Pas d’plan B pour Philippe B.

vendredi 26 octobre 2012 à 10:23, par Cyrano

Quelle mouche d’automne m’a piqué ? Ce matin, j’ai parcouru quelques blogs et v’la-t-y pas que je tombe sur ça, sur un blog du bocal berruyer :

« Le plan B... comme Bérézina :
Contrairement à la légende populaire, la bataille de la "Bérézina" fut une victoire française. [...]
 »

OK, c’est vrai, c’est comme une victoire, Jean Tulard, le maître, le rappelle : les clichés ont la vie dure. La majeure partie de l’armée napoléonienne réussit à passer cette satanée rivière, dans des conditions terribles mais elle franchit le cours d’eau malgré la pression des armées russes.

Reprenons la lecture du blog :
« Contrairement à la légende populaire, la bataille de la "Bérézina" fut une victoire française. Mais elle permit la progression vers Moscou de la Grande Armée de Napoléon qui, finalement, s’embourba dans l’hiver Russe, prélude à la célèbre retraite ayant provoqué le début de la fin de l’Empire français. »
Holà ! Ho-ho, stop au feu ! Ce n’était pas durant la progression vers Moscou, c’était durant la retraite (dans un mois, d’ailleurs, ça en sera le bicentenaire, de ce passage de la Berezina), et ça fait une sacrée nuance pour ceux qui y étaient. Bah, on a le droit de s’emmêler les baïonnettes, morbleu ! Même si confondre la progression et la retraite, c’est comme confondre l’embarquement à Dunkerque et le débarquement en Normandie.

Tout se gâte plus si on poursuit la lecture du blog :
« Notre Président "normal" devrait ainsi apprendre davantage de l’histoire et méditer sur sa victoire d’un soir [...] »
D’ac, on peut dire une grosse bêtise en voulant faire le malin... mais si en plus, on veut donner des leçons d’histoire aux autres, en caguant une grosse connerie, plus rien ne va, là ! Qui devrait donc apprendre davantage son histoire ? Un maire-adjoint de Bourges, Philippe Bensac, puisque c’est sur son blog que j’ai lu cette perle pédante – et pétante plus haute que l’cul.

Pour notre maire-adjoint, une petite Bérézina, au sens populaire... et hélas ! il semble bien que là, y’a pas d’espoir de plan B.


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