Le Mairie Républicain
Dimanche 9 novembre 2014, Philippe Noireaux, directeur et rédacteur en chef du Berry Républicain publiait un billet titré « les fossoyeurs ». Il y expose son avis sur les manifestations qui ont eu lieu à Séraucourt à Bourges contre l’abattage de 82 arbres et la démolition du skatepark. M. Noireaux a bien le droit de s’exprimer et donner son avis. Enfin, est-ce tout à fait son avis ? En effet, hasard ou coïncidence, l’avis de Philippe Noireaux correspond exactement à celui de Pascal Blanc, maire de Bourges. Mépris compris.
Et il n’y va pas avec le dos de la cuillère. Le rédacteur en chef du Berry Républicain parle des manifestants comme « une joyeuse cohorte d’opposants professionnels, de contestataires chroniques, de grincheux passéistes, d’opportunistes politiques et de suiveurs en mal de causes à défendre ». Eh bé ! Il est bien rare de trouver de telles prises de position dans le BR. Bien sûr, Philippe Noireaux ne cite personne. Quoique, un peu plus loin, il parle d’un « combat-d’arrière garde mené par des soi-disant "amis" de la Maison de la Culture alliés à des politiques qui, battus dans les urnes tentent un ultime (?) baroud pour faire capoter le projet qui ne leur convient pas et/ou déstabiliser un maire déjà en mauvaise posture ». Là, quelques-uns ne peuvent que se sentir visés. Globalement, M. Noireaux fait un appel à l’union sacrée pour la Maison de la Culture. Au diable les arbres, le bûcheron en chef a parlé. On fera juste remarquer à M. Noireaux que son journal a régulièrement fait part de protestations de citoyens lorsqu’il s’agit d’abattre des arbres à Bourges. Ce n’est pas nouveau. Et ça fait du papier...bref, ça tue les arbres [1]. La boucle est bouclée.
Ce qui est un peu dommage dans l’histoire, c’est que c’est le rédacteur en chef d’un journal qui devrait faire vivre le débat public qui veut l’étouffer et qui siffle la fin de la récréation. On peut bien entendu penser que, Pascal Blanc élu sur le projet de reconstruction du bâtiment de la Maison de la Culture à un nouvel emplacement, les jeux sont faits. Ce n’est qu’une question de temps pour que le nouveau maire mette à exécution son projet. Mais est-ce pour autant que les opposants à ce projet doivent se taire ? On suggérera à M. Noireaux qu’il existe dans une démocratie, si l’on peut dire, une opposition professionnelle. On la nomme habituellement l’opposition. On ne peut que se réjouir que dans la très apathique ville de Bourges, des citoyens participent au débat et à la vie de leur ville. Ce sont ceux-là qui peuvent faire bouger les choses. Et certainement pas la masse de béni-oui-oui qui ne veulent surtout pas de vagues.
Ensuite, on peut également s’interroger sur le traitement du Berry Républicain de ces grands chantiers qui font débat. Après Avaricum et le TGV, la Maison de la Culture n’a pas véritablement fait l’objet d’enquêtes approfondies de la part du journal local. Le Berry Républicain s’est contenté de reproduire les propos des uns et des autres sans véritablement chercher la vérité. Pourtant, il y avait de quoi s’interroger. Aujourd’hui, Novembre 2014, on parle d’un budget de 36 millions d’euros pour la nouvelle Maison de la Culture alors que Serge Lepeltier avait décidé d’arrêter le chantier de reconstruction de l’ancienne Maison de la Culture jugé trop cher...à 24 millions d’euros fouilles archéologiques comprises. Depuis, on entend parler de "la Maison de la Culture du 21è siècle", la bonne blague. On aimerait que le Berry Républicain aille plus loin que recracher les chiffres et les dossiers de presse de la mairie de Bourges. Mais certainement qu’il est plus compliqué de s’en prendre aux puissants qui vous alimentent en information que de taper sur des citoyens qui s’organisent tant bien que mal. Remarquez, nous, Noireaux qui soutient Blanc, ça nous faire rire. Un rien nous amuse, que voulez-vous. Mais on comprend que certains puissent faire grise mine...
Dans le fond, tout le monde veut conserver la Maison de la Culture, y compris ceux qui n’y mettent jamais les pieds. Transformer les opposants au projet, les skateurs et les protecteurs des arbres en fossoyeurs de la Maison de la Culture est réellement abusif. Par contre, suite à ce billet, M. Noireaux, rédacteur en chef du Berry Républicain, vient de se dénoncer en fossoyeur du débat. Et ça, c’est vraiment moche. On espère juste qu’il ne sera pas, par la même occasion, le fossoyeur du Berry Républicain.
le débat de ce soir n’a pas pu être fait. Ils ont été informés dans l’après-midi que finalement la salle du Duc Jean leur était fermée. On les renvoyait vers les archives départementales qui sont "légèrement" excentrées et ça ne correspondait pas au RV du tract. Ils ont maintenu le débat dehors devant la salle du Duc Jean. Mais la pluie (grosse) s’était invitée. Débat annulé et reporté à ? suivre...
Donc, comme quoi, me semble t-il, il y a toujours eu un "schmil" avec cette date du 25 novembre pour le débat, puisque dès le départ le grand communiqué d’origine ne mentionnait cette date nulle part, sauf dans un post de l’Agitateur (avec un lieu indéterminé au moment du post) . Peut-être éventuellement dans des facebooks privés (?) , mais pas sur les pages facebook publiques et sites internet qui abordent le sujet de la macu et de la mobilisation. Ou alors, c’est le hasard Balthazar...M’enfin bon, c’est quand même la salle du CG qui a été à priori d’abord acceptée, puis refusée. Bizarre, bizarre....
Et aucune explication de comment s’est passé ce refus de "dernières minutes" ? qui a refusé et dans quelles conditions ?
Une bizarrerie du Berry Républicain :
– le 12 septembre 2012, dans son article Arrêt des travaux de la mcb : retour sur un dossier délicat, figure une photo de l’état du chantier à cette période.
– le 16 octobre 2013 où il annonce le concours d’architectes, il montre une photo aérienne de la macu qu’il date de 2013. On y voit tout le toit. Ils ont dû se tromper de date, puisqu’il n’y a plus de toit en 2012 déjà.
– et sinon, le site Monumentum mentionne que les toitures sont protégées (+ photo aérienne de 2014 à priori puisque la fiche a été mise à jour en 03.2014. Encore quelque chose que je ne comprends pas : la toiture a en grande partie disparu donc, qu’est que ce ça engendre quand c’est protégé ?
pardon, la photo du berry rep du 16/10/2013qui la date de 2013. Ce n’est pas possible, puisque là, la macu est entière. Or, à cette période il n’y a déjà plus grand chose.
le 4/10/2012 le Berry indique qu’opposition et majorité ont modifié le PLUdans la plus grande discrétion pour pouvoir réhausser la toiture (avec une photo qui cette fois n’est pas datée : mais en fait la toiture avait donc déjà disparu puisqu’on l’avait déja démolie).
Mais qu’est donc devenue cette toiture protégée ?
Oui, c’est étonnant. Tout cela nécessiterait un travail complet de remise en perspective des évènements. Mais une chose est certaine, modifier le PLU "en secret" n’est pas bon signe. Cela signifie qu’il y avait des raisons pour le faire (en secret et le faire tout court). Est-ce que l’action des uns et des autres est cohérente ? Le Mairie Républicain aurait pu faire le boulot. Mais chuuuut ! Faut pas le dire...
oui, la raison en était qu’au départ, pour la réhabilitation ils voulaient réhausser la toiture (pour faire je crois suffisamment de théâtres dedans et salles modulables) . Mais ils n’ont pas pu le faire, car une Commission, je ne sais plus laquelle, a refusé, car il ne fallait pas boucher la vue sur la cathédrale. C’est pourquoi après ils ont donc décidé d’attaquer par le bas. Et c’est donc là qu’est arrivée la prescription des fouilles.
Dans tout ce que je lis qui m’arrive par le plus grand des hasards d’internet (qui est très pauvre en informations sur la triste histoire de la fin de la macu), je me perds dans les dates, mais j’ai cru retenir qu’en fait, au tout départ, il ne s’agissait pas de réhabilitation de la macu, mais d’une réparation, amélioration. Car elle en avait sacrément besoin manifestement. Il pleuvait dedans, par exemple. Bref, il semblerait que de toutes façons elle a été très mal entretenue pendant bien des années. Que des travaux s’imposaient depuis belle lurette. Et, il y a eu un truc que je peine à retenir, car là, on est dans le monde de la culture, c’est qu’en fait, il y aurait des exigences de nombres de places pour pouvoir avoir un spectacle de renommée internationale. Donc en fait la "réparation, amélioration" n’était pas suffisante, il fallait agrandir le grand théâtre. Donc j’ai cru comprendre que c’est pour ça qu’ils ont d’abord voulu réhausser par le haut (en modifiant le plu). Bon, mais en fait, je ne comprends quand même pas, puisque dans la vieille macu, on voyait des spectacles de renommée internationale.
oui, enfin en tous cas elle est bien morte et enterrée . La vieille macu, de l’intérieur, il n’en reste plus rien. D’après les photos il me semble comprendre qu’il reste le hall. Mais sous toute réserve. Internet est également très pauvre en photo de la destruction. Et nulle part on ne trouve un descriptif écrit de ce qu’il resterait ou pas qui est normalement protégé. On ne parle que des murs. C’est pourquoi j’ai des doutes sur le hall. En fait, il n’existe peut-être plus non plus. Peut-être que ce qu’on voit, c’est la consolidation pour pas que la façade tombe. On a rien compris des pourquois elle a été de fil en aiguille démolie, et on ne comprend pas ce qu’il en reste. Même ça, on ne nous le dit pas. Et on ne nous dit pas non plus ce qui a disparu. Les rares photos ne suffisent pas à expliquer. Certainement pour ménager notre " névrose patrimoniale"....
Demain le sujet du débat c’est "on peut faire autrement, parlons-en ". Il faut je crois en effet être sacrément motivé pour avoir envie de redonner vie à ce site. Je me suis bien illusionnée quelques temps à croire que ça allait "me redonner ma macu", mais en fait, en re regardant ces photos incroyables mais vraies, je prends bien conscience que quand c’est mort, c’est mort. Ensuite, je dois reconnaître que face à cette destruction, je n’ai nullement envie d’être positive et je me contrefiche des projets culturels en réseau avec la macu. Je ne hais pas du tout la culture, l’art, etc... bien au contraire. Mais je hais ces démolisseurs et je n’ai pas du tout envie de les aider à les sortir de la merde qu’il nous font. Je ne suis pas loin d’Avaricum et j’ai vu la démolition. J’ai suivi l’histoire de la petite dame qui résistait. . Je vois quasiment chaque jour le résultat de cette merveilleuse idée que ce centre commercial qui nous bouffe l’espace, la vue, la respiration. C’est un espèce de "monstre" qui n’a aucune raison d’être là. C’est une intrusion dans l’espace. Et pourtant, je ne suis pas architecte et je n’ai aucune connaissance en la matière. C’est juste que ça se vit comme ça. On ne peut que le vivre de cette façon, le sentir de cette façon. On voit bien que ça ne devrait pas être là. Le coin n’était pas magnifique avant, ce n’était pas classé aux monuments historiques, ce n’était pas la un joyau de l’humanité, mais il est clair que c’était bien mieux vu car on y respirait, on y voyait la lumière et il y avait des petits arbres, des petites allées des petits bancs, et des gens qui vivaient là. Là, je vous assure qu’on ne voit rien, qu’il y fait noir. Et une sensation de suffocation s’installe. Vraiment. Alors, certes, je ne souhaite pas ça aux gens qui habitent Séraucourt et qui ont ce petit parc vert qu’il est agréable de traverser. Donc en fait, ma vision des choses ne concernent pas du tout la culture et ses réseaux, assos, etc.... mais juste les batiments. Et ça devient une plaie dans cette ville. Il y a eu d’autre mocheté par le passé. Les Jacobins ça n’a jamais été une réussite. Et j’en oublie surement.
