nettement changée par rapport aux barbouillages des années 2000, de véritables pistes cyclables sont nées mais malheureusement elles restent sous utilisées et mal interconnectées. Par Ex chausseé de chappe, av ernest renan, rue de mazieres, rue beranger, une partie de la rte d’orléans, une partie de la rte de la charité, les voies ferrées de la feu Snias et peut être d’autres ; tout ça n’existait pas il y à 10 ans. Alors c’est quand même moins chiant de faire du vélo aujourd’hui qu’au siécle dernier. Il ne faut pas tout jeter, Serge L fait ce qu’il peut là ou il peut. Les 50km de pistes ça ressemble à une blague de pécheur, néanmoins des pistes sont là et les bicyclettes n’y sont pas. La faute à qui me direz vous.


Bourges : le vélo à gogo ? - Ambigat - 28 avril 2010 à  11:08

« Les 50km de pistes ça ressemble à une blague de pécheur »
A défaut de pêcher l’on peut toujours pécher... par orgueil ???

Répondre à ce message #26746 | Répond au message #26730
Bourges : le vélo à gogo ? - 25 avril 2010 à 12:17

je connais un cycliste (oui, un seul) qui m’indiquait qu’il bravait tous les temps et tous les embouteillages, toutes les voies, depuis plusieurs années, au péril de sa vie. Ils ne sont pas nombreux à Bourges les vrais cyclistes, ( ceux qui quotidiennement arpentent la ville) il en avait recensé..une dizaine !!
comme j’aimerais que mes enfants aillent au lycée à vélo...mais non, sont pas téméraires mes enfants...regardez les alentours de marguerite de navarre et vauvert... combien de jeunes fréquentent ce quartier ? comment voulez vous que nos ados se sentent en sécurité sur la route ?? tout simplement honteux. alors la rocade verte du dimanche......


Bourges : le vélo à gogo ? - Eulalie - 25 avril 2010 à  15:55

ah ben moi je connais les 10 autres cyclistes de Bourges dont vous parlez : 5 n’ont pas le permis et les 5 autres se le sont fait retirer.

Répondre à ce message #26728 | Répond au message #26727
Bourges : le vélo à gogo ? - Eulalie - 25 avril 2010 à 11:11

Au bout de la 3e bonne raison de faire du vélo dans le petit guide de communication de ville de Bourges, on ne peut que refermer le livret. Le ton est insupportable. La façon de s’adresser aux citoyens est infantilisante, voire débilisante. Monsieur le Maire nous explique ce que permet le vélo comme dans les manuels de l’école maternelle. Quel gâchis de papier, de fric, pour pondre un tel ramassis d’évidences.

Je préfèrerais qu’on m’explique comment il est possible de plaquer sur une ville toute conçue autour de l’automobile l’idée des pistes cyclables qui donne immédiatement l’étiquette "ville écolo, grenelle de l’environnement et blablabla". Quand bien même les pistes cyclables de Bourges s’amélioreraient, je ne vois pas comment un urbanisme conçu autour de pôles de consommation, du besoin de la voiture, peut donner sa place au transport à vélo.

Plusieurs questions me trottent dans la tête : quand les gens se déplacent dans une ville, c’est pour quoi faire ? pourquoi utilisent-ils leur voiture ?
 pour aller faire des petites courses (super, j’ai besoin, d’un tournevis et je suis un développementdurablo - citoyen : où puis-je aller pour me fournir un tournevis ? à Monsieur Brico Marché Stock à Gogo Market, dans la zone industrielle. De suite, ça calme, ou alors faut être maso)
 pour aller faire des courses pour manger : idem, je n’ai pas le choix. Il n’y a plus de petits magasins, petites épiceries à des prix corrects, par quartier, où je puisse faire régulièrement mes courses dans une petite quantité qui me permette de les transporter sur mon petit vélo, et y retrourner la semaine prochaine, ou dans quelques jours. Non, je suis obligée d’aller dans une grande surface, de faire un trajet tout à fait désagréable à vélo. Alors, je prends ma voiture, je ferai un gros stock de courses pour 15 jours.
 pour se promener, flâner, faire les vitrines, les musées, les restau en CV. Ca tombe bien, il n’y plus que ça en ville : des vitrines de fringues de plus en plus chères , de chaussures, des lunettes, de banques, et des musées, et ça, ça a toujours été possible à pieds, le centre ville de Bourges étant tout petit. Donc, le vélo n’y est en rien une "vélorution".

