Ça devient très durable...
3 heures... Faut dire que y’avait le PDU – le pé-quoi ? et le PADD – le pa-quoi ? et un rapport annuel sur le développement durable – de quoi ?! d’où un développement durable de 3 heures...
Avaricum : le boss a la bosse du commerce...
Ça y est, ça va signer, ça va se vendre, le trou d’Avaricum est vendu. Irène Félix rappelle la bonne affaire que ça représente pour la ville : « Au démarrage, ça devait rapporter 1,2 millions d’euros à la ville. Finalement, au mieux, l’opération a un déficit de 2,3 millions d’euros. C’est un écart de 3 millions d’euros... ». Eh bien, faudra pas que monsieur le maire s’installe agent immobilier, lors de sa proche prochaine retraite. Irène Félix rappelle aussi qu’il devait y avoir, au début, 220 logements sociaux et à l’arrivée ? Y’a 75 logements dont 25 sociaux...
PDU : monsieur, monsieur, vous oubliez votre cheval
Le PDU, ça veut dire Plan de Déplacements Urbains, tous les déplacements : à pied, en vélo, en voiture, en camion, en bus - mais pas en cheval... Sept documents ont été fournis via cd-rom aux conseillers municipaux. 1120 pages à compulser, pff, ça va aller vite... Un gros gibier comme ça méritait bien son article pour lui tout seul. Allez lire l’article Plan de Déplacements Urbains planplan.
La culture c’est ce qui reste quand on a tout payé
Le projet de rénovation de la Maison de la culture a été rénové - du point de vue pompe à phynance. Ça coute 19.019.966 € au total... 19 millions d’euros, ça en pique les yeux. Le Conseil Régional verse 2.000.000 €, le Conseil Général verse 2.885.000 €. La ville de Bourges doit cracher 7.817.448 €... Les autres sous, c’est l’Etat et autres organismes.
PADD : Bourges, une ville capitale
Le PADD, c’est le Projet d´Aménagement et de Développement Durable (en lien avec le PLU, Plan Local d’Urbanisme). Y’a pas à dire, on s’fend la gueule au conseil municipal... Mais encore ? C’est, selon le document de la mairie, « affirmer l’identité berruyère ». On a droit à un diaporama où sont répétés les grands objectifs, exemple : « Dialogue de l’eau avec la ville ». Je me demande si j’ai bien noté ?!
C’est Véronique Fenoll qui nous présente ça et répond aux interrogations de l’opposition. Il reste des terres agricoles vers le secteur des Breuzes (entre le chemin de Villeneuve et la route de La Chapelle). Mais y’a des paysans qui ne veulent pas vendre. Véronique Fenoll nous confie que la résistance des agriculteurs s’amplifie « plus il vieillit... ».
La même Véronique nous dit que « il faut offrir au berruyer le logement qu’il espère avec ses petites économies : une petite maison avec un petit jardin ». Horreur, malheur, on va avoir une ville-lotissement ? Viviane Siméon (majorité - tendance citoyenne) veut causer.
Le maire (toujours inquiet lorsque la citoyenne lève la main) : « Oui, mais très vite ! »
Celle-ci : « Il faut arrêter de dire qu’il faut répondre à le demande des berruyers. Le développement durable, ce n’est pas pour les gens d’aujourd’hui, c’est pour le futur ». Mais, eh ! c’est pas idiot comme remarque, ça.
Véro répond, Vivi réplique, les voix se recouvrent. Le maire, à la citoyenne Viviane : « Chère madame, il faut que le maire vous donne la parole ». La ci-devant : « Oui, mais comme il ne me la donnera pas, je la prends ! »
"Études surveillées", innovation du XXIe siècle
La ville de Bourges envisage la mise en place d’études surveillées pour les écoliers (CE2, CM1, CM2) après le temps scolaire, dans 5 écoles de la ville. Et ce sera payant (ah bin, eh !). Le gouvernement envisage une journée scolaire de 5 heures avec la sixième heure pour les devoirs, mais la majorité municipale tient à montrer, selon ses termes qu’elle œuvre pour « la réussite éducative des enfants ».
Yannick Bedin demande si cette initiative est judicieuse alors que le gouvernement envisage le travail aux devoirs durant le temps scolaire. Marie-Annick Bourguignon fait remarquer la différence entre "étude surveillée" et "aide aux devoirs".
Les études ? Après la classe ? On se croirait aux Guignols de l’Info : révolutionnaire comme un produit Apple, en somme... Jean-Michel Guérineau résume très bien l’étonnement : « Ce que vous mettez en œuvre, là, c’est ce qui existait y’a 30 ans, y’a 40 ans ». Il se souvient – moi aussi ! – qu’après la classe, y’avait étude et qu’on apportait son goûter. Et c’était gratuit ! Donc, rien de bien nouveau. Et « avec le raccourcissement de la journée de classe, votre dispositif tombe ».
Le maire, ignorant avec superbe l’actualité, répond simplement : « Ça nous fait une expérimentation ». Ah, alors, là, bon, évidemment, si c’est pour faire avancer la science...
Les 4 piliers de la sagesse
La ville de Bourges a décidé d’indemniser les commerçants lorsque y’a des travaux dans leur coin. Une initiative imbécile qui n’est pas tombée dans l’oreille de sourds. Ainsi, le magasin "La Cocarde", place des 4 piliers, a déposé une demande d’indemnisation because nuisances, perte du chiffre d’affaires durant les travaux des abords du Palais Jacques Cœur. 2.000 € sont donnés à ce magasin, yop ! (il demandait 4.774 €). Et le salon de thé "Au rendez-vous de George Sand" va recevoir 4.800 €. Et l’augmentation du chiffre d’affaires avec ce qui est devenu, après travaux, un coin sympa et attractif ? On n’en parla point.
Les autres ? Ils ne sont pas indemnisés ? C’est simple, le maire le dira : « Il n’y a pas d’autres commerçants ayant déposé des dossiers ». Des commerçants plus tête-en-l’air ? Ou qui n’ont pas jugé bon de se montrer aussi indécents que les deux sus-nommés ?
Une délibération qu’évidemment la majorité chloroformée approuve. L’opposition PS-PC s’abstient. Colette Cordat (Lutte Ouvrière) et Hassen Chebili (majorité - sans chloroforme) votent contre.
Vrac, fourre-tout, hasta la vista
Vraiment en vrac :
Selon Philippe Gitton, le Musée de l’École ouvrira au début de l’année prochaine.
Fin 2013, 90% de la Rocade Verte sera réalisé. Là, va y avoir 850 mètres de fait pour 600.000 €. Ça fait cher, surtout lorsqu’on voit l’état de dégradation, par endroit, de cette rocade verte.
De nouvelles dénominations de rues provoquent une discussion entre Hassen Chebili qui désirerait une place de la Laïcité et le maire qui ne veut pas entendre parler de ce genre de dénomination.
J’ai laissé de côté le Rapport Annuel de Développement Durable, pasque lorsqu’on lit ses finalités : « Épanouissement de tous les êtres humains, cohésion sociale », on sent bien que ça vaut pas l’coup de gloser sur de telles formules.
On n’était plus que 6 personnes dans l’assistance à la fin de ce long conseil... La faim peut-être ? puisque ça se termina à 21 heures, sans pause casse-croûte.