Conseil Municipal 21 janvier 2011 : collier de perles
Un petit conseil municipal, avec beaucoup d’urbanisme, d’écoquartier, beaucoup de petites opérations d’achat ou de vente de parcelles (pour l’urbanisme ou la voierie) qui ne donnent pas lieu à grandes discussions. Mais, mais, on a quelques perles...
GIPN
Le premier point s’annonçait rock’n’roll : "Création du nouveau Groupement d’Intérêt Public : Projet de Renouvellement Urbain de Bourges". Mais ? ça semble sans souci, où est le coté rock’n’roll ? C’est simple : ce GIPN (le "N", c’est pour : Groupement d’Intérêt Public Nul) avait été crée en 2004 pour une durée de 5 ans. Et on est en 2011... Aussi, c’est dit ainsi :
« Les partenaires ayant omis de prolonger la durée de la convention initiale, l’existence légale du GIP a pris fin le 12 janvier 2009. » Malgré tout, l’activité s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui. Faut donc constituer un nouveau GIP légal :
« Sa date de création aura un effet rétroactif au 13 janvier 2009 afin de régulariser l’ensemble des opérations financières réalisées par le comptable et l’ordonnateur alors que le GIP n’avait plus d’existence légale. » et il est proposé au Conseil Municipal d’approuver ce schmilblick et de désigner les 6 représentants de la ville de Bourges à l’assemblée générale.
Irène Félix (opposition, genre PS) dit qu’on a vraiment là, une « perle » avec, pendant 2 ans, « des opérations financières en apesanteur. »
Colette Cordat (opposition, genre Lutte Ouvrière) ironise : « Je ne suis pas persuadé que ce GIP ait grand intérêt. Il avait même disparu sans que personne ne s’en aperçoive. » Elle rajoute que pendant ce temps, les habitants des HLM se retrouvent avec des loyers plus élevés qu’avant, et on a même dans un immeuble voué à démolition des habitants sans chauffage : on leur propose juste un remboursement partiel du chauffage qu’ils ont payé mais qu’ils n’ont pas. AGB (A-Gauche-Bourges) ne dit rien : y’a personne pour les représenter.
Irène Félix en parle sur son blog : « Cela en fait du beau monde qui ne s’est aperçu de rien, Préfecture en tête puisque c’était au départ le Préfet qui présidait ... » Rock’n’roll, n’est-il pas ? Un GIPN qui est surtout utile pour offrir quelques sinécures, qui n’existe plus, mais qui continue ses opérations financières (qu’il faut régulariser rétroactivement). Et pas d’assemblée générale alors ? Et ça sert à quoi les représentants de la ville qui ont été désignés pour les assemblées générales ? Pendant 2 ans personne ne s’en émeut parmi ces représentants pas très attentifs ? Foutaises.
A "bas bruit"...
Un petit point furtif, mais symbolique : une convention entre la Mairie et le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale (réforme des personnels de la fonction publique qui, pour raisons diverses, ne peuvent plus exercer leur fonction). Cette fonction était assurée gratuitement par l’Etat. Maintenant, la constitution d’un dossier est payante et assurée par le budget de la ville. Hop, encore un petit truc que l’Etat n’assure plus. En douce. Ou bien, « à bas bruit » pour citer Irène Félix (une formule peu fréquente ?!... qu’elle utilise sur son blog)
TchernoBourges
Bourges sous protection ? Il y a projet d’instituer un périmètre de protection autour du site de l’ancienne station-service Champion qui était au 1 de la rue Louise Michel. "Vu que..", "Considérant que...", "Il est arrêté...", etc., y’en 4 pages. Et tout ça sans qu’on ne comprenne vraiment ce qu’il en est de la pollution du site. Mais on sait quand même que « L’utilisation des eaux de la nappe souterraine à des fins de consommation humaine ou d’usage domestique (arrosage) ou récréatif (bassin, fontaine publique) sont interdits. »
Enfants de berruyers
Vers la fin de ce Conseil Municipal, faut voter des subventions à quelques écoles, dont l’école Notre Dame la Blanche et l’école Saint Guillaume. L’opposition s’abstient (Lutte Ouvrière vote carrément contre). Viviane Siméon (Majorité municipale, tendance je cause si j’veux, zut !) a un argument imparable : « Je suis très surprise de cette réaction. Ce sont des écoles privées mais les enfants sont berruyers. » Un conseiller municipal me dit, en off : si c’était une école privée tendance coranique, dirait-elle encore la même chose ?
Et le reste ?
Bah, rien de particulier - et puis, z’avez pas acheté votre quotidien régional (rectification : votre quotidien départemental ?).