Retraites : les fausses promesses du PS
On le sait : les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Les politiques peuvent tout dire, tout promettre avant les élections.Une fois élus, ils se renient, font l’inverse du programme pour lequel on a voté pour eux. Personne ne s’en offusque. C’est ça, la démocratie "avancée" parait-il.
Sarkozy avait promis de ne pas toucher à la retraite. On sait ce qu’il en est advenu. Je ne reviendrai pas sur toutes les trahisons du Président Hollande au regard des promesses du candidat Hollande. Actualité oblige, je me contenterai simplement pour l’heure de rappeler les engagements du PS qui défilait avec les salariés en 2010 pour "lutter" contre la réforme des retraites de Sarko. Deux engagements : maintien de la retraite à 60 ans et 41,5 annuités. Aujourd’hui, il est proposé 43 annuités pour les générations nées à partir de 1973, et qui ont déjà essuyé de plein fouet le chômage de masse et la précarisation généralisée du salariat. Il ne sera donc plus possible de partir à la retraite à 60 ans. Cela supposerait qu’on ait travaillé à partir de 17 ans, sans période précaire et sans chômage. En réalité, les jeunes entrant dans le monde du travail vers 23/24 ans en moyenne — voire beaucoup plus tardivement s’ils ont fait quelques études, ne pourront espérer être en retraite que vers 67 ans. Au mieux.
En clair, ils doivent dès aujourd’hui trouver un autre moyen pour financer leur retraite. Les gens aisés s’en sortiront. Pour les autres, c’est la misère programmée.
Depuis les réformes Balladur de 1993 [1], c’est tout le système de la retraite par répartition qui est attaqué, démonté petit bout par petit bout. C’est en réalité une seule et même réforme menée par la droite et par la gauche.
On défilera mardi 10 septembre en France. "Une" journée de grève dérisoire. Une de plus [2].
[1] Cf. un bon article de synthèse sur le site de Force Ouvrière : De contre réforme en contre réforme, les droits à la retraite amputés.
[2] Dans l’appel de l’intersyndicale, on notera l’absence logique de la CFDT. Du côté des organisations politiques, le PCF de Bourges axe pour l’instant sa communication sur les prix de l’accueil périscolaire et ne dit pas un mot de la réforme Ayrault. Le PS soutient … Seule Lutte Ouvrière appelle clairement à l’action par la voix de Colette Cordat. Défendre les retraites en 2013 : un combat d’extrémistes ! …
Impressionnant la déclaration de Harlem Désir relayée par le blog de la section PS de Mehun sur Yèvre. On songe à Orwell et à sa novlangue. Le ministère où l’on torture les gens s’appelle le ministère de l’Amour, etc. "Le Parti socialiste se réjouit d’une réforme équilibrée, dont les progrès ont été reconnus par la majorité des forces syndicales."
Quand je cherche un site éventuel qui recenserait les licenciements en cours, à venir, depuis le "nouveau" gouvernement, , les suppressions d’emplois, nationalement je ne trouve rien, à part les entreprises symboliques de licenciements, Air France, PSA, IBM etc....et les exemples symboliques d’individus qui se font licencier ou sont menacés de licenciements, et la fameuse "liste noire" des licenciements remis au Ministre de je sais plus quoi "Montebourg".
Sauf erreur de ma part, aucun site des syndicats ne recensent les licenciements et suppressions d’emploi en cours en France (privés, publics, petites boites, grosses boites, secteurs, par région, etc....)
Informatiquement, est-il possible de se créer un flux qui permettrait d’avoir une vision globale et précise de ce qui se passe en France réellement au niveau des licenciements, suppressions d’emplois ?
Une carte de france des licienciements en France existait, mais s’est arrêtée en 2012.
Les patrons i sont gentils puis honnêtes avec les salariés : même pas ils ont profité de l’ANI (enfin pas plus que d’habitude avant la légalisation de leurs pratiques). Tout va bien : pas de raz de marées de licenciements, 2 mois après la promulgation de l’ANI : les syndicats, les patrons, la Dirrecte s’entendent bien : le soleil, les arbres en feuilles, la démarche volontaire de la réussite d’une réforme juste sociale et équilibrée, le sourire jusqu’aux oreilles, il s’agissait juste d’une formalité à voir l’épaisseur du dossier (rose)
Le gouvernement songe à exclure le football de la taxe à 75%
Au PS, on sait où sont les vraies priorités, et pour qui la gauche doit faire des efforts.
