Pleins pouvoirs à gauche...
Ça y est ! La longue, l’interminable séquence électorale française de 2012 s’achève. François Hollande est Président de la République, le Parti Socialiste a la majorité absolue à l’Assemblée Nationale. Si on ajoute à cela la majorité au Sénat, la gauche et plus exactement le Parti Socialiste a les pleins pouvoirs. Seulement voilà, rien n’est réglé. Les données de l’ère sarkozyste n’ont pas disparu.
Si l’arrivée de la gauche au pouvoir suffisait à faire disparaître le chômage, le déficit commercial, le déclin industriel et bien d’autres maux dont souffre la France, cela serait vraiment magique. Mais si la magie fonctionnait dans ces cas, ça se saurait. Le seul espoir réside donc dans l’application des propositions de François Hollande et du Parti Socialiste qui pourraient (conditionnel) tout résoudre. Mais bon, si le Père Noël existait, ça se saurait également. Mais cela, les électeurs, même s’ils ne sont pas dupes, vont faire comme si ils ne savaient pas. Les choses sérieuses commencent donc pour le Parti Socialiste. Ménager le choux et la chèvre est l’une des tâches politique les plus courantes. Et donc on va tenter de « générer de la croissance sans creuser les déficits ». Cela part de l’hypothèse que la croissance (économique) fait des miracles. Et non que les miracles génèrent la croissance économique. Cela part aussi du principe que la croissance économique, c’est bien. Mais là, c’est encore un autre sujet...
Ces pleins pouvoirs à gauche ne peuvent pas masquer deux phénomènes : le décalage très à droite d’une partie de l’électorat ainsi que le manque de crédibilité de la classe politique qui s’est manifesté par un taux d’abstention très élevé aux élections législatives. Pour ces deux raisons, la gauche a de très grandes responsabilités. Après la faillite du sarkozysme, elle n’a plus le droit à l’erreur sous peine de laisser le champ libre à une droite extrême lepenisée pour ne pas dire lobotomisée.
Alors, tenir le promesses tout en obtenant des résultats, voilà le défi de la gauche. Sachant que les promesses sont modestes et que les résultats sont essentiels. Alors, il va falloir être vigilant comme on l’a été avec Sarkozy et ses sbires. Dans le Cher, deux députés sur trois auront désormais les moyens d’agir : Nicolas Sansu (PCF) mais surtout Yann Galut (PS) membre du parti désormais majoritaire.
« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ». Parce que notre système politique et économique ne tient peut-être plus qu’à un fil...