Revue de web du 11 au 17 Avril 2010

Ça sent le gaz...

lundi 18 avril 2011 à 14:30, par Mercure Galant, Mister K

Si on parvient à filtrer les sites internet, les contrôler un minimum, si en plus les sites pertinents comme Libé Orléans sont fermés pour raisons économiques et que les journaux de la PQR, qui tentent tant bien que mal de se convertir au web 2.0 comme le Berry Républicain, restent aussi serviles qu’ils le sont actuellement, 2012 se passera bien. Pour Sarkozy s’entend. D’ailleurs Nicolas Sarkozy, il la sent bien cette élection. Nous aussi, on le sent bien, depuis 2007. C’est un peu douloureux, mais on s’habitue. Serge Lepeltier doit le sentir mieux avec Borloo qu’avec Sarko. D’autres risquent de le sentir mieux avec Le Pen version Marine. Oui, ça sent le gaz. Tu le sens ?

Bourges & le Cher

Conseil Municipal à Bourges

Serge Lepeltier (UMP) admet « la perte depuis trois ans de 3 millions d’euros de dotations d’État notamment ». On sent que Serge Lepeltier dont le Berry Républicain précise qu’il est « UMP Rad » est de moins en moins UMP et de plus en plus Radical, à l’image de son leader, Jean-Louis Borloo.
Sinon, on subventionne un restaurant à hauteur de 15000 euros (!) et on envisage d’étendre la vidéo-surveillance, que le Berry Républicain, toujours aussi lèche-cul nomme vidéo-protection, aux zones d’activité de l’agglomération de Bourges Plus. Que les caméras nous protègent ! Amen.

Société

Tarifs du gaz : le grand mensonge

Vous voyez bande de gauchistes baba cool, si vous acceptiez de massacrer notre environnement, et bien le gaz, il serait moins cher... Bon, on soupçonne que Patrick Bonazza du journal le Point, il n’a pas beaucoup réfléchi...

Hulot, inaccessible aux Sevranais

Nicolas Hulot a présenté sa candidature à la présidentielle 2012 à Sevran, ville de banlieue du 9-3. Oui, sauf que ce n’étais que pour l’image car, à aprt son maire vert, Stéphane Gatignon, il n’y avait pas beaucoup de Sevranais dans la salle...surtout des journalistes. Bref, quand un animateur télé se présente à l’élection présidentielle, il fait ce qu’il sait faire : de la communication.

Rocard : « Je crains pour 2012 une élection bavarde, pas claire »

Passé l’effet comique du titre venant de Rocard, on est parfois surpris de sa lucidité : « Les vraies décisions se prennent dans un consortium de grands financiers et de dirigeants des magazines de télé qui admettent que tel problème se pose ou pas. Le pouvoir a échappé au politique. C’est tragique. »

Le Capitalisme à l’agonie ?

Bon, le capitalisme, depuis Marx, il n’en fini pas d’agonir. Mais Paul Jorion, universitaire l’affirme dans un livre : le capitalisme est à l’agonie.
Et les profits du CAC 40 qui explosent ? « Moi, j’appelle cela vider la caisse avant fermeture définitive ». Oui, effectivement, on peut trouver une explication à tout.

Culture

« Piss Christ » détruite par des extrémistes, Mitterrand s’indigne

Preuve qu’il n’y a pas que les talibans pour être totalement stupides. Certains de nos bons catholiques intégristes sont pas mal non plus.
Mais bon, ça se passe dans le sud-est, à Avignon, région où les thèses de l’extrême-droite dominent depuis longtemps. Il ne faut pas s’étonner...

Médias

3615 code Libérons LibéO

Quand le comité de défense de Libé Orléans tente de combattre par l’humour la menace qui pèse sur l’avenir de ce site local d’informations...


3615 code Libérons LibéO par Steph_Polyborus

Le Royaume-Uni a suspendu 3000 sites sans intervention du juge

Quand la police fait la loi, il y a comme un problème démocratique. Mais bon, ce n’est pas grave, cela se passe au Royaume Uni. C’est pas en France que cela arriverai des choses pareil... Quoi ? La loi LOPPSI 2 autorise le filtrage des sites internet décidé par une autorité administrative ? Ah bon...

La revue de web de l’Agitateur qui paraît tous les lundis est une sélection forcément subjective d’articles parus sur le web la semaine précédente. Vous pouvez participer à sa constitution en nous signalant des articles sous l’article "Revue de web en cours" qui est lisible dans l’espace privé de l’Agitateur.