Sinon, l’appel de l’intersyndicale ne demandait pas le retrait du projet de loi sur les retraites, à la différence de 2010. En effet, il se termine ainsi : "Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires appellent à une journée nationale d’action interprofessionnelle avec grèves et manifestations le 10 septembre 2013 pour ne pas laisser les propositions du MEDEF faire la loi et pour imposer d’autres choix au gouvernement." Il s’agissait de contester le projet, pas d’exiger son retrait. Nuance.
Mais bien sûr, les organisations se retrouveront la semaine prochaine pour décider de la suite à donner au mouvement ...
" élargir l’assiette de cotisations à l’épargne salariale (intéressement, participation, stock-option), intégration des primes dans le salaire des fonctionnaires. Cela représente 10 milliards d’euros pour les caisses de protection sociale."
Qu’est-ce que ça signifie au juste "élargir l’assiette de cotisation à l’épargne salariale (interessement, participation, stock option) ?
C’est Solidaires qui le dit dans la vidéo de la manif ci-dessous.
Est-ce que ça signifie ce que je crois comprendre ?
Les salariés de certaines entreprises ont "droit" à des participations, stocks options, interessements : c’est-à-dire qu’en fait, sur ce qu’ils ont produit, l’employeur leur reverse une petite partie de ce qu’ils ont produit : en fait, c’est une partie du salaire qui leur échappe, l’employeur ayant mis une partie de leur salaire dans l’actionnariat qui ne rapporte pas aux salariés mais aux actionnaires et aux boites qui font de la finance.
Donc en fait, si je comprends correctement, Solidaires (comme la cour des Comptes et les autres syndicats et le gouvernement , non ? ) "propose" que les salariés cotisent sur la partie du salaire qui leur a échappé et a engraissé et l’employeur, les actionnaires et les boites à actions ? Ou est-ce que je comprends très mal ? voire rien.
Enfin, c’est quand même très étrange de mélanger : intéressement, participation et stock option. Les stocks options ce sont les employeurs eux-memes qui en bénéficient. Mais pas les salariés employés. L’interessement, la participation, si. Certes, les employés se font empapaouter avec ce système. Je présume que les smicards des entreprises payant avec ces systèmes ont des interessements, des participations. Donc en fait Solidaires souscrit au fait que ces employés doivent cotiser sur ces participations, interessements, non ? En fait, Solidaires demande à la fois aux détenteurs de stocks options et aux salariés à qui on augmente pas le salaire mais à qui on impose l’interessement, la participation annoncées comme une augmentation de salaires (à la performance), de cotiser plus sur ces interessements et participations. Donc en fait, Solidaires en demandent aux salariés et pas au Medef et actionnaires, non ? sauf sur les stock options. Mais ils mettent tout le monde dans le même panier, non ? comme si l’employeur et le salarié étaient égaux devant la participation, l’interessement, les stocks options, non ? Me fourvois-je ????
Théoriquement pendant 5 ans, les salariés ne peuvent pas toucher à ces interessements, participations.
(fruit de leur travail). L’Etat, dans sa grande bonté leur a donné le droit cette année de débloquer cet argent sous certaines conditions en l’absence d’augmentation de salaires. ( Enfin, ceci nééclaire pas du tout sur la position de Solidaires (et les autres) sur ces capitalisations imposées aux salariés d’entreprises pratiquant ces systèmes de rémunérations Je ne suis pas certaine que les salariés qui "bénéficient" de ces systèmes soient plein aux as. Je présume très fort que ce sont les smicards qui "bénéficient" de cette "épargne salariale". Ils ne sont en rien responsables de ces fonctionnements patronaux. Je ne comprends pas pourquoi Solidaires considèrent cette partie de rémunération comme un salaire qui échapperait jusque là aux cotisations. C’est au contraire un non-salaire. C’est la partie épargnée par l’employeur qui lui évite d’augmenter les salaires et delui permet de faire du bénéfice. Je suis sidérée par la position de Solidaires si je l’ai bien comprise. Une fois de plus. )
"Pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages, l’Etat permet aux salariés de débloquer la participation et l’intéressement net d’impôt en 2013. (1/07/2013)
A compter du 1er juillet et jusqu’au 31 décembre 2013, les salariés peuvent en application de la loi (n°2013-561) du 28 juin 2013, débloquer leur épargne salariale net d’impôt (hors CSG et CRDS), sans à avoir à justifier de la survenance d’un des évènements admis pour le déblocage anticipé.
