Legislatives 2012

Bensac, Président !

lundi 30 mai 2011 à 05:12, par Mister K

C’est passé presque inaperçu. Cela s’est passé un vendredi 13. N’ayez pas peur, ce n’est pas un film d’horreur. Enfin, on ne pense pas. Cet homme qui aime faire parler de lui a dû être déçu du peu de répercutions de cette déclaration qu’il a adressé à la terre entière. Alors, on va réparer cette injustice, encore une. On va parler de la candidature de Philippe Bensac, candidat perpétuel à un siège, et désormais candidat à un siège de député. Rien que cela.

Le personnage

Bensac, c’est une grande gueule avant tout. Le mec qui promet monts et merveilles. Il pourrait en être très sympathique s’il se contentait de nous servir sa prose dans les bars. Mais bon, il ne peut pas. Une force venue d’ailleurs le pousse à sauver le monde. Jusqu’en 2008, il pouvait facilement dire que l’on allait voir ce que l’on allait voir. Et bien depuis Mars 2008, alors qu’il est maire-adjoint NTIC à la ville de Bourges, on n’a pas vu grand-chose. Monsieur 1 giga-octet était largement incompétent dans le domaine avant de prendre ses fonctions. On n’a pas l’impression qu’il ait fait beaucoup de progrès. Mais bon, ce poste d’adjoint au maire n’est pour lui qu’un tremplin vers de plus grandes responsabilités, vers son destin, son grand destin. Celui qui se définit comme Sarkozyste, libéral et social est passé de l’UDF de Giscard à l’UMP de Sarkozy parce qu’il faut toujours suivre le vent. Il est ensuite passé de l’UMP au Nouveau Centre parce que son horizon était un peu bouché à l’UMP. C’est un vrai centriste, avant tout opportuniste. Un homme du siècle précédent qui se pense indubitablement être celui du siècle suivant. Pourtant, celui qui dénonce le passéisme des idéologies communistes et socialistes semble être resté coincé au temps de la guerre froide. Il lutte de toutes ces forces, avec ses petits poings serrés contre les bolcheviques qui ont un jour envahi le Cher. Les médecins ont cherché le remède mais n’ont toujours pas trouvé. Philippe Bensac, c’est Good Bye Lenin ! à l’envers. Un jour, dans les années 70 ou début des années 80, il s’est réveillé et son cauchemar a commencé : il était cerné par les socialo-communistes. Alors depuis, il n’hésite pas à aller au combat dans les fiefs bolcheviques. Par deux fois il s’y est cassé les dents. La prochaine fois, on le sait maintenant, il ira dans un fief de droite, car c’est son destin.

Autre caractéristique du personnage, sa capacité à nous faire rire. Philippe Bensac, c’est un peu notre Frédéric Lefebvre local. Il dit beaucoup de choses et donc forcément, il dit des conneries. Enfin souvent, on ne sait pas exactement ce qu’il veut dire. Dans ces moments là on se sent bête, complètement inculte. Alors on interroge autour de nous : qu’a t-il voulu dire ? On tente, à l’aide de quelques érudits, de décrypter. Mais rien n’y fait. De nombreux textes de Bensac demeurent abscons. On se demande alors de quelle planète il vient. Ses écrits sont souvent surréalistes, hallucinants et hallucinés. Ce qui ne l’empêche pas de se prendre très au sérieux. Philippe Bensac se veut philosophe, ponctuant ses écrits de quelques références afin de nous prouver qu’il n’est pas la moitié d’un con. C’était le cas par exemple dans un livre datant de 2007 dont il est co-auteur, Regards croisés sur la France d’après où les passages qu’il a rédigé sont bien souvent difficilement compréhensibles [1] pour un être humain moyennement constitué, notre "philosophe" cherchant un peu trop à être ce que bien sûr il n’est pas, c’est à dire un intellectuel. Philippe Bensac, c’est un hédoniste altruiste à la frontière entre le terrien et l’habitant d’une exoplanète. C’est pour cela qu’on l’aime bien. Sans lui, la politique dans le Cher, ce serait vraiment moins drôle.

