Après les manifestations contre la réforme des retraites

Un dimanche pluvieux

mercredi 10 novembre 2010 à 10:30, par epujsv

Une fois de plus, les travailleurs se réveillent avec la gueule de bois : la bataille des retraites est perdue, nous pouvons faire nos adieux au système par répartition. Les manifestations d’hier, samedi 6 novembre 2010, étaient pathétiques, quasiment désertées par les salariés, principalement animées par les militants de la base. Évidemment, au niveau du PS, on se félicite. De quoi, on ne sait pas, mais on se félicite.

Aussi, la CFDT déclare « on va s’éloigner petit à petit malheureusement du sujet des retraites ». On sent Chérèque au bord des larmes. Allez, vous reprendrez bien d’un petit pain suédois, ça ira mieux.

Et la CGT « ira jusqu’au bout, quitte à faire cavalier seul s’il s’avérait impossible de continuer la bataille sur les retraites avec un engagement unanime de tous les syndicats afin de créer le rapport de forces pour obtenir des négociations d’ici juillet 2011, date d’application de la réforme ». Voilà, c’est dit.

Alors, l’Unsa « met en garde ses partenaires les plus déterminés contre des modalités d’action qui ne correspondraient pas à la situation et risqueraient de provoquer un effondrement de la participation ». En effet, la détermination est une position syndicale qui inquiète l’Unsa.

Donc, Jean-Claude Mailly « ne cache pas une certaine amertume, notant que les défilés vont réunir moins de monde, signe », selon lui, qu’« il y a eu un certain gâchis dans la conduite du mouvement par les syndicats ». CQFDire. (Source : Libération du 7 novembre).

Pour la Fsu et Solidaires, à l’heure où j’écris cet article, je n’ai pas trouvé de déclarations.

Mais, positivons. La bataille des retraites aura permis aux français de mieux connaître les 12 raffineries, les ports, l’acheminement de l’essence dans les pompes et la gourmandise insatiable des stations. Devant leur écran TV, ils ont pu également vivre par procuration le suspens de la fameuse issue du conflit... à ne pas confondre avec un conflit issu de... Quoique l’issue du conflit est issue du conflit,
non ?

Sur un morceau de Jean-Louis Aubert Voilà, c’est fini, passons donc aux conflits d’intérêts financiers que suscite la contre-réforme des retraites. Il a fallu un buzz [1] autour de Sévriena filiale de Malakoff-Médéric dont Guillaume Sarkozy, « le frère de l’autre », est délégué général [2], afin de combler le vide, que dis-je, le trou noir, l’abysse d’informations journalistiques, syndicales, politiques sur les véritables « zenjeux » de la réforme des retraites c’est-à-dire la retraite par capitalisation. Et finalement, on a vu très peu d’informations sur l’article 32 de la loi sur les retraites instaurant leur capitalisation.

L’amendement 730 du 8 septembre de cette même loi en profite sournoisement également pour détruire la médecine du travail pour la transformer en médecine d’entreprise. Par décret, cet amendement vise à abroger dans le Code du Travail :
 L’article L. 4622-2 : « les services de santé au travail sont assurés par un ou plusieurs médecins qui prennent le nom de médecins du travail ».
 L’article L. 4622-4 : « les services de santé au travail font appel soit aux compétences des CRAM […] soit à des personnes ou organismes […]. Cet appel aux compétences est réalisé dans des conditions garantissant les règles d’indépendance des professions médicales et l’indépendance des personnes ou organismes associés ».

remplacés par l’article L. 4622-1-2 « un transfert des missions du médecin du travail s’opérera au directeur du service de santé au travail, au sein duquel les médecins du travail travaillent en lien avec les employeurs et les salariés désignés pour s’occuper des activités de protection et de prévention des risques professionnels ou les intervenants en risques professionnels ».

En d’autres termes, le médecin du travail perd son indépendance et est sous l’autorité d’un directeur de service, lui même sous ordre hiérarchique de l’employeur. De plus, cet article intègre la notion non négligeable d’intervenants en risques professionnels. Et c’est là qu’on retrouve nos chers financiers de l’assurance, de la prévoyance du risque etc.... En effet, en 2009, suite à la médiatisation des suicides chez Télécom, Jean-Marc Boirond, Président du Directoire d’Itelis, une société de services détenue par Axa déclarait « La santé au travail est un marché en devenir. Il y a un business, j’ose le dire  ».

Et bien voilà, la loi sur les retraites leur a définitivement ouvert les portes de feu la médecine du travail. Ce sera le management, le business, de la santé au travail. C’est à dire celui-là même qui est la cause des suicides, de la souffrance au travail. Mais heureusement, Guillaume, le simple mutualiste comme le prétend la good story du groupe [3], ose également le dire : « Malakoff-Médéric érige la prévention en entreprise en axe stratégique, avec une approche « triple gagnant ». Les marchés sont ouverts, faites vos jeux.