Cette réforme est issue d’une proposition de loi des députés Le Roux, Eckert et Lemorton permettant aux salariés bénéficiant de dispositifs de participation et d’intéressement, de débloquer de manière exceptionnelle en 2013 leur épargne, sans avoir à payer d’impôt sur le revenu dessus.
Les droits à participation des salariés aux résultats de l’entreprise, lorsqu’ils sont investis en compte courant bloqué ou sur un plan d’épargne salariale (PEE, PEI) ainsi que l’intéressement lorsqu’il est placé sur un tel plan, sont normalement indisponibles pendant 5 ans. Traditionnellement, l’épargne salariale et l’intéressement ne peuvent être débloqués par les salariés avant cette échéance que s’ils justifient d’un évènement particulier dans leur vie personnelle (comme le divorce, le mariage, la naissance d’un enfant, etc.).
En raison de la perte du pouvoir d’achat des français et de ses conséquences sur la consommation, le texte crée une nouvelle condition de déblocage exceptionnel des sommes, entre le 1er juillet et le 31 décembre 2013. Les sommes doivent cependant être uniquement débloquées "pour financer l’achat d’un ou plusieurs biens ou la fourniture d’une ou plusieurs prestations de services".
En cas d’usage de la possibilité de déblocage, le salarié doit donc tenir à la disposition de l’administration fiscale les pièces justificatives attestant de l’usage des sommes débloquées et des montants payés (ex : facture d’achat d’une voiture).
Les salariés peuvent ainsi disposer de tout ou partie des avoirs bloqués dans l’un de ces dispositifs d’épargne salariale, à l’exception de ceux qui sont placés dans un plan d’épargne retraite collectif (PERCO) et de ceux investis dans les fonds solidaires.
Les sommes ainsi débloquées, y compris les intérêts, bénéficient d’une exonération d’imposition sur le revenu, sous réserve de la CSG et de la CRDS sur les intérêts.
Afin de ne pas fragiliser la trésorerie ou les fonds propres des entreprises, le déblocage de la participation gérée en compte courant bloqué, ou de la participation et de l’intéressement investis en titres de l’entreprise dans le cadre d’un plan d’épargne salariale, est subordonné à un accord collectif ou à l’accord du chef d’entreprise, selon les cas.
Quant au montant des sommes débloquées dans le cadre de ce dispositif, il est limité globalement à 20.000 euros par bénéficiaire, en une seule fois.
Les employeurs concernés ont jusqu’à la fin août 2013, pour informer les salariés de cette faculté, lesquels n’auront que jusqu’à la fin de l’année pour déposer leur demande de déblocage."
Quant aux stocks options, j’ignorais que les patrons du cac 40 étaient des salariés comme les autres. Et ces mecs là touchent la retraite par répartition ? ils ont un bulletin de salaire ? non, pas possible. J’y crois pas.
Ca ne leur est pas interdit de toucher la retraite par répartition ? de toucher une retraite tout court ? comment elle est calculée pour eux la retraite ?
2001 : Loi Fabius sur l’Epargne salariale.....
Et maintenant les syndicats "pleurent" pour qu’une partie de cette épargne rentre dans l’assiette de cotisation....
ah ah ah.
"Aujourd’hui FO, historiquement et juridiquement la CGTFO, est le seul syndicat français libre et indépendant à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis et, de façon générale, de toute influence extérieure au syndicat" : la preuve
Quant à l’intégration des primes dans le salaire des fonctionnaires, triste de nous aussi : "Je vous écris du bureau No8 La grande trouille" paru dans Article 11.
pardon, c’était Eulalie
Dans le libé de ce jour, oui ,il st dit que les syndicats ne demandent pas le retrait.
Dans le Berry de ce jour, si, il est dit que les syndicats défilant sur Bourges hier demandent, je cite "le retrait pur et dur".
