La politique ne consiste pas à faire taire les problèmes, mais à faire taire ceux qui les posent. [Henri Queuille]

WikiLeaks. Alors la transparence menace la démocratie ?

samedi 4 décembre 2010 à 13:02, par Le plumitif arcandier

Les 250 000 dépêches secrètes de la diplomatie américaines en cours de publication par Wikileaks constituent un événement qui fait couler beaucoup d’encre. On éprouve en général de la sympathie pour WikiLeaks, et Julian Assange semble être un Robin des Bois des temps modernes qui joue un bon tour au gouvernement américain. La nomenklatura médiatique s’exprime en propos de café du commerce, pardon, de Flore. De nombreux commentateurs officiels des médias officiels et des hommes politiques perdent leur sang froid à cause de quelques hackers un peu anarchistes. Nos dirigeants et les vizirs des médias s’indignent et critiquent cet "excès de transparence qui (pour eux) est une menace pour la démocratie " !

C’est le moment de collectionner des perles...

"Ces fuites ne nous apprennent rien de nouveau, ce ne sont que de vieilles coupures de presse" disent les grands Mamamouchis des médias. Et ils affirment dédaigneusement "il n’y a rien de nouveau là-dedans". Un nouveau record mondial est battu, les "journalistes professionnels" ont fait en quelques heures la lecture des 250.000 messages piratés par WikiLeaks, c’est à dire avant leur publication ! Plus fort que WikiLeaks ! Battu WikiLeaks ! Résultat, il n’y a rien dedans, mais c’est une menace pour la démocratie !
"Publier des documents secrets, c’est pas moral et ça pourrait mettre en danger certaines personnes". Mais publier des documents secrets, obtenus d’une "source généralement bien informée", "haut-placée" ou "proche du gouvernement" et qu’on retrouve au club du Siècle, c’est bien.
Le coup du doute maintenant "attention, ce sont des fuites organisées, et qui dit fuites organisées dit manipulation". On attend avec impatience que quelqu’un nous démontre cette révélation !
Le 2 décembre, Libération se joint au concert et titre sur "wikileaks la dictature de la transparence" et entonne le couplet anti-conspirationiste "Tout en contrebalançant le pouvoir des Etats, les révélations du site internet alimentent les thèses conspirationistes et donnent aux médias un pouvoir sans précédent". "Depuis qu’Internet a acquis un pouvoir de divulguer tout et n’importe quoi, des pirates surdoués peuvent se prendre pour les nouveaux Robin des bois d’un altermondialisme pour le moins suspect, consistant à faire croire à leurs internautes que tous les Etats du monde auraient organisé un vaste complot visant à asservir les pauvres citoyens. Ces derniers seraient ainsi les victimes inconscientes d’une puissance obscure et antidémocratique fondée sur le règne du crime et de la corruption. Telle est en tout cas l’idée fixe de cet étrange hacker australien - Julian Assange - qui se croit un bienfaiteur de l’humanité".
Sur France Inter, le 29 novembre 2010, Bernard Guetta dénigre Wikileaks et l’information quand elle est diffusée sur le web, et comme Libération, il met tout dans le même sac : internet, journalisme d’investigation, sites d’opinion, blogs, sites porno ou de voyance ! C’est l’argument idiot et manipulateur que de trop nombreux journalistes "professionnels" emploient pour semer la méfiance envers l’investigation, les informations, analyses ou commentaires, publiés sur des sites ou des blogs. Les esprits taquins (qui sont nombreux à lire l’Agitateur), y voient surtout une preuve d’ignorance et une certaine incompétence.
La palme revient sans conteste à François Baroin qui déclare sur Europe1 le 29 novembre, "une société transparente est une société totalitaire". On croirait une formule de George Orwell (vous savez, "la liberté c’est l’esclavage" comme dit Big Brother dans 1984). François Baroin (nouveau ministre et ancien journaliste), ne mesure pas l’énormité de son propos et dépasse allègrement la gaffeuse Christine Lagarde dans le style Neuilly-Auteuil-Passy, genre émigré de Coblence (canal historique). 
À entendre tous ces experts et grands vizirs, la faute dans une démocratie c’est que la dénonciation d’un scandale est plus grave que le scandale lui-même. Et pendant ce temps là on évite le vrai sujet en parlant d’autre chose...

