Deux claques et des mauvaises odeurs
En 2015, il ne fera pas bon être élu socialiste [1]. Pour beaucoup, ils deviendront ex-élu. Et plutôt qu’une claque, ils en prendront deux dans l’année, une aux départementales et une aux régionales. Faut dire qu’en ce moment, les français ont envie de se défouler, ça tombe bien. Ces élus, on les entend déjà crier à l’injustice, à l’amalgame entre le national et le local. Ouais, bon, d’accord, admettons. Mais quel est le bilan du Conseil Général du Cher géré par une majorité de gauche ? Ben au moment où j’écris ces lignes, j’aurais bien du mal à vous le dire. La campagne électorale pour ces élections désormais départementales nous aidera certainement un peu. Mais pour l’heure, à part constater que le Cher continue à perdre des habitants et que les élus du département se plaignent, comme sous la droite de Sarkozy, d’une baisse des dotations de l’État, on ne peut pas dire grand chose. On n’arrive même pas à trouver le budget du Conseil Général sur le site web de l’institution. Oui, nous sommes en 2015... mais dans le Cher. Bref, la gestion de gauche du département a été aussi pépère que celle de la droite avant elle. Rien n’a changé vraiment : une logique de gestionnaire pure et dure, très peu d’innovations. Rien pour nous sortir de l’engrenage d’un département qui meurt à petit feu. Mais comme la grenouille dans son bocal, personne ne s’en aperçoit. Donc tout va bien.
Évidemment, à gauche, beaucoup vont chercher à se démarquer des socialistes afin de ne pas prendre la même claque qu’eux au passage. C’est vrai dans le Cher avec les communistes. Mais au fait, qui codirige le Conseil Général du Cher avec les socialistes ? Ce ne serait pas les communistes [2] par hasard ? Ah ben si ! Là encore, il va être intéressant d’observer comment au niveau local, les communistes vont chercher à se démarquer de ces pestiférés de socialistes. Cela risque d’être drôle. Mais ça tombe bien, ici, on aime bien rire.
Alors j’entends déjà ceux qui nous crient tout fort dans l’oreille qu’avec un tel discours, nous allons faire le jeu de la droite. Top, top, top, top, top ! Ceux qui ont fait le jeu de la droite, ce sont ceux qui tiennent les manettes et qui manquent totalement de résultats positifs. C’est vrai au niveau national, comme c’est vrai au niveau local. Et puis, nous, on ne joue à aucun jeu, on observe, on commente, en toute indépendance. Mais bien sûr, si la droite reprend le département du Cher, on ne s’attend pas à des miracles. Avec des cadors comme Franck-Thomas Richard ou Rémy Pointereau, nous ne sommes pas sortis de la merde, c’est le moins que l’on puisse dire. Car contrairement à Stick-Up d’Air-Wick [3], là, ce sera deux claques et les mauvaises odeurs. Car la droite locale pue le FN à plein nez. Nous, on dit ça, on dit rien, hein...