Gilblog a fait ces derniers jours un petit récapitulatif de la mise en pièces de la vieille dame.
Et si j’avais mieux lu le site des Amis de la MCB, j’aurais un peu mieux compris la mobilisation actuelle. J’ignorais qu’il y avait déjà eu débat au CG etc... qu’au sein des Amis de la MCB, ils ne sont pas forcément exactement tous d’accord, etc... Mais c’est expliqué sur leur site, où il y a un petit forum, des textes, etc...
Il faut chercher dedans.
Enfin, toujours est-il qu’au bout du compte je me demande s’il existe des mesures juridiques qui déterminent et pénalisent les responsables de la mise en ruine d’un site historique. J’aurais taggé la macu lorsqu’elle était encore ce qu’elle était, j’imagine combien j’aurais eu des problèmes avec la justice. Mais là, finalement, personne n’est inquiété. C’est donc possible de recommencer.
Et si on en faisait unepiscine ?
Après, faut trouver son nom. Y’a le choix.
Oui, il existe des dispositions pénales.
Je ne sais pas depuis quand elles existent mais pour la piscine malitorne soit ces dispositions n’existaient pas soit elles n’ont servi à rien. En général, quand une (des) collectivité(s) administrative(s), ets public, etc.. est impliquée dans une détérioration c’est le second cas qui est opérant. C’est la cohérence qui prime.
Piscine Molitor et pas Malitorne....
Plouf, dans la piscine Molitor on y retrouve Jean Bouin.
"Le traitement de l’interface Molitor/Jean Bouin (beaucoup) "
Et bien d’autres célébrités.
Avec le lien sur SOS Molitor c’est mieux.
C’est surtout ce passage qui est intéressant :
"Historique
Janvier 2002
Succédant en 1994 à l’association SOS-Molitor qui avait obtenu l’inscription du bâtiment, l’association PISCINES MOLITOR (association régie par la loi du 1er juillet 1901) s’est fixé pour but d’obtenir la réhabilitation et la réouverture des piscines Molitor en sauvegardant l’esprit de l’architecte Lucien Pollet. Face à la mauvaise volonté de la ville de Paris, l’association a initié plusieurs actions devant le tribunal administratif de Paris qui par deux fois lui a donné raison.
2000
En 2000, le tribunal administratif a annulé le projet municipal , sur une question de forme (la ville n’avait pas informé dans les règles le conseil du XVIe arrondissement).
Mai 2001
Le 3 mai 2001, le tribunal administratif de Paris a donné raison à l’association Piscines-Molitor, très efficacement représentée et défendue par Maître Christian Bettinger (son vice-président fondateur, grand spécialiste du droit public), qui dénonçait le non entretien du bâtiment par son propriètaire (la ville de Paris) comme faisant obstacle à l’accomplissement de son objet statutaire, en condamnant la ville " .à verser à l’association Piscines Molitor 1F en réparation du préjudice subi du fait de la dégradation de la piscine Molitor. " Ainsi la politique du " laisser pourrir " pratiquée par la ville de Paris est fermement condamnée par le juge administratif. L’association gagne sur le principe et a droit à des indemnités, correspondantes aux frais qu’elle avait engagé dans ces démarches notamment les frais d’expertises de 1995.
Le tribunal administratif de Paris édicte ainsi une très importante jurisprudence qui rend les collectivités responsables du bon entretien de leur patrimoine, principe qui jusqu’alors ne se trouvait inscrit que dans la doctrine du droit public.
Malheureusement, la cour administrative d’appel de Paris, par un jugement du 13 mai 2003, a annulé cet excellent jugement, exonérant ainsi la ville de Paris de toute responsabilité vis-à-vis du délabrement de la piscine Molitor. " Etonnant...
Ceci dit, la suite n’est pas inintéressante non plus.
Oui, j’ai lu cet article, j’ajoute le lien : MCB. Repères chronologiques des événements. Très bon boulot du Gilblog comme d’habitude !
Oui, seul le site de Gilblog retrace le naufrage et les tentatives de sauvetage. Sacré boulot en effet.
Mais Gilblog ne peut qu’utiliser ce qui est porté à sa connaissance. Ca construit donc un récit. Avec toute l’honnêteté intellectuelle voulue par Gilblog.
Mais en fait, depuis combien de temps laissait-on la macu se détériorer ? ce toit protégé par les monuments historiques, s’en occupait-on ? Bref, pourquoi est-on passé d’une rénovation , à une réhabilitation, à une démolition ? Il y a beaucoup trop de points obscurs. Et comme tout est démoli, personne ne peut estimer l’etat ds choses et les origines d’usure qui n’avait pas été prises en compte, négligée, sans intervention adaptée. Ca a disparu. Ce toit, à t-il fini broyé ? qu’est qu’on en a fait ? le hall, il est où ? toujours entre les murs ou pareil, parti ? ou foutu ?
je ne vois que du mystère dans cette disparition. Pas de boite noire, dommage. Et qui était le commandant de bord et la tour de contrôle ?
2006 : la pré-étude du projet de rénovation est confiée à Pro-Développement (25000 euros)
La rénovation de la macu est inscrite au Contrat de Plan Etat Région 2007-2013 pour un montant de 5 millions
(Article 5.2 : Réalisation d’équipements culturels de haut niveau )
22 sept 2009 : le cabinet d’architectes et associés Chaix et Morel remporte le concours et le contrat pour la rénovation de la macu ( Cout des travaux estimé à 15 millions TTC)
Décembre 2009 : le groupe Ingérop obtient le contrat pour les travaux
Mai 2010 : remise de l’étude d’avant projet défintitive (APD) : augmentation du cout des travaux de 3 millions ; Serge Lelpeltier (la DRAC et le Préfet) demandent aux architectes de modifier leur projet qui consistait en une élévation de 8,m 50 du toit de par un "espèce de gros cube" (afin d’augmenter la hauteur du petit théâtre entre autre)
9 février 2011 : remise du second projet, appuyé par la Drac, inclue toujours un réhaussement de la toiture mais en briques et n’obstrue pas la vue sur la Cathédrale. (toiture qui protégée par son inscription aux monuments historique en 1994)
20 juillet 2011 : permis de construire accordé sous réserve de diagnostic archéo
20 février 2012 : début du chantier de démolition
21 mai 2012 : Serge Lepeltier est impressionné par la démolition
29 mai 2012 : modification du PLU pour permettre le réhaussement de la toiture
Septembre 2012 : arrêt du chantier après avis du préfet de région autorisant une prescription de fouilles archéologiques
22 février 2013 : le maire annonce, dans la presse, l’abandon des fouilles sur le site de la MCB et sa décision de reconstruire une nouvelle maison près du château d’eau,
17 octobre 2013 : appel d’offre pour nouvel équipement
28 novembre 2014 : le cabinet d’architectes Ivars et Ballet obtient le concours ; le contrat de plan Etat Région 2015-2020 n’est pas défini et le volet culturel a disparu de la nouvelle génération des CPER
Décembre 2009 : Rénovation de la maison de la culture - Bourges
La ville de Bourges confie à INGÉROP Clermont-Ferrand, associée aux architectes Chaix & Morel et Associés, la maîtrise d’œuvre structure et lots techniques de la rénovation de sa maison de la culture. Montant des travaux : 12 M€.
mai 2010 : remise de l’APD (études d’avant projet défintif) : le maire annonce une augmentation du cout de l’opération de 3 millions. Demande aux architectes de revoir le projet. En cause, la surélévation de la toiture de 8,m 50 (constituant un gros cube sur le toit de la macu).
9 février 2011 : article de Marie-Jo Balista dans le BR expliquant que le 1er projet de surélévation est abandonné et remplacé par un second (appuyé par la Drac) qui éléve la toiture également mais une moindre mesure, en briques, et ne déparant pas la vue. (Est-ce ce projet là qui a été refusé par les batiments de France ou le 1er ? )
4 juin 2011 : appel d’offre dont date de péremption 22 juillet 2011
pour lot 1 : Démolitions - terrassement en masse.
lot 2 : Gros oeuvre - démolitions structurelles - extérieur VRD - fondations spéciales.
lot 3 : Charpente métallique.
lot 4 : Couverture zinc - étanchéité.
lot 5 : Traitements de façades - isolation par l’extérieur - briques de façade.
lot 6 : Menuiseries extérieures - occultations.
lot 7 : Serrurerie.
lot 8 : Cloisons - doublages - faux plafonds.
lot 9 : Menuiserie intérieure - mobilier.
lot 10 : Revêtement de sols durs.
lot 11 : Revêtements de sols souples.
lot 12 : Revêtements muraux - peinture.
lot 13 : Signalétique.
lot 14 : Chauffage ventilation - désemfumage - plomberie sanitaire.
lot 15 : Électricité courants forts et courants faibles.
lot 16 : Ascenseurs - monte charge.
lot 17 : Machinerie et menuiserie scénique.
lot 18 : Éclairages scéniques
lot 19 : Équipement audiovisuel.
lot 20 : Tentures de scène.
lot 21 : Fauteuils de spectacles.
lot 22 : Gradins télescopiques.
Le présent marché comporte, dans ses conditions d’exécution, une clause pour la promotion de l’emploi et de l’insertion des publics en difficulté pour les lots 2 - 8 - 9 - 11 et 12. Des prestations supplémentaires ou alternatives sont définies au cahier des charges. Date prévisionnelle de début des travaux : octobre 2011.
20 juillet 2011 permis de construire accordé sous réserve diagnostic archéo
27/08/2011 : nouvel appel d’offre suite à appel d’offre infructueux ’(date de péremtion : 17/10/2011)
Lots : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 14, 15, 17, 18 et 19
28/09/2011 : appel d’offre suite à appel d’offre infructeux (date de péremption : 21/11/2011
Lots : 21 et 22
02/12/2011 : appel d’offre suite à appel d’offre infructueux (date de péremetion le 23/01/2012=
Lots : 2-9-14-17 et 23
07/01/2012 : appel d’offre suite à appel d’offre infructueux (date de péremtion : 23/01/2012)
Lots : 2-9-14-17 et 23
Les travaux commencent en février 2012, mais je n’ai pas trouvé à qui ont été attribués les marchés des lots sauf pour les lots :
lot 2 : gros oeuvre -démolition structurelle - extérieur VRD -fondations spéciales
Marché attribué à Sogéa Centre (Saran)
lot 9 : Menuiserie Intérieure _ mobilier ; marché attribué à SAS Elvin (Bourges)...
lot 14 : Chauffage-ventilation-désenfumage-plomberie Marché attribué à Eiffage Energie Centre Loire (La chapelle St Ursin)
lot 17 : machinerie et menuiserie scènique : AMG Fechoz (Paris)
Le tout pour : 4 087 000 euros (TTC ou HT ? ) ;
celui qui avait le lot 2, démolition structurelle, a tiré le gros lot...
La publication de contrat que j’ai pu trouver date du 4 avril 2012.
Et c’est donc le 29 mai que le PLU est modifié pour permettre le réhaussement de la toiture
Et le 7 octobre 2012 que l’arrêt du chantier est annoncé pour prescription de fouilles.
Mais tout ça ne répond pas à la question : que sont devenus les élements inscrits aux Monuments historiques ?
à part la façade et l’escalier de l’école de musique (qui semble encore présent) : toitures (s’agit-il de la vieille toiture qui paraissait bien rouillée, bien fatiguée, en terrassement, ou s’agit-il de ce qui reste sur la façade ? ) et le hall : Liste des immeubles protégés au titre de la législation sur les monuments historiques au cours de l’année 1994
MAISON DE LA CULTURE PROTECTION VESTIGES : 30579, 86 euros HT par Colas au 11/01/2013.
C’est dans le récapitulatif des marchés 2013 de la ville de Bourges
Et tout ça ne dit pas non plus, si la nouvelle génération contrat de plan état région 2015-2020 prendra en compte les volets culturels.... Comme elle est belle la nouvelle macu du 21e siècle... on dirait Avaricum....