Une révélation publique dont les experts ne parlent pas (ou si peu).

À ce jour, une des principales révélations de WikiLeaks est la consigne donnée par Hillary Clinton à ses employés et aux ambassadeurs de récolter des informations sur leurs homologues. Des directives secrètes de 2009, signées par Hillary, demandent aux membres du Département d’État de collecter les "données biométriques", les "empreintes, photos d’identité, l’ADN et les scans rétiniens" de dirigeants africains. Elle demande aussi aux diplomates américains de se procurer les mots de passe, les numéros de carte de crédit, ceux de leurs comptes de billets d’avion ainsi que d’autres données liées à des diplomates proches.
Les esprits taquins (encore eux) penseront que c’est Hillary Clinton, en incitant à l’espionnage, qui met en danger la démocratie... c’est au moins aussi scandaleux que pirater les télégrammes des ambassades. Mais pas un de nos "professionnels" des médias ne commente la directive de madame Clinton !

Entièrement gratuit sur l’Agitateur, et sans obligation d’achat : un Scoop, et en prime la révélation d’un complot.

En fait de conspirateurs, pendant ce temps là il y en a qui rigolent, mais qui rigolent... ! Ce sont les gars qui entendent tout ça, parcequ’ils sont payés depuis des années pour écouter toutes les conversations téléphoniques et tous les messages du monde qui transitent par les satellites !!!
Et nos grands vizirs des médias et nos gouvernants ne le savaient même pas ! Sans doute parce que WikiLeaks ne l’avait pas dit. "Quoi de neuf aujourd’hui monsieur le directeur des médias ? "je sais pas, j’ai pas consulté mon Wikileaks".
Eh bien voila, l’Agitateur est encore plus fort que Wikileaks, et vous révèle aujourd’hui ce qu’est "Echelon".
Echelon est le nom d’une vaste opération mondiale d’écoutes (on peut dire aussi d’espionnage), permettant d’intercepter toutes les communications téléphoniques venant des fixes et des portables, les e-mail et les fax. Ce système est une surveillance électronique mise au point par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Il a été créé pendant la guerre froide, mais depuis la chute du mur de Berlin, il peut espionner tout.
La première base Echelon a vu le jour dans les années 1970 aux USA. C’était le début d’un réseau qui couvre aujourd’hui la terre entière et qui est resté inconnu du grand public pendant plus de 40 ans. Mais, un beau jour de 1988, un journaliste écossais nommé Duncan Campbell, dévoilait le projet Echelon dans la presse de son brumeux pays....
Les stations du réseau Echelon sont installées aux Etats-Unis, au Canada (Leitrim), en Allemagne, en Nouvelle-Zélande (Waihopai), en Australie (Pine Gap), et en Grande-Bretagne (Morwenstow). Il y a aussi de petites stations dans les ambassades, et sur le sous-marin USS Jimmy Carter. Des ingénieurs, linguistes et informaticiens travaillent jour et nuit au décryptage des communications. Ce sont eux les gars qui rigolent.
Le système Echelon est placé sous le contrôle de la National Security Agency (NSA), une agence de la CIA, créée en 1948 et qui oeuvre avec la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Canada. La NSA dispose d’un budget quatre fois supérieur à celui de la CIA elle même. La France aussi à son système, il s’appelle Frenchelon (si, si).
En fait de révélation et de scoop, tout ça est dans wikipédia depuis un bail. Et c’est justement ça qui fait la transition qui mène à la conclusion....

Tout ça pour en venir à une comparaison.