Mais ce comique grande gueule arrive tout de même à se démarquer par son ambition. Pour lui, tout est trop petit dans le Berry, rien ne va assez vite, rien n’est assez moderne. C’est ainsi qu’il est devenu le porte drapeau du TGV et de la fibre optique à Bourges et dans le Cher. Mais s’il porte une ambition pour sa ville et sa région, c’est aussi pour porter sa propre ambition. Depuis Giscard, c’est son destin.

Le siège des ambitions

Alors oui, Philippe Bensac s’est pris une raclée en Mars 2011 dans le canton de Bourges V en réunissant moins de 42% des voix et ce malgré une très longue campagne. Et bien il ne se décourage pas. Il présente sa candidature à la candidature pour la députation pour le Nouveau Centre, son parti politique. L’élection devrait avoir lieu en Juin 2012, il n’est pas en retard. Soucieux de ne pas froisser l’ambassadeur du dodo local, Serge Lepeltier [2], il précise qu’il retirera sa candidature si Serge Lepeltier se présente...ou plutôt, il ira dans une autre circonscription du Cher. Parce que oui, au fond, ce qui semble vraiment intéresser notre élu local, c’est d’avoir un siège, peu importe la circonscription pourvu qu’on est l’ivresse de la République.

Et comme on ne change pas une méthode qui perd, Philippe Bensac précise qu’il aura « l’occasion de développer le sens de [sa] candidature lors du méchoui républicain du 3 juillet prochain ». Là, on meurt d’impatience d’en savoir plus, il va falloir pourtant patienter encore plus d’un mois. Depuis que l’on a appris cette candidature en ce vendredi 13, le suspens est angoissant, insoutenable ! Va t-il faire une campagne « copiée/collée » sur celle des cantonales ? Les spéculations risquent d’aller bon train, quelles vont être les propositions de notre génie local pour la France ? Dans quelle optique se présente t-il ? Qu’est-ce qui fait vibrer sa fibre républicaine ? Faire de la France le premier pays à mettre les pieds sur Jupiter (Mars, c’est dépassé...) ? Faire de la France le leader mondial du pancake (on a les cakes, manque plus que les pan) ? Développer la téléportation (on le propose comme testeur béta) ? Créer le forum inter-galactique du centrisme (il y en a pas un sur cent, mais pourtant ils existent, les centristes, alors autant les confédérer) ? Inventer le premier festival de la pensée qui ne tient pas debout (garantie sans substances illicites, sans alcool et sans cerveaux) ? On s’attend vraiment à des propositions qui sortent de l’ordinaire. Bensac ne peut pas être un député comme un autre. Non. D’ailleurs, Frédéric Lefebvre ne doit pas voir d’un bon oeil l’arrivée potentielle d’un tel concurrent à l’Assemblée Nationale. Pourtant, les comiques, cela marche toujours mieux en duo.

Aucun doute, ce vendredi 13 mai 2011, une grande carrière vient de s’ouvrir pour Philippe Bensac. Un autre destin l’attend. Car député, ce n’est qu’un début, c’est évident. Un siège de député, ce n’est pas assez large pour ce futur pilier de l’Assemblée Nationale. Mais ce sera un bon début. Ses milliers de fans Facebook [3] en sont certains, Philippe Bensac ira loin. Très loin. Finalement, c’est une chance pour la France qu’il n’ait pas été élu au Conseil Général du Cher.

On ne peut donc formuler qu’un souhait : Bensac, député ! Bensac, Président ! Un siège pour Bensac, subito !

[1Euphémisme

[2À ne pas confondre avec notre ambassadeur écolo local

[3Ils sont précisément 23 au moment où cet article a été rédigé...et ce après un an de campagne électorale pour les cantonales !


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commentaires
Bensac, Député ! - Militari - 9 février 2012 à 09:18

Pour votre information, P. Bensac n’est pas investi par son parti, Le Nouveau Centre, dans la course à la députation dans la 1ère circonscription du Cher (voir liste ci-jointe). Il n’y aura d’ailleurs aucun candidat de ce parti dans le Cher. C’est la fin de l’aventure ou plutôt de la mésaventure Bensac !, pour la droite s’entend....

http://www.nouveaucentre.fr/sites/d...