Extraits du document officiel daté du 13 juin 1994 par une documentaliste à la conservation régionale du patrimoine historique :
" Renseignements signalétiques et généraux :
Cher-Bourges-Salle des Fêtes Séraucourt actuellement Maison de la Culture, Ecole nationale de musique,
et Groupe de musique expérimentale de Bourges (GMEB) Place André Malraux
Référence cadastrale : section IK, parcelle numéro 515, d’une contenance de 28 ares 95 centiares
.....
Protection proposée :
– inscription dur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques des façades et des toitures de l’ancienne salle des fêtes Séraucourt
– Lettre d’invitation de la COREPHAE adressée au maire de Bourges le 10 juin 1994
Circonstances de la constitution du dossier :
Une demande de protection a été adressée le 3 avril 1992 par Monsieur Pierre Sallet, Secrétaire Général de la Maison de la Culture, à Monsieur Michel Fontes, directeur régional des affaires culturelles.
L’intérêt de l’édifice avait été souligné lors de l’enquête sur le patrimoine architectural du XXe siècle, réalisée par le Ministère de la culture en 1985-1986. La demande de protection sera présentée dans le cadre d’une thématique sur le patrimoine architectural contemporain. La demande résulte à la fois d’une initiative privée et publique. Elle a été présentée en 1992 par l’association "Maison de la Culture".
Le demandeur estimait que " cet édifice typique de l’architecture du Front populaire" méritait à tout jamais d’être protégé des initiatives destructrices qu’une future équipe municipale qui se voudrait novatrice pourrait prendre. "
Quelle intuition....
Ce document est sur internet en PDF mais non en ligne. Il est d’autant plus interessant car il décrit comment était faite la maison de la culture architecturalement à l’intérieur et comment c’était construit.
Tout ça ça fait des souvenirs... que les moins de 20 ans, etc....
"Depuis plus d’un an, malgré elle, la MCB, son équipe, et accessoirement son directeur se retrouvent au centre d’un conflit symbolique joyeusement alimenté par un rapport névrotique au patrimoine et par des stratégies personnelles ou politiques démagogiques. "
De qui est-ce ? Olivier Atlan dans leBerry républicainsoigneusement interviewé par Philippe Noireaux.
Je suis contente d’apprendre que mon rapport au patrimoine est névrotique quand je préfère qu’il soit fait en sorte qu’il soit conservé. En fait, en gros, je devrais aller consulter mon psy si je suis bien ce monsieur. Prendre des médicaments. Je suis surtout très contente de ne plus fréquenter la MCB depuis pas mal de temps quand je vois des directeurs de macu sortir des choses comme ça. C’est insupportable. C’est je ne sais même pas quoi en dire. J’attendais qu’il s’exprime quelque part ce monsieur, contre lequel je n’ai rien à l’origine, mais je ne suis pas décue de sa position.Putain, mais que sont-ils devenus ces intellectuels de la culture ? des intolérants, des anti-contestations, des gens qui traitent de malades les personnes qui veulent conserver le patrimoine culturel et naturel. Affligeant.
Alors, comment je peux ensuite croire les raisons techniques qu’il invoque pour une nouvelle MCB ? quand je vois qu’il est capable d’une telle analyse de situation. Ce n’est pas sur lui que je compterais pour qu’on m’éclaire, ça c’est certain. Et surtout pas pour me cultiver.
"Quel est ce monde où ceux qui prétendent diriger mettent l’ambition sous le boisseau d’un “réalisme” tueur d’utopie et masquant un certain vide programmatique ?"
De qui est-ce ? du même, dans le même article.
C’est exactement ce que les manifestants de Séraucourt (sans stratégies personnelles et sans ambitions politiques démagogiques) sont en train de dire. Il faudrait vraiment qu’il se renseigne mieux sur leur mouvement (ce qui n’est certes pas facile à suivre). Il n’a qu’à aller place Séraucourt, lui qui veut rencontrer les gens, qui va dans Bourges. Ca le changera du D’antan Sancerrois. (je suis sûre qu’on voudrait fermer le D’antan sancerrois il trouverait dégueulasse de faire mourir ce patrimoine).
Dans les Sirènes de l’Info, interview de Monsieur Gimonet.
Elle n’est pas datée. Mais elle est "ancienne" car il parle d’une possibilité d’ouverture pour la saison 2014.
Elle couterait 36 millions d’euros.
Monin a versé 500.000
reste 2 millons de mécénat.
Part encore inconnue du CG.
Part encore inconnue de la Région.
Et part encore inconnue de l’Etat
Et part encore inconnue de la municipalité. Qui serait arrivée à saturation de ses capacités d’emprunts.
Par contre la communauté d’agglo a les capacités d’emprunt. Pour l’instant, la communauté d’agglo n’a aucune compétence en matière culturelle. Si elle devenait financeuse (par sa capacité d’emprunt) de la nouvelle macu, elle serait de fait compétente en matière culturelle. Si j’ai bien compris elle est compétente en archéologie préventive.
Donc, si on repart du départ :
– on sait ce qu’il y a sous la macu avant même de l’avoir démolie.
– on fait mine de le découvrir. Et on fait des gros oh et des gros aïe, j’ai mal, c’est cher la fouille. (on gonfle les prix pour justifer le prix exhorbitant) On dit stop, on arrête tout, on en fait une ailleurs. Et on garde bien au chaud ce qu’on a "découvert". On le planque. Ca servira pour plus tard.
Ca permet de donner du pouvoir à la communauté d’agglo sur la culture, aux mécènes (nos grands patrons, nos gentils riches ), de faire travailler les banques (les copains), les BTP et j’en oublie .
Et ça permet de faire de l’ancienne macu un réservoir achéologique. (le service achéologique veille).
Et ça permet à la culture de changer sa forme et de se balader à la campagne. Elle est enfin démocratisée. (parce qu’avant elle se la pétait, c’était que pour les bourges) et la macu hors les murs s’est entraînée à l’activité : les troupes seront formées.
Et ça permet à l’Etat de moins payer.
Et je suppose de donner une valeur ajoutée immobilière, patrimoniale à la ville : pas une valeur ajoutée d’image, mais une valeur ajoutée réelle, banquièrement parlant. Plus on construit, plus la ville vaut, plus elle rapporte à un marché.
Et toute la place Séraucourt sera refaite pour le PdB. (on fa fait mine de se demander où on allait mettre la nouvelle macu, mais bien évidemment qu’elle resterait sur la place Séraucourt... )
Fiction sortie de mon esprit malade ? ou je suis en dessous de la réalité ?
Lepeltier, Blanc, ou un autre, ça ne change rien, puisque c’est comme ça que ça se passe partout en France (et ailleurs).
Et pour fermer la bouche à certains manifestants de Séraucourt, il fallait envoyer un signe fort rapidement :
" vos gueules, y’a le patron Monin qui finance, c’est le premier chiffre annoncé de financement de la Macu (tout ce qui est du financement public est inconnu. Le premier chiffre connu, c’est un patron local, international). Fin des hostilités. C’est nous qu’on est les plus forts, c’est nous qu’on a les sous et les amis qu’il faut, et qu’on fait comme on veut, quand on veut. C’est la loi Aillagon."
Pas besoin d’envoyer les forces de l’ordre, juste annoncer dans quel ordre on voit les choses. C’est de la communication d’entreprise. Et quand le maire dit qu’il fera une consultation sur l’avenir de l’ancienne macu, il ne ment certainement pas. Il le fera, c’était prévu. Il n’est inquiété de rien. Tout va comme sur des roulettes.
Et ce n’est pas le nombre de manifestants qui arrêtera les choses. Ils sont peu nombreux et ce n’est pas à Bourges qu’il faut rêver à un "grossissement". Et je suppose que les démarches juridiques évoquées n’auront pas de suite. En face, c’est du lourd.
mutualisation des moyens dans la communauté d’agglo :grand séminaire. (le Berry du 23/11/2014)
"Autre volet de la mutualisation, celui concernant les grands équipements qui ont vocation à rayonner sur plusieurs communes"
En fait, si la maison de la culture du 21e siècle se fait, ça nous fera 3 Maisons de la Culture :
– 1 qui n’a pas plus que des murs
– 1 hors les murs
– 1 avec des murs en construction.
Au moins Bourges pourra attirer le tourisme avec cette curiosité nationale. Imaginez l’entrée de la ville avec les panneaux " Bourges, la ville du Printemps et ses 3 Macus ! ".
Et puis pourrait être organisé un jeu pour les touristes : "Si tu retrouves laquelle est la vraie, tu gagnes une bouteille de sirop Monin. Et la photo du Général le jour de l’inauguration. "
En fait, ce n’est peut-être pas P. Blanc que soutient M. Noireaux.
Il y a un collectif qui s’est créé qui s’appelle Pour l’avenir de la MCB (soutenu par Y. Bedin) et qui tient à peu près les mêmes propos que P. Blanc et M. Noireaux envers les manifestants.Je dis bien à peu près. Ils sont moins virulents mais néanmoins catégoriques. Pour ce collectif, toute opposition actuelle au projet d’une nouvelle Macu est une incongruité qui serait à terme responsable si l’Etat n’allonge pas la somme totale. Ce collectif est constitué de professionnels, salariés de la culture, d’usagers de la MCB, de citoyens, de militants et d’élus qui ni briguent aucun siège. Ils ont un facebook : Pour l’avenir de la MCB. Malraux en est le symbole.
Pour ce qui est de la petite manifestation qu’il y a eu, en effet, il faut reconnaître qu’elle est très hétéroclite, composite. Tout à coup, on y voit des gens qui seraient soudainement pénétrés par le combat écologiste. Ensuite, comme le dit Y. Bedin sur son blog, il y a également des gens sincères. Pas que des opportunistes. Mais, cette petite manif, à mon sens, de toutes façons était perdante car finalement les "organisateurs" viennent d’horizons politiques bien différents. C’était une petite tambouille "spontanée".
Globalement, c’est un avis tout personnel, de toutes façons chaque camps n’est pas près à discuter ensemble. Il n’y a pas que P. Blanc qui est québlo dans cette "épopée culturelle berruyère. "
Chaque groupe a sa part d’intolérance, de procès d’intentions, ce qui n’enlève en rien les convictions des uns et des autres, voire des passions, voire du réalisme. (je ne parle pas des opportunistes).
oui, pardon, pour le collectif avenir MCB toute opposition à une nouvelle MCB signifie que les opposants ne veulent plus de Macu du tout. Ce qui est faux. Dans l’opposition au projet d’une nouvelle construction il y a évidemment des personnes qui veulent toujours une MCB mais sur l’ancien site. Bref, ce collectif passe également de son côté par des arguments faussés (ensuite, il est tout à fait probable que certains en effet ne veulent plus de Macu du tout. ).
"si l’Etat n’allonge pas la somme totale" : la somme totale de sa participation attendue par la région, département, municipalité. ( en cas d’une somme non suffisante le mécénat local serait sollicité.... Nexter ? entreprises de travaux publics ? ....)
Le premier mécène c’est Monin : 500.000 euros.
Le mairie républicain du 18/11/14
Manque plus que combien ?
collectif Pour l’avenir de la MCB à ne pas confondre avec le Collectif pour une alternative MCB et le Collectif Macu et les Amis de la MCB.
.....
Oui, beaucoup de gens soutiennent le projet actuel par peur (ou en agitant le chiffon rouge c’est selon) de la mort de la MCB. A vrai dire, le risque est inexistant. Le vrai risque, c’est que les travaux trainent et surtout que l’on ne trouve pas le financement nécessaire. On devrait le trouver. Et si on ne le trouve pas, ce ne sera certainement pas de la faute des manifestants. On devrait d’ailleurs s’étonner qu’au moment où l’on parle, le financement ne soit pas assuré. Avant d’abandonner le projet précédent auquel il manquait 5 milllions d’euros, le bon sens aurait voulu qu’on s’assure du financement du nouveau projet. Là, on met un peu les différents financeurs au pied du mur et notamment l’Etat. Tout cela pour des erreurs d’élus locaux à coté de la plaque.
