Le maire fait son bilan
Un an après sa réélection, le maire de Bourges Serge Lepeltier (RPR) a souhaité faire son bilan d’auto-satisfaction. S’estimant « atypique » au sein du RPR, Serge Lepeltier, élu à la faveur d’une manuvre avec le Front National s’est estimé « dans certains domaines beaucoup plus à gauche que beaucoup », dénonçant « une mondialisation à outrance » et appelant à une « humanisation de tout cela ». « Je suis, dans mon mouvement quelqu’un de sensible à ce qui fait plutôt avancer le social que le libéral », a-t-il déclaré. Le maire de Bourges s’est par contre montré « très à droite » sur les questions de sécurité, estimant que Bourges était de plus en plus confrontée à des problèmes de violence urbaine. Il en a appelé à « une répression accentuée à l’heure où le socio-éducatif a totalement échoué » et à davantage de pouvoirs pour les maires. Il a réclamé en outre une modification législative pour rendre les procureurs responsables en cas de manquement. Sur l’épineux dossier de l’abattage des arbres sur le boulevard Lahitolle, Serge Lepeltier n’a pas changé de discours, invoquant sa propre responsabilité en cas d’accident, et « la préservation du patrimoine vert de la ville » (sic). Concernant les finances de la ville, Serge Lepeltier a déclaré que l’année 2001 s’était bien terminée « contrairement à ce que l’on pouvait craindre dans les différentes prévisions ». Pour ce qui est de la gestion calamiteuse du Football Club de Bourges, Serge Lepeltier a assuré qu’il ne se laisserait pas entraîner dans les errements des dirigeants, et s’est inscrit dans une position d’attentisme : « nous soutiendrons en fonction de la division pour une juste ambition dans leur catégorie ».