Bensac, Député ! - Saint-Just - 17 février 2012 à  17:01

Que nenni ! Au moment où son chef de file Morin se défile au profit du Président Sarkozy et où les instances du Nouveau Centre n’ont pas jugé utile de le sélectionner, P. Bensac, toujours prompt à croire en lui-même, décide d’affronter ses deux alliés de droite, Y. Fromion et D. Dallois. Par ricochet : occasion ratée pour le PS.....

http://www.leberry.fr/editions_loca...

Répondre à ce message #35261 | Répond au message #35075
Bensac, Président ! - 30 mai 2011 à 21:57
Bensac, Président ! - Mercure Galant - 30 mai 2011 à 18:20

Un article, paru aujourd’hui dans la rubrique "l’été des politiques" du Berry Républicain et titré "j’ai été tué par des RPR revanchards", donne la parole à Philippe Bensac pour "évoquer ses résultats aux cantonales et sa vision de la vie politique locale".


Bensac n’est pas toujours drôle - Mister K - 30 mai 2011 à  22:18

Oui, bon, il faut lui dire, le RPR, ça n’existe plus en 2011, hein, c’est l’UMP, le parti auquel Philippe Bensac avait adhéré...avant de passer au Nouveau Centre.

Bon, en lisant l’interview, on s’aperçoit que Bensac qui joue au gars sympa la plupart du temps est quand même particulièrement odieux vis à vis de Hassen Chebili qu’il présente comme "son apprenti". Et puis un peu aussi comme un abruti puisqu’il dit, je cite qu’il "n’a pas bien compris la consigne républicaine". Non, mais ça va pas là ? Peut-être que Hassen Chebili n’est juste pas hypocrite, qu’il a des convictions et qu’il ne cherche pas à bouffer à tous les râteliers. Peut-être.

Parce que, quand même, comme hypocrite, Bensac, il se pose là. Son combat anti-FN est historique. Personne ne peut le nier. Par contre, il fallait quand même être particulièrement aveugle depuis 2007 et même bien avant du temps de RPR pour ne pas se rendre compte que la base militante et même bien plus dans le Cher, flirtait dangereusement avec le FN. Il fallait être particulièrement aveugle pour ne pas se rendre compte qu’en 2007, le programme et le discours de Sarkozy racolait du coté du FN. De 2007 à maintenant, il fallait être complètement borné pour ne pas admettre qu’une partie du discours du FN a été repris par l’UMP avec notamment une apothéose à l’été 2010. Comment après cela peut-on jouer l’alliance avec l’UMP ce qui revient à jouer l’alliance avec le FN ? Parce Bensac a appliqué cette hypocrisie pendant les élections régionales. Quand il dit qu’il "était très en colère contre la campagne - quasiment d’extrême droite - de Novelli", il se fout de notre gueule. Dans les primaires entre Lepeltier et Novelli, Bensac avait sorti les dossiers contre Novelli en rappelant son passé d’extrême droite. Très bien. Mais quand Novelli gagne, plutôt que de dire, je ne voterai pas Novelli, il fait campagne pour l’UMP aux régionales...et donc pour Novelli. Ce n’est pas de l’hypocrisie ça ? Ou de l’opportunisme comme on veut.

Non, désolé, ce Bensac là ne me fait vraiment, mais vraiment pas rire. Quand on a des convictions, on les applique jusqu’au bout, même si cela peut nuire à sa carrière. Il faut avoir le sens des priorités. Et là, la posture qui consiste à chercher une circonscription coûte que coûte, c’est pas beau.

Sinon Bensac vient de fournir un argument au candidat de gauche à la 1ère circonscription contre Yves Fromion : "c’est une génération à laquelle il faut succéder".