Ici, patrons, on vous soigne

[1du PS ? En tous cas de Mediapart et de Politis

[2Pour ne pas dire PDG ; DG ça fait plus mutuelle, cool avec les prolos...

[3Mederic-Malakoff affirme être une mutuelle à statut associatif sans but lucratif actions, dividendes, stock-options


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commentaires
Retraites complémentaires : certains syndicats (CFDT, CFTC, FO) signent avec le Medef - bombix - 4 mai 2011 à 20:30

Un accord qui ne semble pas avoir été beaucoup commenté. Un article très intéressant de JJ Chavigné, comme toutes ses contributions au problème et à la bataille des retraites.

L’accord du 18 mars 2011 : Un nouveau coup porté à nos retraites

Bizarre l’atttitude de FO, quand même ! Le MEDEF ne s’y trompe pas : « Le recul des deux bornes d’âges, respectivement à 62 ans et à 67 ans, est aujourd’hui entériné par le dialogue social ».

Et voilà le travail ... C’est chouette, le dialogue social ...


Une loi et un dimanche pluvieux - Le plumitif arcandier - 11 novembre 2010 à 08:43

Ce qu’une loi peut faire, une autre loi peut le défaire...
Car tout de même, avec sa "réforme" des retraites Sarkozy a bel et bien perdu dans l’opinion des français.
Ne nous berçons pas d’illusions, il faudra que les citoyens exigent clairement et fermement un véritable système de retraites de la prochaine majorité qu’ils éliront. Pour faire venir ce jour (et non pas "en attendant"), il faudra continuer d’expliquer et d’agir. Ça n’est pas gagné.


Une loi et un dimanche pluvieux - B. Javerliat - 11 novembre 2010 à  09:35

Sarkozy a bel et bien perdu dans l’opinion des français.

Ca, c’est ce qu’on dit pour se rassurer ! A mon sens, Sarko est loin de s’être grillé pour 2012. Les gens préfèrent toujours l’ordre au désordre. Regardez en Grèce, pas loin de chez nous. Malgré la pire politique de recession jamais appliquée dans le pays, son responsable, le socialiste (!) Georges Papandréou est arrivé largement en tête au premier tour des élections locales dans le pays, écartant ainsi tout risque d’élections législatives anticipées.

Grec ou Français, un Parti Socialiste est un parti libéral qui se range toujours dans le camp des nantis. Sans remonter jusqu’aux calendes grecques, l’histoire des 30 dernières années en Europe le prouve. Donc, il n’y a aucune raison que notre PS à nous, s’il revient au pouvoir, applique une politique sociale. Le PS n’a que le nom de socialiste, et n’a jamais eu l’intention d’appliquer le socialisme en France. Pour vous en convaincre, demandez donc à un socialiste ce qu’il pense de la lutte des classes. Il vous fera la même réponse qu’un libéral : c’est une notion ringarde, d’un autre temps. Peut-être même qu’il rajoutera qu’il n’y a que les populistes pour parler de ça. C’est très pratique et ça évite toute discussion.

Croire que le PS reviendra sur la réforme des retraites, c’est se fourrer le doigt dans l’oeil. Et creux.

PS : avez-vous remarqué que le logo du PS a changé ? Le poing à la rose a quasiment disparu...

Répondre à ce message #30088 | Répond au message #30086
Un dimanche pluvieux - Mister K - 10 novembre 2010 à 13:58

Une fois de plus, les travailleurs se réveillent avec la gueule de bois : la bataille des retraites est perdue, nous pouvons faire nos adieux au système par répartition.

Bon, il faudrait être plus qu’optimiste pour dire que "la bataille des retraites" est gagnée. Mais de la à dire qu’elle est perdue définitivement, c’est vraiment très pessimiste. Il est vrai que les tergiversations du Parti Socialiste, a priori le seul parti de gauche (?) en mesure de prendre le pouvoir en 2012, ne poussent pas à l’optimisme. Mais c’est justement pour cela que "la bataille des retraites" doit continuer jusqu’en 2012 : pour convaincre tous les partis dits, de gauche (et peut-être même les autres), qu’il faut revenir sur cette réforme des retraites, en faisant une véritable réforme qui permette à tous de partir en retraite à 60 ans avec des pensions de retraite décentes, avec une réforme qui serait potentiellement efficace pour les 40 prochaines années. Et pour cela, il faut certainement plus que modifier les 3 paramètres que sont l’age de départ en retraite, la durée de cotisation et le niveau des pensions. Les partis de gauche et surtout le PS ont encore plus d’un an pour proposer une réforme alternative crédible et pas attrape gogos comme la formule retraite à 60 ans et 41.5 ans de cotisation.

Et bien voilà, la loi sur les retraites leur a définitivement ouvert les portes de feu la médecine du travail.

Voilà qui était encore bien pessimiste puisque le Conseil Constitutionnel a censuré les 13 articles qui concernaient la médecine du travail car « sans lien avec le projet de loi initial ».