Concernant les stocks options, je viens de lire dans une revue qui s’apelle " Social truc" que les stocks option sont de l’épargne salariale et que ça s’adresse à des salariés, oui des salariés.... et aux dirigeants.
Des salariés....les stocks options c’est pour les salariés..... dans une revue sociale....les stocks options.
J’ai du mal, beaucoup de mal. C’est réglementé (ou presque) et ça ne parle que de plue-value de cession, d’acquisation de rabais d’achat, de souscription d’achats, etc.... Faut s’entrainer à comprendre pour s’assurer not’retraite. Va falloir acheter des actions. Ceci dit, dans l’épargne salariale, y’a aussi des actions gratuites. C’est chic.
Dans le Berry de ce jour, si, il est dit que les syndicats défilant sur Bourges hier demandent, je cite "le retrait pur et dur".
Eux le demandent peut-être, mais pas leurs chefs ... Voilà en intégralité le texte publié par l’intersyndicale. Si quelqu’un voit le mot "retrait", qu’il le dise :
Communiqué du 8 juillet 2013 - Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires se sont réunies aujourd’hui sur les questions des retraites, de l’emploi, des salaires, de l’avenir des services publics.
Après la Conférence sociale et les concertations de l’été, le Gouvernement attend le mois de septembre pour donner les grandes mesures qu’il compte prendre.
Ses premières déclarations inquiètent les salariés, les retraités et les demandeurs d’emploi d’autant que le calendrier imposé est très resserré.
Les organisations syndicales ont déjà largement fait part de leur analyse sur le rapport Moreau et des mesures qu’elles ne sauraient accepter : tout allongement de la durée de cotisation, l’opposition public/privé, la sous-indexation des pensions et des salaires portés aux comptes.
Pérenniser le système solidaire de retraite par répartition nécessite de réparer les injustices dues aux précédentes réformes. Il faut sortir des logiques qui ont diminué le niveau des pensions et créé des inégalités notamment entre les femmes et les hommes.
L’allongement de la durée de cotisation, déjà engagé, fixe des conditions inaccessibles aux plus jeunes dont la durée d’étude, de formation, de recherche d’emploi est allongée par rapport aux générations antérieures.
Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois. Il est urgent d’augmenter l’ensemble des salaires, du privé comme du public, ce qui impose d’en finir avec le gel du point d’indice et de revaloriser réellement le SMIC.
Il est nécessaire de redonner confiance aux salariés, particulièrement aux jeunes générations dans le système de retraite solidaire.
Pour changer de cap et faire face à la situation, il faut rompre avec les politiques d’austérité.
Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires appellent à une journée nationale d’action interprofessionnelle avec grèves et manifestations le 10 septembre 2013 pour ne pas laisser les propositions du MEDEF faire la loi et pour imposer d’autres choix au gouvernement.
Montreuil, le 8 juillet 2013
oui oui, et dans le Monde de ce jour je crois, il y a grand article sur Lepaon qui modère son oppostion à la "réforme" ou un truc qui veut dire la même chose....
bref, comme d’hab.
oui, faut croire qu’à la base des syndicats, ils demandent le retrait. En tous cas, dans le Cher.
Ailleurs, j’en sais rien.
Jean-Marc Germain, député des Hauts-de-Seine et secrétaire national au travail et à l’emploi du PS a tout compris sur la souffrance au travail et les suicides. Nous voilà donc rassurés par le secrétaire national au travail et à l’emploi qui s’est renseigné :
" Tous les sociologues du travail ont montré que plus on réduit l’autonomie, plus on automatise les tâches, plus on crée de la souffrance. On crée de l’inefficacité, c’est-à-dire que c’est de la fausse compétitivité. La vraie compétitivité, c’est la coopération des salariés dans l’entreprise et c’est la coopération des entreprises pour un système économique qui fonctionne."
Pour conclure, le député prône simplement l’attention aux autres :
Les autres, dans son travail, ce sont les collègues, c’est l’attention des cadres aux salariés comme des personnes et des personnes qu’on peut aider, qu’on peut accompagner, auxquelles on est attentif dans la vie de tous les jours."
C’est faux. Les ouvriers à la chaîne ne se suicidaient pas malgré l’automatisation de leur métiers (que je ne défends pas, bien sûr).