D’un côté, WikiLeaks qui dérobe et dévoile une partie des petits secrets et des vilaines pratiques du gouvernement des USA.
De l’autre côté, le gouvernement des USA qui depuis des années et des années nous espionne tous et sait tout sur nous, mais qui garde les petits secrets de ses vilaines pratiques pour lui.
Les politiques et les vizirs des médias qui s’indignent de la publication des fuites de la diplomatie US par WikiLeaks ne sont pas indignés par l’existence d’un outil énorme qui espionne tous les citoyens les entreprises et les états de la terre. En tous cas, ils ne peuvent pas prétendre qu’ils ne savaient pas : l’assemblée nationale a publié un volumineux rapport sur Echelon le 11 octobre 2000 !
Bref, la comparaison est instructive, à vous, esprits taquins, d’en tirer une conclusion.

WikiLeaks. Alors la transparence menace la démocratie ?
Julian Assange de WikiLeaks
Julien Assange appelle au soutien de WikiLeaks

Au moment de la publication de cet article, WikiLeaks n’est plus accessible sur http://wikileaks.org. Mais il est possible d’y accéder sur http://wikileaks.nl ou http://wikileaks.ch par exemple...


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WikiLeaks. Alors la transparence menace la démocratie ? - B. Javerliat - 24 décembre 2010 à 21:01

Éric Besson se voit attribuer son quatrième prix Busiris*, avec encouragements de l’Académie.

« Étant confrontée à des problèmes répétés d’hébergement, WikiLeaks va recourir aux services de la société française Octopuce, qui loue des serveurs appartenant à la société OVH, située à Roubaix (Ch’Nord). La société OVH va accepter ce nouveau client indirect avec l’enthousiasme qui accueille un vendeur de cordes dans la maison d’un pendu, sentant le doux vent des ennuis. » La suite sur le site de Maître Eolas

* Busiris est un personnage de la pièce "La Guerre de Troie n’aura pas lieu" de Jean Giraudoux : c’est un juriste sicilien, spécialiste du droit de la guerre, convoqué par Demokos pour démontrer que la manoeuvre des navires grecs est belliqueuse et insultante et ne peut être réparée que par la guerre, jusqu’à ce qu’Hector menace de le tuer s’il ne démontre pas le contraire, ce qu’il fait aussitôt avec d’aussi bons arguments (Acte II, scène 5), la scène est extraordinairement drôle.


gogo-gadget au scoop - Darek Dysiast - 8 décembre 2010 à 14:44

La comparaison avec ECHELON est pas inintéressante mais que les services diplomatiques américains espionnent d’autres diplomate qui certainement les espionnent, est-ce bien un scoop ou de la tautologie ?


ni scoop ni tautologie - Le plumitif arcandier - 8 décembre 2010 à  16:46

Mon propos était simplement de signaler que les "professionnels" des médias font des gorges chaudes quand WikiLeaks publie des documents subtilisés et copiés par un militaire US, et oublient que les USA nous espionnent tous depuis des années au moyen d’un réseau d’envergure mondiale.

Entre Echelon et WikiLeaks il y a de petites similitudes, une énorme différence de poids, et des volontés opposées.

À cet égard, l’aveuglement de nos vizirs, Diafoirus et mamamouchis médiatiques, vaut bien quelques sarcasmes.

Répondre à ce message #30501 | Répond au message #30500
ni scoop ni tautologie - Darek Dysiast - 9 décembre 2010 à  09:43

amen !
Au fait M. Woerth n’est toujours pas en prison ? (désolé mais il me fallait au moins dix caractères pour approuver votre réponse)

Répondre à ce message #30506 | Répond au message #30501
Wikileaks ou la rumeur ? - Mister K - 6 décembre 2010 à 12:00

"Publier des documents secrets, c’est pas moral et ça pourrait mettre en danger certaines personnes". Mais publier des documents secrets, obtenus d’une "source généralement bien informée", "haut-placée" ou "proche du gouvernement" et qu’on retrouve au club du Siècle, c’est bien.