Un dimanche pluvieux - Eulalie - 10 novembre 2010 à  15:26

"“Et bien voilà, la loi sur les retraites leur a définitivement ouvert les portes de feu la médecine du travail”.
Voilà qui était encore bien pessimiste puisque le Conseil Constitutionnel a censuré les 13 articles qui concernaient la médecine du travail car « sans lien avec le projet de loi initial ».

Alors, ils le replaceront ailleurs... Soyez tranquilles

"Bon, il faudrait être plus qu’optimiste pour dire que "la bataille des retraites" est gagnée. Mais de la à dire qu’elle est perdue définitivement, c’est vraiment très pessimiste"

Où a t-elle lieu cette bataille ? où continue t-elle ? où peut-elle continuer ? dans quelles structures ? organisations ? par "qui" ? dans les commissions mixtes paritaires représentants salariés/représentants employeurs ? Illusoire.

Répondre à ce message #30059 | Répond au message #30057
Un dimanche pluvieux - Mister K - 10 novembre 2010 à  16:51

Où a t-elle lieu cette bataille ? où continue t-elle ? où peut-elle continuer ?

Dans le débat public. "Le bas peuple" peut continuer le débat et faire des propositions un peu partout sur internet. Les responsables politiques et syndicaux se doivent de porter le débat à la télévision, à la radio et dans les journaux. A partir du moment où les retraites deviennent un enjeu électoral, il y a un peu plus de chances d’être écouté. Certes, on peut se faire avoir...mais bon, il ne faut pas partir perdants.

A noter que dans le cadre de la préparation à 2012, de nombreux partis vont consulter (ou au moins faire semblant) les internautes. C’est le cas par exemple du Parti de Gauche qui a ouvert un wiki avec, bien sûr, une section retraites. Je cite le Parti de Gauche car j’ai eu connaissance de cela grâce à la dernière revue de web mais j’imagine que d’autres partis politiques font ou feront de même ou équivalent.

Répondre à ce message #30063 | Répond au message #30059
Un dimanche pluvieux - Eulalie - 10 novembre 2010 à  17:04

oui, j’y avais pas pensé. Bon, c’est pas dutout ma culture les forums dans les partis politiques. J’y crois pas un instant. Mais bon....

A part ça, "les responsables syndicaux et politiques se doivent de porter le débat, dans les journaux, la télé, les radios". Oui, mais qu’ont-ils à dire ces responsables syndicaux et politiques sur la retraite ?

Et si, dans le meilleurs des mondes, ils avaient quelque chose à dire, un débat à porter, je crois que ce serait plutôt dans les villes, villages qu’ils devraient le porter, bref, avec les salariés, chomeurs, etc..Mais bon, on peut rêver. Et je ne rêve plus. ;-)

Répondre à ce message #30064 | Répond au message #30063
Un dimanche pluvieux - Mister K - 10 novembre 2010 à  17:19

Et si, dans le meilleurs des mondes, ils avaient quelque chose à dire, un débat à porter, je crois que ce serait plutôt dans les villes, villages qu’ils devraient le porter, bref, avec les salariés, chomeurs, etc..Mais bon, on peut rêver.

Oui, bien sûr. Et cela se fera certainement. Mais bon, les médias et surtout les médias de masse, sont quand même très utile afin d’avoir un impact important. Sans être naïf pour autant, il ne faut pas désespérer...même si je concède qu’il y a parfois de quoi.

Répondre à ce message #30066 | Répond au message #30064
Un dimanche pluvieux - Eulalie - 10 novembre 2010 à  18:48

"Oui, bien sûr. Et cela se fera certainement"

Oui, ça se fera sous forme de campagne présidentielle. Donc, ce ne sera pas les salariés qui s’exprimeront sur les retraites. Ce sera les politiciens qui viendront expliquer je ne sais quoi sur les retraites aux citoyens. Leur programme. Et, en fait, le mot qui me pose problème, c’est ce mot "débat.". A partir du moment où la loi est votée et promulguée et avec ses décrets d’applications, ils nous feront ou prétendront "débattre" sur l’existant, le nouvel existant. Donc on l’a in the baba. Il ne fallait pas que cette loi passe, un point c’est tout. Maintenant qu’elle est passée, "l’opposition" durant sa campagne partira du principe des fonds de pensions, de la capitalisation. C’est pourquoi, de toutes façons, la retraite par répartition telle qu’on l’a connue, on peut lui dire adieu. C’est pourquoi la bataille est perdue et arrêtée, d’ailleurs. Pour réobtenir ce droit, cette conception politique, ce choix politique, je ne sais pas ce qu’il faudrait. Une révolution certainement, je suppose. Mais je ne compte absolument pas sur les personnes qui vont se présenter aux présidentielles pour changer quoique ce soit sur l’idéologie qui fonde la "réforme" des retraites. C’est pourquoi, je dis que c’est bel et bien foutu. Je ne crois pas que ce soit du pessimisme, mais du réalisme.