Alors pourquoi maintenant se suicide" t-on" au travail ou chez soi à cause du travail ?
D’autre part, il est faux également "que ça créé de l’inefficacité" : bien au contraire, le management a depuis très longtemps compris que ça créé l’éfficacité qu’il recherche : la compétitivité. (baisse des salaires par l’évaluation individuelle et collective de la performance - primes, etc...- , suppression d’emplois, précarité, corvéabilité, etc.....)
Qu’est-ce que "la vraie compétitivité, la coopération des salariés dans l’entreprise et la coopération des entreprises pour un système économique qui fonctionne" sous un gouvernement de gauche (et de droite) ? c’est la présence et coopération des syndicats dans les entreprises (et le service public), leurs cogestions de l’efficacité du managementé (chomages, retraites pour pauvres et retraites pour classes sup, précarité, baisses des salaires, individualisation des salaires, esclavage moderne, accidents de travail (mortels ou pas, ou mortels plus tard) souffrance, suicides, maladies) co-gestion des profits des "patrons du cac 40", du medef " pour un système économique qui fonctionne" : le capitalisme, le vrai.
Et qu’est-ce que l’attention aux autres, aux collègues, par les cadres, etc.... ? c’est la servilité quotidienne surveillée, contrôlée , évaluée, supposée consentie, des uns sur les autres. C’est la pression , la mise à l’écart, le licenciement, le harcèlement de celui ou celle qui émet une opposition (avec ou sans la bénédiction des syndicats), c’est la récupération détournée de l’opposition dans le "cercle qualité" , etc.... C’est aussi une façon de dire " démerdez-vous entre vous, la souffrance au travail, les suicides, on s’en fout. Pas un rond, vous n’aurez pas un rond de plus dans les CHSCT, la médecine préventive etc....De préférence, ayez l’obligeance de vous suicider chez vous, dans la mesure où seul le suicide sur le lieu de travail donne lieu à enquête sur la responsabilité ou non de l’employeur ; il n’existe pas de chiffres nationaux sur les suicides du travail et cette petite entourloupe nous permet ainsi de continuer à ne pas trop prendre ça au sérieux : il y a de vrais suicides du travail et des faux, comprenez-vous, tout simplement".
L’intégralité de la communication du PS et JM Germain, le 11 septembre 2012 (peu de temps avant l’ANI) sur la souffrance et les "suicides au travail" :
Jean-Marc Germain, député des Hauts-de-Seine et secrétaire national au travail et à l’emploi du PS, était l’invité lundi soir de RFI. A l’occasion de la journée mondiale de prévention du suicide organisée par l’OMS, le député a été invité à s’exprimer sur la question du suicide dans l’entreprise.
>> Réécouter l’émission
Jean-Marc Germain pose un diagnostic clair sur la situation des salariés au travail aujourd’hui :
Le système dans lequel on est marche à l’envers, notamment la finance qui a pris le pas sur l’économie, la tyrannie du court terme... Tout ça a eu des conséquences très fortes dans les entreprises qui font qu’il y a une perte du sens du travail pour les salariés.
Le député est ensuite revenu sur les réflexions visant à améliorer les conditions au travail lors de la campagne de François Hollande :
On a eu des réflexions pour voir comment améliorer notamment l’indépendance de la médecine du travail, les commissions d’hygiène et de sécurité qui doivent avoir des budgets, qui doivent avoir davantage de moyens.
Pour Jean-Marc Germain, le problème fondamental se situe dans la perte de sens pour les salariés et l’individualisation du travail :
Chacun est sur son poste de travail, avec des exigences de rentabilité et quand on n’y parvient pas, on se sent en échec
Puis de pointer aussi le manque de confiance des managers et le manque de formation, pour atteindre uniquement des objectifs de rentabilité élevée. Avant d’en évoquer la conséquence :
Tous les sociologues du travail ont montré que plus on réduit l’autonomie, plus on automatise les tâches, plus on crée de la souffrance. On crée de l’inefficacité, c’est-à-dire que c’est de la fausse compétitivité. La vraie compétitivité, c’est la coopération des salariés dans l’entreprise et c’est la coopération des entreprises pour un système économique qui fonctionne.