De mon point de vue, l’erreur a été d’abandonner le projet initial. Fouille archéologique comprises, il y en avait selon les estimations, pour 24 millions d’euros. 5 millions d’euros à la poubelle plus tard, il faut en trouver 36 millions apparement afin de mener à bien le nouveau projet. Et depuis septembre 2009, la MCB est SDF. Nous sommes en 2014 presque 2015. Au final, ce sera bien plus cher et pas forcément prêt plus tôt. Le seul bénéfice sera qu’on aura "Une Maison de la Culture du 21è siècle". Maintenant, il faut trouver les financements au plus vite et avancer. Comme d’habitude, Pascal Blanc a été nullissime dans la méthode ce qui n’arrange rien. On a les élus que l’on mérite certainement...
je ne suis pas certaine que ce soit un bénéfice d’avoir une maison de la culture du 21e siècle quand on voit ce qu’est le 21e siècle.
oui, et pour l’ancien bâtiment, il va bien falloir de l’argent également pour l’entretenir en l’état (sale). Je présume que rien n’est budgétisé sérieusement et pour son entretien et pour ce qu’ils comptent en faire à l’avenir. Tout le fric va être consacré à la nouvelle, et cela pendant 3,4 ans (dans le meilleur des cas....) et celle-ci, l’originale, pendant combien de temps vont-ils la laisser avec des consolidations pour pas que les murs se cassent la gueule. Elle va finir par pourrir sur place.
L. Quillerié dans son émission sur Résonance " les sirène de l’info" a interviewé les manifestants de dimanche dernier. C’est sympathique, mais ça se barre dans tous les sens : les uns sont là pour les arbres, les autres pour le skate, et les autres-autres pour la macu in situ, et les uns-autres, on ne comprend pas très bien, s’ils sont pour la macu in situ ou pour une nouvelle macu avec des projets culturels dits plus " du 21e siècle"....
Dans cette interview il est clair que les gamins du skate n’en ont rien à foutre de notre bonne vieille macu. :-). Par contre, ils semblent bien polis avec les vieux qui sont pour la réhabilitation de l’orginale. Réciproquement, des vieux affirment que le déménagement du skate-park est une honte. :-). Certes, c’est pas cool pour les gamins, mais quand on voit le dit skate-park, c’est vraiment un tout petit aménagement. Je serais gamin j’en voudrais un mieux. C’est vraiment un détail dans tout ce foirage de la macu. Je présume que ledit "skate-park" se démonte en 1h, se transporte en 1/2h et se réinstalle en 1h. C’est une sorte de grande table de ping-pong ondulée.
Quant à des défenseurs des arbres, les voilà partis dans le " pas de culture contre la nature".... etc... C’est vrai que la ministre de la culture s’appelle Fleur.
J’aime bien les manifs, j’aime bien quand les gens se rebiffent mais en toute modeste citoyenne que je suis au même titre que les manifestants de Séraucourt, je ne comprends pas ce qu’ils veulent au juste. Le "mot d’ordre", (oui, je sais, c’est moche, ça fait stal) est confus. Personnellement, si l’objectif de ces manifs n’est pas clair, je ne vois pas pourquoi j’irai. Je suis pour la réhabilitation de notre bonne vieille macu en tant que macu. Point barre. Et malgré tous les propos qui opposent à cette volonté des infaisabilités techniques, règlementaires, etc... je reste persusadée qu’il est tout à fait possible de refaire la macu in situ. Il est possible de détruire en faisant des tas de conneries mais il est impossible de reconstruire en s’appliquant ?
En fait, plus je m’intéresse au sujet, plus je me dis qu’il y a derrière ça, des "combats" idéologiques sur la culture. Et franchement je ne vois pas en quoi la réhabilitation d’une maison de la culture historique devrait faire l’objet de discours idéologiques (que ce soit chez des manifestants, chez des pro-nouveau batiment) . Franchement, on s’en fout. De toutes façons, plus personne n’a rien à dire d’interessant sur la culture. On ne fait que répéter ce que les agitateurs et conservateurs éclairés d’antan ont fait. Merci à eux. Ca se respecte, et pour moi, et j’imagine bien d’autres personnes, ça s’est passé dans cette Macu aux briques rouges, un batiment assez particulier, impressionnant. Je déteste profondément la disparition de l’histoire et j’entrais dans cette maison de la culture à la fois impressionnée et en même temps à l’aise, contente que ça existe. Et ce n’est pas parce que la première expo inauguratrice dans la nouvelle macu du 21e siècle serait " Gabriel Monnet, une petite place porte son nom devant le théatre Jacques Coeur, retrospectives" qu’on aura fait ce qu’on devait faire.
Et je passe sur la notion d’avant-guardisme revendiquée par des manifestants et " combats d’arrière-guarde" jetée à la face des manifestants par les pro-nouveau batiment pour se targuer d’être avant-guardistes (du 21 siècle... Ca fait 14 ans...) . Tout ça est bien prétentieux, ridicule. Je ne crois pas qu’une bonne part des manifestants s’estiment d’avant-guarde parce que ça leur fait mal au coeur de voir chaque jour cette entrée de macu murée. Quelqu’un qui passe par là, sans savoir ce qui s’est passé ces dernières années, doit se demander ce qu’est ce grand batiment avec un papier peint de cheminée comme on en faisait dans les maisons pour imiter la brique. Je présume qu’il doit se dire que c’est une installation subversive , éphémère, d’artistes . Un "Buren" local. Et bien non,, c’est le résultat pathétique de l’installation et l’intervention de bourrins locaux avec des burins. (contemporains, du 21e siècle....). Et qui l’exposent sans état-d’ame.
Quant à des défenseurs des arbres, les voilà partis dans le " pas de culture contre la nature".... etc... C’est vrai que la ministre de la culture s’appelle Fleur.
Bien vu ! ;-)
Comme vous, j’étais plutôt pour une reconstruction de l’ancien site. Même s’il fallait ajouter 5 millions d’euros aux 19 initiaux. Mais de mon point vue, cela ne devait pas être une question d’argent. C’était surtout symbolique : faire vivre le batiment historique inauguré par Malraux avait du sens. Mais comme c’est apparement l’argent qui au départ a motivé l’abandon du projet initial, il aurait été bon que l’on soit cohérent ce qui n’est vraiment pas le cas. Il y a eu des élections où Pascal Blanc et le candidat communiste étaient en faveur du nouveau site. Une large majorité des élus locaux semblent s’être prononcés pour le nouveau site. La logique veut que l’on avance sur le nouveau site.
Maintenant, il est important que ceux qui ne sont pas d’accord avec cette logique puissent s’exprimer. Je suis d’accord avec eux : le projet est mené de façon calamiteuse (et nous ne sommes peut-être pas au bout de nos surprises). Un minimum de concertation préalable aurait été de bon ton. Cela aurait évité le problème du skatepark. Pour les arbres, quoiqu’il arrive, il y aurait eu des protestations bien légitimes. Au nouveau projet d’être particulièrement "vert" et de permettre une MaCu avec un environnement plus végétale que minérale (voir pire, avec un pauvre parking à véhicules issus du 20è siècle pour tout parvis). Que l’on arrête de stigmatiser les opposants au projet pour mieux faire oublier les turpitudes des élus locaux à l’origine de ce projet calamiteux. Que les élus se concentrent sur un financement qui devrait être assuré dès début 2015 pour que les choses avancent vite. Et que les berruyers puissent profiter du nouvel équipement et son nouvel environnement au plus tôt. Si le nouvel équipement peut profiter a un nombre plus important de berruyers par sa conception et ne pas se limiter à un entre-soi de la bourgeoisie culturelle berruyère, nous n’aurons pas tout perdu.
Je crois que c’est une illusion de vouloir faire croire qu’un nouveau bâtiment permettrait une nouvelle fréquentation (ce n’est vous que je vise Mister K, ce sont les tenants de ce discours qu’ils soient de droite ou de gauche, coco, ps, udi, etc... post-modernistes, urbanistico-pôlistique-végétaux-minéraux, etc... Désolée, je suis un peu moqueuse à mon tour, ça peut faire prétentieux, mais j’en ai plein vraiment plein le cul de toutes ces concepts à la mode ; même ceux qui les utilisent, prétendent les maîtriser, ne savent plus où ils en sont. C’est étourdissant, incompréhensible). La fréquention n’est pas liée à l’allure du bâtiment. C’est à ce qui se passe dedans. Il y a un existant, qui a en plus la richesse du passé (avec toutes ses tristes et belles histoires ; il ne s’agit pas d’idéaliser, il y a eu des réalités là dedans qui ont été chouettes et d’autres moches, des succès, des échecs, etc... c’est la vie, c’est tout, et rien d’autre). Je trouve dommage justement qu’une certaine idéologie culturelle estime qu’un bâtiment sans âme, sans histoire, est un progrès. Il y a à mon sens beaucoup de démagogie là- dedans. Et l’illusion "d’un nouveau départ". On transforme la casse en "nouvelle vie". On fait croire à un tour de magie. De ce qui est mort ( et non de lui-même, mais bien parce qu’on l’a tué, à priori "sans avoir l’intention de la donner."....) on fait croire qu’il y aura une renaissance. C’est idiot. Et pourtant, les professionnels de la culture ne sont pas des idiots. Loin s’en faut. Ils m’étonnent d’avoir si peu combattu pour garder la Macu. Bien sûr, on me rétorquera, "Mais la macu existe encore ! c’est un établissement public à vocation trucmuche, etc... aux statuts machins...etc...". Ok, certes, il existe des règlementations, des statuts, des appelations, etc.... Mais désolée, on ne pas pas dire que la Macu de Bourges existe encore quand on a fait disparaître (involontairement, je l’espère) son bâtiment. Il ne s’agit pas que de symbole. Il s’agit de réalité. L’histoire ce n’est pas un symbole. Ce n’est pas un drapeau, ce n’est pas un monuments aux morts. Ni la culture.
J’ai regardé le programme de la MCB de cette année. Pas tout. J’ai survolé. Et je ne suis pas une spécialiste de la culture. Hors-les-murs, ils font comme ils peuvent. Il ne s’agit pas non plus de les stigmatiser. Mais, à un moment, il y a une pièce ou je ne sais plus quoi, où on invite les spectateurs à se taper la cloche avec le Dantan Sancerrois. Oui, bien sûr que c’est bourgeois. Je suis d’accord. Ensuite, pour le reste des spectacles, je ne sais pas, et ne peux juger.
Je sais juste qu’il ne faut pas tomber dans une démagogie non plus qui stigmatise des publics qu’on n’arrive pas à atteindre, dont on ne connait rien, qu’on voit juste comme des images toutes faites. Et une Maison de la Culture, au 21e siècle (comme celles du 20e) ne peut-être que le reflet, un des réceptacles des faits de ce siècle.
Des tas gens sont mis sur la touche dans des tas de domaines, et c’est sûr qu’on ne peut pas dire que la maison de la culture actuelle fasse en sorte de faire autrement en ce qui la concerne. Mais, la tâche n’est pas facile, ça, c’est évident. Et je crois qu’à cela s’ajoute une formation des "acteurs culturels" bien technologisante, bien emprise d’idées reçues sur "les populations". On nous bassine de résultats de fréquentation, etc... de chiffres, des camemberts à la veux-tu en voilà, d’’ enquêtes de statisfaction, de comportement socio-culturels selon qu’on est fils d’ouvrier, fils de technicien, fils de cad’sup ou fils de pute. Et depuis le temps qu’on en fait de ces machins là, si c’était efficace, on l’aurait remarqué. Bref, comme dans toutes professions, les professionnels sont formatés. Il y a des formes à respecter, des fonds, oui, tout n’est surement pas à jeter, loin de là. Mais à part des résultats comptables, qu’est-ce qui est observé avec leurs yeux par les professionnels de la maison de la culture ? avec leurs connaissances spécifiques qui sont respectables. Mais on ne les entend pas beaucoup parler avec leur connaissances "empiriques". Quand on les entend ou les lit, on dirait juste des politiciens. Une belle langue de bois. Que protègent-ils ? Des ambitions personnelles ? des secrets d’alcoves ? (l’accent circonflexe est en panne...) Un certain confort moderne ?