Oui, c’est beaucoup mieux...et pour les deux parties. Pour ceux qui divulguent les informations qui sont censés rester anonymes puisque les journalistes protègent leurs sources. Et pour les journalistes, qui, si ils respectent leurs sources, sont assurés d’avoir de nouvelles informations par la suite...en attendant, le scoop éventuel.

Et puis surtout, ce qui est bien avec cette méthode, c’est que cela permet de démentir. Et après le démenti, il n’y a pas de preuve...donc on reste dans un état incertain qui s’apparente...à la rumeur. Et la rumeur, ça peut servir les gouvernants et les états. Cela ne les dessert pas forcément...
Nous avons un très bon exemple récent, avec Nicolas Sarkozy qui fait du "Off" himself...et qui dément ensuite un truc qui est devenu "In" puisqu’avec des preuves irréfutables.

Avec Wikileaks, difficile de démentir...et pourtant, rien ne dit que dans les 250000 documents, quelques-uns ne pourraient pas être faux. Un peu comme le fameux fichier Clearstream qui avait été manipulé. Oui, pas simple.

Mais l’important, c’est de se poser des questions et de ne pas s’aveugler dans les certitudes. Et rien que pour cela, Wikileaks est vital pour l’avenir de l’information dans les démocraties : les gouvernants vont devoir se poser la question de ce que les citoyens doivent savoir et ce qu’ils ne doivent pas savoir. Et, en toute logique, dans une démocratie, cela devrait être fait en concertation et ne devrait pas être une décision unilatérale. Beaucoup d’informations sont cachées et n’ont pas à l’être. Les décisions publiques doivent être traçables. Les données publiques doivent être publiques. Et dire, sans autre forme de procès, que tout dans la diplomatie doit être secret est aberrant quand au final, ce sont des hommes qu’on envoie potentiellement à la guerre...et ce sur des manipulations grossières. Il suffit de prendre l’argument américain des armes de destructions massives en Irak pour mettre en évidence que les états peuvent manipuler leurs citoyens. Les soldats morts en Irak, c’était pour leur sécurité qu’on ne leur a pas dit qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massives en Irak ?


WikiLeaks. Le feuilleton continue. - 6 décembre 2010 à 11:41

Pendant que Éric Besson essaye d’intimider l’hébergeur français de WikiLeaks, et que les moralisateurs de la presse s’expriment, la solidarité s’organise.
De très nombreux sites miroirs (relais) du site de WikiLeaks se créent chaque jour, on trouve toutes les adresses sur :
http://wikileaksmirrors.tumblr.com/
Les cables "empruntés" par WikiLeaks sont publiés au fur et à mesure par le site Owni à cette adresse :
http://statelogs.owni.fr/


WikiLeaks. Alors la transparence menace la démocratie ? - B. Javerliat - 6 décembre 2010 à 10:22

Au moment de la publication de cet article, WikiLeaks n’est plus accessible sur http://wikileaks.org. Mais il est possible d’y accéder sur http://wikileaks.nl ou http://wikileaks.ch par exemple...

Wikileaks.org est en effet inaccessible depuis que son fournisseur de noms de domaine EveryDNS.net, l’a "fermé", car cela se répercutait sur tous ses autres clients. Wikileaks.org a été victime de cyberattaques dites "DDOS", pour "Distributed denial-of-service" ou "déni de service distribué". Ces attaques proviennent de millions d’ordinateurs personnels par le monde, infestés à leur insu (?) par des botnets, petits programmes déclenchables à distance. Lorsqu’ils sont déclenchés, ils envoient simultanément des millions de requêtes au site attaqué, qui, ne pouvant pas répondre aux sollicitations, s’effondre et ne répond plus.

Voila pour la pratique. Se pose maintenant la question de savoir qui déclenche ces attaques. Habituellement, il s’agit de hackers ou de groupe de hackers mécontents du contenu ou des activités d’un site. En l’attaquant ainsi, il le rendent inaccessible. Ou encore d’organisations criminelles qui font du chantage auprès d’entreprises dont l’activité commerciale repose sur la disponibilité de leur site Web.