Pour conclure, le député prône simplement l’attention aux autres :
Les autres, dans son travail, ce sont les collègues, c’est l’attention des cadres aux salariés comme des personnes et des personnes qu’on peut aider, qu’on peut accompagner, auxquelles on est attentif dans la vie de tous les jours.
et bien sûr, javais "oublié" dans les raisons de la souffrance au et du travail (donc ailleurs que sur le lieu de travail, puisque la souffrance ne disparait pas comme par magie dès qu’on quitte son poste) : le temps de travail. Les 35h si peut-être elles ont eu un effet postif à un moment donné sur les conditions le travail des salariés ( à condition qu’elles ne soient pas flexibles, et elles le sont car annualisées, donc c’est le salarié qui se retrouve flexible, les 35h en elles-mêmes n’ont pas trop mal, ça va,) , elles ne les ont plus. Nous faisons tous bien plus que 35h par semaine, comme les enfants qui vont en accueil..... J’avais calculé qu’ils faisaient 52 heures, de mémoire. Et tout ça, pour quoi ? ( hormis les précaires avec des CDD ou CDI intermittents..... , mais ils travaillent eux aussi beaucoup plus que ce que leurs contrats, conventions coll s’il y en a, etc.... préconisent).
Nous menons tous des vies de cons, vraiment. Et il semblerait que nous nous en rendions à peine compte (sous toutes réserves). Peut-être que les ouvriers à la chaine (dans des conditions très difficiles et qui ne se suicidaient pas pour autant) étaient beaucoup moins cons que nous : ils se battaient pour améliorer leurs conditions de travail et de vie. Pas nous. L’instruction ne fait tout. Le niveau d’instruction est elevé en France, et pourtant, rien ou pas grand chose. ne se passe. A quoi ça sert d’avoir accumulé autant de connaissances pour n’être pas libres sans dictature, en plus. C’est effrayant.
Vous connaissez le mug du PS "What would Jaurès do " ?
"UMP-FN ça suffit " "Retraites : une réforme de progrès social pour défendre le système par répartition"
– "Une réforme responsable, juste, équilibrée et structurelle" etc....
Adhérez au PS, comme s’y prendre.
Toujours dans l’idée de progrès, de justice, d’équilibre, de what would Jaurès do en mug :
harmonisation du smic en europe
Pour continuer dans le progrès, la justice, la protection sociale des salariés, l’amélioration , la sécurisation, de l’emploi en leur faveur le 14 juin 2013 l’ANI était voté en loi :
(une journée de manif en mars 2013 ; et un Filoche combattant qui fait le tour de la France pour expliquer l’ANI mais qui aime toujours Hollande et qui croit (?) que Sapin et compagnie se son fait berner par le medef)
Interressant ce qu’on appprend à des élèves de 1ere STMG sur le smic : quasiment que des conneries. Une vision version Medef, gouvernements. Le résultat de leur petite enquête est également interessant. C’est bien dès l’école de la République qu’on est formatés à croire qu’on côute cher à l’Etat et aux employeurs, que c’est nous qui leur devons quelque chose. Tout juste s’il ne faut pas s’excuser d’exister : l’origine du smic serait faite pour qu’on nous octroie par bonté le droit de participer à la consommation et au PIB. L’origine du SMIC c’est pour pas qu’il nous paye en dessous, c’est tout, sinon, ils ne se gêneraient pas. D’ailleurs, il est également irréaliste de croire que tous les métiers sont forcément payés au smic. Tout étant dans le rapport temps de travail/quantité abattue : on peut très bien travailler 2h en 1h.
Et ça fait belle lurette qu’au smic on ne peut plus épargner..... si un jour ça a été possible (?).
L’expression "coup de pouce" du gouvernement et des médias est également interessante : ce n’est pas un coup de pouce, c’est un doigt.
"Tout étant dans le rapport temps de travail/quantité abattue : on peut très bien travailler 2h en 1h."
et 1 personne pour 5 personnes.
Le gouvernement et les médias annoncent qu’ils vont augmenter la moitié des fonctionnaires avant les municipales : il s’agit des catégories C de la Fonction Publique (Etat, territoriale, hospitalière) : c’est à dire les smicards de la FP. Il est interessant de constater que la FP tourne pour moitié avec des smicards (pour ceux qui sont titulaires, car énormément de précaires sous toutes formes de contrats divers et variés.... rien à envier au privé).