Répondre à ce message #30076 | Répond au message #30066
Un dimanche pluvieux - B. Javerliat - 10 novembre 2010 à  17:42

Et si, dans le meilleurs des mondes, ils avaient quelque chose à dire, un débat à porter, je crois que ce serait plutôt dans les villes, villages qu’ils devraient le porter, bref, avec les salariés, chomeurs, etc..

Peut-être serez-vous entendue, Eulalie. J’ai trouvé ce truc : « Les forums de la Plèbe ». Je ne sais pas qui est derrière ça, mais il est proposé d’organiser « Chaque premier jeudi de chaque trimestre à 20 heures des forums (qui) auront lieu partout en France... Là où un citoyen voudra bien l’organiser. » La carte des forums est bien remplie, mais aucune adresse n’est précisée. A suivre...

Répondre à ce message #30068 | Répond au message #30064
Un dimanche pluvieux - B. Javerliat - 10 novembre 2010 à  17:45

J’ai oublié le lien : Les Forums de la Plèbe : http://www.lesforumsdelaplebe.com/

Répondre à ce message #30069 | Répond au message #30068
Un dimanche pluvieux - Eulalie - 10 novembre 2010 à  19:03

ouh là ! C’est trop fort pour moi ! La 6e République, carrément ! Non non, moi je m’en tenais aux retraites....Je voulais juste parler des retraites. Mais c’est trop tard. C’est pendant la "bataille" qu’il y aurait dû avoir des rencontres entre les salariés et les syndicats et pourquoi pas des... politiques...quoique...faut voir. Mais bon, c’est du passé, alors, ça sert à rien de dire "ça aurait du se passer comme ça"

Ceci dit, oui, je ne sais plus où, j’ai lu un truc dans le genre qui se servait de la bataille des retraites pour aller vers une reflexion sur la 6e République. Là, moi, je suis larguée. Et j’aime pas ça que d’un sujet qu’on maîtrise à peine (les retraites) on veuille nous emener vers un truc carrément plus large. Je dirais même que ça me gonfle.

Répondre à ce message #30078 | Répond au message #30068
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - pascale - 10 novembre 2010 à 13:46

Communiqué de presse de la FSU du samedi 6 novembre :

http://www.fsu.fr/spip.php?article2588


communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - bombix - 10 novembre 2010 à  13:50

La FSU demande au Président de la République de ne pas promulguer cette loi !

Heureusement que le ridicule ne tue pas.

Répondre à ce message #30056 | Répond au message #30055
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - pascale - 10 novembre 2010 à  14:08

Qui veut tuer son chien ...

La loi a été promulguée le 9 novembre. Le communiqué date du 6.

Répondre à ce message #30058 | Répond au message #30056
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - bombix - 10 novembre 2010 à  15:37

Date du 6, exactement. Or vous n’êtes pas sans savoir que le 6, l’intersyndicale à laquelle appartient la FSU appelait à manifester ... mais en « oubliant » de demander à Sarkozy de ne pas promulguer la loi. Vous voulez le texte ? J’ai encore le petit papier qu’on m’a collé dans les mains samedi.
La FSU rectifie le tir ... le 6, après les manifs. Que faut-il en conclure ? Sarkozy, qui n’a pas lâché devant des millions de manifestants pendant un mouvement social qui a été le plus important en France depuis quarante ans, va enfin écouter les sages conseils des bureaucrates de la FSU ? Foutaises. Il faut en conclure plutôt que vous n’assumez ni votre compagnonnage, ni vos prises de positions. Vous pratiquez le double langage, mais personne n’est dupe. Sauf vous peut-être ?
Et puis, qu’est-ce que c’est que cet élargissement de la plate-forme des revendications, sinon une nouvelle concession à la CFDT qui va tenter de sauver quelques miettes. Ca aussi, c’est une technique bien éprouvée : faire des demandes larges, imprécises, générales pour éviter de combattre pied à pied sur des objectifs précis, ici et maintenant, qui peuvent rencontrer l’adhésion de tous. Avant le vote de la loi, il y avait une seule revendication à porter : retrait ! Après le vote et la promulgation, il y a un seul mot d’ordre à soutenir : abrogation ! Tout ce qui s’écarte de ça est une diversion et une dilution, donc une forme de trahison.

Répondre à ce message #30060 | Répond au message #30058
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - pascale - 10 novembre 2010 à  19:39

Ce que vous avancez est faux : la FSU ne "rectifie" pas "le tir" : elle a toujours défendu la position du retrait. Regardez le site. Je ne suis pas toujours d’accord avec ma fédération, mais là-dessus, si.
Vous confondez l’intersyndicale et la FSU : l’intersyndicale est sur des positions plus frileuses et on peut le regretter. Mais il ne s’agit pas de double langage quand il s’agit de communiqués COMMUNS.

Les actions, la lutte, continuent sous de multiples formes, que ça vous plaise ou non.

