Hôpital Jacques Cœur, quoi de neuf docteur ?
Il faut saluer, en ces temps où la lâcheté peut être collective, le courage des personnels soignants et administratifs de l’hôpital Jacques Cœur de Bourges. [1] Oser, comme certains l’ont fait, briser la loi du silence sur leurs conditions de travail et l’effet sine qua non sur la santé des patients demandait et demande que l’usager que je puis être se mêle de ce qu’un conseil d’administration veuille bien m’argumenter et nous argumenter si effectivement nous sommes égaux en matière de soins – et d’appuyer sur la qualité des soins dispensés et me ranger au côté de celles et ceux qui ainsi ont pu nous alerter.
Quoi faire ?
Si j’énonce l’axiome qu’un bras de fer se situant entre quatre murs à savoir l’hôpital ne peut avoir que des avancées minimales. Si j’énonce que la première des sécurités est la santé. Si j’énonce aussi y avait-il des médecins solidaires et actifs dans ce mouvement ? Il me semble alors inévitable que les citoyens que nous sommes, potentiellement malades un jour ou l’autre, doivent soutenir activement ce huis clos, du côté des demandes des personnels. Puisque nous n’avons pas tous l’influence de l’attribution d’une légion d’honneur pour y être aussi considérés. De plus, l’égoïsme contemporain, y compris dans les conflits sociaux, au moins, y trouverait une limite – celle de ne plus accepter des inégalités.
À titre informatif, un ami me signalait que pour un rendez-vous à Tours, avec un professeur de la profession, au tarif conventionné, il fallait attendre six mois. Au prix fort de quatre-vingt-quinze euros par contre, cela accélère nettement le rendez-vous, nettement étant un euphémisme…
Alors égaux or not, ne doit plus être la question et ce qui nous concerne ici, nous concerne là aussi et ce n’est pas à celles et à ceux qui ont le moins d’en effectuer la concession - puisque concession de rien n’est pas grand-chose en bout de ligne.
Après avoir rédigé ces quelques lignes, je remarque qu’en termes d’honneur, les personnels politiques à notre service, distribuent les breloques à ceux qui dînent à leurs tables. Même pas une médaille collective aux sans grades… cousinons, cousinons…