Conseil Municipal de Décembre 2011 : de Sim City à Tombstone
Le Maire porte cravate. Alain Tanton, l’Iznogoud, en arbore une, rayures genre illusion d’optique : on regarde ailleurs, paf, on a encore les rayures dans les yeux. Thierry Poisle, Fifi Bensac, monsieur Verdier, notre Roland Narboux sont sans cravate – rock’n’roll. Le Conseil Municipal peut commencer.
Pour jouer à Sim-City
Je vous fais grâce des histoires de budget. Je reconnais éprouver un plaisir sadique à voir le journaliste du Berry Républicain écouter, noter, écouter, noter, durant l’examen des divers points : budget annexe de la ZAC du Prado, transfert du patrimoine au budget principal et au budget annexe, budget 2012, autorisations de programme et crédits de paiement, budget principal, budget primitif 2012, budget annexe des activités soumises à TVA, budget annexe de la ZAC Avaricum. Ah oui, hein, ça calme...
Euro, Franc Germinal, Franc Poincaré, etc.
Jean-Pierre Saulnier a remarqué un point : la maintenance des panneaux d’affichage dans les lieux sportifs est confiée à une société. Il demande des précisions : « Parce que ça nous coute quand même 3 millions d’anciens francs !... »
Holà ! Il s’exprime en anciens anciens francs ?! Le Maire, pris à froid, s’en frappe le front ; Alain Tanton tente de calculer combien ça ferait en sesterces. Alors, donc, faut suivre : 4.900 euros, ça fait grosso-modo 30.000 F, du Franc d’avant l’euro, et ces 30.000 F, ça nous fait 3.000.000 F, du Franc d’avant 1960. Ça nous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître...
Ecole de la Thaumassière, valorisation par le vide
Ça en avait causé voici quelques mois. Les affaires soudainement ne trainent pas : ce Conseil Municipal se tient le 16 décembre, l’école est vidée le 30 novembre. Et voilà qu’il faut voter le point 21 : déclassement du domaine public des bâtiments. La majorité municipale lève la main, OK, yop ! c’est déclassé. La ville est donc autorisée à revendre. Un prochain Conseil Municipal ? Mais non, le point suivant, le point 22, propose de voter l’autorisation de vente à Consorts Llopis.
Eh oui, en somme, la ville a pris contact, a lancé les appels d’offre pour cet ensemble immobilier avant que l’ensemble ne soit déclassé ? avant que la municipalité ne soit autorisée à revendre ?
Pour les internautes pointilleux-lleuses qui veulent tout savoir... L’école est au 2bis, rue de la Thaumassière. L’acheteur, Lllopis, est déjà propriétaire du 3, rue de la Thaumassière (chambres d’hôtes). Ah ok, amusant, isn’t it ?
Ironie indécente, les points présentant cette vente commencent par : « Afin de valoriser le patrimoine foncier de la ville... » Ça en est comique. Marie-Annick Bourguignon avait préparé une longue intervention, mettant en avant l’importance historique du lieu. Irène Félix résume ça sur son blog : la ville brade le musée de l’école.
Y’avait eu un article en juin, dans l’Agitateur : Monsieur le maire, ne vendez pas La Thaumassiere !.
Fric-frac à l’Hôtel
Voilà qu’on s’aperçoit qu’à l’Hôtel Lallemant, on rentre comme dans un moulin, on en sort sans coup férir, ainsi y’a des problèmes de sécurité « diagnostiqués récemment. ». Récemment ?!... On l’a échappé belle : « De nombreux objets de grande valeur, de petites et moyennes dimensions sont directement accessibles ; facilement transportables et très aisés à sortir à l’extérieur. » La ville va faire quelques frais pour sécuriser tout ça : 38.000 € (25 millions anciens francs selon la conversion Saulnier).
Epanouissement durable en crabe
La loi stipule que les communes de plus de 50.000 habitants doivent rédiger un rapport sur le développement durable. La ville de Bourges se fend donc d’un beau rapport. Ce rapport doit mettre en avant des finalités, entre autres : "Epanouissement de tous les êtres humains". Quel programme ! Le rapport doit aussi montrer "La transversalité de la démarche". Montrer que la démarche est en crabe ? pasque marcher mais en transversal, c’est se déplacer comme un crabe. Bref, des mots, des mots, de belles phrases.
Bourges-Tombstone
A Bourges, on meurt plus qu’ailleurs, c’était dans le rapport remis lors du Conseil Municipal de Novembre. Faut s’occuper soigneusement des cimetières de la ville, et donc voter la révision annuelle des tarifs des concessions funéraires. On a ainsi les tarifs pour un caveau sur 50 ans, sur 30 ans, etc. Une ligne tarif me laisse interrogatif : "Journée d’occupation : 7 euros". Une journée ?! A Bourges, on ressuscite ?!...
Rideau !
Et maintenant ? On ne se retrouve que l’année prochaine... Bonnes fêtes et gardez vos tickets de caisse, ils seront collectors au cas où ça serait les dernières fêtes payées en euro.