On ne va pas disserter sur ce concours de beauté qui ne concerne que les socialistes, mais attardons nous un peu sur le choix de Yann Galut. Celui-ci semble avoir fait de l’éducation son cheval de bataille. Il soutient les parents d’élèves en colère parce qu’on leur supprime des classes, et il veut sauver l’école pour l’avenir de nos enfants. Très bien, tout ça, il ne fait qu’appliquer à l’échelon local la stratégie de F. Hollande, qui multiplie les interventions pour dénoncer la destruction de l’école par Sarkozy. « Hollande promet un plan d’urgence » pour la rentrée 2012 » peut-on lire dans Libé, ou encore « Hollande veut arrêter l’hémorragie » dans 20 Minutes. On n’en attend pas moins d’un socialiste qui normalement est de gauche, non ?
Sauf que… sauf qu’il ne faudrait pas avoir la mémoire trop courte. En avril dernier (il y a juste 6 mois donc), F. Hollande est interviewé par l’Express.
Question :
« Faudra-t-il continuer à réduire le nombre de fonctionnaires et si oui, où ? »
Réponse :
« Il y a un domaine où il faut en sanctuariser le nombre, c’est celui de l’Education, dont les suppressions d’effectifs ont altéré le bon fonctionnement. Et aggravé les inégalités scolaires. »
Question :
« Mais on sanctuarise au niveau de 2007 ou à celui de 2012 ? »
Réponse :
« Non, au niveau 2012. »
Là, au moins, c’est clair, on ne revient pas sur les 50000 suppressions de postes subies par l’Éducation Nationale qui ont altéré son bon fonctionnement et aggravé les inégalités scolaires.
Et c’est confirmé un peu plus loin :
« Il y a des secteurs où il faudra créer des emplois : police, justice, prévention. Dans tous les autres, il faudra redéployer, faire des efforts de productivité. »
Hollande veut « redéployer » et améliorer la « productivité ». Faire mieux avec moins, comme le premier libéral bon teint venu.
Mais aussi comme Martine Aubry, la championne d’Irène Félix : « Les moyens ne sont pas élastiques, nous devrons faire des priorités » a-t-elle déclaré à Amiens à propos de l’Éducation Nationale. Et de préciser qu’ « à mon époque, on était quarante (par classe) et on n’avait pas trop de difficultés ».
Ami enseignant, avant de voter socialiste en 2012, renseigne-toi bien. « Car ceux qui disent qu’ils vont recréer des postes en 2012, ils vous mentent », prévient Luc Chatel. Pour une fois, il semble dire vrai.
Bal des faux-culs socialistes, dont un menteur
- B. Javerliat
- 10 septembre 2011 à 17:19
François Hollande a promis hier vendredi qu’il recréerait en 5 ans, s’il était élu à l’Elysée, les "60.000 à 70.000" postes supprimés dans l’Education nationale depuis 2007 (AFP).
Qui croire ?
Le François Hollande du 5 avril 2011 qui entérine les suppressions de poste sarkozystes dans « l’Express » , ou celui du 9 septembre 2011 qui dit vouloir recréer ces postes pendant sa campagne pour l’Elysée ?
Un détail pour vous aider : Les promesses n’engagent que ceux qui les croient.
Ce qui est sûr, c’est qu’en disant une chose puis son contraire, François Hollande a menti au moins une fois.
Il est donc certain que François Hollande est un menteur. Amis socialistes, on vous souhaite bien du courage dans ce monde de primaires...
Bal des faux-culs socialistes, dont un menteur
- bombix
- 12 septembre 2011 à 17:37
Fafa reprend Hollande : "Il y a cette proposition de M. Hollande, qui est, par ailleurs, un homme sérieux. Educativement, dire que la priorité absolue, c’est d’ajouter 70.000 emplois, ce n’est pas la réalité. La réalité, c’est faire en sorte qu’il y ait davantage de formation de professeurs, qu’ils puissent travailler en groupe", a-t-il plaidé. Par ailleurs, d’un point de vue économique, "nous ne serons pas crédibles et les enseignants le savent bien", a tranché l’ex-locataire de Bercy.
C’est bien parti, la campagne du PS !
Primaires du PS - Hollande et l’éducation
- Rémi_18
- 13 septembre 2011 à 10:34
Bonjour,
pour l’instant, les primaires du PS me passaient pas mal au dessus de la tête et j’avais franchement l’impression qu’on en étais resté au bal des égos et des petites phrases même si je trouve que c’est plutot intéressant,comme l’a fait EELV, d’ouvrir le choix de leur candidat au dela de leur poignée d’adhérents.
Mais justement sur ce thème de l’éducation qui me touche, je trouve que les propositions faites par François Hollande sont intéressantes et pas du tout contradictoires.