Et il y certainement autre chose qui rentre bien en ligne de compte dans les faits actuels concernant la macu, c’est le rôle des syndicats dans cet établissement. J’ignore lequel est majoritaire là dedans, mais ça n’a pas tellement d’importance de toutes façons. Je présume que la CGT Spectacle (ou culture, je ne sais pas comment s’appellent les syndicats de la culture à la CGT) y joue un rôle non négligeable. On est à Bourges. (d’ailleurs, le facebook du Collectif " Pour l’avenir de la MCB ressemble vraiment à une communication de "stal"... Ils ont pris les choses en main et toute opposition est taxée carrément de dangereuse pour la MCB. Ce n’est pas de la peur de leur part, c’est un fonctionnement intestinal.) Et dans le Collectif des collectifs et des associations en lutte Séraucourt (ouf !!!! c’est pas facile à dire.... ) il y a une petite asso ou je ne sais quoi où il y a des militants NPA notamment. Alors, voilà, je suppose que pour les CGT , le vilain trotskyste est sur la pente qui fait consensus et active un collectif qui lui échappe. La CGT déteste ne pas tout maîtriser. C’est historique et culturel. Ceci dit, c’est bonnet blanc et blanc bonnet (si je puis dire).
Mais il y a certainement bien d’autres "éléments" qui rentrent en ligne de compte qui vous échappe, Mister K, qui m’échappe, qui échappe à des tas de gens dans ce "dossier Maison de la Culture". C’est un roman-feuilleton qui nous a déjà "tous" lassé d’avance : Avaricum on en a chié à suivre les rebondissements,, et c’est aussi moche que prévu. C’est vraiment très laid cet ensemble. C’est suffoquant à se promener dedans. Et tous les "dossiers immobiliers" qu’on a finalement oubliés : Le cinéma Jacques Coeur, l’ancienne école normale de jeune fille (qu’est-elle devenue au fait ? ), Baudens, la Chancelle (qu’est-ce ça donne pour les habitants, j’en sais rien. Sont-ils finalement contents ou pas ? ), etc... Car en fait, même pour la maison de la culture, il ne s’agit malheureusement que d’un "dossier immobilier". Et c’est bien ça, qui me fait flipper, et supposer, imaginer des choses pas claires. Mais j’ai dû trop lire de romans sur la corruption légale.
Et puis il y a ce Printemps de Bourges. Et si c’était pour lui qu’on refaisait la place Séraucourt ? Les Francofolies ont la mer. Maintenant, ces 2 sociétés sont concurrentes à l’intérieur d’une même société dont j’ai oublié le nom.
Notre pauvre place Séraucourt du 19e siècle n’a rien plus rien d’attrayant avec son vieux chateau d’eau et ses arbres. Les mêmes spectacles sont programmés aux Francos et au PdB. L’une risque de bouffer l’autre. Les spectateurs mobiles feraient un choix entre la Rochelle et Bourges, assez rapidemement. A moins que se dessine à l’intérieur même de la société Truc , un choix : lequel des deux privilégier en programmation pour que ça attire du monde et pour que l’un élimine l’autre. Donc, faut de l’attrait. Donc faut que ça brille. Bourges se retrouve en concurrence avec la Rochelle et réciproquement. C’est comme ça marche, et c’est comme ça que certains vont s’en mettre plein les fouilles.
Ensuite, la macu actuelle : à quoi pourrait-elle servir pour qu’elle soit attrayante et rapporte. Des résidences de luxe ? mais y a t-il la population pour acheter des résidences de luxe ? non, certainement pas. Déjà que personne achète Baudens vu son prix au m2 exhorbitant....La visite des therme gallo-romains ? . Ils enlèveront la chappe qu’ils ont coulé, et les archéologues ne font que patienter. On dit que Lepeltier n’a pas voulu des fouilles archéologiques. C’est peut-être au contraire exactement l’inverse. Bien sûr que si, mais plus tard. Chaque chose en son temps. D’abord on refait la macu, sinon, les électeurs vont s’impatienter. Et puis après, on re-découvre les thermes et ça devient une source de revenu par le tourisme. Et ça attire pour le printemps de Bourges. La Rochelle, on la fuck, avec sa mer et son port. Non ?
Et on peut se demander pourquoi, dans la même lignée, la Biennale d’Art Contemporain est supprimée. Elle ne coutait pas un rond à la municipalité d’après ce que j’ai compris, ou pas grand chose. Et elle était populaire de fréquentation. En effet, là, il ne s’agisssait pas d’un entre soi. Quel intérêt alors pour la municipalité de la supprimer ? par idéologie sur l’art contemporain ? non, je ne crois pas. Je pense que ces droitiers n’ont rien contre l’art contemporain et que c’est même le cadet de leur souci (et ils ont bien raison, car l’art contemporain n’emmerde plus personne depuis bien longtemps) . On n’est pas en 1950. Donc, c’est qu’elle a un autre intérêt dans la suppression (momentanée ?) de cette biennale. Une municipalité ne saborde pas comme ça ce qui marchait, qui lui faisait une bonne réputation locale. Pas pour rien. Ils ont une autre idéé derrière la tête, un autre projet. Où les "forces vives" des constataires de maintenant trouveront certainement à terme leur intérêt, comme d’habitude. (idem pour le festival du développement durable) Ce ne sont que des coups de théâtre jetés en patûre, et ça marche. Alors pourquoi se priveraient-ils ?
Je m’imagine de droite (ou de gauche d’ailleurs) 2 secondes, à un gros ou petit pouvoir, et je crois que je me fenderais bien la gueule. Genre, je réfléchis, et je me dis "tiens, qu’est-ce-que je pourrais dire comme connerie aujourd’hui qui fasse que mes contestataires préférés relaient ma connerie, la chauffent à bloc, la montent à bloc, activent leurs troupes (car c’est dans leur intérêt) pour qu’ensuite je puisse rentrer en débat avec eux et les apaiser sur leur rôle dans mes projets. Et comme d’hab, ils seront finalement satisfaits en faisant "OK, mais screugneu gneu. Sachez qu’on lâchera rien sur le screugneugneu. Nous y reviendrons..." P. Blanc, sur des bons conseils en communication, a dit " la Biennale, c’est élitiste"". Quite à passer pour un con. Mais c’est pas grave. L’enjeu est ailleurs et c’est ça qui compte.
Bourges le 16 NOVEMBRE 2014
COMMUNIQUE DE PRESSE
Nous Habitants de Bourges, Citoyens amoureux de notre ville, de la nature et de la culture
NON à la destruction des Jardins et des arbres de Séraucourt,
OUI à la réhabilitation de la Maison de la culture historique,
OUI au maintien de l’expression des Cultures urbaines en centre-ville
Depuis huit jours une pétition circule sur les réseaux sociaux et parmi les berruyers.
Cette pétition a recueilli à ce jour
3 240 signatures sur Internet et plus de 800 signatures supplémentaires sur papier
Nous ne manquerons pas dans les prochains jours de faire parvenir à Madame La Préfète,
à Monsieur Le Maire, à Monsieur le Président du Conseil Général, à Monsieur le Président
du Conseil Régional, ainsi qu’à Madame la Directrice de la DRAC Centre, l’ensemble des
signatures que nous aurons rassemblé à ce jour et dont le nombre ne cesse d’augmenter
à l’égal de l’indignation de ceux qui reconnaissent le bien fondé des craintes justifiées dans
cette pétition.
Mais, d’ores et déjà, nous souhaitons attirer l’attention des citoyens de Bourges sur le fait
que le projet actuel de construction d’une nouvelle Maison de la Culture est très loin de
faire consensus dans Bourges, tant le projet demeure totalement opaque et cela malgré les
nombreuses demandes exprimées avec courtoisie et respect républicains. Il en va de même
du projet culturel qui, à nos yeux, n’est pas celui d’une Maison de la Culture. Le tout est
parachevé par les dommages collatéraux que la construction d’un objet inconnu et coûteux
provoque à l’emplacement prévu :
– d’un point de vue écologique (abattage de 82 arbres pour permettre les fouilles
archéologiques sans compter ceux qui le seront pour l’accès au bâtiment
proprement dit)
– d’un point de vue du respect des cultures urbaines et des jeunes (fermeture sans
sommation du skate-park)
– d’un point de vue urbanistique (disparition d’un pôle attractif en haut de la rue
Moyenne)
– d’un point de vue patrimonial (devenir du site historique inauguré par le Général
de Gaulle et André Malraux)
– d’un point de vue financier enfin quant aux chiffres annoncés par le Maire lui-même
et qui, en quelques mois sont passés de 25 à 33 millions d’euros dans un
plan de financement loin d’être bouclé et auquel il conviendra d’ajouter, pour le
contribuable berruyer, les 6 millions d’euros déjà dépensés pour la démolition du
site historique.
Est-il envisageable de créer un nouvel équipement culturel qui fasse aussi peu l’unanimité
auprès de ceux pour qui il est censé être construit ?
Vous ne pouvez rester insensibles à l’inquiétude de près de 4000 personnes qui seront sans
doute bien plus nombreuses dans les prochains jours, et dont les craintes sont actuellement
en train de se transformer en indignation avant de faire place demain à la colère si elles
continuent à avoir le sentiment de n’être pas entendues.
Un collectif citoyen s’est constitué pour porter, le cas échéant, l’affaire de cet abattage des
arbres devant le Tribunal administratif. La précipitation à détruire cet espace vert remarquable avant même de finaliser un projet de reconstruction au financement ruineux et aléatoire n’a d’autre objectif à nos yeux que de nous mettre devant le fait accompli. Cette stratégie a privé les berruyers d’un espace culturel historique, prive les jeunes d’un espace sportif d’expression des cultures urbaines, et privera les citoyens d’un espace vert remarquable si, Monsieur le Maire vous persistez dans cette stratégie destructrice.
DEUX RASSEMBLEMENTS POUR MANIFESTER NOTRE REFUS DE CETTE SITUATION
DOMMAGEABLE POUR BOURGES ET SON AVENIR.
POUR PLUS DE COGESTION CITOYENNE DE LA CITE ET DU VIVRE ENSEMBLE.
– LUNDI 17 NOVEMBRE À 7H30 DU MATIN POUR S’OPPOSER AU CHANTIER DE
L’ABATTAGE DES 82 ARBRES DU JARDIN SÉRAUCOURT
– MARDI 25 NOVEMBRE À 18H30 (Lieu à confirmer)
Grande conférence publique du groupe Alternatives MCB
Groupes, associations et collectif :
Groupe MACU de Bourges / Association des Amis de la Maison de la Culture / Berry’ing /
Mon Cher Vélo / Collectif Alternatives MCB / Nature 18 / Collectif du Cher Notre Dame des Landes / L’association KI-6-col’/ Les Incroyables Comestibles / La SPPEF
Contact pour joindre le collectif d’associations et de collectifs
luttes.seraucourt.bourges@gmail.com
TOUS UNIS TOUS DIFFERENTS
Collectif Alternatives MCB
Le projet de construction d’une Maison de la Culture du XXIème siècle, n’a fait l’objet d’aucune concertation préalable avec l’ensemble des acteurs culturels institutionnels de la Ville (Ecole Nationale des Beaux-Arts – Friche l’Antre Peau – Conservatoire de Musique et de Danse – Médiathèque – Muséum – Service du Patrimoine – Réseau des Musées…) ni d’aucune concertation préalable avec les forces vives directement concernées (acteurs du commerce et du tourisme, étudiants…) ni avec les défenseurs du Patrimoine alors que le bâtiment historique inauguré par le Général de Gaulle et André Malraux (première Maison de la Culture en France) est aujourd’hui une friche pour laquelle pourtant des alternatives crédibles chiffrées, moins coûteuse existent, ni avec les défenseurs de l’environnement alors que le site envisagée va détruire une perspective et un espace boisé essentiel à la Ville. Ce projet n’a enfin fait l’objet d’aucune consultation avec les citoyens qui sont aussi contribuables. L’impact que son financement, loin d’être bouclé se traduira à la fois par une imposition plus lourde en même temps que le gel, tant au niveau local que départemental et régional de tout autre projet d’investissement dans le domaine culturel.
