Rue Diderot, à Bourges : l’encyclopédie de l’absurde

mardi 12 novembre 2013 à 17:51, par Cyrano

Voici une photo. This is le haut de la rue Diderot (depuis le rond-point des aviateurs). Sens Interdit, OK, OK... Vu le paquet de panneaux, si on ne voyait pas...

Rue Diderot, à Bourges : l'encyclopédie de l'absurde

Alors, passons par l’autre bout d’la rue, depuis la rue Jean-Jacques Rousseau. Voici donc, quelques minutes plus tard une photo. This is la rue Diderot (depuis la rue Jean-Jacques Rousseau).

Sens Interdit aussi ?! Ah ça ?!... On se croirait dans un gag vintage de Raymond Devos, piégé dans un giratoire sans sorties – mais là, c’est la rue sans entrées.

Faisons une expérience, continuons notre route, nous voici rue Barbès, on veut aller rue Diderot, vers le milieu... Beautifully simple.

En venant de la rue Barbès, on prend la rue Blanqui. Arrivé au bout de cette rue, ah ? bin, zut alors, virage à gauche interdit ?! Bon on tourne à droite, bête et discipliné, et on laisse quasiment toute la rue Diderot dans notre dos.
On roule 50 mètres, on arrive rue Jean-Jacques Rousseau, on va prendre à gauche ? Ah Non, faut pas ! ah ? bin merde alors, virage à gauche interdit la aussi ?!!

Alors, on prend la rue Jean-Jacques Rousseau sur la droite, on repart direction pont d’Auron, alors qu’on vient de la rue Barbès.
Ah, une rue, là, à droite ? ah non, c’est vrai, c’est rue de La Fontaine, ça fait longtemps qu’elle est en sens unique, elle,– donc, allons plus loin.
Mais ? ah ? bin, c’est quoi ce bordel ?! Nous voici revenus début rue Barbès...

Quel sont les ânes batés qui ont concocté ça ? Pourrait-on avoir des noms ? Et dire que Fenoll-Tanton-Blanc voudraient garder la mairie – y’a qu’à voir quels mariolles de la circulation ils sont. Evidemment, plus facile de poser un panneau Sens Interdit que régler un problème de trajet de bus en concertation avec les usagers concernés.

Alors, pff, ça donne envie de rouler tout le long de la rue Diderot, pour voir les raisons de ce sens unique. Ah... pas possible de se faire la rue Diderot tout son long : y’en en une partie qu’est en sens unique dans un sens, une partie dans l’autre sens, avec des feux tricolores devenus uniquement décoratifs (ça explique le sens-interdit à chaque bout).

Il suffit de voir les photo pour se rendre compte que c’est vital, là, bien sûr, le sens unique : aussi large qu’une avenue quelconque de Bourges – on se rend compte en même temps que c’est un tantinet pourri, mais ça, c’est la ville selon Lepeltier-Tanton-Fenoll-Blanc : du tape à l’œil pour quelques avenues, et ailleurs, des rues dégradées, sans entretien.

Alors, qui qu’a eu cette idée ? Alors, qui donc qui vit rue Diderot et qui voudrait que les voitures ne roulent que dans le sens qui l’arrange pour sortir de son garage ? Ou alors, une lubie des têtes pensantes municipales ? C’est ce genre d’innovation qu’on va avoir avec les candidats Fenoll ou Blanc si ils avaient le poste de Vizir de Bourges ? Mazette, ça impressionne : c’est Bourges de l’an 2100 en gestation.

Par contre, c’est efficace les sens interdits à chaque bout !... Lundi 11 novembre, après-midi : pas de voitures, pas de vélos, pas de piétons. Ça ne justifie pas une Mercédès chicos garée en mufle sur le passage piétons.


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commentaires
Rue Diderot, à Bourges : l’encyclopédie de l’absurde - Chrysippe - 14 novembre 2013 à 09:06

À titre d’information : il s’agit d’un essai de sens unique dans la rue Diderot, inversé dans les deux parties de la rue. L’essai se déroule dans un sens pendant trois semaines puis dans l’autre sens ; il se termine prochainement et une conclusion en sera tirée en vue de définir un sens de circulation dans cette rue dont la fréquentation s’est accrue nettement depuis les travaux avenue Marcel Haegelen.