Oui, l’élargissement à d’autres revendications devient urgente : les services publics sont en ligne de mire et ils continuent à être démantelés ; la sécurité sociale va être à nouveau attaquée ; la loi Nome sur l’électricité menace, le budget prévoit des coupes sombres partout... Il s’agit maintenant de dénoncer tout cela et de continuer l’offensive, autant qu’on peut, tout en ne lâchant pas sur les retraites. Et de mettre l’Union Européenne en cause. Ca, peu en parlent.

Vous mettez tout le monde dans le même sac. Et votre obsession, ce sont "les orgas" et "les chefs syndicaux" : regardez aussi en bas, près de chez vous. Ca continue à bouger, sans doute plus que vous ne le pensez.

La posture désabusée, celle de celui qui avait tout prévu avant que ça n’arrive, celle qui consiste à ne pas trop s’engager, n’aboutit (selon moi) qu’à des jérémiades stériles et vaines. Ne faites pas qu’interpréter : cette société, il faut la changer.

Répondre à ce message #30082 | Répond au message #30060
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - bombix - 11 novembre 2010 à  18:25

Ce que vous avancez est faux : la FSU ne "rectifie" pas "le tir" : elle a toujours défendu la position du retrait. Regardez le site. Je ne suis pas toujours d’accord avec ma fédération, mais là-dessus, si.

Pas d’écran de fumée, svp. On parle ici d’une chose bien précise. L’appel de l’intersyndicale pour la manifestation du samedi 6 novembre. Ce texte, cosigné par la FSU, n’appelait pas à la non promulgation du texte voté par l’assemblée. Le jour même, après les manifs, la FSU publiera un communiqué que vous mettez en lien, pour dire qu’elle demande à Sarkozy de ne pas promulguer le texte de loi sur les retraites. Vu les circonstances (la position de la CFDT dans l’intersyndicale), vu la date (le 6) je dis, et je répète, que le communiqué du 6 est une pratique de double langage. Le courage aurait consisté à ne pas signer le texte de l’intersyndicale et à publier un texte appelant à manifester le 6 pour demander à Sarkozy de ne pas promulguer la loi.

Mais il ne s’agit pas de double langage quand il s’agit de communiqués COMMUNS.

Parce que votre signature au bas d’un texte commun ne vous engage à rien ? La belle valeur de votre signature. Quel partenaire fiable vous êtes !!!

Les actions, la lutte, continuent sous de multiples formes, que ça vous plaise ou non.

Et pourquoi ça ne me plairait pas ? Et de quoi parlez-vous précisément ?

Oui, l’élargissement à d’autres revendications devient urgente

Non. Dans les circonstances, et étant donné la mobilisation importante, il fallait concentrer sur un objectif : retrait de la loi, et se donner les moyens de gagner. La CFDT ne demandait pas le retrait. Solidaires, FO, une partie de la base cégétiste, certains syndicalistes de la FSU demandaient le retrait. Vous (c’est un vous générique. Je parle de votre organisation, puisque vous parlez pour elle) êtes restés prisonniers de l’intersyndicale. En élargissant, vous confortez à nouveau la stratégie de la CFDT, qui cherche une porte de sortie honorable. Et vous lâchez la proie pour l’ombre.

Vous mettez tout le monde dans le même sac. Et votre obsession, ce sont "les orgas" et "les chefs syndicaux"

Je n’ai pas d’obsession. Je constate simplement à nouveau un désastre. Et je ne pense pas être le seul. Et comment nier qu’il n’y a pas une responsabilité des "orgas" et des "chefs" dans ce désastre ? Ils n’ont pas demandé le retrait, ils n’ont pas organisé la grève reconductible, ils n’ont même pas, en tant de semaines, fait un vrai boulot de pédagogie à destination du public, sur le problème du passage à la capitalisation. Pas même une grande manif à Paris, qui aurait pu rassembler des millions de personnes. Je rappelle quand même que c’est la manif parisienne de la droite qui a fait reculé Mitterrand sur le projet de loi Savary en 1984 (550.000 personnes selon la police. Comparer avec les chiffres de l’automne 2010 ;-((( ). Mais il aurait fallu vouloir le retrait. Ils ne voulaient pas le retrait. Ils voulaient renégocier la loi, ce qui est bien différent. Et Sarkozy les a envoyer chier parce que dans cette partie de poker, il savait bien qu’ils avaient plus de gueule que d’atouts en mains. Point barre.

 : regardez aussi en bas, près de chez vous. Ca continue à bouger, sans doute plus que vous ne le pensez.

C’est vrai. En bas de chez moi, y a plein de syndicalistes de la FSU avec leur drapeaux qui sont toujours en grève reconductible. Je leur apporte du café chaud le matin.

cette société, il faut la changer.

Avant de changer la société, si on était au minimum capables de conserver ce qui dans cette société imparfaite la rend un peu vivable pour les moins bien lotis, par exemple la protection sociale, l’assurance maladie, la retraite par répartition d’un niveau convenable et à un âge décent, ce serait déjà pas mal.