Dans la réalité, Il ne s’agit pas d’une augmentation, et même pas d’un rattrapage. Des théoriciens (sociologues) de gauche (voire extrême gauche) tel que B. Friot voudrait que le système FP soit appliqué à tous les salariés partant du principe que les fonctionnaires sont payés selon leur qualification et non selon leurs diplomes ou emploi, ce qui pour lui est un système juste. Ce n’est pas faux. Mais j’ignore si B. Friot qui est enseignant-chercheur émérite a conscience que la FP tourne pour moitié avec des smicards : on estime donc que les catégories C sont payés à hauteur de leur qualification : c’est en fin de carrière qu’un catégorie C peut carresser l’espoir de gagner 1500 euros net.
L’augmentation des catégories C est déjà annoncées comme une charge supplémentaires pour les collectivités territoriales..... Or, c’est là, c’est dans les collectivités territoriales, que les C représentent 44 pour cent des fonctionnaires de la FP territoritoriale. (l’ Etat ayant préféré fonctionner avec une majorité de petits cadres et cadres sup : les C représentent 22 pour cent). Dans la FP Hospitalière, idem, 44 pour cent de C.
Bref, les patrons vont râler en janvier 2014 à cause de cette ignoble augmentation du SMIC qui les entraine au bord du gouffre (0,3 pour cent comme l’an dernier ? 1 seule fois dans l’année ? ) et les collectivités territoriales parce que les C vont toucher on ne sait d’ailleurs pas précisément combien encore "en plus".
Déjà,François Sauvadet, celui-là même qui a pondu la "réforme" de la titularisation "des précaires" sous l’UMP, s’insurge. Qu’il se rassure, c’est une fois tous les 50 ans environ que les C sont "revalorisés" en dehors de l’augmentation ou pas du smic (en fait, si des réajustements plutôt incompréhensibles par le quidam n’étaient pas fait, ils seraient payés en dessous du smic :-) D’ailleurs, des fonctionnaires C sont payés en dessous du smic : en effet, il y avait urgence à faire un "coup de pouce", car là aussi c’est l’expression gouvernementale) . Rien à craindre pour les dépenses de l’Etat, des collec terr., et la FP Hospitalière. Ils ne coutent pas trop cher au cout du travail. Ils donnent, même.
Peut-être en effet ne peut-on pas en dire autant de tous les fonctionnaires.
Un témoignage d’une catégorie C qui va bientôt partir en retraite :
Pardon, en lien "le salariat c’est la classe révolutionnaire en train de se construire" : de Bernard Friot.
Bon, en France, elle est très discrète, surtout dans la FP et chez les cadres, cadres sup, etc.... du privé. Dans les syndicats également. On la croise de temps en temps, et ça fait un choc : ah bon ? vous étiez encore là ? je ne savais pas. Et sinon, ça va ? vous tenez le coup ? parce que dis don hein....pfff, ouh là là..... " C’est un fantôme.
Ce que raconte B. Friot, je crois que je ne l’ai jamais lu dans aucun tract contre la réforme des retraites (celle d’hier ou d’aujourd’hui) . En même temps, vu la cacophonie des syndicats, difficile de s’y retrouver. En tous cas, je découvre ce monsieur, et ma foi, ça faisiatt longtemps que je n’avais pas lu la "proposition" d’un système économique ne faisant pas appel au capital et affirmant le pouvoir des salariés et de ce qui existe. Vraiment anticapitaliste. C’est presque réjouissant. Et c’est très clair, très compréhensible. Il explique aussi très bien les réformes et le fonctionnement du capital. Tout à coup, presque tout devient limpide.
par contre, je ne comprends pas où c’est en train de se construire.
"Lecture politique d’une fiche de paye" : par l’excellent Pavé. Extrait de Inculture(s) 5, une autre histoire du travail et de la protection sociale.
prochaine "réforme"-une manif : l’Unedic.
On trouve l’intégrale, version DVD (qualité) , sur le site du Pavé (en bas de page).
A visionner avec un bon petit thé dans un mug.
Entièrement d accord avec vous