Je soutiens pleinement cette proposition, dans un premier temps, de ’sanctuariser’ le nombre de profs au niveau où il est actuellement. Tous les profs que je connais et les parents d’élèves savent bien le niveau déplorable de l’école aujourd’hui avec les classes surchargées même en ZEP,les manques de RASED, de psychlogues scolaires... Il est temps de dire STOP à l’hémorragie.
Et ensuite, je ne vois pas comment on pourrait être contre le faire de remettre 60 000 postes pour améliorer la qualité de notre service public d’éducation. Le fait de faire ca progressivement me parait en plus réaliste et permettra de cibler les endroits où en a le plus besoin en premier.
Je ne comprends pas que stigmatisiez cette proposition qui justement permet de discuter un peu des propositions concrètes et de pas rester sur un concours de beauté.
Bal des faux-culs socialistes
- Mister K
- 8 septembre 2011 à 16:48
Vous savez que "faux-cul" a un synonyme, hypocrite par exemple. Et pour "suce-boule", il y a fayot, zélé...
Ah ouai...c’est pas bête ça ! Et puis, on pourrait aussi trouver un synonyme pour « l’Agitateur ». C’est vrai, « le trublion » ou « le perturbateur », ça ferait un peu moins peur, non ? Ce serait peut-être plus crédible ?
Seulement je crois qu’avec un peu moins de vulgarités, vos propos ne s’en trouveront que plus pertinents.
Oui. La vulgarité, c’est relatif. On peut très bien employer un vocabulaire très châtié et être extrêmement vulgaire. En même temps, si l’on veut faire passer des messages, il faut souvent utiliser un vocabulaire fort, car bizarrement, sinon, les messages ne sont pas forcément compris. Mais bon, dans le fond, vous avez certainement raison. Après, tout dépend du public.
Sinon, en matière de vulgarité, notre exemple, notre maître indépassable, c’est Nicolas Sarkozy. Même en photo, il est vulgaire. Alors quand il ouvre la bouche, on ne vous en parle même pas. « Le casse-toi, pauv’ con », c’est lui, non ?
Bal des faux-culs socialistes
- Merlo- Moqueur-Ponty
- 9 septembre 2011 à 16:54
Tant qu’on est dans la sémantique :
On confond trop souvent la vulgarité avec la grossièreté et c’est dommage. Au pied de la lettre, la vulgarité c’est ce qui est commun. Par exemple le nom d’un animal qui a aussi un nom scientifique est son nom vulgaire ou commun. C’est pour cela qu’un animal dont le nom latin est qualifié de "vulgaris" n’est pas un animal au langage peut châtié mais simplement le sous-genre ou la sous-espèce la plus répandue.
Ce qui est vulgaire c’est donc ce est qui accessible à tous, répandu chez les masses etc (tout le monde s’approprie le mot chat, peut connaissent celui de Felis silvestris catus). Autrement dit qualifier une chose de vulgaire ne devrait pas être une manière de le déprécier, sauf bien sûr si on est obsédé par l’art de se distinguer et de se gonfler d’importance : un phénomène très vulgaire pour le coup puisque très courant.
Le mot a fini par prendre une autre acception en philosophie, en particulier après-guerre, pour désigner des choses privées d’esprit (ou d’âme selon que le philosophe est Chrétien ou non).
Ça devient vraiment malsain lorsque les deux confusions opèrent ensemble pour produire une pensée qui assimile la grossièreté à la vulgarité et conclue donc à l’absence d’esprit de ceux qui l’emploient ce qui malheureusement n’est pas rare mais donc vulgaire. C’est une pensée extrêmement perverse et violente :
1 - parce qu’elle conduit à la longue à se dispenser d’écouter sur le fond un discours qui déplait sur la forme, celui qui parle mal est tacitement déclaré privé d’un esprit qui mériterait qu’on l’écoute ;
2 - parce qu’elle justifie à elle seule que tous ceux qui n’ont pas intégré les formes du langage de ceux qui mènent les débats (politiques, mais surtout journalistes et soi-disants "experts") soient exclus de ces débats
3- ça conduit à ne s’intéresser qu’aux constructions de l’intellect pour se détourner du ressenti, ce qui est réduire l’humain à assez peu de choses, à mépriser chez lui des choses pourtant nobles, en tout cas à le méconnaitre.
Résultat : les "beaufs" n’ont par droit de citer aussi nombreux soient-il, Alain Minc court toujours et le Faucus Vulgaris est légion en politique. C’est du beau ! Ça me fout la gerbe !
Non ce qui est vraiment "vulgaire" car privé d’esprit, c’est Hollande lorsqu’il lève la jupe et fait les yeux doux en me promettant une bonne soirée si je lui donne mon vote alors qu’il est déjà marié à son ambition. C’est dégradant ; pour lui comme pour moi.