Conseil municipal du 29 avril 2013 : un peu court, jeune homme
Un ordre du jour maigrichon, même pas 10 personnes dans l’assistance, quelques sièges vides chez la majorité : le Printemps de Bourges semble pomper les énergies.
La séance est ouverte, même pas un mot sur les basketteuses ? On entre dans le vif du sujet sans prolégomènes, comme d’habitude. 1h20 plus tard, ite missa est. Malgré tout, je vous raconte quelques trucs ? Voui ?
In cauda venenum
Catherine Pellerin (maire-adjointe aux affaires scolaires) présente un point abordant quelques petites subventions pour de petits projets scolaires. Yannick Bedin (Front de Gauche, genre PCF) en profite pour amener sur le tapis la question des rythmes scolaires. Il fait allusion à une réunion à laquelle il a participé : « Une réunion à laquelle madame Pellerin vous étiez. Vous y avez été interpellée sur l’heure de début des cours. »
Catherine Pellerin répond à Yannick Bedin : « Vous vous êtes tu durant la réunion. » Vlan, prend ça dans ta gueule !... Yannick Bedin ne mufte pas ? La madame Pellerin continue donc à vanter l’organisation de la ville pour les chérubins.
La madame a fini, Yannick Bedin (celui qu’avait pas causé à la réunion), il répond : « Je ne me suis pas tu. [Durant cette réunion] par deux fois, je vous ai fait remarquer que vous me coupiez la parole. » Hein ?! Ah mais, ça change tout ?! Wouahff !... Le nez de Catherine Pellerin s’allonge, elle reste coi, allô coi : « ..gmmbff... » [dégonflement de la susdite].
La friche Manoir Industries polluée : ça intéresse qui ?
Manoir Industries a mis la clé sous la porte y’a une bonne dizaine d’année, en virant bien sûr les prolos qui y bossaient (qui se sont bien battus – jusqu’à obtenir des indemnités pas du tout prévues au départ par Manoir Industries). C’était une fonderie, lire l’histoire ici (résumée par Roland Narboux), alors évidemment l’entreprise a laissé un environnement plus ou moins pollué – y’a qu’à lire, sur le site du gouvernement, le rapport pollution sur Manoir Industries – et avec le cours d’eau La Rempenne qui serpente sur le site.
Donc la ville de Bourges va instituer une servitude d’utilité publique, c’est -à-dire une surveillance des lieux et des contraintes d’utilisation. Après l’exposé par la dame Fenoll, le Maire demande, comme à chaque fin de délibération : « Pas de problème ? C’est bon ?... » Un sujet qui semble intéresser personne : l’opposition ne dit rien, l’écolo Joël Crotté ne dit rien, A-Gauche-Bourges ne dit rien, alors...
Mais patatras ! Colette Cordat [Lutte Ouvrière, genre Jean-Pierre Mercier] lève la main. Quoi ? Qu’a donc à dire toute seule l’outrecuidante sur le sujet ? « Manoir Industries a fermé son usine en laissant derrière elle des terres polluées. Il ne faut pas laisser partir les entreprises sans qu’elles ne rendent de comptes à personne. » Ça, ce n’est pas dans les chakras du maire.
La Colette s’étonne aussi que la servitude instituée « interdit les établissements recevant du public, alors qu’une brocante est installée dans les locaux. »
– Alain Tanton (vice-vizir) : « ?!..??!... » (avec moue concomitante).
– Le Maire : « Il y a une brocante installée ? »
– Colette Cordat (ironie polie) : « Oui, il y a même un panneau ! »
Friche Manoir Industries polluée : finalement, ça intéresse...
Y’a pas à dire : ils savent bien ce qui se passe au 121, rue de Mazières, nos élus de la majorité. Les élus de l’opposition pas plus d’ailleurs. Ainsi, incredible but true : la Colette est la seule élue de l’opposition qui a bossé le sujet ?
Mais non, comedia, ça réveille l’opposition officielle qui n’avait rien trouvé à dire là-dessus. Joël Crotté y va d’un couplet : « Comme on peut installer des bureaux dans un tel lieu, en somme, on pourra choisir le cancer qu’on veut attraper. » – il semble ignorer que M.P.O. (ex DH Industries) emploie déjà une trentaine de personnes sur une partie du site. Jean-Pierre Saulnier, histoire de dire quelque chose, remarque que y’a beaucoup de VU le code de l’urbanisme... VU l’arrêté machin... VU l’arrêté truc... (y’en a 20 ! des "VU...") et que « on aimerait bien voir ».
Colette Cordat revient à la charge en émettant des doutes légitimes sur la façon dont est présenté le dossier à ce conseil municipal qui omet de dire que la plus grande partie est rachetée depuis un an par BRK (une entreprise spécialisée dans l’achat de friches). Où sont les garanties d’utilisation ? Cet acheteur BRK passe d’ailleurs des annonces pour revendre les lieux de stockage.
10 ans après... La Rempenne a eu le temps de charrier tout ça...
Des demis indemnisés à plein ?
Avenue Marcel Haegelen, y’a eu des travaux. Un bar-tabac trouve que son chiffre d’affaire en a souffert. Il a déposé une demande d’indemnisation de 8.655 €. La ville va donc payer la somme demandée, c’est à dire, plus de 3000 demis de bières. Santé !
Sympa, le mec
Hassen Chebili intervient : « ... un problème de pigeons qu’on a sur les quartiers. »
– Le Maire (un tantinet excédé) : « 30 secondes ! »
– Chebili : « Il n’y a pas de petite question. »
– Le Maire (onctueux) : « Si je ne veux pas vous donner la parole, je ne vous la donne pas. »
– Chebili : « Monsieur le maire, vous êtes sympa en fin de mandat. »
19h20
Hop, c’est plié, on se lève, on s’en va. Y’a eu aussi Jean-Michel Guérineau s’inquiétant de la baisse des dépenses d’armement, mouaih. Y’a au aussi une histoire de promenade en barque dans les marais, des promenades à condition de ne pas passer dans le coulant de son propre marais. Mouaih. Et on ne sait toujours pas : le soleil, merde de merde, mais c’est pour quand ?