La Maison de la Culture de Bourges et les cultureux
Ah tiens, j’avais zappé ça ?... C’est dans le Berry Républicain du vendredi 28 novembre 2014, en page 2, dans la rubrique "C’est votre avis". Je remarque un courrier des lecteurs en préparant l’épluchage de mes pommes de terre - humble destinée de la presse locale. Je remarque parce que c’est signé Nicole Pinglaut (vous savez bien : la femme du Michel éponyme, formant deux figures culturelles locales), et que ça concerne cette satanée nouvelle Maison de la Culture de Bourges – z’avez vu la photo ?! On dirait que c’est une galerie marchande pour mettre un kebab.
L’avis exprimé est un soutien sans même un renvoi gastrique à la construction d’une nouvelle Maison de la Culture et à son directeur, et ainsi au maire de Bourges. Et attention, c’est un soutien « déterminé » au directeur : « Oui, bien sûr, il faut construire une Maison de la Culture ! Et, s’il faut, pour cela abattre des arbres, eh bien il faudra ensuite en replanter ! » On ne sait même pas combien ça va coûter au final, on ne sait même pas comment que ça va se payer, bah, bouh, il faut construire, « Même si ça coûte cher ».
C’est vrai que ça devient urgent de se cultiver, car Nicole Pinglaut continue : « Après le pain, l’éducation est le premier besoin d’un peuple (Je ne sais plus quel grand personnage a dit ceci, je crois que c’est mon cher Victor Hugo). Dans l’éducation, il y a la culture. » Patatras, n’est-ce pas ballot ?!... Une élégie impeccable pour dépenser 30 ou 40 millions d’euros, et voilà le faux pas qui fout tout en l’air, en montrant que c’est pas une Maison de la Culture que y’a besoin, mais un retour à l’école primaire pour se souvenir de ce qu’était Danton.