Sauf que là, on ne voit pas pourquoi des hackers attaqueraient Wikileaks, site qui partage avec eux des convictions communes comme la neutralité du Net, sa non-marchandisation ou encore son accessibilité pour tous, par exemple. On ne voit pas non plus de motif de "criminalité économique" à bloquer Wikileaks. Alors qui a intérêt à bloquer Wikileaks ? Il suffit de regarder son contenu pour trouver : le gouvernement américain dont les activités secrètes seraient dévoilées par le site.

Faut-il en déduire que le gouvernement américain a recruté parmi la cybermafia pour descendre Wikileaks ? Ou encore qu’il s’est comporté comme un vulgaire cybercriminel en réalisant lui-meme ces attaques ?

C’est pas possible, ça finirait par se savoir, penserez-vous. Ca ne peut qu’être le fait d’un hacker patriote qui revendique opportunément « wikileaks.org ELIMINE pour avoir mis en danger la vie de nos soldats » sur Twitter...


La bataille Wikileaks - Mister K - 6 décembre 2010 à  11:17

Faut-il en déduire que le gouvernement américain a recruté parmi la cybermafia pour descendre Wikileaks ? Ou encore qu’il s’est comporté comme un vulgaire cybercriminel en réalisant lui-meme ces attaques ?

Pour les militaires, la guerre de l’information fait désormais parti de la guerre tout court. Donc, rien n’est impossible. Mais est-ce vraiment les américains les plus ennuyés par tout cela ? Pas sûr du tout...
Ensuite, quoiqu’il arrive, même si des attaques sont liées à des états, si les mecs se font pincer, ce seront inévitablement de simple pirates (et certainement pas un hacker) ...et il sera très difficile (impossible) de faire le lien avec des ordres qui auraient été données.

Maintenant, il ne faut pas fantasmer sur tout cela. Étant donné la médiatisation de Wikileaks, il y a certainement plein d’individus, plus ou moins allumés, qui ont envie de prouver au monde qu’ils sont très forts ;-)

Mais une mini-bataille technique s’est engagée : des miroirs de Wikileaks sont en train de voir le jour. Une procédure est même en place afin de permettre à n’importe quel internaute disposant d’un serveur de "mirrorer" Wikileaks.
Au niveau communication, pour l’instant, Wikileaks a gagné la bataille de l’image en répondant à la censure par la liberté d’expression. Pourtant, les tentatives de salir l’initiative Wikileaks ne manquent pas. L’affaire n’est pas finie. Mais il faut bien constater que la plupart des gouvernants du monde veulent la peau de Wikileaks. Cette unanimité est forcément un peu suspecte.

Répondre à ce message #30481 | Répond au message #30476
Quelques précisions tirées du site Owni - Le plumitif arcandier - 4 décembre 2010 à 20:25

> Précision numéro un.
Citation de Max Frankel (lauréat du Prix Pulitzer), qui rappele le rôle dévolu aux institutions et la presse
"C’est aux gouvernements, pas à la presse, de garder les secrets tant qu’ils le peuvent, et de s’ajuster vis-à-vis de la réalité quand ceux-ci sont découverts. C’est le devoir de la presse de publier ce qu’elle apprend, et de trouver l’information où elle le peut quand on lui refuse d’y accéder".
> Précision numéro deux.
Le 4 décembre 2010, à 15h, WikiLeaks n’a pas publié 250.000 documents sur son interface, il y en a un peu plus de 597. Les journalistes du Monde, du Guardian, du Spiegel et du New York Times poursuivent leur travail, vérifient les informations et choisissent les prochaines qu’ils publieront.
Les grands vizirs des médias qui affirmaient savoir ce que contiennent les télégrammes que WikiLeaks s’est procurés, viennent de se couvrir de tonnes de ridicule.