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Avez-vous lu Jacques Ellul ? - bombix - 19 avril 2011 à 20:01

on envisage d’étendre la vidéo-surveillance, que le Berry Républicain, toujours aussi lèche-cul nomme vidéo-protection, aux zones d’activité de l’agglomération de Bourges Plus. Que les caméras nous protègent ! Amen.

Je voudrais signaler à l’attention des lecteurs ce texte passionnant de Jacques Ellul sur la police. Passionnant, parce qu’il date de 1954 pour sa première édition. C’est à dire bien avant le développement de l’informatique et de la vidéo-surveillance. Pourtant, avec une prescience véritablement prophétique, Ellul annonce ce qui va se passer. L’informatique et la vidéo ne sont pas des moyens parmi d’autres au service de la police. C’est la police dans son essence — son essence technique — qui appelle l’apparition de ces outils.
Il faut insister sur la fin du texte : nous réclamons de l’ordre. Car le monde construit par la technique produit à la fois du désordre et les outils pour le combattre. Face à la technique, comme face à la police, nous sommes donc partagés. Nous voulons l’ordre, mais nous ne voulons pas des effets de l’ordre. Nous apprécions le confort de la technique, mais nous ne voulons pas ses méfaits. Mais nous ne comprenons pas qu’on ne peut pas avoir l’un sans l’autre. Et petit à petit nous nous construisons un enfer de surveillance panoptique, nous abdiquons notre liberté pour une illusion de sécurité.
On notera encore le rôle de la propagande souligné par Ellul. Il lui consacrera un ouvrage ultérieurement. Il n’y a pas de régime totalitaire sans propagande. Notre totalitarisme tranquille et mou n’échappe pas à la règle. S. Lepeltier (comme "politique", je laisse de côté ici la personne) ne peut rien faire sans les médias, sans le Berry Républicain, sans ses campagnes de com’ en affiche grand format dans toute la ville, sans le sabir indigeste et ennuyeux des blogs de ses adjoints, de ses amis politiques, et de son opposition fantoche. Cela fait partie du dispositif. Ellul l’avait pointé il y a soixante ans. Ses analyses n’ont pas pris une ride. A savourer sans modération.

