Conseil Municipal 17 février 2012 : rikiki pas maousse
Le Maire commence par lister les absents et les pouvoirs transmis aux présents – ou ceux qui devront partir avant la fin mais le Conseil Municipal sera tellement court ils n’auront pas le temps de partir. Et on commence par un petit moment de recueillement à cause du lycéen décédé.
On commence la litanie des 28 points. Catherine Pellerin (affaires scolaires) arrive avec un tout petit retard. Elle semble être partie précipitamment de chez elle et être sortie par la fenêtre : elle a un grand rideau blanc autour du cou et sur les épaules.
Et les points s’enfilent comme des perles. 1, 2, etc. 7, 8...
Ça fait un bail, dis donc !
Le point 9 mérite malgré tout un petit arrêt : "Ancienne décharge route des Quatre Vents. Promesse de bail emphytéotique avec Valeco pour la construction et l´exploitation d´une centrale photovoltaïque". Un bail emphytéotique ? C’est koi ça ?! vite, Wikipédia : bail emphytéotique. Mais là, c’est du tout petit anfitéotic, puisque c’est pour une durée maximale de 3 ans.
Et on repart, Rrrrrr... Zzzzz... Hassen Chebili parle des commerçants de la Chancellerie, le Maire tirlipote ses papiers. Hassen pas content : « Monsieur le Maire, vous ne m’écoutez pas ! » ooops !
L’école, encore, toujours
Il va y avoir un agrandissement du restaurant scolaire dans le groupe scolaire Turly.
Yannick Bedin (opposition, PCF style Mélenchon) veut causer. Il s’étonne que l’ordre du jour de ce Conseil Municipal ne fasse pas mention de la nouvelle carte scolaire qui va entrainer encore des fermetures de postes. Irène Félix (opposition, PS, style Hollande) en rajoute en récapitulant les fermetures : entre 5 à 8 classes qui sont fermées chaque année à Bourges, c’est à dire l’équivalent d’une école complète.
Irène Félix conclut : « On ne peut pas déplorer la baisse de niveau en France par rapport aux autres pays sans mettre en parallèle la fermeture des classes. »
Le Maire : « Ce constat global sera résolu après juin, si le résultat correspond à vos souhaits. » [juin ?! hein ?! aaahhh ! ok, oui, capiche, les élections législatives ?]
Irène Félix [ironisant sur le ton du Maire] : « C’est comme si on y était !... »
Le Maire : « Ce sera assez amusant à regarder. »
Bâton de pèlerin
Catherine Pellerin, maire-adjointe aux affaires scolaires a naturellement son mot à dire. Elle nous a habitué à des interventions spontanées (naïves ?) qui semblent respirer la sincérité...
Catherine Pellerin : « Je suis aussi inquiète que beaucoup de monde sur le système éducatif. Il faut redonner du lien entre familles et écoles. » Et le début des problèmes scolaires ? « Ça date d’un certain gouvernement que je ne veux pas nommer et d’un certain monsieur qui parlait du mammouth. »
OK, tout ça, ça date of course du gouvernement de gauche - et du désopilant Claude Allègre. La dame sous des dehors aimables est bel et bien de droite, ça se sent. L’approche des présidentielles ?
Yannick Bedin a bien ressenti que la dame montre le bout de l’oreille d’âne de la droite, sous ses propos : « En écoutant madame Pellerin, je comprends mieux qu’on n’ait pas de consensus. Elle rejette la responsabilité sur les familles et sous-entend qu’il y a trop d’enseignants. » [Brouhaha indigné sur les bancs de la majorité...]
Le Maire : « Certains candidats disent qu’il n’y a plus de communistes, il y en a encore ! »
Record battu !
18h40, the end ! Les 28 points ont été digérés en 40 minutes ! Il reste une question diverse posée par Hassen Chebili sur les tarifs des locaux associatifs situés à Bourges-Nord. Ça va nous occuper 25 minutes. 19h05, on se lève, on se casse, tout est fini.
Association d’idées
Le Maire fait un rétropédalage au sujet des charges demandées aux associations dans le local des Merlattes. : les charges demandées au début « étaient erronées », tout s’arrange. Irène Félix en profite pour s’interroger : « Beaucoup de dossiers de la ville sont ainsi. On laisse partir un chiffre des coûts et on regarde comment ça réagit. Un exemple récent : les charges de chauffages urbain. Est-ce un principe de fonctionnement pour voir si les gens hurlent ? »
On va terminer ce compte-rendu sur cette suspicion. Ça vous va ?