Répondre à ce message #30091 | Répond au message #30082
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - pascale - 11 novembre 2010 à  20:52

On fait du sur place. Je préfère avancer. J’ai apporté une information à Eulalie qui n’avait pas trouvé le communiqué de la FSU. Et les lecteurs auront maintenant cette information. Voilà tout.

Bonne fin de semaine.

Répondre à ce message #30092 | Répond au message #30091
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - Eulalie - 12 novembre 2010 à  10:37

Ce qui serait interessant à savoir c’est ce que la FSU compte négocier ou non avec les employeurs publics et le medef concernant les retraites d’ici juillet. Comment les salariés du public vont-ils devoir "cotiser" à une boîte de prévoyance. Par quelle stratégie invisible "collective" ça va passer ? Comment les fonctionnaires vont-ils savoir qu’une partie de leurs cotisations salariales part en fait dans une grosse boite d’assurances-vie ? Comment leur sera t-il possible de refuser ? etc etc.... au même titre que les salariés du privé. Bref, quels marchés de la retraite les patrons, les financiers, vont imposer aux travailleurs via leurs salaires. Et que compte faire la FSU aux tables des négociations des fonctionnaires ?

Répondre à ce message #30096 | Répond au message #30092
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - pascale - 12 novembre 2010 à  16:50

Ce que compte faire la FSU ? Vous allez un peu vite : pour le moment, elle continue à exiger le retrait de la loi. Il n’est pas question de négociations. Si le mouvement s’arrête, au lieu de s’amplifier comme il le devrait et comme on est nombreux à le souhaiter, on pourra en reparler. D’ici là, il y a bien des sujets de bataille, c’est surtout ça qui est important, ne trouvez-vous pas ?

Répondre à ce message #30099 | Répond au message #30096
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - Eulalie - 13 novembre 2010 à  13:31

Ce que je trouve : c’est que le communiqué de la FSU aurait pu être fait par la CFDT "puisqu’on s’éloigne petit à petit du sujet des retraites..."

Ce que je vois dans les manifs depuis le départ, c’est les syndicats en tête et les salariés qui suivent. J’y vois un management de la colère, de la "bataille", des "batailles" (d’ailleurs, il faudrait réfléchir à ce mot "bataille" ressorti en boucle, et non "lutte" ou "guerre" . Malgré le nombre important de manifestants, ces manifs étaient pauvres et le resteront. Pauvres en revendications des salariés, pauvres en actes des salariés (sauf exceptions chez les plus résistants, lutteurs, bref, ceux qui ont la pratique et la détermination, conviction de la lutte sociale, politique, ce que n’a plus la FSU depuis longtemps).

Bref, je vous invite à regarder cet extrait des Petits Contes politiques de la Scop d’Education Populaire le Pavé sur le management en entreprise (donc en service public également ) et à vous demander si Monsieur Chérèque et autres Dirigeants de Manifs n’auraient pas suivi des cours similaires de Cercle de Qualité de la contestation sociale, politique : la bataille des retraites, une démarche qualité comme une autre ?

Répondre à ce message #30120 | Répond au message #30099
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - 13 novembre 2010 à  15:06

Vous ne me ferez pas défendre la CFDT, Eulalie, sinon, je serais adhérente de ce syndicat ...

Je suis adhérente à la FSU, qui est un syndicat réformiste et non révolutionnaire, qui possède en son sein des tendances plus radicales que d’autres. C’est cette fédération qui compte le plus grand nombre d’adhérents dans l’Education nationale (dont je fais partie) et c’est donc là que le travail militant a peut être le plus de chances d’aboutir dans les temps qui viennent. Pour ce qui concerne la bataille (ou la lutte ou le combat ou la bagarre ... j’utilise les termes indifféremment) contre la loi sur les retraites, je trouve que la direction de la FSU a été correcte. Et quand je suis en désaccord, je le dis à l’intérieur : jusqu’ici, personne ne m’a exclue ;-)

Pour le moment, ce syndicat ne lâche pas sur les retraites, non plus que le CDR dont je donne l’adresse :

http://cdr18.overblog.com

Si on cherche à élargir le mouvement, c’est que tout se tient. Fort d’avoir "gagné" sur les retraites, Sarkozy va maintenant s’attaquer à la Sécu. Tout ça a des incidences sur le chômage, le pouvoir d’achat, l’emploi, les conditions de travail, les salaires ... tout ça est organisé par l’Union européenne (voyez comment ça se passe dans les autres pays de l’U.E) dont le pouvoir est encore plus illégitime que le gouvernement Sarkozy. 70% de l’opinion en a marre de ce gouvernement. Je trouve normal et nécessaire d’élargir la lutte : donc de ne pas attendre les présidentielles de 2012.

