Editorial Mars 2011

L’alibi

mardi 1er mars 2011 à 14:00, par Mister K

Allez, une première, on va répondre à l’édito du mois précédent, on va répondre à la question de Cyrano : l’année du Tigre, et après ? Et bien après, il règne un drôle de climat. Les temps sont durs pour tout le monde, y compris pour certains dictateurs. Mais pas pour l’ambassadeur du climat qui va pouvoir mener grand train sur les boulevards parisiens. Mais globalement, on ne se demande pas tant ce qui va se passer que ce qui s’est vraiment passé.

Où étiez-vous ? C’est la grande question du moment. Où étiez-vous pendant la révolution tunisienne ? MAM, elle pourra dire qu’elle y était ! Un peu comme Sarkozy au moment de la chute du mur de Berlin ? Non, pas tout à fait. Elle, elle y était vraiment. Elle planait. Elle a plané longtemps. Mais bon, comme Ben Ali, elle n’a pas pu éviter la chute. Et sinon, vous étiez où pendant le révolution Égyptienne ? Euh, ben j’sais pas. Comme Fillon. Non, non, Fillon n’était pas en Égypte pendant la révolution Égyptienne. Il y était à Noël, tout frais payés par le grand dirigeant, euh pardon, le sale dictateur Égyptien, Moubarak. Non, bon, vous comme tout le monde, vous étiez devant la télé. Après tout, vous avez bien le droit, il paraît que Obama, lui, il était devant Al Jazeera. Et pis bon, une révolution ça va, deux ça passe, mais à la troisième, ça lasse. Alors en ce moment, vous zappez un peu la révolution Libyenne. Après tout, un gars qui pose sa tente dans le jardin de l’Elysée ne peut pas être foncièrement mauvais. Bon, un peu terroriste sur les bords, mais bon, il a du pétrole. Alors, on peut le pardonner. Et puis, il achète nos avions. C’est du gagnant-gagnant. Fini la diplomatie à papa ! Place à la diplomatie bling-bling, sonnante et trébuchante.

Sinon vous étiez-où depuis 2002 ? Depuis que la France est tombée dans la paranoïa sécuritaire, migratoire et tutti quanti ? Vous étiez-où depuis 2007, depuis le règne Sarkozyste qui fait sa révolution à lui, une révolution qui détruit à petit feu la République. Sa République à lui, elle se voulait irréprochable. Irréprochable. Bon, on se sent tous un peu irréprochable, là, non ?

Et Serge Lepeltier, il était où depuis 1995 ? Ben, à Bourges pardi ! Il est quand même maire de cette ville ! Oui, il est maire. Mais, un peu comme dans le film Astérix et Obélix dans mission Cléopatre, il est là, il est pas là. Ben oui, entre 1995 et 2005, il était quand même souvent à Paris le monsieur pour faire alternativement ses boulots de député, sénateur puis ministre. Mais depuis sa chute ministérielle express, il était un peu plus à Bourges. Quoi que, il attendait un lot de consolation. Il y a eu le poste de président du comité de bassin Loire Bretagne. Mais pas assez gros pour notre bon roi. Maintenant, notre bon roi est ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique. Donc, il n’est plus là. Mais il ramasse quand même l’indemnité de maire, faut pas déconner non plus. Si seulement il pouvait ramener un peu du climat révolutionnaire à Bourges, au moins, il aurait un autre alibi que le climat pour justifier sa carrière... Non, on ne peut rien lui reprocher à notre bon roi. Il paraît qu’il est Blanc comme Pascal. Un intérimaire. Et dans intérimaire, il y a maire.

Et au fait, pour les cantonales, l’élection dont personne ne parle, vous serez où ? Aurez-vous, comme pour tout le reste, un alibi béton ?


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commentaires
L’alibi - 1er mars 2011 à 14:39

sans oublier…
1) Serge Lepeltier est nommé membre du Conseil général de la Banque de France le 08 mars 2007
2) Serge Lepeltier est nommé contrôleur général économique et financier de 1re classe (tour extérieur) le 22 mars 2007