Gérard Santosuosso, maire de Trouy : un dangereux rival pour Pascal Blanc
La municipalité de Bourges, avec son maire Pascal Blanc, a eu une lumineuse idée en interdisant chaque bout d’une rue, sauf aux trois riverains. Mais… le maire de Trouy, Gérard Santosuosso avait précédé le maire de Bourges pour la nomination au concours Clochemerle.
Le chemin du Gros Buisson, à Trouy n’est pas une route où on passe souvent. Cette route de 1 km part de la route de Saint-Amand, longe le petit bois de Givray, et rejoint la route menant de Bourges à Trouy bourg, pas loin du rond-point de la rocade et de la ZAC du Bois de Givray. C’est depuis un an environ un chemin privé.
Cette privatisation a eu les honneurs de la presse locale dans un amusant article paru dans un Berry républicain de juin 2014 : Le Gros-Buisson est par essence unique (c’est de cet article que je tire toutes les citations du maire de Trouy, Gérard Santosuosso). Allez le lire, rien que pour voir la double indication Sens Interdit !
Avant, cette petite route était juste limitée à 30 km/h, avec une interdiction aux plus de 3,5t. Donc, déjà, il n’y avait plus de poids lourds. Pour justifier sa décision, la maire dit que c’est un chemin goudronnée « qui n’est pas destiné à soutenir un trafic de poids lourds ». Alors ? On interdit les poids lourds déjà interdits ?
Ah-Ah-Ah ! Faut pas oublier qu’on est à Trouy, donc, mais-non, mais-non ! on interdit… tout !
Ah carrément ? Oui. On interdit tout sauf les riverains. Dans un sens uniquement ? ça diminuerait déjà de moitié le trafic infernal ?
Non, non, on est à Trouy, avec Gérard Santosuosso : donc, on interdit tout, d’un côté, de l’autre, tout ! – comme la ville de Bourges le fera ensuite pour le chemin Tortiot (lire l’article Chemin Tortiot, la ville de Bourges a eu encore une idée…).
Et les raisons de cette interdiction ? Surtout, ah surtout que… il le dit le maire : « Surtout que tous les GPS du monde signalent cet itinéraire ». Evidemment, si la mondialisation est là aussi, alors… Y’a des cons de Chinois, de Mexicains, de Lituaniens, quand ils venaient en France, ils n’avaient qu’une hantise : taper "Trouy-chemin-du-gros-buisson" dans leur GPS. Y’a même Google qui y est passé sans trouver un seul véhicule d’ailleurs ! (sauf un camion bleu travaillant sur des fils électriques) – ça ne devait pas être un bon jour pour le tourisme international.
« Nous n’avons pas privatisé le chemin », qu’il dit le maire.
Mais qui a osé dire ça ? Des malveillants ? Ce n’est pas parce que le chemin du Buisson n’est plus public qu’il est privatisé, mais non. Si c’est pas du jésuitisme, ça… Une voie du domaine public ne peut plus être utilisée mais y’a que des bas-de-plafond qui ne verront pas la différence avec un panneau hargneux "Chemin privé - interdit à ceusses qui ne sont pas d’ici".
A Trouy, y’a des citoyens, des trucidiens et trucidiennes qui ont le droit de rouler sur ce putain de chemin du Gros Buisson – et des citoyens qui n’y ont pas le droit. Où est l’égalité des citoyens, payant des impôts à la ville, y compris pour le chemin privé du Gris Buisson ?
Cette réglementation interdisant dans les deux sens un accès à une route publique (comme pour le chemin Tortiot, à Bourges) c’est tout bêtement restreindre les droits de chaque citoyen au profit exclusif des citoyens riverains. Ça va leur coûter un bras d’entretenir leur rue privée. Mais ça ouvre une jurisprudence : puisque le maire de Trouy, après « consultation des riverains », rend leur rue privée, on va pouvoir privatiser la route de Châteauneuf à Trouy si les riverains sont consultées ; ou bien la route de La Chapelle à Bourges ; etc. etc. Riverains, à vos pétitions !