Bourges, le passage Casse-Cou victime d’un ou une casse-couilles

mercredi 4 février 2015 à 10:00, par Cyrano

C’est une sanguine d’un certain F. Dubreuil. C’est la couverture d’une revue "Le P.O. Midi Illustré", n° 40 de juillet 1935. Cette revue était publiée par la Compagnie du Chemin de Fer de Paris à Orléans et du Midi (compagnie nationalisée en 1938, avec les autres).

Bourges, le passage Casse-Cou victime d'un ou une casse-couilles

Vous l’avez reconnu : c’est le passage Casse-Cou qui relie la rue Mirebeau à la rue Edouard Branly. Cette revue consacrait en 1935 un article de 3 pages sur Bourges. A cette époque, oui m’sieurs dames, on avait l’train pour venir nous voir.

L’article consacré à Bourges commence vachard : « Il y a une disproportion évidente entre la ville actuelle de Bourges et son glorieux passé. » Aïe ! (et… aujourd’hui ?!...) et ça se poursuit ainsi : « Au touriste qui sort de la gare, la ville apparait au bout d’une longue avenue sans caractère, et elle ne livre d’elle qu’un moutonnement de toits dominés par la silhouette imposante de la cathédrale. […] »

Heureusement, ça s’arrange : Planchat, Cujas, Hotels, Palais, etc. et aux environs de ce passage Casse-Cou : « La place Gordaine qu’on appelait il n’y a pas bien longtemps encore la place Misère, conserve des maisons à pignons d’ardoise, à encorbellements, à poutres sculptées. Vous pourriez, de là, revenir vers la gare par une avenue toute neuve : le boulevard de la République. Il vaut mieux muser un peu, prendre la rue Mirebeau, plus ancienne ; Chaque pas vous ménage la surprise d’un rappel de Bourges médiéval, avant l’incendie de 1487. […] »

Mais ce rappel de Bourges médiéval n’existe pas toujours dans les noms. Le fameux "passage Casse-Cou" qui illustrait si bien Bourges a ainsi disparu pour être rebaptisé "escalier Mirebeau".

Non ? "escalier" ? c’était urgent ? Bin ouaih, sans déc’ ! On se demande bien pourquoi ? et quel âne a donc proposé ça ? Toute délation sera bienvenue.


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