Un autre exemple, très simple également : celui de la police. La police perfectionne de façon inouïe ses méthodes techniques, qu’il s’agisse des méthodes de recherches ou d’action — et l’on s’en réjouit, car c’est une protection de plus en plus efficace contre les criminels. Laissons de côté la corruption policière, pour ne penser qu’à l’appareil technique qui devient extrêmement précis. Mais cet appareil ne va-t-il s’appliquer qu’aux criminels ? Nous savons bien que non, et ici nous sommes tentés de réagir, en disant que c’est l’Etat qui applique cet appareil technique à tort et à travers : l’instrument n’y est pour rien. Erreur d’optique.
L’instrument a pour tendance de s’appliquer partout où il peut être appliqué ; il fonctionne parce qu’il existe sans discrimination.
Les techniques policières, qui se développent à une cadence extrêmement rapide, ont pour fin nécessaire la transformation de la nation tout entière en camp de concentration. Ce n’est pas une décision perverse de tel parti, de tel gouvernement ; mais pour être certain d’attraper des criminels, il faut que chacun soit surveillé, que l’on sache exactement ce que fait chaque citoyen, ses relations, ses habitudes, ses distractions... Et l’on est de plus en plus en mesure de le savoir.
Cela ne veut pas dire que la terreur règne ; cela ne veut pas dire que l’on est arrêté arbitrairement : la meilleure technique est celle qui se fait le moins sentir, qui pèse le moins. Mais cela veut dire que chacun doit être rigoureusement connu et surveillé discrètement. Et cela provient uniquement du perfectionnement des méthodes.
La police ne peut avoir sa plénitude technique que si elle est un contrôle total. Et comme le fait remarquer M. Bramstedt, ce contrôle total a un côté objectif et un côté subjectif ; subjectivement, il peut satisfaire un esprit de puissance, des tendances sadiques, mais ce n’est point là une tendance dominante : ce n’est pas l’expression d’avenir, l’aspect majeur.
En réalité, l’aspect objectif domine de plus en plus, c’est-à-dire la pure technique, créant un milieu, une atmosphère, un environnement, et même un modèle de comportement dans les relations sociales ; il est sûr que la police doit tendre à la prévention : il faut arriver au point où il sera inutile d’intervenir, ce qui s’obtient de deux façons — d’abord par une surveillance constante (on sait d’avance les intentions nocives ; la police agira donc avant que le mal prémédité soit fait), ensuite par ce climat conformiste dont nous parlions.
Pareil but suppose la surveillance paternelle de tous, mais aussi l’étroite connexion avec toutes les techniques administratives, organisatrices et psychologiques. Cette technique n’a de valeur que si la police est en relation avec les syndicats, avec les écoles, avec les milieux de travail et de formation, bien plus qu’avec le célèbre « milieu ».
En particulier, cette police est liée à la propagande. Quel que soit le côté par lequel on observe le phénomène, on trouve cette connexion. La propagande ne peut pas être efficace si elle ne met pas en jeu toute l’organisation étatique, et spécialement la police. Inversement celle-ci n’est vraiment technique que si elle est doublée par la propagande. Celle-ci joue d’abord un rôle éminent dans l’environnement psychologique nécessaire à la plénitude de la police. Mais aussi la propagande doit faire connaître ce qu’est, ce que peut la police, et la faire accepter, justifier son action, lui donner sa structure psychosociologique dans la masse.
Cela n’est pas seulement exact dans un régime dictatorial où la police et la propagande sont centrées sur la terreur, mais aussi dans un régime démocratique où le film démontre les bons offices de la police et la fait entrer dans l’amitié des citoyens. Et le cerde vicieux signalé par M. Bramstedt (la terreur passée accentue la propagande actuelle et la propagande actuelle prépare la terreur future) est également vrai dans un régime démocratique, à condition de remplacer « terreur » par « efficacité ».
Cette organisation policière n’est pas une vue arbitraire. Non seulement c’est bien ce que prétend chaque gouvernement autoritaire (tout citoyen est un suspect qui s’ignore). Mais c’est aussi la tendance aux Etats-Unis, et nous en voyons les premiers éléments paraître en France. La direction de la P.J. s’oriente vers une organisation « en profondeur » du système (1951). Ceci se passe au niveau des archives : certains éléments sont très simples et très connus : fichier dactyloscopique, fichier des armes à feu, application des méthodes statistiques permettant d’obtenir dans le minimum de temps les renseignements les plus divers et de connaître au jour le jour l’état de la criminalité sous toutes ses formes. D’autres éléments sont un peu plus complexes et nouveaux, ainsi l’institution d’un fichier « Recherches » à la Division criminelle, fondée sur le système des fiches perforées qui offrent 400 combinaisons possibles, permettant des recherches à partir de n’importe quel élément du crime : heure du délit, lieu, nature, objets volés, arme, etc. La combinaison ne donne évidemment pas la solution, mais une série d’approximations.
Toutefois le fait le plus important est la création des « feuilles de mise en observation » permettant de savoir si un service de police s’intéressait à un individu pour une raison quelconque alors qu’il n’existait contre lui aucune pièce de justice ni aucune procédure (conférence de presse de M. Baylot, préfet de Police, 1951). Ceci veut dire en clair que tout homme qui a une fois dans sa vie affaire à la police, même pour des raisons non criminelles, est mis en observation. Cela doit atteindre, en étant modeste, au moins la moitié des hommes adultes. Or il est évident que ces feuilles ne sont qu’un point de départ, car il sera trop tentant, aussi bien que nécessaire, de compléter ces feuilles de toutes les observations que l’on aura pu recueillir.
Enfin cette conception technique de la police suppose aussi le camp de concentration, non point, une fois de plus, sous son aspect dramatique, mais administratif. L’usage qui en fut fait par le nazisme fausse les perspectives : le camp est basé sur deux idées qui dérivent directement de la conception technique de la police : la détention préventive qui complète la prévention, et la rééducation. Ce n’est pas parce que l’usage de ces termes n’a pas correspondu à la réalité positive qu’il faut refuser d’y voir une forme très avancée du système.
Ce n’est pas non plus parce que les méthodes dites de rééducation ont été plutôt de destruction qu’il faut considérer la rééducation comme une odieuse plaisanterie. Plus nous allons, plus il est exact que la police se considérera chargée de la rééducation des inadaptés sociaux : ce but fait partie de l’ordre qu’elle est chargée d’assurer.
Nous trouvons à présent la justification de ce développement ; nous ne pouvons pas dire que si la police se perfectionne, cela tient à une volonté machiavélique de l’Etat ou à une influence passagère. La structure tout entière de notre société l’implique par nécessité. Plus on mobilise les forces naturelles, plus il faut mobiliser les hommes et plus il faut d’ordre. La valeur de l’ordre est aujourd’hui la première, nul ne saurait y contredire sans contre dire toute la marche du temps. Aussi bien, l’ordre n’a pas de spontanéité : c’est une acquisition patiente de mille détails techniques. Et chacun de nous éprouve un sentiment de sécurité et formule une approbation devant chacun des progrès qui font plus efficace l’ordre, et plus assuré notre lendemain. La valeur de l’ordre reçoit notre adhésion, et même si nous sommes hostiles à la police nous sommes cependant, par une étrange contradiction, partisans de l’ordre. Dans l’épanouissement des découvertes modernes et de notre puissance, un vertige nous saisit qui nous fait éprouver à l’extrême ce besoin. Or, c’est la police qui, du point de vue externe, est chargée d’assurer cet ordre, qui recouvre l’organisation et l’ordre moral. Comment lui refuserait-on le progrès le plus indispensable de ses méthodes ?

