Casting à Bourges...
Ah ! La campagne pour les municipales de Bourges 2014 a démarré cet été. Si l’on ne vous en a pas beaucoup parlé, c’est que pour l’instant, il n’y a pas tant de choses que cela à en dire. Bref, on en est au choix des têtes de listes. À droite, on tire à blanc. À gauche, la reine Félix s’est auto-couronnée. Bon, ce n’est pas parce qu’il n’y a rien à en dire qu’il n’y a pas de quoi en rire.
Alors qu’est-ce qui vous tenterait ? Un petit Ricard ou un petit verre de blanc ? Ah, je sens qu’à droite, on se tâte. Attention, le verre de Blanc, ce ne sera pas forcément un Sancerre. Peut-être plutôt un vendange tardive d’Alsace ou d’ailleurs ? Bon, vous l’aurez compris, même si je n’ai rien contre un petit jaune, ma préférence va aller largement au petit verre de Pascal Blanc. Ben oui, là, on sent un très très bon client. D’abord son nom qui va nous permettre quand même des tonnes de jeux de mots plus ou moins drôles. Et puis le personnage. Quand même, un maire-adjoint au travaux à Bourges en 2013 qui ose se présenter aux municipales en 2014, c’est plus que gonflé. Parce que s’il y a bien quelque chose qui a complètement foiré lors des mandats de Serge Lepeltier, ce sont bien les travaux. Pensez donc, à Avaricum, que l’on croyait être le symbole ultime de la débâcle, a succédé la maison de la Culture de Bourges transformée en ruine. Alors, le gars Pascal aura beau nous traiter de blancs-becs ne connaissant rien au(x) dossier(s), nous on monte tranquillement le dossier de Pascal Blanc. Il aura toujours la possibilité de dire que c’est pas lui, que c’est pas sa faute, que l’État, la mairie, les cocos, que sais-je encore, que tout ce petit monde était d’accord. Peut-être. Mais à droite, en théorie, on a la culture du résultat. Et le résultat, là, c’est une ruine. Bon, Pascal Blanc, il pourra aussi dire que finalement, le maire-adjoint aux travaux, il s’occupe plus des travaux de tous les jours que des grands chantiers. Ben là encore, c’est pas mieux. Les Berruyers ont vécu un véritable cauchemar à ce niveau. Non pas qu’il ne faille pas faire de travaux. Mais ce qui est bien dans une ville, c’est que les travaux soient maîtrisés en temps et en argent. Là, il se pourrait bien qu’il y ait eu beaucoup de loupés. Le responsable est-il coupable ? On a tout lieu de le penser. À moins qu’il soit irresponsable. Mais là, il vaut peut-être mieux qu’il ne soit pas maire alors... Mais bon, on sent quand même que le Blanc, il a le melon et qu’il va passer son temps à vanter son expérience et sa connaissance des dossiers. Mais vu le résultat, on serait tenté de lui conseiller de trouver une autre stratégie. Car pas sûr que ses "amis" lui fassent de cadeaux. Les Thomas-Richard, Tanton et autres Fenoll risquent plutôt de sortir les couteaux.
À gauche, l’e-reine Félix publie sur son blog, twitte, fait du porte à porte, anime des points rencontres. Bref, elle a mis ses bottes de campagne. Elle s’est auto-couronnée candidate à gauche appuyée par quelques militants PS. Elle est même partie avec un slogan qui sent le rassis/le roussis : « Bourges 2014, ça commence maintenant ». Bon, nous, on n’est pas expert en communication, mais on le sent pas trop ce slogan. Un peu comme si Pascal Blanc avait choisi « Bourges Forte ». Ou le candidat FN, "Plus blanc que Blanc". Non, cela manque un peu de nouveauté, d’imagination, d’ambition. Mais attendez, la nouveauté, l’imagination, l’ambition, ce ne serait pas exactement ce qui manquerait à la ville de Bourges ? Arf, nous on dit ça, mais on ne dit rien, hein ! Alors, si à droite on ne parle pas de projet, à gauche non plus. Quand on l’interroge sur le sujet, la reine Félix qui veut succéder à notre bon roi, part sur des généralités, des valeurs, des bons sentiments. Mais vous allez me dire, le PS, ce n’est pas toute la gauche. C’est vrai. D’ailleurs, nos amis cocos ne veulent pas entendre parler de têtes, couronnés ou non, ils veulent parler de projet justement. Et Jean-Michel Gérineau (qui a dit « qui c’est » ?) n’est pas loin de se fâcher tout rouge comme il se doit. Nous on se dit que ce serait pas mal que Gérineau ou Bedin se lancent dans la campagne des municipales à Bourges. Un rouge contre un Blanc, ça pourrait se boire...il manquerait plus qu’un vert au milieu de tout cela pour vivre une campagne très hydratante...bon d’autres diront soûlante, mais ce ne sont que des vieux grincheux.
Bon, alors, le casting de l’affiche des municipales 2014 à Bourges est loin d’être terminé mais on peut déjà vous proposer une affiche. En espérant que le scénario sera un peu plus haletant que ce que l’on pressent...
