Des membres du collectif « TGV ? Non merci ! » du Cher avaient fait le déplacement hier à l’occasion de la rencontre du 14 décembre 2011 à l’auditorium de Bourges, organisée dans le cadre du débat public autour des Lignes à Grande Vitesse, et qui abordait les problèmes liés à l’environnement. Non certes pour participer à un débat truqué — car d’abord avant de poser la question des meilleures solutions pour l’environnement, il serait bon de poser la question des LGV en elles-mêmes et de leur justification — mais pour faire entendre la voix discordante d’une l’opposition citoyenne dans ce beau concert unanime, où tous marchent la main dans la main, de l’UMP au Front de gauche.
En arrivant sur place, surprise de rencontrer Philippe Bensac et son collectif à lui, Bourges TGV, venu s’installer pour accueillir également les participants au débat avec une immense banderole. Ce fut l’occasion d’échanges courtois, les "pro" et les "contra" s’échangeant leurs tracts respectifs dans la bonne humeur.
Même Serge Lepeltier a eu droit à son tract, glissé dans sa main subrepticement par une petite fille (l’âge des membres du collectif allant de 7 à 77 ans) : on ne peut rien refuser aux enfants !
On espère que sa lecture sera profitable à notre ambassadeur. En tout cas, ce fut l’occasion de créer des liens avec d’autres associations et d’autres personnes, opposées pour des raisons diverses aux LGV.
Rendez-vous est pris pour une prochaine occasion afin de faire entendre la voix et les arguments des anti-TGV, avec l’espoir que cette question soit prise en charge et débattue par l’ensemble de la population.
Débat public sur les LGV : les anti-TGV en comité d’accueil
- metatintin
- 16 décembre 2011 à 12:43
Réunion placé sous l’hospice d’hommes souvent cravaté. Plusieurs intervenants ayant 6 min de parole puis débat dans la salle : 3mn chacun.
Les opposants ont relevé-es le questionnement : c’est la LGV qui pose des problèmes à la nature et non la nature qui pose des soucis à l’emplacement de la ligne ! en effet, dans un des diaporamas le question de l’environnement fut posé comme un problème pour la futur ligne.
Plusieurs personnes ont souligné : - la propagande des politiques pour imposer la LGV
– la destruction inévitable de site exceptionnelle (soit la sologne, soit menetou sancerre, soit Tronçais) mais aussi de la nature ordinaire
– la vision d’un espace de plus en plus géométrique, coupé au couteau...
– 1 km de LGV détruit 3.5 ha
– les LGV (4500 km de prévu en 2020-2025), encourage une France de grosses villes
– privation de terre fertile, d’écosystèmes, que les mesures compensatrice ne suffiraient pas, ainsi dans une expansion de la population il a été évoqué que ce serait un crime contre l(humanité.
– non au LGV mais OUI aux trains : autrement dit occupons nous des lignes existantes voir remettons d’anciennes lignes en train car 1 km de LGV équivaut à 20 KM de train classique.
ça c’est pour les opposants car pour les autres : c’est l’ambition, le défi technique, la suppression du chômage, le désenclavement, le mieux vivre...
sinon les interventions étaient orientées pour influencer le trajet à choisir ...
En somme, la question du Pourquoi n’est finalement jamais abordé voir censuré lorsqu’elle est évoqué, seul la question du Comment imposé cette ligne est débattu !
Pour conclure mon impression : cela ne semble plus qu’un ajustement technique et non un questionnement philosophique.
Toutefois, la question du financement de ces lignes restent un point important ...voir un levier !