(souligné par nous)

Jacques Ellul, La technique, ou l’enjeu du siècle, ch. II, Caractérologie de la technique, Ed. Economica, 1990, réimpression 2008, p. 92-95.


Vidéo-surveillance : quand les communistes s’y mettent - bombix - 21 avril 2011 à  09:21

Vidéo-surveillance toujours. Même les mairies communistes s’y mettent.

Mardi 8 mars 2011, la mairie communiste de Fontaine organisait un carnaval, dont le thème était : "Rêv’olution, à vos utopies, rêvons notre avenir". Voilà qui a de quoi faire grincer des dents, lorsqu’on sait qu’en guise de Rêv’olution, Yannick Boulard, maire de Fontaine et Nourdine Sakirda, conseiller municipal délégué à la prévention et à la sécurité publique, préparent en ce moment l’installation de caméras dans les rues.

apprend-t-on sur le site PMO. Apparemment, la mobilisation a produit son effet.

Devant la mobilisation des habitants, la délibération sur la vidéosurveillance a été retirée du conseil du 28 mars. Les caméras ne seront pas intégrées dans le budget 2011 (tel que prévu initialement et de manière unilatérale par les élus) et seront donc pas installées avant 2012.

(Indymedia Grenoble)

D’ailleurs :

Lorsqu’on discute avec les élus, on remarque qu’ils ne croient pas du tout à la vidéosurveillance. Ils savent que c’est une décision stupide et inutile. Le jour du carnaval de Fontaine, Jean Paul Trovero nous expliquait : « En tant que citoyen, je suis opposé à la vidéosurveillance. C’est du flicage, du fichage... et surtout, on sait que pour lutter contre la délinquance, c’est ZERO ! Ca ne sert à rien. ». Le jour du conseil municipal, c’est Edouard Schoene qui renchérissait dans une interview accordée à Grenews : « Des villes se sont lancées dans la vidéosurveillance, et le résultat c’est 1% à peu près de diminution, c’est quasimment inexistant »

Ben voilà qui est dit. Alors pourquoi s’entêter ? Pour satisfaire la préfecture, et les commerçants du centre ville qui se sentent ainsi « rassurés ».

Pour autant :

La vidéosurveillance, si elle est inutile pour résoudre les problèmes des habitants, n’est pas pour autant sans effet. Dans un rapport de 2006, l’ICO (équivalent anglais de la CNIL ) explique « La surveillance nourrit la suspicion : les patrons qui installent des dispositifs dans leurs entreprises n’ont pas confiance en leurs employés. Les parents qui utilisent des webcams et des GPS pour veiller sur leurs enfants admettent ne pas leur faire confiance non plus », c’est un « suicide social ». Installer des caméras n’est pas un acte anodin. Ce sont les prémices d’une société sécuritaire et inhumaine.

Donc les municipalités de droite ne sont pas seules à participer à l’édification d’une société sécuritaire et inhumaine. Rappelons qu’à Bourges, la liste d’opposition menée par Irène Félix n’était pas opposée à l’installation de caméras de vidéo-surveillance, et qu’il n’y a pas eu, à la différence de Fontaine, le moindre petit commencement de rassemblement pour dire l’opposition des « citoyens » à ce genre d’installation. Ils se sont satisfaits d’un comité d’éthique bidon, qui ne sert à rien et ne se réunit jamais. Braves berruyers.

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Ça sent le gaz... - Eulalie - 18 avril 2011 à 17:13

Y’en a d’autres qui ne comprennent pas tout (enfin si, ils comprennent, c’est ça le pire ; ils ne seraient que cons on ne pourrait pas leur en vouloir tout à fait) : un ingénieur conseil en écologie urbaine, Yves Legal, dans l’Expansion, titre et explique ce jour : Fukushima, une bonne nouvelle pour le nucléaire.


Ça sent le gaz... - bombix - 18 avril 2011 à  19:20

C’est peut-être un conseiller de Nicolas Hulot, qui dans son discours de candidature à la présidentielle, n’a pas dit un mot du nucléaire. D’une façon générale, la France, premier pays au monde aux mains de nucléocrates, a totalement éclipsé le débat sur le nucléaire après Fukushima. A la différence très nette de l’Allemagne.

