Rue Diderot, à Bourges : l’encyclopédie de l’absurde
Voici une photo. This is le haut de la rue Diderot (depuis le rond-point des aviateurs). Sens Interdit, OK, OK... Vu le paquet de panneaux, si on ne voyait pas...
Alors, passons par l’autre bout d’la rue, depuis la rue Jean-Jacques Rousseau. Voici donc, quelques minutes plus tard une photo. This is la rue Diderot (depuis la rue Jean-Jacques Rousseau).
Sens Interdit aussi ?! Ah ça ?!... On se croirait dans un gag vintage de Raymond Devos, piégé dans un giratoire sans sorties – mais là, c’est la rue sans entrées.
Faisons une expérience, continuons notre route, nous voici rue Barbès, on veut aller rue Diderot, vers le milieu... Beautifully simple.
En venant de la rue Barbès, on prend la rue Blanqui. Arrivé au bout de cette rue, ah ? bin, zut alors, virage à gauche interdit ?! Bon on tourne à droite, bête et discipliné, et on laisse quasiment toute la rue Diderot dans notre dos.
On roule 50 mètres, on arrive rue Jean-Jacques Rousseau, on va prendre à gauche ? Ah Non, faut pas ! ah ? bin merde alors, virage à gauche interdit la aussi ?!!
Alors, on prend la rue Jean-Jacques Rousseau sur la droite, on repart direction pont d’Auron, alors qu’on vient de la rue Barbès.
Ah, une rue, là, à droite ? ah non, c’est vrai, c’est rue de La Fontaine, ça fait longtemps qu’elle est en sens unique, elle,– donc, allons plus loin.
Mais ? ah ? bin, c’est quoi ce bordel ?! Nous voici revenus début rue Barbès...
Quel sont les ânes batés qui ont concocté ça ? Pourrait-on avoir des noms ? Et dire que Fenoll-Tanton-Blanc voudraient garder la mairie – y’a qu’à voir quels mariolles de la circulation ils sont. Evidemment, plus facile de poser un panneau Sens Interdit que régler un problème de trajet de bus en concertation avec les usagers concernés.
Alors, pff, ça donne envie de rouler tout le long de la rue Diderot, pour voir les raisons de ce sens unique. Ah... pas possible de se faire la rue Diderot tout son long : y’en en une partie qu’est en sens unique dans un sens, une partie dans l’autre sens, avec des feux tricolores devenus uniquement décoratifs (ça explique le sens-interdit à chaque bout).
Il suffit de voir les photo pour se rendre compte que c’est vital, là, bien sûr, le sens unique : aussi large qu’une avenue quelconque de Bourges – on se rend compte en même temps que c’est un tantinet pourri, mais ça, c’est la ville selon Lepeltier-Tanton-Fenoll-Blanc : du tape à l’œil pour quelques avenues, et ailleurs, des rues dégradées, sans entretien.
Alors, qui qu’a eu cette idée ? Alors, qui donc qui vit rue Diderot et qui voudrait que les voitures ne roulent que dans le sens qui l’arrange pour sortir de son garage ? Ou alors, une lubie des têtes pensantes municipales ? C’est ce genre d’innovation qu’on va avoir avec les candidats Fenoll ou Blanc si ils avaient le poste de Vizir de Bourges ? Mazette, ça impressionne : c’est Bourges de l’an 2100 en gestation.
Par contre, c’est efficace les sens interdits à chaque bout !... Lundi 11 novembre, après-midi : pas de voitures, pas de vélos, pas de piétons. Ça ne justifie pas une Mercédès chicos garée en mufle sur le passage piétons.