Plus rien dans les fouilles...
À Bourges, on a la culture de la fouille. À tel point, que l’on en arrive à réaliser des fouilles sous la maison de la Culture. Bourges, c’est devenu la foire aux fouilles. On ne sait pas vraiment quand on mettra un terme à cela. D’autant que ça douille. Car pour trouver des thermes, il faut du liquide. On s’arrêtera un jour, c’est sûr, quand nous n’aurons plus rien dans les fouilles.
C’est un lecteur, Thibault [1], qui nous le faisait remarquer cette semaine : Bourges est dans le top 50 des villes les plus endettées de France. La ville se classe 43ème dans ce palmarès peu flatteur selon Rue89 avec 1877 euros de dettes par habitant. Comme quoi, on n’est vraiment pas nul en tout à Bourges. Certains disent que Bourges est un trou, le centre de la diagonale du vide. Ceux-là sont certes un brin pessimiste. Car quelque part, de ce point négatif, on pourrait faire une force. Dans ce trou, en fouillant un peu, on y trouve des choses. Certes, pour fouiller, il faut remettre au pot. Et donc, encore creuser le trou. Mais en creusant, on magnifie le passé glorieux de la ville en oubliant son funeste avenir.
On pensait que les berruyers étaient des moutons, et bien, pas du tout. Les berruyers sont des taupes, complètement bigleux. Mais des taupes modèles, bien sûr. Pendant que les trous se creusent un peu partout dans la ville, le maire leur fait les fouilles. Jusqu’au jour où il n’y aura plus rien dans les fouilles. En toute logique, là, on sera dans la merde jusqu’au cou. Peut-être que ce jour là, à Avaricum, on y mettra un therme et qu’on arrêtera la culture nouille de la fouille qui part en couille.