Je suis convaincue qu’il vaut mieux être "organisé" : c’est le plus sûr moyen d’obtenir quelque chose. Tout seul dans son coin, on n’arrive à rien et je ne veux pas être celle qui vocifère contre les syndicats sans avoir aucun pouvoir sur eux. Etre adhérent ou militant dans une organisation n’implique pas d’être le petit doigt sur la couture du pantalon et d’obéir à toutes les injonctions, heureusement. Un syndicat, un parti, est un OUTIL, pas une fin en soi. Je l’ai déjà dit il y a longtemps sur ce site : si l’outil ne convient plus, on cherche à le réparer ou on en change. Je n’en suis pas encore là.

J’ai trouvé sympa ce site des petits contes. En regardant sur "Nos fondamentaux" et "Qu’est ce que le pavé ? Comment ça marche ?", j’y ai trouvé les organisations (ben oui) avec qui il travaille. J’y ai trouvé ATTAC, la FSU, le PC, la CGT, même le PS... Je n’y ai pas vu la CFDT...

Quant à votre jugement sur la pauvreté des manifs et leur "management", ben ... chacun son point de vue. Je ne partage pas le vôtre.

Cordialement.

Répondre à ce message #30121 | Répond au message #30120
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - pascale - 13 novembre 2010 à  15:09

Désolée, j’ai oublié de signer la réponse ci-dessus.

Répondre à ce message #30122 | Répond au message #30121
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - Eulalie - 13 novembre 2010 à  15:38

"En regardant sur "Nos fondamentaux" et "Qu’est ce que le pavé ? Comment ça marche ?", j’y ai trouvé les organisations (ben oui) avec qui il travaille. J’y ai trouvé ATTAC, la FSU, le PC, la CGT, même le PS... Je n’y ai pas vu la CFDT..."
C’est aussi pour ça que je vous l’ai mis en lien.

Répondre à ce message #30124 | Répond au message #30121
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - B. Javerliat - 13 novembre 2010 à  18:14

Pour le moment, ce syndicat ne lâche pas sur les retraites, non plus que le CDR dont je donne l’adresse : http://cdr18.overblog.com

Amusant, dans l’article « Et pourquoi pas "NOUS" ....CHER TERRE DE GAUCHE ??? » :

« Nous voulons faire du département un point d’appui pour développer une politique au service des jeunes, des femmes, des hommes, de tous ceux qui travaillent et vivent dans les Alpes de Haute Provence. »

Répondre à ce message #30126 | Répond au message #30121
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - pascale - 13 novembre 2010 à  19:28

Mais non ! Ca, visiblement, c’est une déclaration qui provient des Alpes de Haute Provence ! Celui qui a mis cette déclaration sur le blog demande : "Pourquoi pas nous ?" en s’appuyant sur la déclaration qui est signée à Digne (regardez à la fin). Les articles sont variés et il y a 18 organisations qui participent au CDR, chaque organisation peut mettre un article ...

Mais bon, adressez-vous à cette personne (vous pouvez laisser des commentaires), je ne vais pas faire le tampon ici.

Bonne soirée.

Répondre à ce message #30129 | Répond au message #30126
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - 14 novembre 2010 à  19:35

On est quand même dans autre chose qu’un collectif pour les retraites. Je ne suis pas sûre que les syndicats ou certains partis politiques qui sont au CDR cautionnent ce virage vers la stratégie politique.

Répondre à ce message #30133 | Répond au message #30129
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - pascale - 14 novembre 2010 à  22:12

C’est probablement une discussion à avoir au sein même du collectif ...

Répondre à ce message #30135 | Répond au message #30133
communiqué de presse de la FSU après les manifestations du 6 novembre - bombix - 13 novembre 2010 à  19:10

Je suis convaincue qu’il vaut mieux être "organisé" : c’est le plus sûr moyen d’obtenir quelque chose.

Cette phrase est trop imprécise pour signifier quelque chose. Évidemment, par définition presque, l’organisation est nécessaire pour obtenir quoi que ce soit. Mais il y a une différence entre "être organisé" et appartenir à "telle organisation" ; et une autre différence entre "appartenir à telle organisation" et "obtenir quelque chose".
Il y a certaines organisations et certains partis, si l’on veut être sûr de ne rien obtenir, il faut militer dans leurs rangs et voter pour eux aux élections. Puisqu’on est sûr de ne rien obtenir, puisqu’on est sûr parfois de travailler en sens inverse, mieux vaut alors rester dehors. Ca évite déjà de dire une chose et son contraire : "on a signé" alors qu’on a rien signé ; ou "on n’a pas signé", alors qu’on a tout signé. De dire une chose, d’en faire une autre. Car les militants non seulement doivent avaler les couleuvres, mais les faire avaler aux autres. C’est un rude métier. Il faut la foi. Bien aidée par un oubli salvateur régulier, qui permet de se rassurer et de croire encore et encore que "l’organisation", "le parti" ne peut pas errer, mené qu’il est par des chefs bons et intelligents.

Un syndicat, un parti, est un OUTIL, pas une fin en soi. Je l’ai déjà dit il y a longtemps sur ce site : si l’outil ne convient plus, on cherche à le réparer ou on en change. Je n’en suis pas encore là.