Peut-on imaginer qu’un projet culturel aussi ambitieux et important pour la vie de la Cité ne se décide que par quelques experts sans prise en compte de toute cette mosaïque humaine et sociale ?
A l’exemple de l’inhumanité avec laquelle les autorités – afin d’ouvrir ce chantier - ont démonté un espace réservé aux expressions des cultures urbaines il y a tout à craindre de l’édification d’un nouvel équipement culturel dès lors qu’il s’érige sans qu’il y ait eu appropriation de celui-ci par la population et dès lors qu’il s’érige contre une partie de celle-ci. Tout à craindre d’une appellation de posture – ceux qui veulent bâtir la Maison du XXIème siècle restant muet sur la définition qu’ils prétendraient maîtriser sur ce qu’est la Culture du XXIème – et qu’une aventure artistique et humaine qui avait, il y a cinquante ans fondé son projet sur la philosophie du siècle des Lumières nous entraîne aujourd’hui dans un XXIème siècle de l’opacité.
Association Nature 18
Conformément à ce pourquoi elle a été créée, à savoir, L’étude et la protection de l’environnement, Nature 18 adhère et soutient la totalité des déclarations du communiqué de presse et déclare exiger le respect de l’environnement au sein duquel le futur projet est inscrit. Conformément aux exigences du développement durable dont on parle tant mais au titre duquel les politiques agissent si peu, nous exigeons qu’il ne soit pas porté atteinte à ce milieu naturel urbain, qui aux yeux de certains peut sembler banal mais qui est en fait riche d’une biodiversité indispensable à la qualité de vie de la cité.
Collectif Macu Bourges
Macu de bourges est un groupe apolitique constitué spontanément le 4 novembre pour lutter contre l’actuel projet de la Maison de la Culture de Bourges qui entraîne entre autre l’abattage d’ un grand nombre d’arbres remarquables et la disparition du centre- ville du seul et unique lieu de pratique pour le Skate, le bmx,...Nous rassemblons au bout de 10 jours plus de 1000 individus citoyens d’horizons diverses. Nous protestons contre le massacre d’un jardin urbain par l’abattage imminent de plus de 80 arbres pour procéder à des fouilles préventives préalables aux travaux, ainsi que la destruction déjà effective du skate park présent sur le site, sans concertation ni information des associations concernées, laissant plus de 100 jeunes et moins jeunes pratiquants sans équipement. Le projet de construction d’une maison de la culture hors de son site historique pour plus de 36 000 000 d’euros toujours pas présenté aux berruyers, n’est à ce jour que partiellement financé. Le site historique de la Maison de la Culture, magnifique bâtiment classé emblématique de la ville de Bourges, est laissé à l’abandon après une démolition partielle pour une réhabilitation abandonnée en cours de route, et qui a déjà coûté 7 millions d’euros.
Nous demandons l’annulation du chantier d’abattage, un réexamen des possibilités de réhabilitation de la MCB sur son site historique, la prise en considération des pratiques de sports urbains en centre- ville, et pour le moins une concertation avec les habitants sur les sujets importants de la vie locale !
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Le Collectif Bourges TA ZAD, poursuit l’action et les activités nées du Comité 18 de Notre-Dame des Landes.
Il se joint à l’action des organisations qui s’élèvent contre le projet de construction d’une Maison de la Culture à Bourges car il estime que c’est un Grand Projet Inutile et Imposé (GP2I), concept né de la lutte des Comités de soutien aux opposants du projet de l’aéroport de Notre Dame des Landes dans le cadre de l’action « Convergence des luttes ».
Les 152 Collectifs qui sont actifs dans cette action de Convergence, s’opposent à tous les projets qui ne respectent pas :
– les fondements démocratiques de la prise de décision relatif au projet : toutes ces décisions doivent pouvoir être portées à la connaissance de l’ensemble des citoyens concernés , être débattues entre tous, et donner lieu à une décision collective où chacun est à même d’exprimer son opinion à travers un vote à bulletin secret (majorité dite qualifiée).
– le respect intransigeant de l’environnement dans lequel se situe le projet, dans le but de ne pas porter atteinte aux aspects environnementaux fondamentaux dans lequel il se situe : sauvegarde des sols, des règles de l’urbanisme, de la transition écologique …
– les éléments complets du budget de l’opération doivent être énoncés très clairement à toute la population et mis en perspective du bien commun apporté à tous les habitants et résidents
concernés par le projet.
– enfin, l’utilité du projet doit être mesuré par des normes de mieux-être, de bonheur, et de
convivialité correspondant aux vœux du plus grand nombre, et non uniquement sur la notoriété commerciale ajoutée et la main d’œuvre employée, et la circulation de la monnaie.
L’association Berry’ing se joint au mouvement pour :
– le maintien des pratiques urbaines en centre- ville
– pour la construction d’équipements adaptés et partagés
Et regrettons le mépris de nos pratiques et les méthodes employées par la municipalité en détruisant le seul "skatepark" de la ville sans concertation et sans réel projet de reconstruction !
L’association Mon Cher Vélo promeut une pratique du vélo dans la ville. A ce titre, elle est sensible à ce qui rend vivant la cité.
Les jeunes et pratiquants des cultures urbaines
La nature et les espaces de transition comme le jardin des pentes de Séraucourt
Une Maison de la Culture qui rassemble.
Mon Cher Vélo s’associe à cet appel citoyen et demande l’arrêt immédiat de l’abattage des arbres de Séraucourt et la réinstallation d’un véritable Skatepark dans la ville.
Collectif des Incroyables Comestibles milite pour une végétalisation de la ville et s’inscrit bien évidemment contre l’abattage des arbres.
La SPPEF Reconnue d’Utilité Publique et Gestionnaire de l’Avenir par la sauvegarde des Sites et Monuments, la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France) ne peut laisser se développer un projet déraisonnable à quelques centaines de mètres d’une cathédrale, fierté de la ville classée au Patrimoine mondial par l’UNESCO, d’un site arbor et d’une esplanade sur laquelle se trouve une prestigieuse Maison de la Culture - la 1ère en France - au fronton classé ! Sa section locale, forte des milliers d’adhérents d’une SPPEF nationale désormais alertés se joint au Collectif Alternatives MCB pour demander aux responsables d’un funeste projet dont ils ont « hérité » de l’arrêter immédiatement et de le reconsidérer courageusement.
Ca, c’est très clair.
J’essaierai demain dans la journée de suivre où sera la conférence publique.
je ne suis pas sur facebook, mais je vais de temps à autres voir les débats sur celui de "Pour la sauvegarde du Centre Ville" concernant notamment la Macu.
Yannick Bedin et d’autres personnes qui ne sont pas connues s’échinent à défendre l’idée du nouveau bâtiment en parlant de plateau technique etc... (comme le site " Pour l’avenir de la MCB"). Bien sûr que ça a de l’importance pour les salariés et artistes de la macu toutes ces necessités techniques. Mais, après le débat que vous avez soulevé, en effet, on se dit, mais pourquoi les salariés, directeur, artistes associés (Le camp de base) à la Macu n’ont-ils pas organisé une conférence publique (dès qu’a été décidé de créer un nouveau batiment) pour expliquer comment ils voient les choses et pourquoi. C’est leur outil de travail, donc, en effet, ce sont eux qui sont directement concernés. Mais pas que, je suis d’accord.
Il y avait eu une petite lettre de salariés de la Macu qui avait été publiée dans le Berry, qui disait qu’ils étaient très satisfaits de la perspective d’un nouveau bâtiment. Puis, après plus rien. Puis, il y a quelques jours ce "Collectif pour l’avenir de la Macu" sur facebook. Et Yannick Bedin qui prend la parole pour la maison de la culture, pour les salariés, pour les artistes. Oui, c’est un élu. Je ne conteste pas son rôle d’élu. Mais je ne comprends pas pourquoi c’est lui qui représente la macu.
D’autre part, dans les échanges facebook, certains posent la question ma foi complètement de bon sens : "Mais pourquoi, quand il s’agissait de réhabiliter l’originale, personne n’avait soulevé ce truc de plateau technique, le nombre de places, etc... ? " Si les travaux n’ont pas été prolongés c’est à cause du financement et non à cause d’impératifs techniques qui n’auraient pas été possibles dans la réhabilitation. Des architectes avaient présenté leur travaux et je crois bien qu’un architecte avait été désigné, non ? et qu’il avait présenté son projet de petite et grande salle, etc... Que c’était validé. Je ne sais plus.
Ensuite, Monsieur Bedin argumente sur le fait qu’il s’étonne que Monsieur Gimonet n’avait pas concouru lors du projet de réhabilitation. Oui, et ? où est le problème ? si ce monsieur en tant qu’architecte et citoyen peut nous éclairer sur une faisabilté de réhabilitation qui respecte les necessités techniques, je ne vois pas où est le problème. Ensuite, il y a débat sur le nombre de places qui feraient ceci ou cela en fréquentation et en nombre de spectacles pour une même compagnie et prix des places pour les spectateurs. Quand on n’est pas de la partie, on est bien embarrasés. Ah, si une salle fait 900 ou 1200 (je ne sais plus...) places on a le droit de voir le spectacle qu’une fois ? et si elle fait 700 places on le droit de le voir plusieurs fois ?
Ma fréquentation de la macu commence à bien dater. C’était sous la direction de Monsieur Fillinger. (attention, il ne s’agit pas pour moi d’opposer des directeurs, un Monsieur Atlan contre un Monsieur Filinger et des programmations qui seraient mieux ou pas etc...) Je ne fréquente plus la macu depuis Filinger, c’est tout, et j’ai carrément oublié le nom de celui qui a suivi. Peut-être y a t-il été pour quelque chose dans la baisse de fréquentation de la Macu à un moment ? Bref, je me rappelle du Grand Théâtre plein. Y avait-il une seule soirée pour un spectacle ? je ne sais plus. Je ne me rappelle plus.
Enfin, ceci dit, même s’il fallait moins de places dans un grand Théâtre, ce serait possible dans l’actuel Macu je présume. Mais, ça ferait les places plus cheres ?
Oui, le débat nécessite l’ntervention de connaisseurs de terrains qui expliquent. Et dommage que l’équipe de la Maison de la Culture "se cache" derrière les élus, quelqu’ils soient. Eux aussi ont droit à la parole. Un élu, à mon sens, n’est pas là pour être celui qui représenterait toute une équipe, des réseaux culturels, aritistiques, locaux, les usagers, avant même en effet que tout le monde concerné ait été consulté et informé. Certes, Monsieur Bedin n’est pas le Maire, et au moins lui, il s’exprime, il ne se cache pas. Mais ce n’est pas un professionnel de la culture. (tout ce que j’espère c’est que les communistes locaux ne voient pas dans un nouveau bâtiment (et la transformation de l’originale si elle tient le coup ) l’opportunité de règler leur compte avec l’histoire et leur conception d’une maison de la culture. Ce serait détestable.
Oui, c’est un élu. Je ne conteste pas son rôle d’élu. Mais je ne comprends pas pourquoi c’est lui qui représente la macu.
Il représente surtout les cégétistes de la macu, ceux qui faisaient amis-amis avec l’ancien directeur, nommé pour virer une partie du personnel, pour "dégraisser", avant le grand chambardement, au motif qu’ils demandaient simplement que les conventions collectives soient respectées.
On n’a pas vu beaucoup monsieur Bedin défendre les personnels licenciés ... (pas davantage que les cultureux de gauche de l’époque, abonnés qui se délectent habituellement du théâtre de Brecht). Et pour cause : ses potes avaient descendu leurs pantalons et soutenaient la politique du boss !
En fait, ces petites mafias défendent leurs privilèges et leur territoire. D’ailleurs, pourquoi l’avis du personnel de la macu devrait il être prépondérant ? Les installations comme le personnel servent un projet, qui devrait être défini par une politique, si possible décidée démocratiquement. Ils servent, ou ils se servent ? That is the question ...
oui, je m’en doutais un peu. Merci, je me sens moins seule dans toutes les questions que je me pose là dessus.
