1 heure 30 chrono
A l’invitation du PS , Paul Quilès était à Bourges hier soir pour une conférence sur le thème « Quelle place pour la France, quelle place pour la gauche, dans un monde dangereux ? ».
Surpris par le sujet en raison de son décalage avec l’actualité sociale en France actuellement, j’ai décidé cependant de m’y rendre. Il ne devait pas y avoir que moi qui trouvait ça décalé, car il n’y avait qu’une cinquantaine de personnes. Précisons tout de suite qu’aucun manifestant n’est venu troubler le bon déroulement de la chose ! Il y avait bien quelques objets sous le siège de certains participants, mais ce n’était que le dernier bouquin écrit par Paul Quilès en attente de dédicace. Un stand était d’ailleurs prêt à servir ceux qui ne l’auraient pas encore [1] …
Après avoir rappelé en préambule que croire que la victoire du PS en 2012 est assurée à cause de l’impopularité de Sarkozy serait « mortifère », la conférence a commencé. Durant une heure, la liste des dangers qui nous menacent sont énumérés : terrorisme, prolifération nucléaire, guerre en Afghanistan, corruption d’Etats, dérèglement climatique, redistribution des cartes géopolitiques avec la montée en puissance de la Chine, de l’Inde, du Brésil… bref, rien qu’un observateur un peu attentif à l’actualité ne sache déjà, mais il faut bien faire l’état des lieux si on veut proposer d’éventuelles solutions.
Hélas, l’ancien ministre avait un train à prendre, le temps pressait et il fallait passer aux questions du public. Donc, pour savoir « quelle est la place pour la gauche dans un monde dangereux », faudra attendre. On avait bien compris que Sarkozy ne faisait pas ce qu’il faut, qu’il fallait développer les relations internationales, lutter pour le développement, bla-bla, bla-bla, mais dans la pratique rien de précis. Les réponses aux questions ne nous en apprendront pas plus.
Avant de terminer, Irène Félix a demandé à Paul Quilès de développer un peu sur la situation en Afghanistan, ce qu’il a fait, mais sans préciser si la France se retirera de cet « immense bourbier » en cas de victoire du PS en 2012. Un peu frustré, et puisque la participation de la France à cette guerre est due à la décision de Sarkozy de réintégrer l’OTAN, je demande à Paul Quilès si les socialistes ont pour projet de quitter à nouveau cette structure. Réponse alambiquée, c’est pas si simple, faut peser le pour et le contre, patati patata…
Bref, la sortie de l’OTAN n’est pas dans le projet du PS. Avec la réforme des retraites, ça fait déjà deux choses sur lesquelles on sait que le PS ne reviendra pas.
[1] “18 mois chrono, une cohabitation du troisième type.” Par Paul Quilès, Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu