Hôpital Jacques Cœur, quoi de neuf docteur ?

mardi 29 mai 2012 à 22:05, par Daniel Arnaison
Hôpital Jacques Cœur, quoi de neuf docteur ?

Il faut saluer, en ces temps où la lâcheté peut être collective, le courage des personnels soignants et administratifs de l’hôpital Jacques Cœur de Bourges. [1] Oser, comme certains l’ont fait, briser la loi du silence sur leurs conditions de travail et l’effet sine qua non sur la santé des patients demandait et demande que l’usager que je puis être se mêle de ce qu’un conseil d’administration veuille bien m’argumenter et nous argumenter si effectivement nous sommes égaux en matière de soins – et d’appuyer sur la qualité des soins dispensés et me ranger au côté de celles et ceux qui ainsi ont pu nous alerter.

Quoi faire ?

Si j’énonce l’axiome qu’un bras de fer se situant entre quatre murs à savoir l’hôpital ne peut avoir que des avancées minimales. Si j’énonce que la première des sécurités est la santé. Si j’énonce aussi y avait-il des médecins solidaires et actifs dans ce mouvement ? Il me semble alors inévitable que les citoyens que nous sommes, potentiellement malades un jour ou l’autre, doivent soutenir activement ce huis clos, du côté des demandes des personnels. Puisque nous n’avons pas tous l’influence de l’attribution d’une légion d’honneur pour y être aussi considérés. De plus, l’égoïsme contemporain, y compris dans les conflits sociaux, au moins, y trouverait une limite – celle de ne plus accepter des inégalités.

À titre informatif, un ami me signalait que pour un rendez-vous à Tours, avec un professeur de la profession, au tarif conventionné, il fallait attendre six mois. Au prix fort de quatre-vingt-quinze euros par contre, cela accélère nettement le rendez-vous, nettement étant un euphémisme…

Alors égaux or not, ne doit plus être la question et ce qui nous concerne ici, nous concerne là aussi et ce n’est pas à celles et à ceux qui ont le moins d’en effectuer la concession - puisque concession de rien n’est pas grand-chose en bout de ligne.

Après avoir rédigé ces quelques lignes, je remarque qu’en termes d’honneur, les personnels politiques à notre service, distribuent les breloques à ceux qui dînent à leurs tables. Même pas une médaille collective aux sans grades… cousinons, cousinons…


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commentaires
Hôpital Jacques Cœur, quoi de neuf docteur ? - bernardetmarie - 8 août 2012 à 08:49

Je ne minimise pas les problèmes du personnel soignant et administratif de Bourges, mais pourrait on également se pencher sur les problèmes des patients passés, actuels et futurs. Il est rarissime de ne pas être un jour ou l’autre confronté à une secrétaire désagréable ou un médecin incompétent.
Les patients n’ont pas leur mot à dire.
S’ils sont hospitalisé, ils remplissent un questionnaire mais s’ils on été mal reçus, mal soignés, que font ils ?

Et bien moi j’écris, même si cela ne sert à rien.

Quant on pense qu’à Jacques Coeur il y a des médecins "bras cassés" dont beaucoup connaissent la réputation et les méfaits mais qui continuent à exercer à leur façon tout en s’asseyant sur le serrement d’Hypocrate, on peut se poser des questions.
Qui pourrait bien déloger les indésirables d’un poste qu’ils occupent depuis des années et dont le manque de savoir, les égarements ne se comptent plus.

Je connais un chirurgien dont le nom circule parmi d’éventuels patients afin qu’ils évitent un jours de croiser sa route et pourtant il semble indétronable !

Un pneumologue dont on m’a déjà dit qu’il était une "sommité alors qu’il est simple pneumologue a simplement il y a quelques mois, sans l’examiner et en lui disant qu’il pouvait rentrer chez lui rassuré, conduit mon mari à faire une ambolie pulmonaire (il avait pourtant sous les yeux la lettre du cardiologue qui lui faisait remarquer
que mon mari avait de l’eau dans les poumons. Mon mari n’est pas décédé, merci mon dieu si vous existez, mais ce n’est pas grâce à cet incompétent. Je lui ai adressé un premier courrier en lui posant des questions sur ce qu’il avait fait et pas fait, il a demandé à ce que le contacte par téléphone, tout cela pour me traiter d’ignorante. Ignorante certes mais capable de comparer 2 examens (l’un effectué 1 an plus tôt et le second lors du dernier rendez vous) de la capacité respiratoire : les chiffres démontraient pourtant que mon maro avait une capacité respiratoire très en baisse.
Ce toubib de pacotille n’a même pas examiné son patient.
J’ai donc fait un second courrier et je lui ait dit que contrairement à ce qu’il m’avait dit, je n’avais pas reçu de réponse écrite à mon premier courrier. Mais qu’en définitif, je n’en attendais pas, qu’il n’était pas compétent, tout du moins pas toujours et que recevoir quelqu’un en négligeant d’examiner son dossier et son corps, c’est du foutage de gueule !!!!!
Je ne pense pas que tous les médecins, spécialistes ou non, soient tous du même acabit, mais je n’irai pas non plus voir un des 2 ophtalmologues de l’hôpital, autant me crever les yeux tout de suite !!!!!!

Et ce ne sont que des exemples.

Alors pensons au personnel, mais aussi aux patients car ce n’est pas tout le temps un manque de personnel qui conduit à des bévues, c’est aussi au manque de compétence de certains médecins.

Encore une inégalité !!!!!
Aller à Paris dans un hôpital renommé, voir un professeur reconnu et se remettant toujours en question,
c’est ce que nous allons faire même si cela doit nous coûter plus d’argent, nous avons au moins une
issue favorable et non pas l’impression d’aller au devant d’un échec.


Hôpital Jacques Cœur : docteur House nous demande... - Daniel Arnaison - 5 juin 2012 à 17:53

Docteur House, quand pourrons-nous signer les pétitions ? - stop - pour être au coté des personnels soignants et administratifs - stop -


Hôpital Jacques Cœur, quoi de neuf docteur ? - Mercure Galant - 31 mai 2012 à 07:13

Yannick Bedin, candidat du Front de Gauche aux législatives, sur la première circonscription du Cher, intervenait à ce sujet hier sur son blog...