Et, aussi, j’avais complètement oublié que la macu était devenue un epcc en 2010. Ce qui explique aussi que ce sont les élus qui ont toute la main mise dessus... Et quelle main !
Bonjour au posteur du communiqué de luttes séraucourt,
je n’ai trouvé ce communiqué de séraucourt en luttes, d’union des différences (et pas des moindres) , nulle part ailleurs. Vous ne le communiquez donc pas ? le facebook centre ville Bourges semble pourtant ouvert à toute communication concernant les arbres, le skate park et la mcb.
Les différents collectifs et assos du collectif luttes séraucout sont-ils au courant de ce communiqué ?
Attention, des citoyens lambda s’engagent dans ces manifs, dans le sujet à triple phase, il ne faudrait pas non leur raconter des conneries. Les désorienter.
Je viens de trouver ce communiqué ailleurs, mais s’arrêtant à l’appel pour le 17 novembre contre l’abattage des arbres, "dans les jardins de Séraucourt". En gros ça fait plus de 40 ans que j’habite à Bourges et je n’ai jamais entendu parler "des jardins de Séracourt".
Qu’on défende des arbres, je le comprends complètement, mais c’est quand même pas la peine de faire passer les pentes Séraucourt pour ce que ce n’est pas. C’est agréable cette pente verte en effet, mais c’est quand même pas des jardins. Faut quand même pas exagérer.
Bref tout ça pour dire que cette annonce de conférence d’alternative mcb annoncée pour le mardi 25 novembre dans un post sur l’Agitateur sort d’on ne sait où. C’est dommage de brouiller les pistes comme ça, vraiment.
Soit c’est quelqu’un qui est joueur, soit la communication interne au collectif lutte séraucourt n’est pas "au top", ce qui peut arriver. Soit des gens font des communiqués pour tout le monde au nom de tout le monde alors que "tout le monde" n’est pas au courant. Ce qui peut arriver également. mais ce qui n’est pas très démocratique pour l’ensemble de la communauté "lutte séraucourt".
S’il y a des lecteurs, le communiqué est confirmé par Collectifs, assos, luttes Séraucourt.
Donc prochain RV , le mardi 25 novembre, conférence Alternative MCB, lieu à déterminer.
(y a t-il eu des garanties sur le non abattage des arbres d’ici là ou après ? )
Ce communiqué ce serait bien de le publier sur des facebooks "publics" qui sont lus par un grand nombre.
Je n’y connais rien en facebook, mais c’est là que les gens accèdent à "l’info" quand ils ne sont pas dans un réseau particulier. Un hastag lutte séraucourt...
Désolée, je ré-émets des doutes sur l’intégralité de ce communiqué :
cette date du 25 novembre, pour une conférence, n’apparait décidément nulle part sur aucun des autres sites (rarissimes) où apparait ce communiqué des assos, groupes, etc.. Séraucourt. Sur les 2 autres sites où j’ai retrouvé ce texte, il n’y a aucune mention de ce 25 novembre pour une grande conférence en un lieu encore indéterminé. (En tous cas, ce ne sera pas le conservatoire).
Tous les sites qui s’intéressent particulièrement au destin de la macu depuis longtemps, c’est à dire gilblog, les amis de la maison de la culture, ne mentionnent de toutes façons pas ce communiqué du tout. Or, si conférence il y avait d’alternative MCB, j’imagine qu’elle serait principalement animée par Monsieur Gimonet.
Gilblog en parlerait.
Donc, il est bien probable que quelqu’un sur l’Agitateur se soit amusé à reprendre le communiqué d’origine,
qui est existant lui, et l’a transformé en rajoutant cette date. Pour se faire rire. Pour raconter une connerie.
Il fallait y penser.
Vrai ou faux, ce communiqué nous a été transmis par mail le 16 novembre 2014 par luttes.seraucourt.bourges at gmail.com. Vous pouvez toujours envoyer un message pour avoir des précisions. Nous ne l’avons pas publié car, comme à notre habitude, nous considérons que ceux qui veulent publier des choses sur ce site n’ont qu’à créer un compte et proposer une brève. Mais le forum a été utilisé. Si vous avez des doutes sur ce communiqué, vous pouvez toujours contacter les associations cités.
Ok, s’il vous a été transmis dans cette intégralité, alors je n’ai pas de doute. L’expéditeur en est forcément Luttes Séraucourt. C’est par rapport au post du communiqué, que j’avais des doutes : dans les forums il y a des joueurs. Que je ne saisis pas toujours d’abord....
Le site de Gilblog publie une tribune libre :Maison de la Culture. Du siècle des Lumières au siècle de l’opacité.
que le Mairie Républicain n’a pas publié.
PS : dans les commentaires en dessous, quelqu’un, comme moi regrette qu’il n’y ait aucun site ou blog qui regroupent l’ensemble des expressions, actions de luttes séraucourt. Gilblog renvoie à la page Facebook Groupe Macu de Bourges. Certes, mais il faut être un utilisateur facebook. Il faut être inscrit. Bon, ce n’est certainement pas simple de faire un site, ou blog en 2 temps 3 mouvements.
faire du sport sur google
les RDV :
Vendredi 21 Nov - 7h30
Rassemblement - Besoin de renforts sur place toute l’après midi
Samedi 22 Nov - 9h30
Distribution de tracts à diffuser sur toute la ville
Dimanche 23 Nov - 12h
Pique nique partagé, soupe - 14h AG ...
Lundi 24 Nov - 7h30
Rassemblement
Mardi 25 Nov - 18h
Salle du Duc Jean, réunion publique ...
En savoir plus : http://www.ki6col.com/
+ pétition : 3 554 internet + 1 625 papier = 5 179
Je crois qu’il faut quand même savoir qui a fondé Alternative MCB, dont ne connait finalement que Monsieur Gimonet, dernièrement. Architecte qui a la parole claire, accessible. Et me semble t-il un avis sincère sur ce qu’est l’architecture et l’urbanisme. Et ce qu’il ne faut pas détruire.
Odile Jusserand-Boitier. Architecte DPLG, Architecte du patrimoine.
Paul-André Aubrun. Directeur des Établissements Aubrun. Ancien Adjoint au Maire Serge Lepeltier.
François Carré. Directeur technique de la Maison de la Culture de Bourges, 1970 à 2000. Directeur technique du Printemps de Bourges, 1977 à 2003.
Richard Géliot. Ancien gérant du restaurant "la Moulonnière", Dirigeant de société Immobilière.
Christian Gimonet. Architecte DPLG, membre de l’Académie d’Architecture.
Jean François Le Mouel. Membre de l’Académie des Sciences d’Outremer. Directeur de la recherche au CNRS
Alain Meilland. Animateur à la Maison de la Culture, 1971 à 1981. Co-fondateur du Printemps de Bourges. Directeur de la Culture, du Tourisme et du Patrimoine à la Ville de Bourges, 1996 à 2008.
Gérald Massicot. Ancien Administrateur de l’Association MCB, ingénieur des Arts et Métiers.
Raymond Rovira. Directeur de la Mutualité du Cher, 1990-1999.
Jean Pierre Thyrion. Président de Nature 18.
Pour ma part, la plupart de ces personnes me sont complètement inconnues. Jamais entendu parler d’eux.
Sauf 2 : Alain Meillant, François Carré.
Je n’arrive pas tout à comprendre : François Carré est si je ne m’abuse directeur technique de Coulisses géré par Daniel Colling, non ? et Alain Meillant, qu’est-ce qu’il est dans le Printemps de Bourges ?
En tous cas, il est de notoriété que Coulisses se fait du fric sur le dos de la ville de Bourges pendant le printemps de Bourges. Et que cette société se fait du fric aussi avec les batiments des "rives d’auron". En gros, les rives d’auron sont devenues la propriété de coulisses, n’est-ce pas ?
Alors en fait, ce monsieur Carré fait partie d’une alternative qui fait partie d’un collectif en lutte contre l’appropriation du territoire public sans concertation. C’est à se taper sur les cuisses , non ? Il est bien également dans l’Association Double Coeur (voire son fondateur ?) qui soutient allègrement le projet de nouveau bâtiment.
Autre chose que je ne savais pas, c’est cet ancien directeur des Ets Aubrun, ancien adjoint de Sieur Lepeltier, qui lui aussi serait donc dans un collectif en lutte ?
Bon, tous différents, certes, mais unis, ça, j’ai quand même des doutes. Et je pense que c’est pour ça qu’aucun blog de luttes séraucout n’a pu être fait. Ce ne sont plus des différences, ce sont des divergences énormes qu’il y a dans les collectifs de luttes séraucourt. Je vois mal un ancien directeur des ets Aubrun se mettre devant un arbre et passer la soirée dans une yourte qui occupe le territoire convoité et discuter démocratie directe par exemple... François Carré non plus. Peut-être quand il était jeune, oui, mais depuis il a suivi un autre chemin. Et Alain Meillant ? il est à la retraite ou il fait encore des choses dans la culture à Bourges ?
Alternatives MCB, les Amis de Jacques Coeur, Association Double Coeur, EPCC MCB, artistes, acteurs de la culture et de l’art à Bourges, etc.... se connaissent tous très bien. Chaucun est au courant de la trajectoire de l’un, de l’autre, de ses ambitions, de ses tendances à monter des affaires sur le dos de la culture, de se faire sa petite stratégie personnelle etc... ou pas. Il y a certainement des personnes intègres dans tout ce monde tulmutueux de la Culture avec un grand C.
Mais ça n’a jamais appartenu au citoyen, au contribuable. La Culture est un monde à part dont il n’a jamais su les tenants et les aboutissants, les conflits d’intérêts à l’intérieur, etc...
Alors pourquoi en avoir appeler au citoyen, au contribuable pour le conflit Macu ? pourquoi avoir fait une "union" avec des collectifs qui ont des préoccupations bien différentes que la Culture uniquement ? pourquoi aller chercher le citoyen pour demander à ce que les Beaux-ARTs notammment et autres assos, ets culturels, artistiques soient enfin impliqués dans le projet Macu ? les citoyens n’ont rien à voir avec les Beaux-ARTs. Je veux dire, leurs problèmes à tous les acteurs culturels et artistiques de ne pas avoir été rassemblés autour d’une table pour discuter Culture à Bourges et environ, en quoi est ce que le citoyen, le contribuable est concerné par leur problèmes de ne pas être foutus d’avoir été associés ? certes, c’est un problème, j’en conviens. Mais c’est le leur. Pourquoi ont-ils besoin de "nous" pour rentrer en conflit avec la municipalité qui ne les consulte pas ? pour s’imposer ? pour leur dire leur 4 vérités ? dans un souci républicain ? non, bien sûr que non, c’est qu’ils sont infoutus de se mettre en colère réellement. Parce que ce n’est pas facile. On est d’accord. Le conflit, c’est pas la joie. Très peu de gens aiment ça.
Alors, ils sont allés chercher "Bourges ta zad" ou "Bourges ta zad" s’est proposé, j’en sais rien. J’ignore vraiment comment Bourges ta zad s’est retrouvée impliquée dans le conflit Macu. Mais si j’étais à leur place, je me demanderais ce que je fous là. Des "cultureux" locaux sont infoutus de s’entendre et à mon avis, ça ne date pas d’aujourd’hui ni de la municipalité Lepeltier-Blanc, mais bien d’avant : "cultureux" et ceux qui se servent de la culture. Zad a mis son savoir faire pratique au service de la "cause macu". Ca a certainement contribué à "populariser" le conflit macu. Bon, m’est avis que sur Bourges, ça n’est pas non plus le truc qui empêche les gens de dormir. Rien n’empêche les gens de dormir à Bourges. Strictement rien.
Alternative MCB a quand même soulevé le truc de fond : c’est votre fric et vous ne savez pas ce que la municipalité veut en faire. Oui, c’est vrai. Mais on ne sait jamais ce que la municipalité fait de notre fric. Alors, en plus, un François Carré qui tout à coup serait préoccupé par ce que la municipalité ferait de notre fric, c’est quand même étonnant.Voire très bizarre. Quand il est dans Coulisses, il s’en fout royalement que cette société nous fasse payer son occupation du territoire. Ca ne l’empêche pas de dormir. Bref, on ne va revenir sur tous les lieux publics, municipaux, que s’est appropriée cette société.