Vous devriez lire Robert Michels, qui explique comment les partis soit disant démocratiques ont tous une nette tendance à être dominés par une oligarchie. Très concrètement, êtes vous vraiment satisfaite de votre "outil", après les échecs de 1993 (loi Balladur), de 2003 (loi Fillon) et maintenant de 2010 (loi Woerth) sur la question des retraites ? Ca ne suffit pas à vous faire vous poser quelques questions ? Vous ne vous posez pas des questions quand vos alliés en 2010 préconisent les mesures mêmes qu’ils ont rejetées la main sur le coeur en 2003 ? Je note que vous n’avez pas répondu sur la question essentielle du retrait de la loi Woerth. La bataille de 2010 a été perdue parce que vos alliés ne voulaient pas de retrait, et sans doute vos chefs non plus. Si vous reconnaissiez cela, le reste découlerait.

Mais vous croyez pt être à la nécessité dialectique à l’oeuvre dans le matérialisme historique qui pousse l’histoire dans sa marche en avant tragique mais inéluctable ...

Répondre à ce message #30127 | Répond au message #30121
Contre réforme des retraites : Sarko peut dire merci à Thibault, Chérèque et Aubry - bombix - 16 novembre 2010 à  19:40

Et votre obsession, ce sont "les orgas" et "les chefs syndicaux" : regardez aussi en bas, près de chez vous. Ca continue à bouger

Apparemment, je ne suis pas le seul "obsédé". Excellent article, à nouveau, sur La Sociale, de Jacques Cotta.

C’est bien la stratégie des responsables syndicaux au niveau national, Bernard Thibaud et François Chérèque en tête, qui a permis à Nicolas Sarkozy et au gouvernement de tenir bon et d’aller au bout. Ce sont eux qui ont tout fait pour éviter que le conflit partant de la question des retraites ne débouche sur une crise politique ouverte. Ce sont eux encore qui ont géré le conflit avec le souci constant de déconnecter le mouvement populaire de la question politique, de la mise en cause du gouvernement et du président. Comme le rappelle fort justement Jean Louis Ernis sur notre site, ils ne pouvaient faire preuve d’ingratitude à l’égard du patronat qui, par la déclaration commune d’avril 2008 liant le MEDEF, la CGPME, la CGT et la CFDT…, organise une sorte de quasi-monopole syndical à l’avantage des deux confédérations précitées.

Et quant au PS :

La grève générale, l’action déterminée dont l’issue prévisible est la crise politique ouverte n’est concevable que si une force aspirant à régler le problème se veut disponible. Les positions politiques affirmées en plein conflit par les responsables du parti socialiste, Martine Aubry en tête, ont suffi à décourager les plus déterminés. Si en effet la chef du Parti d’opposition a pour position celle de Sarkozy mâtinée de rose –le maintien de l’âge légal à 60 ans mais l’augmentation de la durée de cotisations- et plus en cas de retour au pouvoir –le retour à 60 ans, mais pas pour tous, au cas par cas en fonction de critères dont la pénibilité- alors à quoi bon ? Si le remède ressemble à ce point au mal, pourquoi griller ses quelques économies dans une grève générale sans issue ?

Bref, Cotta écrit ce que l’on n’a pas cessé de répéter en long, en large et en travers sur l’Agitateur. Ce qui ne m’empêche pas de toujours apporter du café le matin aux courageux lutteurs de la FSU toujours en grève reconductible en bas de chez moi. Car la bataille n’est pas finie. Pensez ! : la FSU continue d’exiger le retrait de la loi ... votée et promulguée ! ... bah, si on pouvait dans la foulée placer une petite incitation à bien voter aux prochaines cantonales, tout ne serait pas perdu. D’où ce texte rocambolesque repéré par BJ, sur le site du CDR du Cher, né le ... 10 novembre ! Et qui recense, entre autres actions dans le Cher "RDV le soir devant le resto-chic Le Siècle, place de la Concorde pour accueillir toutes les enflures médiatiques à la botte du pouvoir…"

Répondre à ce message #30173 | Répond au message #30082
Contre réforme des retraites : Sarko peut dire merci à Thibault, Chérèque et Aubry - patrick18 - 16 novembre 2010 à  20:32

le diner du siecle a vous de jugerhttp://www.youtube.com/watch?v=KQ7taXW-puY

Répondre à ce message #30174 | Répond au message #30173
Contre réforme des retraites : Sarko peut dire merci à Thibault, Chérèque et Aubry - bombix - 25 novembre 2010 à  20:30

le diner du siecle a vous de jugerhttp://www.youtube.com/watch?v=KQ7t...

Manquerait plus que d’anciens militants croisent une vieille copine empapaoutée sortant d’une limousine de luxe :
« Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT, succèdera le 1er janvier 2011 à Denis Kessler à la tête de l’association "Le Siècle", a annoncé vendredi l’association dans un communiqué. » Source : Le Figaro

Répondre à ce message #30333 | Répond au message #30174