Petite curiosité : sur le site EELV du Cher, le dernier incident nucléaire au Japon date de ... 2007 ! ;-)

Fukushima : la radioactivité ne baissera pas avant l’été

« Il faudra encore trois à six mois avant que nous puissions réduire les fuites radioactives à un niveau très bas », a ajouté le président du conseil d’administration de Tepco lors d’une conférence de presse. »

Et un article sur la communauté Burakumin dont j’ai parlé la semaine dernière.

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Merci Areva, merci EDF, merci Calvi ! - bombix - 21 avril 2011 à  12:01

Belle opération de com’ hier, menée par le bienséant Yves Calvi, dans son émission C dans l’air (c... dans l’air ?). On a bien insisté pour dire qu’une centrale nucléaire n’était pas une bombe atomique — comme si le problème était là ! — ; que la reclassification au niveau 7 de l’accident de Fukushima n’était pas justifiée, car en aucun cas on ne pouvait faire de comparaison avec Tchernobyl ; que les autorités japonaises avaient pris toutes les précautions sanitaires indispensables, et qu’il n’y avait pas à s’inquiéter pour la population limitrophe de la catastrophe ; qu’en France on est les champions du monde de la sécurité, et qu’il n’y avait pas de débat à mener sur la pertinence du choix nucléaire ; qu’enfin ces vilains allemands songeaient hypocritement à fermer leurs centrales, mais dans le même temps allaient nous saloper la planète avec leur centrales thermiques au charbon tout en continuant d’acheter de l’électricité nucléaire à la France.

Pas un seul représentant sur le plateau des antinucléaires français, ou simplement d’observateurs scientifiques non institutionnels. C’est cela le sens du débat contradictoire à la Calvi.

Le sommet dans la malhonnêteté intellectuelle a été atteint par un intervenant (Bruno Tertrais) faisant remarquer que s’il n’y avait eu « que » 20.000 morts au Japon du fait du tsunami, c’était grâce aux installations nucléaires qui avaient imposé des normes antisismiques pour les constructions. Et de faire la comparaison avec Haïti : les pauvres haïtiens n’ayant pas de centrales nucléaires, c’est 200.000 morts qu’ils ont eu à déplorer. Conclusion : la nature est une vilaine marâtre, la technique nous sauvera, y compris la technique nucléaire ! (on ne s’avise naturellement pas que le Japon est parmi les pays les plus riches, et Haïti parmi les pays les plus pauvres ... ce qui fait la « petite » différence dans les normes de construction ..., et qu’au demeurant il n’y a pas de rapport de cause à conséquence entre les normes de sécurité d’une centrale nucléaire (insuffisante au demeurant à Fukushima, puisque la catastrophe s’est produite), et la qualité de construction des habitations qui l’entourent)

Laissons faire les ingénieurs qui grâce aux surrégénérateurs produiront demain une énergie bon marché et propre pour des milliers d’années. Merci Areva. Merci EDF.

Pour ne pas manquer ce grand moment de télévision française, concocté par le Ministère de l’information et de la propagande : Fukushima, une bombe dans le nucléaire

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Merci Areva, merci EDF, merci Calvi ! - Limpide - 21 avril 2011 à  12:56

Le sommet dans la malhonnêteté intellectuelle a été atteint par un intervenant (Bruno Tertrais) faisant remarquer que s’il n’y avait eu « que » 20.000 morts au Japon du fait du tsunami, c’était grâce aux installations nucléaires qui avaient imposé des normes antisismiques pour les constructions. Et de faire la comparaison avec Haïti : les pauvres haïtiens n’ayant pas de centrales nucléaires, c’est 200.000 morts qu’ils ont eu à déplorer. Conclusion : la nature est une vilaine marâtre, la technique nous sauvera, y compris la technique nucléaire !

Fais partie de ces personnes qui ont aussi écouté ces propos abjects, pour la malhonnêteté intellectuelle, cette émission en est une ! surtout avec de tels personnages !
Jeudi 14 avril, TEPCo a aussi annoncé avoir mis en évidence une augmentation de la contamination de l’eau souterraine sous les réacteurs n°1 et 2.

TEPCo a annoncé avoir mis en évidence une augmentation de la contamination de l’eau souterraine sous les réacteurs n°1 et 2. Sous le réacteur n°1, la contamination de l’eau en iode 131 est passée de 72 becquerels par mètre cube le 6 avril à 400 becquerels par mètre cube le 13 avril. La concentration en césium 134 est passé de 1,4 à 53 becquerels par mètre cube.

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