Cet essai est la réponse des services municipaux à une demande des riverains qui voient des des véhicules roulant à bien plus de 50 km/h dévaler ou monter cette rue prioritaire et sans obstacles, de fait plus rapide que la nouvelle avenue Marcel Haegelen "requalifiée" dans laquelle il faut faire du slalom et attendre derrière les bus. D’autres solutions ont été évoquées, ralentisseurs, radars, staionnement en épis mais le sens unique est la plus facile à mettre en oeuvre et la moins onéreuse. Il n’y a donc là rien d’absurde.


Rue Diderot, à Bourges : l’encyclopédie de l’absurde - Cyrano - 15 novembre 2013 à  11:01

« Rien d’absurde  », non, bien sûr. C’est tout ce qu’il y a de logique, j’aurais du y penser : une continuité toute logique ! Avec le stupide et mirifique rond-point de l’aéroport, bien sûr ! Avec une avenue Marcel Haegelen transformée pour conducteur ivre, évidemment ! Avec des pistes cyclables si ridicules qu’elles sont célèbres nationalement, tout s’éclaire ! Avec une avenue de Saint-Amand si pourrave lorsque on la descend, ça tombe sous le sens !

Bien sûr, évidemment, tout s’éclaire, ça tombe sous le sens : la rue Diderot n’est pas plus, pas moins absurde que tout ça. C’est dans la logique de la ville selon Lepeltier-Fenoll-Blanc : on fait d’abord, on refait ensuite, tant pis si c’est crétin - c’est pas leurs sous. Action puis réflexion ! V’lan, à coups de pioche dans la Maison de la Culture. Ensuite, à coups de pelles pour en refaire une.

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Rue Diderot, à Bourges : l’encyclopédie de l’absurde - suzette - 15 novembre 2013 à  12:33

Bien la réponse monsieur cyrano.Je suis tout à fait d’accord avec vous .JAIME BIEN L ’AGITATEUR agité sa me plait et vous avez raison .

Répondre à ce message #39343 | Répond au message #39341
Rue Diderot, à Bourges : l’encyclopédie de l’absurde - Philippe Malidor - 13 novembre 2013 à 10:06

Il y a eu aussi des piquets en plastique placés rue Mérot, dont certains ont dûs être retirés le lendemain, tellement ils étaient absurdes.
Parlons aussi des "sens interdits" autorisés aux vélos. Par exemple rue Geoffroy Tory : vous n’avez qu’à essayer : impossible de ne pas se retrouver coincé avec une voiture arrivant en face. Et je ne parle pas des pavés non joints qui rendent obligatoire le VTT, dans toute la vieille ville).
Essayez aussi (j’en avais parlé à une adjointe) de descendre le virage de la rue Fulton sans vous faire écraser par une voiture montant en sens inverse, et qui ignore d’autant plus votre venue que la "piste cyclable" n’est pas peinte (sauf si ça a été rectifié depuis).
Rue de Sarrebourg, à titre d’exemple, le cycliste doit se farcir 19 rebouchages de tranchées mal faits (comme d’hab) en 300m environ.
Et les haricots (ex : av. Ernest Renan), c’est mortifère pour les cyclistes puisque certains automobilistes essayent de passer en force au risque de vous coincer.
Il faudrait (et je suis sérieux) payer quelqu’un à la future municipalité pour faire du vélo régulièrement dans toutes les rues de Bourges et signaler tout ce qui ne va pas. ça vaut un plein-temps. L’Agitateur peut transmettre mes remarques et mes propositions aux candidat(e)s.


Rue Diderot, à Bourges : l’encyclopédie de l’absurde - 13 novembre 2013 à  11:49

Il faudrait (et je suis sérieux) payer quelqu’un à la future municipalité pour faire du vélo régulièrement dans toutes les rues de Bourges et signaler tout ce qui ne va pas. ça vaut un plein-temps.

Ou bien simplement mettre en place des procédures qui fassent remonter les remarques et les voeux des citoyens-usagers. Cela s’appelle la démocratie de proximité. Lepeltier s’y était engagé. Là aussi, et comme sur nombre d’autres dossiers (TGV, MCB, etc.), le bilan est catastrophique. D’ailleurs, il se garde bien de communiquer là-dessus, tellement il y a loin de la coupe des promesses aux lèvres d’un commencement de début de réalisation ...

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