Répondre à ce message #32571 | Répond au message #32568
Chamiot m’a tuer - bombix - 31 mai 2011 à  07:29

Retour sur l’interview de Bensac

"Le temps du sarkozysme est mis à mal, notamment en raison d’une dérive sécuritaire inquiétante"
Bensac, sarkozyste de toujours, qui se désolidarise de Sarkozy pour sa dérive sécuritaire ! En quoi Sarkozy a changé depuis qu’il était ministre de l’intérieur ? En rien. En revanche, ce qui a changé, c’est qu’après 5 ans de pouvoir, le bilan est désastreux. Bilan qui est le fruit d’une politique que Bensac a toujours soutenue. Mais quand le bateau prend l’eau, les rats quittent le navire.

"Je n’ai fait aucune compromission avec le FN" Bon, faut rester sérieux. Bensac n’est pas Jean Moulin, et d’Ogny n’est pas Paoli. Sa "lutte historique" contre le FN, c’est un simple coup de com’ — avec, à l’origine, Lepeltier comme cible : l’envahissement du conseil municipal. Il lui fallait se démarquer à droite. Il a trouvé ça comme différence spécifique. Un truc de commercial, quoi. Pas de quoi se faire des gorges chaudes. Ça a suffit à quelques esprits simplets pour le croire intéressant.

"Saulnier a échangé le canton de Mehun contre le canton 5 de Bourges" Belle conception de la démocratie. Les électeurs sont propriétaires de leurs voix, et personne ne tient leurs mains devant l’urne. Malgré sa posture "centriste", tout le monde connaît le sarkozyste, le tueur ultra-libéral Bensac. Bensac paie le rejet de la Sarkozie. Aucune manoeuvre secrète là-derrière. C’est au contraire clair comme de l’eau de roche.

"J’ai été tué par des UMP qui sont devenus des électeurs habituels du FN" Chamiot, nommé, et autres vieux RPR ...

Là on voit exactement à quoi ça sert le FN dans la stratégie commerciale de Bensac. D’une part à se victimiser (si on ne vote pas pour moi, c’est parce que je suis anti-FN) ; et d’autre part à accrocher une thématique idéologique sur une thématique générationnelle. Il y a la droite moderne, qu’il représente, et la vieille droite, avec laquelle il ne veut rien avoir à faire. Or, bien sûr, ça ne tient pas une seconde la route. La tentation autoritaire et populiste existe à droite, quelle que soient les époques. Dans l’ancien RPR (Pasqua) comme dans le nouvel UMP (Sarkozy) ; historiquement, l’homme de droite qui a préservé la droite républicaine de toute tentation d’alliance avec Le Pen, c’est Jacques Chirac, le fondateur historique du RPR. A contrario, on sait aussi, historiquement, que le Chili de Pinochet fut le laboratoire néo-libéral des US. Que donc il n’y a pas de contradiction entre néo-libéralisme (doctrine officielle de la Sarkozie) et régime autoritaire, voire fasciste. Au contraire, ils se marient très bien. Bensac feint de s’étonner de la dérive autoritaire de Sarkozy. Elle est dans le logiciel de sa politique. S’il était vraiment anti-fasciste, il ne serait pas un sarkozyste : hier officiel, aujourd’hui un crypto-sarkozyste. Mais continuons ...

"Les ex-RPR haïssent Serge Lepeltier" Mais pourquoi tant de haine ? Si le Berry Républicain avait un peu de courage, il poserait ici quelques questions. Les ex-RPR haïraient Lepeltier parce qu’ils sont des soutiens au FN, et que Lepeltier est un républicain sans tache ? La belle histoire ! Bensac "oublie" que "ses faits d’armes" — ou ce qu’il aimerait qu’on prenne pour tels — contre le FN, il les doit aux tentations de Lepeltier lui-même, quand notre bon roi n’hésitait pas à partir à la pêche aux voix du coté de Le Pen (*) ; il oublie aussi de contextualiser : Chamiot a quelques raisons d’en vouloir à Lepeltier, non pour des motifs idéologiques, mais parce qu’il a été écarté, après avoir assumé les fonctions de maire, quand Lepeltier fut nommé ministre. Rivalités personnelles, certes. Et qui se déclinent ensuite dans les projets de carrière en reprofilages idéologiques et en choix d’écuries. Car les idées ne sont jamais que l’occasion de prendre des places. Ensuite, comme Lepeltier ne pouvait plus s’appuyer sur cette droite-là — et on passe les embrouilles avec Thomas-Richard — il a trouvé un allié "naturel" dans Bensac.

