Éditorial Janvier 2016

L’envie d’avoir envie

mardi 19 janvier 2016 à 07:30, par Mister K

Non, ce premier édito de l’année 2016 n’est pas un hommage au chanteur Johnny Hallyday. D’abord parce qu’il ne fait pas partie des artistes qui nous ont quitté en ce début d’année : de David Bowie à Pierre Boulez en passant par Michel Galabru et Michel Delpech, même si il y a un effet d’optique indéniable, c’est une véritable hécatombe. Ensuite parce que pas plus que Cabu et les joyeux lurons de Charlie Hebdo, vous n’avez méritez ça [1].

2015 a été ressentie par beaucoup de français comme une année épouvantable. La faute bien sûr aux attentats du 6 janvier à Charlie Hebdo et du 13 novembre à Paris et au Stade de France. Mais la faute aussi à la conjoncture économique qui ne s’améliore pas et au chômage qui continue d’augmenter. 2015 était l’année où la politique de Hollande aurait dû, aurait pu faire ses preuves. Malheureusement, et sans surprise, cela n’a pas été le cas. Les cadeaux de milliards au Medef n’ont rien donné. La politique de Hollande et de Valls, pas particulièrement différente de celle de la droite de Sarkozy et Fillon, n’a pas eu de résultats. Hollande, sauf miracle, ne parviendra pas à renverser la situation. Comme Sarkozy avant lui, il a eu sa chance. Comme Sarkozy, il a échoué. Il faut donc qu’il passe la main. On espère que Hollande sera un peu plus intelligent que Sarkozy et le comprendra. C’est pas gagné. Pourtant, ce serait salutaire. Car le Front National frappe à la porte du pouvoir. Même si le pas pour y parvenir reste à faire, il n’est plus très loin. Et le FN, c’est certainement en partie le résultat du dégoût de la politique de pas mal de français.

Alors oui, aux prochaines élections, à l’élection présidentielle de 2017, on aimerait ne pas revivre 2012 où l’on a voté pour éviter Sarkozy. On aimerait aussi éviter de revivre 2002 où l’on a voté pour éviter Le Pen. En 2017, on aimerait avoir envie de voter pour un candidat. Mais pas pour la personne, pour ses idées. En ce début d’années, une initiative a été lancée pour une primaire à gauche. Alors certes, l’idée est limite utopique et ne donnerait pas forcément un résultat fabuleux. Mais cette primaire à gauche pourrait permettre de lancer le débat, de sortir du ronron Hollande-Valls-Macron-Cambadélis que l’on nous donne à manger matin, midi et soir jusqu’à la nausée. Las, on sait déjà que les appareils politiques de gauche vont résister. Et on ne parle même pas du PS...qui pourra toujours concourir à la primaire de droite.

À Bourges, ce n’est pas Pascal Blanc qui va nous donner envie. Ou alors, ce sera l’envie de vomir. Après l’élection de 2014, Pascalou, ça lui a pris comme une envie de chier, il s’est rendu compte que l’état des finances de la ville de Bourges était très dégradé au point de laisser planer une mise sous tutelle de l’État. Rien que ça. Et désormais, la finance, c’est son programme, son but, son graal. Sacré Graal ! Oui, ça ne fait pas envie. Mais pour se débarrasser de Pascalou, ce ne sera pas avant 2020. À moins qu’il lui prenne l’envie d’avoir envie de démissionner. Mais là, c’est pas de l’envie, c’est de la science fiction. Bref, la primaire de gauche à Bourges, ce n’est pas pour demain.

[1Attention, une rumeur court qu’au sein de l’Agitateur, il y aurait un vrai fan de Johnny...mais chut, ça ne doit pas s’ébruiter. Et surtout, l’identité du fan doit rester confidentielle


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