Bon ça y’est, c’est lundi, j’ai fait mon bricolage, mes courses, et j’ai fait le musée Estève pour la 36000e et la Cathédrale pour la 40000e fois, et je vais avoir besoin de me transporter vers mon travail (si j’en ai)
 10 bornes à faire à vélo sur la voie cyclable me prenant toute la pollution des voitures dans le nez ou avec un petit masque respiratoire et mon mp3 pour m’éviter le bruit des moteurs ?
 un bus ?
 un tram ?

La ville de Bourges pense la piste cyclable comme le vélo du dimanche. Et le dimanche, on se repose, c’est bien connu. Or, si on veut vraiment donner toute sa place au transport à vélo, en transports collectifs et éradiquer la voiture dans les villes, c’est tout l’urbanisme qu’il faut repenser et les habitudes que la société de consommation, production a donné aux citoyens, en commençant par détruire les zones industriels, les grandes surfaces, les pôles de ceci cela, et donner le temps aux gens.
Tandis qu’on nous serine, impose, qu’il faut aller toujours plus vite pour produire plus, on nous pond des livrets "écolo-citoyens" sur le vélo où nous explique en somme qu’il a 2 roues, qu’il n’a pas besoin d’essence, et qu’il ne fait pas de fumée. J’attends de voir les conseillers en communication, les consultants adeptes de la mobilité, du tout à fond les manivelles, ( ville de Bourges paye avec l’argent public pour faire des livrets pareils) enfourcher leur vélo pour aller au boulot avec leur petit costume, leur petit ordinateur portable dans leur petite sacoche en matière écolo pour nous donner la leçon. Peut-être qu’ils se rendront compte qu’il y a comme une contradiction entre leur communication sur la necessité du vélo et l’espace et le temps dans lequel nous sommes sensés évoluer. Et c’est peut-être bien pour ça que le livret de la municipalité est finalement vide, ne présente aucun intérêt. Ne pas jeter sur la voie publique.


Bourges : le vélo à gogo ? - Mister W - 25 avril 2010 à 09:47

Je confirme : faire du vélo à Bourges, c’est risqué ! Rien qu’hier, Boulevard de l’Avenir après le Boulevard de l’industrie, la piste cyclable est juste peinte sur le sol, réduisant considérablement, dans les 2 sens, la route pour les voitures. Du coup, quand elles vous doublent, elles passent toujours très (très) près.
Je pourrais aussi parler des aménagements (quand ils existent) au niveau des feux rouges. Dans 9 cas sur 10, les voitures s’arrêtent dessus. Que puis-je faire avec mon vélo :) ?
Non Bourges et le vélo ne sont pas encore un vrai couple pour l’instant. A suivre...


Bourges : le vélo à gogo ? - Mussio F - 25 avril 2010 à 09:26

Et encore ce guide, même si sa diffusion est louable, comporte de nombreuses erreurs :

La rue Jean Baffier dans sa partie entre les deux boulevards n’est pas une bande cyclable mais un axe partagé, c’est à dire rien pour un vélo (la voiture roule forcément sur un axe partagé à cause du manque de largeur de la voie, à la différence d’une bande cyclable ou un vélo et une voiture passe de front).

La rocade verte dans sa traversée des ponts d’Auron passe deux fois sur un passage piéton, c’est à dire que le cycliste est en faute s’il ne descend pas de son vélo (de toute manière les voitures vous klaxonne si le cycliste ne les laissent pas passer).

Rue de l’Abbé Moreux, certe c’est la définition d’un piste cyclable (c’est à dire protégé de la chaussée), mais il faut vraiment être accrobate au vu de la largeur de la piste, de ses virages serrés et des poteux qui l’encombrent.

Route de la Charité au rond point de la rocade, il ne faut pas vraiment avoir le vertige pour prendre cette piste.

Et les exemples sont encore nombreux de virages trop sérrés, de pistes trop étroites ou de coupures entre parties (vis à vis des routes ou à cause de barrières anti-mobylette obligeant le cycliste à descendre de son vélos).
Enfin bon, pour de nombreux aménagements cyclistes, il n’y a pas d’utilisateurs qui confirment la praticabilité des réalisations...c’est donc dommage de dépenser de l’argent pour des aménagements difficilements utilisables.

De plus la solution pour pratiquer le vélo ne passe pas obligatoirement par des aménagements couteux mais par des solutions de bon sens comme par exemple des liaisons par des routes peu pratiqué mis en zone 15 (routes de lotissement reliant la périphérie au centre ou rues du centre ville partagées entre piétons, vélos et voitures).

Enfin bon ce guide reste quand même synonime du début d’une histoire du vélo à Bourges