Chébili. Je ne répéterai pas ce qu’a dit Mister K. Avec cette contradiction en plus. Bensac est vraiment le plus mal placé pour critiquer un franc tireur en politique. Comment procède-t-il lui-même, sinon par coup et par indiscipline ? Faites ce que je vous dis ...

Tout le reste est à l’avenant. L’extrême droite est bien utile à Bensac. Elle justifie même sont revirement après les régionales. Ca sert bien un bon putching ball ... L’extrême droite n’existerait pas, il faudrait l’inventer ... pour Bensac, qui sans elle, n’a pas d’existence lui-même !

Dernières remarques : Bensac n’est pas Lepeltier. Par son parcours, et surtout par la place qu’il occupe, S. Lepeltier peut se permettre de faire cavalier seul face aux vieux de l’UMP local. Si Bensac croit virer Fromion sur la foi de sa seule bonne mine, il se met le doigt dans l’oeil profond.

Enfin, ce qui est quand même sidérant dans cette interview, c’est qu’à aucun moment, Bensac n’est interrogé sur son bilan ! Il n’a donc rien fait depuis qu’il est aux responsabilités, depuis trois ans ?

Faut pas poser les questions qui fâchent, au Berry. Et puis Bensac est un bon client. Il permet de noircir du papier facilement. On fait semblant de se bouder de temps en temps (épisode Stéphan après les cantonnales), mais tout ce petit monde vit en bonne entente. La presse peut continuer à ne rien dire, et les politiques à ne rien faire, sinon guetter le siège disponible aux prochaines élections. Et Monsieur Bensac s’étonne après cela de l’abstention phénomènale, de la désaffection massive des citoyens pour la politique ?

(*) cf. l’article de JM Pinon, du 21 aout 2005 : « Ainsi, en 1998, il participe à une manifestation au sein du Conseil Municipal de Bourges afin de demander au maire Serge Lepeltier (dont il avait été membre actif de la campagne pour les municipales de 1994-1995), de ne pas faire de liste commune avec le Front National. »

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Bensac n’est pas toujours drôle - DarekDysiast - 31 mai 2011 à  11:12

Quand il dit qu’il "était très en colère contre la campagne - quasiment d’extrême droite - de Novelli", il se fout de notre gueule.

(...)

Quand on a des convictions, on les applique jusqu’au bout, même si cela peut nuire à sa carrière.

Voilà, tout à fait, du coup on peut être tenté d’en déduire que la conviction n’a pas grand chose à voir la dedans et que l’entreprise vise d’abord à déstabiliser.
C’est je crois ce qui peut expliquer que les guerres et gueguerres sont les plus dures entre gens qui se ressemblent : lorsqu’on vise non pas à vivre selon ses principes mais à se faire voir et à obtenir un certain pouvoir sur les gens ralliés à la "cause", on a un besoin considérable de se distinguer de ceux qui nous ressemblent le plus.

Le besoin d’attaquer la crédibilité de l’autre suit naturellement. Comme Bensac ne peut attaquer sur les idées sans se tirer une balle dans le pied ou sans se lancer dans des pinaillages idéologiques pas très vendeurs (et dans lesquels il ne serait peut être pas à son avantage si je dois en juger par la qualité générale de son propos exposé ici), il attaque sur la crédibilité sans que cela celui lui tienne vraiment à cœur. Il soulève allusivement le passé néo-fasciste et le présent sécuritaire et un rien totalitaire à défaut d’autre chose, façon "moi j’dis ça j’dis rien".

Du coup, il ferait effectivement mieux de ne rien dire ....

Sic transit (intesitanlement) la vie politique française.

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