Penser qu’Irène Felix est derrière cette mobilisation, ce qui semble une des préoccupations majeures pour certains, est je crois faux. Oui, elle était pour une réhabilitation, et alors maintenant qu’elle a perdu les élections, que gagnerait-elle à ce que la macu soit in situ ? rien. La préoccupation est que cette mobilisation soit dépolitisée et qu’elle ne soit récupérée par aucun parti politique. Mais elle déjà récupérée avant même d’être née si je puis dire. Pas par un parti politique particulier, mais par la politique tout simplement. Et l’erreur, je crois, c’est de ne pas politiser la mobilisation. En face de la politique, il faut être politique. C’est ce que Bourges ta Zad fait me semble t-il , mais tout en se tenant à sa place dans le sujet Macu. Et c’est pourquoi ils s’en tiennent principalement aux arbres et au parc qui est le bien de tous. Ensuite, ce n’est pas à eux de se retrouver mêlés aux intérêts privés, personnels qu’il y a toujours dans la Culture à Bourges (et ailleurs). Ce serait au monde culturel local d’agiter un peu leur propre structure. Qui a t-on choisi comme agitateur artiste dans cette petite mobilisation ? Alain Meillant. C’est notre artiste agitateur. Un seul suffit. On est en effet dans le symbolique, là oui. C’est pareil, je ne connais pas la trajectoire d’Alain Meillant, je ne voudrais pas dire du mal, mais est-il en mesure de représenter le monde artistique de Bourges aujourd’hui ? Oui, quelque part il le représente assez bien. Il n’y a personne sur la place Séraucourt du monde artistique de Bourges. Il n’y a en fait aucune lutte. Le mot lutte est employé à tort et à travers. On dirait un peu "le KO social".
Bref, je cherche la cohérence de cette petite mobilisation depuis le début. Qu’il n’y ait pas lutte, c’est pas grave. (Par contre, c’est dommage d’employer le mot là où elle n’est pas). Plus on la cherche, moins on la trouve cette cohérence, ou une cohérence. J’aurais bien aimé la trouver, mais le fait est qu’il y a des liens qu’on arrive pas à faire quand on y réfléchit. Quand on veut essayer de comprendre cette petite "organisation spontanée". Qui n’est pas organisée et forte de mêmes "orientations". En fait, je crois que ceux qui ne sont pas dedans n’y comprennent rien. Donc les citoyens qui sont invités à participer à ce petit mouvement.
Je me demande même si une partie qui est impliquée dedans comprend quelque chose.
Il y a certainement beaucoup plus de cohérence dans le camps opposé qui rassemble élus, directeurs, présidents, chefs d’entreprises. Parce qu’ils ont l’organisation avec eux (les structures réputées démocratiques), sur laquelle ils sont assis. Ils ont avec eux toutes les possibilités administratives, légales, budget, textes, règlementation des marchés, "jeux" possibles avec les marchés, etc.... auquel le citoyen lambda entrave queudal, et c’est normal, c’est un peu fait pour. Qu’il s’agisse de la maison de la culture ou d’avaricum qui nous a quand même bien marqué également, on a rien compris. Quand ces élus décident de construire un truc privé ou public de toutes façons on y comprend rien en tant que citoyen. Et ce ne sont pas les conseils municipaux qui vont nous éclairer. Et certainement encore moins les "conseils" des communautés d’agglomération, où le citoyen si je ne m’abuse, n’est même pas invité. Et, là, avec la régionalisation, ce sont les communautés d’agglo qui vont remplacer peu à peu les conseils municipaux. Donc oui, vers le siècle de l’opacité, ça c’est clair.
En 2012, l’Association Double Coeur lançait une pétition pour la réhabilitation. (Monsieur Georges Buisson, Président de l’EPCC, faisait partie des signataires)
En novembre 2014, elle soutient la construction d’un nouveau bâtiment.
Les Amis de la MCB à ce jour ont publié sur leur site le communiqué invitant au débat de demain et l’explication que c’est à eux que s’adressait la sommation par " Pour l’Avenir de la Maison de la Culture" à se désolidariser du premier tract du collectif séraucourt. Beaucoup de pression manifestement. Et pourquoi ? et par "qui" au juste ? Qu’est-ce qui chagrine donc tant les partisans d’un nouveau batiment. Pourquoi Double Coeur a t-elle changé d’avis ? et donc, Monsieur Carré, il est toujours dans Alternative MCB ? ou il est sur les nouvelles positions de Double Coeur ?
"Pour l’avenir de la MCB" supporte mal les critiques et l’opposition (qui s’organise, je retire ce que j’ai dit sur la petit manifestation, ça s’organise....). C’est quand même dommage pour des acteurs culturels, défenseurs de la culture, etc.de ne pas accepter l’expression qui est en train de se faire. Je cite leur facebook d’il y a quelques heures : " Chers amis, un tract semble être actuellement distribué aux Berruyers qui non seulement ne tient pas compte des informations que nous nous efforçons de donner ici pour éclaircir le sujet, mais qui s’en prend également au projet artistique de l’équipe de la MCB.
Nous, citoyens berruyers ou d’ailleurs, artistes, créateurs, amoureux de la culture, contribuables aussi, tenons ici à affirmer avec force notre soutien à cette équipe, et à son directeur Olivier Atlan, dont le travail est remarquable de diversité et de qualité, et qui réussi dans des conditions d’une complexité rare et au prix de violents efforts, à maintenir vivant l’esprit de ses missions. Nous faisons part de notre profond malaise devant une telle démarche dont les motivations sont obscures, et le résultat désastreux. Nous demandons instamment à tous ceux qui nous avaient assuré que leur opposition ne concernait en rien les choix et les engagements artistiques de la MCB de se désolidariser immédiatement de ces propos et de ceux qui les portent.
Merci.
C’est juste un peu autoritaire.... hum... et on ne sait pas vraiment à qui s’adresse la sommation à se désolidariser du tract, mais surement qu’il faut comprendre "à bon entendeur".
Le tract en question (2 pages) se trouve sur la page facebook " Pour la sauvegarde du centre ville de Bourges" : ce tract est rédigé par "Le collectif d’associations et collectifs en lutte Séraucourt"
Bref, tout ça pour vous dire Mister K, qu’à Bourges, il n’y a pas que P. Blanc qui sur le dossier de la Macu désire que les choses soient pliées et sans contestation possible. J’imagine que le Collectif pour l’Avenir de la MCB est principalement constitué de gens de gauche, même non militants. Que ce collectif invoque tous les efforts faits par l’équipe de Maison de la Culture pour faire leur boulot dans des conditions certainement difficiles actuellement, ça, je n’en doute pas, et leur investissement dans la culture, sans problème non plus, mais qu’ils soient à ce point aussi retors à la contestation actuelle, c’est dommage, je le répète, pour des amoureux de la culture.
Le skate-park a été relogé dans le stade Alfred Depège. Ironie ou quoi , Alfred Depège était le premier président de la Maison de la Culture
Une petite vidéo historique qui nous change de l’inauguration.
Je viens d’apprendre une mauvaise nouvelle : la mairie se lance dans la réhabilitation du Théâtre Jacques Coeur. Prenez des photos, c’est le moment d’avoir un souvenir intégral. Dépêchez-vous.
A part ça, une très vieille photo du théâtre Jacques Coeur provenant des archives municipales : on a peine à y croire, mais déjà, un "anonyme" mentionnait : "Théâtre de Bourges qui n’est jamais ouvert".
Tiens, déjà.
Je viens de tomber sur le travail universitaire d’un étudiant de Tours qui a fait son stage en 2013 dans le cadre de l’implantation de la nouvelle maison de la culture, en aménagement urbain. Il s’agit d’un pind : projet individuel - nd ??- dont l’auteur précise bien en exergue qu’il s’agit d’un exercice universitaire : " Le PIND est un premier test qui permet à l’élève ingénieur de s’évaluer (et d’être évalué par les enseignants), de prendre conscience des connaissances acquises mais également de la marge de progression et des éléments qui lui restent à acquérir. Le PIND est un espace de liberté (le seul dans la formation) qui mesure la motivation de l’élève ingénieur pour l’aménagement. Le PIND est un exercice qui doit permettre de problématiser un sujet en s’appuyant sur des recherches bibliographiques, d’élaborer un diagnostic orienté et d’émettre des propositions"
J’ai lu les 92 pages de ce travailtout en me demandant s’il s’agissait uniquement d’un travail universitaire qui n’engage que le jeune homme qui l’a réalisé pour ses études ou s’il s’agit en fait du projet de la municipalité. Attention, il ne s’agit pas pour moi d’impliquer ce jeune homme dans quoi que ce soit dans le déroulement actuel des choses à Bourges. Mais son travail ne serait-il pas basé sur les réflexions, choix, intérêts, qui ont été faits sous Lepeltier puis maintenant ?
J’ai beau chercher, je ne trouve rien de précis sur le projet de la Mairie émanant de la Mairie. Voire rien ne serait-ce que flou. Surtout rien. Juste un trou, un vide. En gros, pour moi, ça se passe comme ça depuis 5 ans : d’abord j’apprends que la MCB va être réhabilitée. Jusque là, pas de problème. Puis bing, j’apprends qu’elle est démolie, puis bang j’apprends qu’elle est condamnée. Puis rebing, j’apprends qu’ils veulent couper 82 arbres. Mais pour faire quoi et comment et pour quelle somme ? et pour quelle somme la macu actuelle pourrait-elle être réhabilitée ?
Le jeune homme à la fin de son exercice pose une question très inquiétante sauf s’il s’agit uniquement d’un exercice personnel d’étudiant qui exprime ses pensées personnelles comm lui permet son pind : " La mairie doit également se poser la question du devenir de l’ancienne Maison de la Culture. Celle-ci étant sauvegardée mais en partie démolie, des solutions devront être trouvées pour qu’elle s’accorde avec l’ambiance et l’ambition du quartier Séraucourt. Nous pouvons nous interroger sur la place de cette ancienne Maison de la Culture avec l’arrivée de ce nouvel équipement .L’’ancien doit il forcément être maintenu, tout en sachant qu’elle est déjà en partie démolie Doit-on forcément conserver les bâtiments anciens, ou doit on, lorsqu’ils ont accompli leurs devoirs, les détruire. "
Ceci dit, au train où vont les choses je ne serais pas étonnée que la mairie décide finalement de détruire totalement le vieux batiment et mette le fronton dans un musée. Le Calder, de ce que j’ai compris est dans la cour de Jacques-Coeur. Une mémoire éclatée en mille morceaux.
j’ai lu également les réactions de Christian Gimonet, architecte local assez connu.
et j’essaie de trouver des réactions du directeur de la maison de la Culture. Mais je n’en trouve pas. la question que je me pose c’est s’il s’est exprimé à un moment. Je ne fréquente plus la macu depuis pas mal de temps trouvant qu’en effet elle sentait un peu la naphtaline et le cadre supérieur, mais jusqu’à aller vouloir sa destruction, ça, quand même pas.
Il y a une pétition sur https://secure.avaaz.org/fr/petition/Pascal_Blanc_le_Maire_de_Bourges_NON_a_la_destruction_de_Seraucourt_OUI_a_la_rehabilitation_de_la_MACU/?tgHJNfb qui vient de dépasser les 3000 signatures. Je ne sais pas si l’autocrate de la Ville de Bourges en tiendra compte.
En 1971, une pétition gigantesque (que j’avais signée) avait fait échouer un projet infâme de tour de 40m à l’emplacement de l’actuel Office du Tourisme, pile devant notre cathédrale. En France, beaucoup de choses se font trop librement à cause de la passivité des citoyens. Il faut faire échouer le projet stupide de la mairie, qui est coûteux, inutile, antiécologique, et réhabiliter la MaCu qu’il aurait suffi de réhabiliter, notamment au niveau énergétique.
Et l’avis des salariés de la Maison de la Culture : on le prend en compte ? C’est aussi ça la democratie.